Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2302103(TA33-2302103)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de la 5ème chambre, désigne le docteur B C comme expert dans le cadre d’un recours de plein contentieux. Cette ordonnance fait suite à un jugement antérieur et fixe une mission d’expertise à réaliser dans un délai de six mois. La décision est fondée sur les articles R. 621-2 et R. 621-1-1 du code de justice administrative. L’expert devra déposer son rapport dans le délai imparti, et la décision est notifiée aux parties concernées, dont Mme D, la CPAM de la Gironde, l’ONIAM et le CHU de Bordeaux.
N° TA33-2300107(TA33-2300107)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la société Free Mobile contestant l'arrêté du 8 novembre 2022 par lequel le maire de Cuq s'est opposé à sa déclaration préalable pour l'édification d'un pylône de téléphonie mobile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la société, estimant notamment que la motivation de l'arrêté était suffisante et que le maire n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme pour préserver le paysage. Il a également jugé que la commune pouvait légalement invoquer l'absence de saisine de l'architecte des Bâtiments de France et le non-respect des prescriptions du plan de prévention des risques naturels. En conséquence, la demande d'annulation de Free Mobile a été rejetée, de même que ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
N° TA33-2405485(TA33-2405485)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de la préfète de la Dordogne d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le juge a estimé que les ressources du demandeur, constituées uniquement de ses pensions de retraite, étaient inférieures au SMIC sur la période de référence, et qu’il ne pouvait pas se prévaloir des revenus de son fils majeur. La solution retenue est fondée sur les articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui imposent des ressources stables et suffisantes pour la famille.
N° TA33-2402699(TA33-2402699)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de M. F contestant plusieurs décisions du ministre des armées relatives à la répétition d’un trop-perçu d’indemnité compensatrice. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le bulletin de paie de mai 2023 et le courrier du 1er septembre 2023, ces actes ne constituant pas des décisions faisant grief. En revanche, il a annulé la décision du 26 mai 2023 et le titre de perception du 6 septembre 2023 au motif qu’ils ne mentionnaient pas les bases de la liquidation, en méconnaissance de l’article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. Par conséquent, M. F a été déchargé de l’obligation de payer les sommes réclamées, et l’État a été condamné à lui verser 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2502785(TA33-2502785)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SEPANSO Gironde de deux demandes de suspension de l’exécution d’arrêtés préfectoraux du 28 février 2025 modifiant les autorisations des systèmes d’assainissement de La Teste-de-Buch et de Biganos. La requérante soutenait que ces modifications, qualifiées de substantielles, auraient dû être précédées d’une évaluation environnementale et d’une étude d’impact, et invoquait l’urgence en raison des risques de rejets d’eaux usées non traitées dans le milieu naturel. Le tribunal a rejeté les demandes de suspension, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie et que les moyens soulevés n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des arrêtés. Cette décision s’appuie sur les dispositions des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 214-3 du code de l’environnement.
N° TA33-2404998(TA33-2404998)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait la décision du préfet de la Gironde du 1er août 2024 refusant d'enregistrer sa demande de titre de séjour en qualité de conjoint d'un ressortissant de l'Union européenne. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement pu clôturer la demande en raison de l'existence d'une mesure d'éloignement non exécutée, sans méconnaître les articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA33-2300038(TA33-2300038)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'EIRL Le Tequila Bar contestant l'arrêté préfectoral du 21 décembre 2022 ordonnant la fermeture administrative de son débit de boissons pour six mois et l'annulation de son permis d'exploitation. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, la teneur du rapport de police étant retranscrite dans la décision, et que la procédure contradictoire n'avait pas été méconnue en raison de circonstances exceptionnelles liées à la compromission de l'ordre public. Le tribunal a également jugé que l'absence d'avertissement préalable était justifiée par la gravité des faits, constituant une défaillance exceptionnelle de l'exploitant au sens de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique.
N° TA33-2405126(TA33-2405126)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait examiné la situation personnelle de l'intéressé, y compris son mariage postérieur à l'arrêté attaqué. Il a également estimé que le moyen tiré de l'erreur de droit, fondé sur l'application du code de l'entrée et du séjour des étrangers plutôt que de l'accord franco-marocain, n'était pas fondé. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions subsidiaires et celles relatives aux frais de justice.
