Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2305696(TA33-2305696)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait la sanction de radiation de la liste des demandeurs d'emploi et de suppression de son allocation pour deux mois, prononcée par France Travail (ex-Pôle emploi). Le juge a estimé que l'absence non justifiée de M. A à un rendez-vous d'accompagnement "AccélèR'emploi" constituait un manquement au sens de l'article L. 5412-1 du code du travail, sans motif légitime. La formation, bien que contestée par l'intéressé comme inadaptée à son projet professionnel, a été jugée utile pour améliorer son dossier après une longue période de chômage. Enfin, la sanction n'a pas été considérée comme disproportionnée au regard de sa situation personnelle.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2305518(TA33-2305518)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B A contestant un titre exécutoire émis par le département de la Gironde pour un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 8 015,77 euros. Le juge a estimé que le requérant ne pouvait contester le bien-fondé de l'indu devant le juge, faute d'avoir exercé au préalable le recours administratif obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. En l'absence de ce recours préalable, la contestation du bien-fondé de la créance était irrecevable. Par conséquent, la demande d'annulation du titre exécutoire et de décharge de la somme a été rejetée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2404267(TA33-2404267)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir contre un arrêté du ministre de l’agriculture mettant fin au versement de la nouvelle bonification indiciaire (NBI). Par un mémoire, le requérant s’est désisté de ses conclusions aux fins d’annulation, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a toutefois rejeté la demande de M. A tendant à la condamnation de l’État aux frais de l’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503210(TA33-2503210)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C, ressortissante nigériane, contestant la décision du 6 mai 2025 du directeur territorial de l'OFII mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour non-respect des exigences des autorités d'asile (refus d'embarquer vers l'Espagne). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant la décision suffisamment motivée, prise par une autorité compétente et après mise en œuvre de la procédure contradictoire prévue à l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également écarté l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 551-16 du CESEDA. En conséquence, la requête en annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2303961(TA33-2303961)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme A, qui contestait le refus partiel de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 139,17 euros, pour lequel une remise de 34,79 euros lui avait été accordée. Le juge a estimé que la requérante était de bonne foi, l’indu provenant d’un retard d’attribution de l’allocation aux adultes handicapés, sans manœuvre frauduleuse. Toutefois, faute de justificatifs sur ses ressources et charges, la situation de précarité n’a pas été jugée suffisante pour justifier une remise totale. La requête a été rejetée, sur le fondement de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502938(TA33-2502938)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois. Le requérant, artisan du bâtiment, invoquait l'urgence liée à son activité professionnelle et un doute sérieux sur la légalité de la décision en raison d'un refus de contre-analyse. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute d'éléments précis sur les déplacements, et a considéré que la suspension répondait à des exigences impérieuses de sécurité routière face à la gravité de l'infraction de conduite sous stupéfiants.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503000(TA33-2503000)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 28 mars 2025 par lequel le préfet de la Gironde avait suspendu le permis de conduire de Mme B pour une durée de dix mois. Pour apprécier la condition d'urgence, le juge a estimé devoir se livrer à une appréciation globale, en recherchant notamment si la décision répondait, eu égard à la gravité de l'infraction, à des exigences de protection et de sécurité routière. La requérante invoquait l'urgence en raison des conséquences professionnelles et financières graves de la suspension pour son activité de nettoyage, mais le tribunal a considéré que ces éléments ne suffisaient pas à caractériser une urgence justifiant la suspension, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés. La décision a été prise en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502975(TA33-2502975)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante sénégalaise, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour pluriannuel. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, car une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faisant obstacle à la mesure sollicitée. Les conclusions relatives aux frais de justice ont également été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502886(TA33-2502886)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B tendant à la suspension d'un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis par la trésorerie de Bordeaux. Le juge a estimé que le litige, portant sur le recouvrement d'une créance de loyer résultant d'une ordonnance du juge des contentieux de la protection, relevait de la compétence de la juridiction judiciaire et non de la juridiction administrative. