Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2407589(TA33-2407589)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête du service de soins infirmiers à domicile (SSIAD) Laroque-Timbaut, qui contestait l'arrêté du 21 juin 2024 de l'Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine fixant sa dotation globale de soins pour 2024 à 492 582 euros. Le requérant demandait une reprise partielle de l'excédent de 2022 pour atténuer un déficit provisionnel, mais n'a assorti ses conclusions d'aucun moyen juridique, en méconnaissance des articles R.351-17 et R.351-18 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité, faute de moyens suffisants.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2205419(TA33-2205419)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A contestant un permis de construire délivré le 14 juin 2019 par le maire de Val-de-Livenne pour une maison individuelle. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, faute de preuve d'un affichage régulier du permis. Il a constaté que le projet méconnaissait les articles 6.1 et 7.1 du règlement du PLU de la zone UA, relatifs au recul par rapport à la voie publique et au retrait par rapport aux limites séparatives. En application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, le tribunal a sursis à statuer pour permettre la régularisation du permis via un permis modificatif déposé le 23 avril 2025.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2501463(TA33-2501463)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par les parents d’un élève exclu définitivement du collège Le Barp pour des violences physiques. Les requérants contestaient la décision du conseil de discipline et son rejet par la rectrice de l’académie de Bordeaux, invoquant notamment une irrégularité de procédure (défaut d’information du droit au silence) et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre la décision du conseil de discipline, celle-ci ayant été substituée par la décision de la rectrice après recours administratif préalable obligatoire. Sur le fond, le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut d’information du droit au silence n’était pas fondé, la sanction ne reposant pas de manière déterminante sur les déclarations de l’élève. La requête a été rejetée dans son ensemble.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2303668(TA33-2303668)

Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la délibération du 24 avril 2023 par laquelle le jury du DEJEPS a refusé d’attribuer à M. D les unités capitalisables 1, 2 et 4, ainsi que la décision rejetant son recours gracieux. Le tribunal juge que la composition du jury de réexamen, qui comprenait trois membres ayant siégé lors de la précédente délibération annulée pour défaut d’impartialité, a privé le requérant de la garantie d’impartialité à laquelle il avait droit. En conséquence, il enjoint à l’administration de faire réexaminer la situation de M. D par un jury entièrement renouvelé, et condamne l’État à verser 1 000 euros à son avocate au titre de l’aide juridictionnelle. La décision se fonde sur les principes généraux d’impartialité des jurys d’examen.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503391(TA33-2503391)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi en référé-suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A B visant à suspendre la décision du préfet de la Gironde fixant son pays de destination. Le juge constate que M. B est retenu au centre de rétention administrative d'Hendaye, ce qui relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Pau en application de l'article R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il rejette la requête comme portée devant une juridiction incompétente territorialement, sans examiner le fond des moyens soulevés (notamment la méconnaissance de l'article 3 de la CESDH).

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2203896(TA33-2203896)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par la SCPI Primovie d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de permis de construire, a pris acte du désistement pur et simple de la requérante. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions en annulation et en injonction. La SCPI Primovie a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune de Cenon au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2304006(TA33-2304006)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, qui contestait le refus de Kedge Business School de lui délivrer le diplôme grade Master du programme grande école. Le tribunal a jugé que la décision de non-diplomation, prise par le jury le 25 novembre 2020 et notifiée le 30 novembre 2020, était devenue définitive faute de recours dans le délai de deux mois, et que le courrier du 1er juin 2023 ne constituait qu'une confirmation de cette décision antérieure, non une nouvelle décision susceptible de recours. En conséquence, les conclusions dirigées contre cette confirmation et les décisions antérieures ont été déclarées irrecevables pour tardiveté, sur le fondement des articles R. 421-1 et suivants du code de justice administrative.

