Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2500598(TA33-2500598)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, ressortissante marocaine, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour en tant que conjointe de Français, assorti d'une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus était légal car le divorce de Mme C, prononcé avant sa demande de renouvellement, faisait obstacle à l'application de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen particulier et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA33-2500561(TA33-2500561)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Gironde. Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, mais a jugé que le préfet s'est estimé lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII sans exercer son propre pouvoir d'appréciation, entachant ainsi sa décision d'une erreur de droit. En conséquence, l'arrêté du 3 janvier 2025 a été annulé, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois. Les textes appliqués incluent les articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2500312(TA33-2500312)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A, ressortissant ivoirien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 17 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, ainsi que des vices de procédure et de motivation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que le droit d’être entendu n’avait pas été méconnu et que le préfet n’avait pas porté une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l’intéressé. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l’arrêté préfectoral pris sur le fondement du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA33-2302063(TA33-2302063)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par une médecin psychiatre contestant son assujettissement à la taxe d'habitation secondaire pour les années 2021 et 2022, concernant un local situé à Libourne qu'elle utilisait exclusivement comme cabinet médical. La requérante soutenait que ce bien, dépourvu de cuisine et de chambre, n'était pas une habitation secondaire mais un local professionnel. Le tribunal a fait droit à sa demande, considérant que le local, loué à usage professionnel et non meublé pour l'habitation, ne pouvait être imposé à la taxe d'habitation. Il a prononcé la décharge de la somme totale de 1 453 euros, en application des articles 1407 et 1408 du code général des impôts.
N° TA33-2303183(TA33-2303183)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de la société Smurfit Kappa Cellulose du Pin, qui sollicitait la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. La société soutenait que des immobilisations mises en service en 1994, mais sorties de son bilan au 1er janvier des années en litige, ne devaient plus être incluses dans le calcul de la valeur locative. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles 1499 et 1500 du code général des impôts, la valeur locative est déterminée à partir du prix de revient inscrit au bilan, et que la sortie d'actif comptable n'emporte pas automatiquement la révision de la valeur locative cadastrale. La requête a donc été rejetée, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2501646(TA33-2501646)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, concerne la demande d'indemnisation de Mme A suite à l'annulation, par la cour administrative d'appel de Bordeaux, d'un arrêté du préfet de la Gironde du 4 janvier 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal reconnaît que l'illégalité de cet arrêté constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Cependant, il estime que les préjudices matériels, financiers et de perte de chance allégués par la requérante ne sont pas établis avec un degré suffisant de certitude pour être considérés comme des obligations non sérieusement contestables. En conséquence, la demande de provision est rejetée.
N° TA33-2305401(TA33-2305401)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de la SCI Dadi Immobilier visant à annuler un titre de perception de 8 578 euros émis au titre de la taxe d'aménagement pour un permis de construire à Gujan-Mestras. La société contestait la légalité de la délibération du 14 novembre 2014 fixant un taux majoré de 15% sur le fondement de l'article L. 331-15 du code de l'urbanisme, mais le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'absence d'inclusion de son terrain dans le périmètre concerné. Cependant, le tribunal a annulé le titre de perception, jugeant que la délibération ne comportait pas d'éléments chiffrés suffisants pour démontrer la proportionnalité du taux majoré au coût des travaux de voirie et d'équipements publics prévus, en méconnaissance des exigences de l'article L. 331-15.
N° TA33-2500311(TA33-2500311)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de Mme A contre un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la décision était suffisamment motivée et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie familiale. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2407535(TA33-2407535)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi en référé par la SCI Manon sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise pour déterminer les causes des désordres affectant un mur mitoyen séparant sa propriété d'un parc de stationnement communal. La requérante soutient que l'ouvrage public exerce une pression à l'origine des dégradations, tandis que la commune conteste tout lien de causalité. Le juge a estimé la mesure utile pour éclairer un éventuel engagement de la responsabilité de la commune et a désigné un expert avec une mission complète. La demande de frais de justice présentée par la SCI Manon a été rejetée en l'absence de partie perdante.
N° TA33-2500196(TA33-2500196)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 16 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2407567(TA33-2407567)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Marienia, qui contestait le montant de la dotation d'aide à la contractualisation fixé par l'Agence Régionale de Santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine pour l'année 2023. La société demandait une réévaluation de cette dotation pour couvrir l'intégralité des surcoûts salariaux liés aux accords "Ségur". Le tribunal a jugé qu'aucune disposition législative ou réglementaire, notamment l'article L. 162-23-8 du code de la sécurité sociale, ne confère aux établissements de santé un droit à la prise en charge intégrale de ces surcoûts. Il a également estimé que la société ne pouvait se prévaloir utilement des notes et circulaires ministérielles invoquées.
N° TA33-2305382(TA33-2305382)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'association Métro de Bordeaux. Celle-ci contestait les avis négatifs de l'administration fiscale refusant de lui reconnaître le droit de délivrer des reçus fiscaux pour dons, sur le fondement des articles 200 et 238 bis du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'association, dont l'objet est la sensibilisation et l'information sur le projet de métro, n'exerçait pas une activité à caractère philanthropique, éducatif ou social d'intérêt général au sens de ces textes. Il a également écarté les moyens tirés d'une erreur de fait, d'une violation du principe d'égalité et d'une erreur de droit.