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503216(TA33-2503216)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de Mme C, ressortissante marocaine, contestant un arrêté du préfet de la Gironde du 13 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la vérification du droit au séjour, n'était pas fondé. Par conséquent, l'illégalité de la mesure d'éloignement n'étant pas établie, les conclusions dirigées contre l'interdiction de retour et l'assignation à résidence ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2503213(TA33-2503213)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 9 mai 2025 par laquelle l'OFII a refusé d'accorder à M. B le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal juge que M. B, entré en France le 7 février 2025, a présenté sa demande d'asile dans le délai de 90 jours prévu à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en saisissant le SPADA le 7 avril 2025. Par conséquent, le motif de refus tiré du non-respect de ce délai est infondé.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2500269(TA33-2500269)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Camiac-et-Saint-Denis du 9 décembre 2024 s’opposant, au nom de l’État, à une déclaration préalable pour la rénovation d’un bâtiment sinistré. Après l’ouverture d’une médiation, le requérant s’est désisté de l’instance par un acte du 21 mai 2025. Par ordonnance du 22 mai 2025, la présidente de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503221(TA33-2503221)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de Mme D, ressortissante marocaine, contestant un arrêté du préfet de la Gironde du 13 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement n'était pas entachée d'un vice de procédure au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), la vérification du droit au séjour ayant été effectuée. En conséquence, les conclusions d'annulation et les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2407605(TA33-2407605)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B et de la commune de Busserolles, qui demandaient l'annulation d'un arrêté préfectoral autorisant l'installation d'un mini-parc photovoltaïque. La juridiction a constaté que les requérants n'avaient pas justifié avoir notifié leur recours au préfet et au bénéficiaire de l'autorisation, en méconnaissance de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Malgré une demande de régularisation, les intéressés n'ont pas produit les preuves requises dans le délai imparti. L'ordonnance a donc été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503336(TA33-2503336)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté du préfet de la Charente-Maritime du 20 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, de défaut de motivation et de défaut d’examen de la situation personnelle, en se fondant sur les articles L. 611-1 et L. 612-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions à fin d’annulation.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503033(TA33-2503033)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B, qui demandait sa "réhabilitation administrative" suite à un arrêté de radiation des cadres de la police nationale de 2011. Le juge des référés rappelle qu'il ne peut prononcer l'annulation d'une décision administrative et que la demande de suspension est irrecevable faute de requête au fond. Il constate également l'absence d'urgence et de lien avec une liberté fondamentale, rendant la requête manifestement irrecevable sur tous les fondements (L. 521-1, L. 521-2, L. 521-3 du code de justice administrative). La requête est donc rejetée.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2403459(TA33-2403459)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de préemption du 2 mai 2024 pris par Bordeaux Métropole. Les requérants se sont désistés de leur instance par un mémoire du 21 mai 2025. Le tribunal a constaté que ce désistement était pur et simple et, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en a donné acte par ordonnance du 26 mai 2025. Aucune somme n’a été mise à la charge de Bordeaux Métropole.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503122(TA33-2503122)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C, ressortissante ivoirienne, contestant la décision du 23 avril 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII a mis fin à ses conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la vulnérabilité de sa famille avec un enfant en bas âge. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la délégation de signature était régulière, la motivation suffisante, et que la décision était fondée sur le non-respect des obligations de déclaration. La solution retenue est le rejet de la requête en annulation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503154(TA33-2503154)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que le préfet de la Gironde avait convoqué M. A pour lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour après l'introduction de son recours. La demande d'injonction du requérant, qui sollicitait la délivrance de ce document, a donc été jugée sans objet. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande et a rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

N° TA33-2503315(TA33-2503315)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une mineure se déclarant âgée de 16 ans, à qui le département de la Gironde avait refusé l'admission à l'aide sociale à l'enfance. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie, compte tenu des doutes sur la minorité de l'intéressée et de la saisine parallèle du juge des enfants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code civil, sans faire droit à la demande d'accueil provisoire d'urgence.

Résumé IA