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DécisionREJETE

N° TA33-2301966(TA33-2301966)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du président du conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine de reconnaître l'imputabilité au service de la reviviscence de ses symptômes, consécutive à un accident de service initial survenu le 1er février 2021. La décision a été jugée légalement prise par une autorité compétente, et les vices de procédure invoqués (motivation de l'avis du conseil médical et information du médecin du travail) ont été écartés. Le tribunal a notamment estimé que l'avis du conseil médical était suffisamment motivé en fait, sans nécessité de mentionner les textes applicables. La solution retenue s'appuie sur le code général de la fonction publique et le décret n°87-602 du 30 juillet 1987.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2205415(TA33-2205415)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de la 2ème chambre, a annulé l'arrêté du 25 mai 2022 par lequel le maire du Verdon-sur-Mer a refusé de délivrer un permis de construire une habitation légère de loisirs à M. A. Le tribunal a jugé que le maire avait commis une erreur de droit en estimant que le projet, démontable et posé sur plots sans fondation, ne relevait pas de la définition de l'habitation légère de loisirs prévue à l'article R. 111-37 du code de l'urbanisme. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus, la commune n'ayant pas démontré que d'autres motifs de refus, notamment l'absence d'attestation au titre du code de la construction, auraient justifié la même décision.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2306065(TA33-2306065)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Rougier Yves et Benoit, qui demandait le bénéfice du crédit d'impôt pour les métiers d’art (article 244 quater O du code général des impôts) au titre des années 2020 et 2021. La société, active dans la fabrication de meubles, soutenait que ses menuisiers relevaient des métiers d’art. Le tribunal a jugé que la condition des 30 % de masse salariale affectée à des métiers d’art n’était pas remplie, car seuls les ébénistes et menuisiers-sièges (arrêté du 24 décembre 2015) sont éligibles, et la société n’a pas prouvé que ses menuisiers exerçaient cette qualification spécifique. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2305771(TA33-2305771)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la SAS Import distribution tendant à la décharge des majorations de 40 % pour manquement délibéré, prévues à l'article 1729 du code général des impôts, appliquées à des rappels de taxe sur la valeur ajoutée des années 2018 et 2019. Le tribunal a estimé que l'administration fiscale rapportait la preuve de l'intention délibérée de la société d'éluder l'impôt, compte tenu de la nature, du montant et du caractère répété des omissions déclaratives, et ce malgré la régularisation intervenue avant le contrôle. La requête a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2305516(TA33-2305516)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de M. C, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour qui lui a été opposé par le préfet de la Gironde. Le tribunal a joint les deux requêtes et a jugé que la décision explicite de rejet du 26 mars 2024 s'était substituée à la décision implicite antérieure. Après avoir examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'erreur manifeste d'appréciation, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2302990(TA33-2302990)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de la société GENEFIM, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. La société soutenait que les importants travaux de réhabilitation de l'immeuble, situé à Bordeaux, l'avaient rendu impropre à toute utilisation, ce qui aurait dû le faire requalifier en propriété non bâtie. Le tribunal a jugé que les travaux, bien que conséquents, n'avaient pas entraîné une démolition complète ni porté atteinte au gros œuvre de manière à rendre l'immeuble totalement inutilisable, conformément à la jurisprudence sur l'article 1380 du code général des impôts. Par conséquent, l'immeuble a conservé son caractère de propriété bâtie, et la demande de décharge ou de réduction de la taxe a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2204277(TA33-2204277)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SCI 290 cours du Maréchal Galliéni, qui contestait la décision du maire de Talence du 4 avril 2022 s'opposant à l'abattage de deux arbres situés dans un espace boisé classé. La requérante invoquait notamment la pression des racines sur un mur de clôture et une méconnaissance des règles du code de la voirie routière. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était fondée sur les dispositions de l'article 2.4.4.4 du règlement du PLUi de Bordeaux Métropole, qui impose une compensation par plantation en cas d'abattage, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503261(TA33-2503261)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. La requête a été jugée irrecevable car elle se bornait à une demande gracieuse, sans exposer aucun moyen de droit ou de fait, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a rappelé qu'il ne lui appartient pas de faire droit à des demandes purement gracieuses, relevant de la compétence exclusive de l'administration.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503215(TA33-2503215)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre la décision "48 SI" du 3 avril 2025 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A, gérant d'une entreprise de déménagement, ne démontrait pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle justifiant une suspension avant le jugement au fond. Aucun texte spécifique du code de la route n'a été appliqué pour statuer sur le fond du litige, la décision se fondant uniquement sur les conditions procédurales du référé suspension.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2501760(TA33-2501760)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A D, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 29 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et l'insuffisance de motivation, étaient manifestement infondés, et que les autres moyens n'étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2404393(TA33-2404393)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par Mme C et Mme D contre un permis d’aménager et un permis de construire délivrés par le maire de Sainte-Eulalie à la SAS Nexity IR Programmes Aquitaine. Les requérants n’ont pas justifié avoir notifié leur recours à l’auteur des décisions et au bénéficiaire des autorisations dans le délai de quinze jours prévu à l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, malgré une demande de régularisation du tribunal. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable pour défaut de notification obligatoire.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2304915(TA33-2304915)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier contestait le refus partiel de remise gracieuse de sa dette d’indu de prime d’activité (378,24 €), la caisse d’allocations familiales de la Dordogne ne lui ayant accordé qu’une remise de 94,56 €. Le tribunal a estimé que, bien que M. A soit de bonne foi, sa situation financière, incluant une procédure de surendettement, ne démontrait pas que le remboursement du solde compromettrait durablement l’équilibre de son budget. La décision a été fondée sur l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2304922(TA33-2304922)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de Mme B C, ressortissante portugaise, qui contestait le refus de lui attribuer le revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé que la requérante ne justifiait pas d'un droit au séjour en France, condition préalable au bénéfice du RSA pour un citoyen de l'Union européenne. Il a constaté qu'elle n'établissait ni exercer une activité professionnelle, ni disposer de ressources suffisantes, ni justifier d'une incapacité permanente de travail lui permettant de conserver un droit au séjour. La solution retenue est fondée sur les articles L. 262-4 et L. 262-6 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur les articles L. 233-1 et R. 234-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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