Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503036(TA33-2503036)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 27 mars 2025 par lequel le préfet du Tarn-et-Garonne a suspendu le permis de conduire de M. A pour sept mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'apporter des éléments précis et circonstanciés sur ses déplacements professionnels et ses charges personnelles. La décision applique les articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative, ainsi que les dispositions du code de la route relatives à la suspension du permis.

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DécisionPlein contentieuxANNULE

N° TA33-2305631(TA33-2305631)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux était saisi par Mme A d’un recours en plein contentieux contre une décision de la CAF de la Gironde lui accordant une remise gracieuse partielle de 470,23 euros sur un indu d’aide personnalisée au logement de 940,45 euros. En défense, la CAF a informé le tribunal avoir accordé une remise totale de la dette le 15 avril 2025, postérieurement à l’introduction de la requête. Le juge a constaté que cette décision rendait le litige sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. La solution est fondée sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2305630(TA33-2305630)

Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux social, concerne le recours de Mme A contre une décision de la CAF de la Gironde lui ayant accordé une remise gracieuse partielle de 50 % sur un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 1 078,45 euros. Le tribunal rejette l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la CAF, estimant que la dette n'était pas soldée avant la demande de remise. Sur le fond, le juge constate que la requérante est de bonne foi et qu'aucune manœuvre frauduleuse n'est établie, mais il estime qu'elle ne justifie pas d'une situation de précarité suffisante pour obtenir une remise totale. En application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, le tribunal rejette la requête, confirmant ainsi la remise partielle de 539,23 euros.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2305578(TA33-2305578)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme C visant à obtenir l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 2 867,38 euros. Le juge a constaté que l'indu était fondé sur une erreur de déclaration de ressources de la requérante, mais a reconnu sa bonne foi, excluant toute manœuvre frauduleuse. Cependant, il a estimé que la situation financière de Mme C, composée de revenus mensuels d'environ 2 300 euros, ne présentait pas un caractère de précarité suffisant pour justifier une remise totale ou partielle de la dette. En application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, le tribunal a rejeté la requête.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2305577(TA33-2305577)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A contestant un indu de prime d'activité de 408,12 euros pour la période de juillet à décembre 2021. La requérante soutenait que l'erreur était imputable à l'administration, mais le juge a considéré ce moyen inopérant, car l'origine de l'erreur n'affecte pas le caractère indu du versement. La décision s'appuie sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui prévoit la récupération des indus de prime d'activité. Le tribunal a également rappelé la possibilité pour Mme A de solliciter une remise gracieuse de sa dette si elle remplit certaines conditions de bonne foi et de précarité.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2305522(TA33-2305522)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme et M. B, qui contestaient la décision du président du conseil départemental de la Gironde leur accordant le revenu de solidarité active (RSA) uniquement à compter de septembre 2023. Les requérants sollicitaient l'ouverture exceptionnelle de leurs droits dès juin 2023 en raison de leurs difficultés financières. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles L. 262-18 et R. 262-33 du code de l'action sociale et des familles, le RSA est dû à compter du premier jour du mois de la demande, soit septembre 2023, et que les requérants n'ont pas démontré avoir déposé leur demande avant cette date. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2305520(TA33-2305520)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme D d’un recours en annulation et décharge d’un titre exécutoire émis par le département de la Gironde pour un indu de prestation de compensation du handicap (PCH). Le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître du litige, en application de l’article L. 134-3 du code de l’action sociale et des familles, qui attribue cette compétence au juge judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, et le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2305518(TA33-2305518)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B A contestant un titre exécutoire émis par le département de la Gironde pour un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 8 015,77 euros. Le juge a estimé que le requérant ne pouvait contester le bien-fondé de l'indu devant le juge, faute d'avoir exercé au préalable le recours administratif obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. En l'absence de ce recours préalable, la contestation du bien-fondé de la créance était irrecevable. Par conséquent, la demande d'annulation du titre exécutoire et de décharge de la somme a été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2502296(TA33-2502296)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Gironde de la loger suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation. Le tribunal a constaté qu'une proposition de logement de type T4 lui avait été faite le 5 mai 2025, à laquelle elle avait répondu favorablement. La solution retenue est que, sous réserve que la visite ne révèle pas un motif impérieux de refus, il n'y a pas lieu d'ordonner un relogement.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2305146(TA33-2305146)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme A contestant leur radiation du revenu de solidarité active (RSA) au 1er décembre 2022 et un indu de 2 572,52 euros. Les requérants soutenaient que leurs revenus étaient nuls, mais le tribunal a retenu que leur GAEC leur avait versé une rémunération de 39 500 euros en 2022. En application des articles L. 262-2, L. 262-3, R. 262-6 et R. 262-23 du code de l'action sociale et des familles, le président du conseil départemental n'a pas commis d'erreur d'appréciation en prenant en compte cette rémunération, qui faisait dépasser le plafond de ressources. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de rétablissement des droits au RSA.