N° TA33-2407565(TA33-2407565)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Le Belvédère, qui contestait le montant de la dotation d'aide à la contractualisation fixé par l'Agence Régionale de Santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine pour l'année 2023. La société demandait une revalorisation de cette dotation pour couvrir l'intégralité des surcoûts salariaux liés aux accords "Ségur de la santé". Le tribunal a jugé qu'aucune disposition législative ou réglementaire, ni aucun principe, ne confère aux établissements de santé à but lucratif un droit à la compensation intégrale de ces surcoûts, et que l'ARS a légalement fixé la dotation en fonction des objectifs contractuels. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2303533(TA33-2303533)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la société BPI France Financement, copropriétaire d’un établissement industriel, qui demandait la réduction de cotisations supplémentaires de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2019 et 2020. La société soutenait que certains équipements spécialisés (installations frigorifiques, station de prétraitement des eaux, revêtement de sol) devaient être exonérés en application du 11° de l’article 1382 du code général des impôts. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé un dégrèvement total pour l’année 2019, après avoir admis l’exclusion des installations frigorifiques de la base imposable. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête, la société ayant obtenu satisfaction. L’État a été condamné à verser 1 500 euros à la société au titre des frais de justice.
N° TA33-2301986(TA33-2301986)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, un artiste-tatoueur, qui demandait la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2021. Le tribunal a jugé que les tatoueurs ne figurent pas parmi les professions limitativement exonérées par le 2° de l'article 1460 du code général des impôts (peintres, sculpteurs, graveurs et dessinateurs), et que cette liste doit être interprétée strictement. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance des articles 10 et 14 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la différence de traitement repose sur des critères objectifs liés aux particularités du marché de l'art. En conséquence, la demande de sursis à statuer dans l'attente d'une décision de la Cour européenne des droits de l'homme a été rejetée.
N° TA33-2304147(TA33-2304147)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de la SAS Armureries Girondines Web. Celle-ci contestait la décision du préfet de la Gironde lui demandant le remboursement d'un trop-perçu de 66 441,52 euros au titre de l'allocation d'activité partielle pour la période du 16 mars 2020 au 28 février 2022. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le retrait de l'aide pouvait intervenir sans condition de délai en application de l'article L. 242-2 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors que les conditions d'octroi n'étaient pas respectées.
N° TA33-2407564(TA33-2407564)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Centre médical infantile Montpribat, qui contestait le montant de la dotation d'aide à la contractualisation fixé à 520 298 euros par l'Agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitaine pour l'année 2023. La société demandait une réévaluation à 580 263 euros pour couvrir l'intégralité des revalorisations salariales issues des accords "Ségur". Le tribunal a jugé qu'aucune disposition législative ou réglementaire, notamment l'article L. 162-23-8 du code de la sécurité sociale, n'ouvre un droit à la prise en charge intégrale de ces surcoûts salariaux. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée par l'ARS.
N° TA33-2303532(TA33-2303532)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur la demande de la société BPCE Lease Immo, copropriétaire d'un établissement industriel, qui contestait des cotisations supplémentaires de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2019 et 2020. La société demandait l'exonération de certains équipements spécialisés (installations frigorifiques, station de prétraitement des eaux, revêtement de sol) sur le fondement du 11° de l'article 1382 du code général des impôts. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel pour 2020 après que l'administration a accordé un dégrèvement pour les installations frigorifiques. Pour le surplus, la requête a été rejetée : les conclusions relatives à l'année 2019 ont été jugées irrecevables car la société n'était pas la redevable de cette imposition, mise à la charge de l'autre copropriétaire.
N° TA33-2304765(TA33-2304765)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 21 juillet 2023 par laquelle la commission académique de Bordeaux a refusé à M. D et Mme C l'autorisation d'instruire en famille leur enfant A pour l'année 2023/2024. Les requérants justifiaient d'une situation d'itinérance en camping-car, avec des séjours très brefs, rendant impossible une scolarisation assidue dans un établissement. Le tribunal estime que l'administration a commis une erreur d'appréciation en ne retenant pas ce motif prévu à l'article L. 131-5 du code de l'éducation. Il enjoint à la commission de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 500 euros aux requérants au titre des frais de justice.
N° TA33-2407465(TA33-2407465)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme F, agissant en son nom propre et en tant qu'ayant droit de sa mère décédée. L'expertise vise à déterminer les causes du décès survenu le 4 septembre 2022 au centre hospitalier de Périgueux et à évaluer les conditions de prise en charge dans plusieurs établissements hospitaliers (CHU de Bordeaux, CH de Sarlat, CH de Périgueux). Les défendeurs ne s'opposant pas à la mesure, le juge a fait droit à la demande, estimant l'expertise utile pour un éventuel litige en responsabilité médicale. La décision précise que l'expert pourra s'adjoindre un sapiteur et devra rédiger un pré-rapport, sans toutefois faire droit à la demande de communication de dossiers médicaux sous astreinte.