Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2407826(TA33-2407826)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande d’expertise judiciaire présentée par les ayants droit de Mme D, décédée en septembre 2020 au CHU de Bordeaux après une prise en charge psychiatrique. La demande, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, visait à déterminer les causes du décès et les conditions de la prise en charge. Le juge des référés a estimé la mesure inutile, car une expertise contradictoire avait déjà été réalisée par la commission de conciliation et d’indemnisation (CCI), concluant à l’absence de lien de causalité avec les soins. En l’absence d’éléments médicaux nouveaux, la contestation de cette expertise relève du juge du fond, et non du référé. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA33-2503094(TA33-2503094)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 17 avril 2025 par laquelle le préfet de la zone de défense et de sécurité sud-ouest a refusé d'accorder la protection fonctionnelle à Mme A, gardien de la paix. La requérante invoquait une situation de harcèlement et des conséquences sur son état de santé pour caractériser l'urgence. Le juge a estimé que les éléments produits, notamment sa mutation conservatoire et la prise en charge psychologique déjà engagée, ne démontraient pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation justifiant une suspension en urgence. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA33-2406909(TA33-2406909)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a donné acte du désistement d'instance de M. B A, qui contestait un arrêté du maire du Porge du 23 mai 2024 s'opposant à une déclaration préalable pour l'extension d'un chalet. Le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai d'un mois imparti. En conséquence, il est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions.
N° TA33-2503286(TA33-2503286)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Pessac du 19 décembre 2024 qui s'opposait à la déclaration préalable pour l'installation d'une antenne de radiotéléphonie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la couverture du réseau de téléphonie mobile sur le secteur étant déjà assurée. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des dispositions du plan local d'urbanisme applicables.
N° TA33-2407440(TA33-2407440)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a pris acte du désistement de l'Association amis, propriétaires et locataires de Lacanau-Océan, qui demandait l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Lacanau à la SCI SDD pour un immeuble de six logements et un local commercial. La requérante s'est désistée de l'instance, et la défenderesse a renoncé à ses conclusions au titre des frais de justice. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par ordonnance du 2 juin 2025.
N° TA33-2503268(TA33-2503268)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 12 mai 2025 par laquelle l'OFII a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme A, ressortissante somalienne bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal estime que l'OFII n'a pas démontré que Mme A avait dissimulé des informations utiles à l'instruction de sa demande, et que la décision ne tient pas compte de sa vulnérabilité en tant que parent isolé de trois enfants mineurs. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-16 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 3§1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA33-2503095(TA33-2503095)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 6 mars 2025 de la directrice de l'école nationale d'administration pénitentiaire, qui refusait de reconnaître l'imputabilité au service d'une rechute d'accident de service. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas que la privation de l'opération chirurgicale projetée portait une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2503193(TA33-2503193)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B A contestant la décision du 2 mai 2025 par laquelle l'association France Horizon a mis fin à sa prise en charge d'hébergement. Le juge a constaté que la demande de suspension de la décision, fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'une requête distincte en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En application de l'article L. 522-3, la requête a été rejetée sans audience pour irrecevabilité manifeste.
N° TA33-2503521(TA33-2503521)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du 20 mai 2025 par laquelle l'OFII a mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. B A et Mme C. Le juge a estimé que la requête était manifestement mal fondée, car les requérants n'ont pas démontré l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, notamment au regard des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2305369(TA33-2305369)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint-Caprais-de-Bordeaux ayant sursis à statuer sur leur déclaration préalable de division. Les requérants se sont désistés de leur instance par un mémoire du 28 mai 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.
N° TA33-2306167(TA33-2306167)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B et Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Mérignac à la société Brifimmo pour la démolition d’une maison et la construction de deux maisons individuelles. Les requérants se sont désistés de leur instance par un acte du 28 mai 2025. Par ordonnance du 2 juin 2025, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple. Il a également rejeté les conclusions des défendeurs tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA33-2404694(TA33-2404694)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. et Mme C, visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Saint-Caprais de Bordeaux. Les requérants se sont désistés de leur instance par un acte du 28 mai 2025. Par ordonnance du 2 juin 2025, la présidente de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions des défendeurs présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA33-2503269(TA33-2503269)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, ressortissant camerounais, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le sous-préfet de Langon bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, malgré l'arrivée de l'intéressé en France à l'âge de seize ans et sa scolarisation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA33-2503051(TA33-2503051)
**Sujet principal :** Demande d’un agent contractuel (aide-soignant) en référé-mesures utiles (article L. 521-3 du CJA) pour obtenir la communication de documents de fin de contrat et le paiement de salaires impayés. **Juridiction :** Tribunal administratif de Bordeaux (juge des référés). **Solution retenue :** La requête est partiellement rejetée. La demande de communication de documents (solde de tout compte, attestation France Travail, certificat de travail) est devenue sans objet, l’administration les ayant adressés au requérant le 15 mai 2025. La demande de paiement des salaires de janvier et février 2025 est irrecevable, car elle ne constitue pas une mesure provisoire ou conservatoire au sens de l’article L. 521-3 du CJA. **Textes appliqués :** Articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative ; articles R. 1234-9 et L. 1243-8 du code du travail.
N° TA33-2303277(TA33-2303277)
Responsabilité médicale – Tribunal administratif de Bordeaux – Désistement d'instance pour défaut de confirmation de maintien de la requête. M. B recherchait la responsabilité du CHU de Bordeaux pour une intervention de la cataracte. Faute d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. Le tribunal donne acte de ce désistement et rejette les conclusions du CHU au titre des frais de justice.
N° TA33-2503299(TA33-2503299)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. G, ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet de la Gironde du 13 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de trois ans, et l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, et de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation des deux arrêtés et les conclusions accessoires. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du CESEDA et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2503197(TA33-2503197)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant mauritanien. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant sollicitait un premier titre de séjour et ne pouvait donc bénéficier de la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement. En l'absence de circonstances particulières justifiant une urgence, la requête a été rejetée sans examen des moyens de fond, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2305496(TA33-2305496)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, était saisi par M. et Mme B d’une demande en décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu (2019) et de rappels de TVA mis à la charge de l’EURL BCEM. Le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions relatives à la TVA, au motif que seuls le redevable légal de la taxe, en l’espèce la société, et non les requérants, a qualité pour agir. Sur le fond, les requérants contestaient la régularité de la procédure et le bien-fondé des rehaussements, mais le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs conclusions. La solution s’appuie sur les articles L. 199 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur les articles 8 et 60 du code général des impôts.
N° TA33-2203986(TA33-2203986)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. et Mme I... contestant un permis de construire initial (25 janvier 2021) et modificatif (5 juillet 2023) pour deux maisons individuelles, ainsi qu'une décision de non-opposition à déclaration préalable pour une piscine (17 juillet 2023), délivrés par le maire de Martillac. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des règles du PLU relatives à l'emprise au sol (article UC 9), aux hauteurs (article 7.3), aux distances entre constructions (article 8) et aux espaces verts (article 13). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a également rejeté la demande reconventionnelle en dommages-intérêts des pétitionnaires pour abus de droit. Les textes appliqués sont principalement le code de l'urbanisme et le règlement du PLU de la commune.
N° TA33-2503237(TA33-2503237)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A C, ressortissant afghan, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucune décision implicite de rejet n'était née, le préfet n'ayant pas été mis en mesure de statuer sur une demande complète et régulière, faute pour le requérant d'avoir produit les pièces nécessaires via le téléservice prévu à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée n'ont pas été examinées.