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N° TA33-2304922(TA33-2304922)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de Mme B C, ressortissante portugaise, qui contestait le refus de lui attribuer le revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé que la requérante ne justifiait pas d'un droit au séjour en France, condition préalable au bénéfice du RSA pour un citoyen de l'Union européenne. Il a constaté qu'elle n'établissait ni exercer une activité professionnelle, ni disposer de ressources suffisantes, ni justifier d'une incapacité permanente de travail lui permettant de conserver un droit au séjour. La solution retenue est fondée sur les articles L. 262-4 et L. 262-6 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les articles L. 233-1 et R. 234-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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N° TA33-2304915(TA33-2304915)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier contestait le refus partiel de remise gracieuse de sa dette d’indu de prime d’activité (378,24 €), la caisse d’allocations familiales de la Dordogne ne lui ayant accordé qu’une remise de 94,56 €. Le tribunal a estimé que, bien que M. A soit de bonne foi, sa situation financière, incluant une procédure de surendettement, ne démontrait pas que le remboursement du solde compromettrait durablement l’équilibre de son budget. La décision a été fondée sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2304912(TA33-2304912)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, a rejeté la requête de Mme F. Celle-ci contestait le refus du département de la Dordogne de l'admettre à l'aide sociale aux personnes âgées pour ses frais d'hébergement en EHPAD. Le tribunal a jugé que la décision du département était légale, en application des articles L. 131-2 et L. 132-6 du code de l'action sociale et des familles, au motif que la requérante n'avait pas démontré que ses ressources étaient insuffisantes après la prise en compte de l'obligation alimentaire de ses enfants. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et d'admission à l'aide sociale.

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N° TA33-2304444(TA33-2304444)

Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme A contestant un indu de 250 euros d'aide exceptionnelle de solidarité. La solution retenue est que la perception rétroactive d'une rémunération de formation a remis en cause son droit au revenu de solidarité active pour octobre 2020, condition nécessaire à l'octroi de l'aide. Le tribunal applique l'article 1er du décret n° 2020-1453 du 27 novembre 2020, qui conditionne l'aide au bénéfice du RSA, et l'article 4 du même décret pour la récupération de l'indu. La bonne foi de la requérante est jugée sans incidence sur le bien-fondé de la créance.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2304415(TA33-2304415)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné l'opposition de M. A à une contrainte émise par la CAF de la Gironde pour le recouvrement d’indu d’aide personnalisée au logement, de primes exceptionnelles et d’aides de solidarité. Le requérant contestait notamment la prescription des créances et le non-versement des prestations. Le tribunal a rejeté l’intégralité de la requête, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a validé la contrainte. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation, du code de la sécurité sociale, et des décrets relatifs aux aides exceptionnelles.

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N° TA33-2304407(TA33-2304407)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A contestant un titre exécutoire du département de la Gironde pour un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 679,22 euros et une contrainte de la CAF pour un indu d'aide exceptionnelle de solidarité de 150 euros. Le tribunal a jugé que l'opposition à contrainte était irrecevable pour tardiveté. Sur le fond, il a estimé que l'indu de RSA était fondé, car M. A vivait en concubinage depuis le 1er octobre 2019, ce qui modifiait la composition de son foyer et les droits aux prestations, et que son droit à l'erreur n'était pas applicable en l'absence de bonne foi démontrée. La décision s'appuie sur les articles L. 262-2, L. 262-3, R. 262-6 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles.

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DécisionPlein contentieuxANNULE

N° TA33-2305734(TA33-2305734)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme B, qui contestait le refus partiel de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 611,69 euros. La requérante étant décédée en cours d'instance, le tribunal a constaté que l'affaire était en état d'être jugée. Statuant au fond sur le litige, le juge a appliqué l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles pour apprécier la demande de remise totale. Il a estimé que l'indu résultait d'une erreur de déclaration de l'activité professionnelle de Mme B, sans manœuvre frauduleuse, et a accordé une remise totale de la dette restante.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2501760(TA33-2501760)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A D, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 29 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'insuffisance de motivation, étaient manifestement infondés, et que les autres moyens n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2305826(TA33-2305826)

Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette l'opposition formée par M. A contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Gironde pour le recouvrement de deux indus d'aide personnalisée au logement (APL) d'un montant total de 685,53 euros. Le juge retient que M. A ne peut plus contester le bien-fondé des indus faute d'avoir exercé un recours administratif préalable obligatoire. En tout état de cause, ses ressources étaient supérieures au plafond réglementaire pour la première période, et il avait quitté son logement pour la seconde, justifiant le bien-fondé des indus. La décision est fondée sur les articles L. 845-1 et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale, ainsi que sur les articles R. 822-14, R. 822-15 et R. 823-12 du code de la construction et de l'habitation.

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N° TA33-2503210(TA33-2503210)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C, ressortissante nigériane, contestant la décision du 6 mai 2025 du directeur territorial de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour non-respect des exigences des autorités d'asile (refus d'embarquer vers l'Espagne). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant la décision suffisamment motivée, prise par une autorité compétente et après mise en œuvre de la procédure contradictoire prévue à l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également écarté l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 551-16 du CESEDA. En conséquence, la requête en annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

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