Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2405426(TA33-2405426)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, contestant le refus du préfet de la Gironde de l'autoriser à entrer dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir du préfet tirée de la tardiveté de la requête, la date de notification de la décision attaquée n'étant pas établie. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision préfectorale du 6 mai 2024, estimant qu'elle était entachée d'un défaut d'examen particulier et sérieux de la situation de Mme B, en méconnaissance des articles L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 425-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai d'un mois, sans astreinte.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405218(TA33-2405218)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne refusant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le requérant invoquait son état de santé (BPCO, diabète, insuffisance cardiaque) et sa vie privée et familiale en France. Le tribunal a estimé qu'il n'établissait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de défaut de soins, ni l'impossibilité d'un traitement approprié au Maroc, et que ses attaches familiales dans ce pays (son épouse) étaient suffisantes. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405163(TA33-2405163)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que son droit au maintien sur le territoire avait pris fin après la notification du rejet de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile, conformément à l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 425-9 du même code, faute pour la requérante de démontrer que son état de santé, un stress post-traumatique, justifiait un titre de séjour pour soins. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405126(TA33-2405126)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait examiné la situation personnelle de l'intéressé, y compris son mariage postérieur à l'arrêté attaqué. Il a également estimé que le moyen tiré de l'erreur de droit, fondé sur l'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers plutôt que de l'accord franco-marocain, n'était pas fondé. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions subsidiaires et celles relatives aux frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2404998(TA33-2404998)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait la décision du préfet de la Gironde du 1er août 2024 refusant d'enregistrer sa demande de titre de séjour en qualité de conjoint d'un ressortissant de l'Union européenne. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement pu clôturer la demande en raison de l'existence d'une mesure d'éloignement non exécutée, sans méconnaître les articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2404508(TA33-2404508)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 16 mai 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que l'arrêté était suffisamment motivé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, et le code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2403092(TA33-2403092)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Gironde sur la demande de titre de séjour de M. B. Le tribunal retient que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité suffit à justifier l'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2402699(TA33-2402699)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de M. F contestant plusieurs décisions du ministre des armées relatives à la répétition d’un trop-perçu d’indemnité compensatrice. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le bulletin de paie de mai 2023 et le courrier du 1er septembre 2023, ces actes ne constituant pas des décisions faisant grief. En revanche, il a annulé la décision du 26 mai 2023 et le titre de perception du 6 septembre 2023 au motif qu’ils ne mentionnaient pas les bases de la liquidation, en méconnaissance de l’article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. Par conséquent, M. F a été déchargé de l’obligation de payer les sommes réclamées, et l’État a été condamné à lui verser 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2502970(TA33-2502970)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 3 mai 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et l'absence de remise d'un formulaire d'information, en se fondant sur les articles L. 732-1 et R. 732-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté d'assignation à résidence.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2400996(TA33-2400996)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'absence de saisine de la commission du titre de séjour et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2400303(TA33-2400303)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, était saisi par M. F de plusieurs requêtes contestant le remboursement d’un trop-perçu d’indemnité compensatrice versé par le ministère des armées. Le tribunal a d’abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le bulletin de paie de mai 2023 et contre le courrier du 1er septembre 2023, ces actes ne constituant pas des décisions faisant grief. Sur le fond, il a rejeté les demandes d’annulation des décisions de répétition d’indu et du titre de perception émis le 6 septembre 2023, estimant que les moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire et le défaut de motivation, n’étaient pas fondés. Enfin, le tribunal a refusé d’accorder une remise gracieuse de la dette, considérant que la situation d’endettement de M. F ne constituait pas une erreur manifeste d’appréciation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2304990(TA33-2304990)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du ministre des armées rejetant son recours administratif, à la suite de la dénonciation de son contrat d’engagement pour inaptitude médicale. Le requérant soutenait qu’il pouvait être réintégré dans une spécialité à terre. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l’inaptitude médicale totale (coefficient G6) prononcée par le médecin chef des armées, en application des articles L. 4132-1 du code de la défense et des arrêtés des 29 mars et 10 septembre 2021, était incompatible avec tout emploi militaire, y compris à terre.