N° TA33-2206812(TA33-2206812)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne une demande d'indemnisation de la SA AXA France et de la SA Société Générale pour des dégradations subies par une agence bancaire lors d'une manifestation de "gilets jaunes" le 8 décembre 2018 à Bordeaux. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les conditions d'engagement de la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure n'étaient pas remplies. Il a considéré que les dégradations, commises en fin de journée par des "casseurs", ne pouvaient être regardées comme le fait d'un attroupement ou rassemblement au sens de ces dispositions, mais relevaient d'actions préméditées et organisées par un groupe structuré. En conséquence, les conclusions indemnitaires des sociétés requérantes ont été rejetées.
N° TA33-2405163(TA33-2405163)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que son droit au maintien sur le territoire avait pris fin après la notification du rejet de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile, conformément à l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 425-9 du même code, faute pour la requérante de démontrer que son état de santé, un stress post-traumatique, justifiait un titre de séjour pour soins. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA33-2405218(TA33-2405218)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne refusant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le requérant invoquait son état de santé (BPCO, diabète, insuffisance cardiaque) et sa vie privée et familiale en France. Le tribunal a estimé qu'il n'établissait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de défaut de soins, ni l'impossibilité d'un traitement approprié au Maroc, et que ses attaches familiales dans ce pays (son épouse) étaient suffisantes. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
N° TA33-2502970(TA33-2502970)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 3 mai 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et l'absence de remise d'un formulaire d'information, en se fondant sur les articles L. 732-1 et R. 732-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté d'assignation à résidence.
N° TA33-2302385(TA33-2302385)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B A contestant le refus de délivrance d'une autorisation de mise en location pour un logement situé à Gradignan. La juridiction a estimé que le logement, partiellement enterré et dépourvu de vue directe sur l'extérieur, ne respectait pas les caractéristiques de décence prévues à l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989. En application des articles L. 635-1 et L. 635-3 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a jugé que le président de Bordeaux Métropole avait légalement pu refuser l'autorisation, le bien étant impropre à l'habitation en raison de son insuffisance d'éclairement et d'aération.
N° TA33-2400996(TA33-2400996)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'absence de saisine de la commission du titre de séjour et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
N° TA33-2405426(TA33-2405426)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, contestant le refus du préfet de la Gironde de l'autoriser à entrer dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir du préfet tirée de la tardiveté de la requête, la date de notification de la décision attaquée n'étant pas établie. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision préfectorale du 6 mai 2024, estimant qu'elle était entachée d'un défaut d'examen particulier et sérieux de la situation de Mme B, en méconnaissance des articles L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 425-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai d'un mois, sans astreinte.
N° TA33-2301931(TA33-2301931)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'arrêté du maire de Clairac du 15 février 2023 s'opposant à sa déclaration préalable de travaux. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a estimé que le moyen tiré de l'existence d'une décision tacite de non-opposition née le 7 avril 2022 était inopérant, car la déclaration préalable en litige était une nouvelle demande déposée le 21 décembre 2022, et non le retrait d'une précédente autorisation. Enfin, le tribunal a considéré que le maire avait pu légalement s'opposer aux travaux en se fondant sur les dispositions du code de l'urbanisme, sans commettre d'erreur de droit ou d'appréciation.
N° TA33-2503112(TA33-2503112)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de SNCF Réseau. Cette demande visait à désigner un expert pour constater l'état de la voirie et des immeubles avoisinants avant le début des travaux de l'opération "Aménagement Ferroviaire du Sud de Bordeaux" à Bègles. Le juge a estimé la mesure utile et a ordonné une expertise pour dresser un état descriptif des lieux et, le cas échéant, rechercher les causes de dommages futurs.
N° TA33-2503096(TA33-2503096)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 22 avril 2025 par lequel le préfet de la Gironde a retiré la carte de résident de M. F, ressortissant tunisien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'absence de preuve du caractère frauduleux de l'obtention du titre, l'erreur de droit concernant l'application de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le doute sérieux n'étant pas établi.
N° TA33-2502964(TA33-2502964)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait le refus du ministre des armées de la réengager dans l’armée de l’air et de l’espace. La requête, enregistrée le 3 mai 2025, était tardive car introduite au-delà du délai de deux mois suivant la notification de la décision du 14 février 2025, laquelle mentionnait les voies et délais de recours conformément aux articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. Le tribunal a donc fait application de l’article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans régularisation.
N° TA33-2503030(TA33-2503030)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 7 avril 2025 par lequel le maire de Bordeaux ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux de réfection de toiture. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés par les requérants, voisins immédiats, n'était de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.