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DécisionInterprétationREJETE

N° TA33-2202174(TA33-2202174)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en 1ère chambre, a examiné les demandes des sociétés Aqio, Cobarec et BDS, membres d’un groupement, visant à obtenir la condamnation du département de la Gironde à leur verser diverses sommes en réparation des préjudices subis lors de l’exécution d’un marché public. Les sociétés invoquaient des retards imputables au maître d’ouvrage et des travaux supplémentaires non rémunérés. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs conclusions, estimant que les retards et surcoûts allégués ne résultaient ni d’une faute du département ni de sujétions imprévues, et que les demandes de paiement pour travaux supplémentaires n’étaient pas fondées. La décision s’appuie sur les principes régissant la responsabilité contractuelle en matière de marchés publics, sans application de textes spécifiques mentionnés.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2205965(TA33-2205965)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SARL H.B.D.I, la SAS B et la SCCV Le domaine Saint-Genès d’une demande indemnitaire de 3 529 775,50 euros contre le centre hospitalier Charles Perrens. Les requérantes estiment que le retrait, le 16 novembre 2020, de la décision du 14 septembre 2020 autorisant la vente du bâtiment "Unité de soins relais" constitue une faute illégale, créatrice de droits à leur profit en vertu de l’article 1583 du code civil. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande était irrecevable et non fondée, et a condamné les sociétés requérantes à verser 8 000 euros au centre hospitalier au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique et du code civil.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503030(TA33-2503030)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 7 avril 2025 par lequel le maire de Bordeaux ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux de réfection de toiture. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés par les requérants, voisins immédiats, n'était de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2206259(TA33-2206259)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SCI Roso et de la SELARL Romain Darrière, qui demandaient la condamnation solidaire de Bordeaux Métropole, de la commune de Bordeaux et de l’État pour les préjudices causés par l’implantation de conteneurs à verre devant leur immeuble. Le tribunal a estimé que ces conteneurs, en tant que biens meubles, ne constituent pas un ouvrage public, ce qui exclut l’engagement de la responsabilité sans faute de Bordeaux Métropole. Il a également jugé que la carence du maire dans l’exercice de ses pouvoirs de police générale (CGCT, art. L. 2212-2) n’était pas établie, et que la responsabilité de l’État pour défaut de substitution du préfet ne pouvait être retenue. En conséquence, les conclusions indemnitaires, les demandes d’annulation des décisions de refus de retrait des conteneurs et les injonctions ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2304185(TA33-2304185)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 31 mai 2023 par lequel le maire de La-Teste-de-Buch a retiré la décision de non-opposition à déclaration préalable accordée à la société Free Mobile pour l’implantation d’une station relais de téléphonie mobile. Le tribunal juge que le projet, constitué d’un pylône sans faîtage, n’est pas soumis à la limitation de hauteur de l’article 10 du PLUi applicable en zone UPa, et que la décision initiale n’était donc pas illégale. En conséquence, le retrait effectué dans le délai de trois mois prévu à l’article L. 424-5 du code de l’urbanisme était infondé. La commune est condamnée à verser 5 000 euros à Free Mobile au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2206812(TA33-2206812)

Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne une demande d'indemnisation de la SA AXA France et de la SA Société Générale pour des dégradations subies par une agence bancaire lors d'une manifestation de "gilets jaunes" le 8 décembre 2018 à Bordeaux. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les conditions d'engagement de la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure n'étaient pas remplies. Il a considéré que les dégradations, commises en fin de journée par des "casseurs", ne pouvaient être regardées comme le fait d'un attroupement ou rassemblement au sens de ces dispositions, mais relevaient d'actions préméditées et organisées par un groupe structuré. En conséquence, les conclusions indemnitaires des sociétés requérantes ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2300038(TA33-2300038)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'EIRL Le Tequila Bar contestant l'arrêté préfectoral du 21 décembre 2022 ordonnant la fermeture administrative de son débit de boissons pour six mois et l'annulation de son permis d'exploitation. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, la teneur du rapport de police étant retranscrite dans la décision, et que la procédure contradictoire n'avait pas été méconnue en raison de circonstances exceptionnelles liées à la compromission de l'ordre public. Le tribunal a également jugé que l'absence d'avertissement préalable était justifiée par la gravité des faits, constituant une défaillance exceptionnelle de l'exploitant au sens de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2503096(TA33-2503096)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 22 avril 2025 par lequel le préfet de la Gironde a retiré la carte de résident de M. F, ressortissant tunisien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'absence de preuve du caractère frauduleux de l'obtention du titre, l'erreur de droit concernant l'application de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le doute sérieux n'étant pas établi.

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