Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
20 755 décisions disponibles — page 274/1038
N° TA33-2406494(TA33-2406494)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d’un recours en plein contentieux par M. A B contestant le calcul de sa pension de retraite, s’est déclaré incompétent territorialement. Il a constaté que le lieu d’assignation du paiement de la pension était désormais fixé à Tours (Indre-et-Loire) depuis le 1er janvier 2023. En application des articles R. 312-13 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif d’Orléans, territorialement compétent.
N° TA33-2406781(TA33-2406781)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l'office public de l'habitat de Bordeaux Métropole Aquitanis d'une demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2023. En cours d'instance, l'administration fiscale a accordé le dégrèvement total de la somme litigieuse, et le requérant a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 15 mai 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2502671(TA33-2502671)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. C F D, qui demandait le réexamen d’une décision du préfet de la Gironde du 11 avril 2025 lui refusant le regroupement familial pour sa conjointe et son fils. Le tribunal qualifie cette demande de recours gracieux, mais constate qu’elle est adressée à la juridiction et non à l’administration compétente, en méconnaissance des articles L. 410-1 et L. 411-2 du code des relations entre le public et l’administration. En application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA33-2501885(TA33-2501885)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi d'une production de pièces par Mme A B, enregistrée sous un nouveau numéro de requête (n°2501885). Constatant qu'il s'agissait en réalité de pièces complémentaires à une requête précédemment enregistrée (n°2501683), le tribunal a ordonné la radiation de cette nouvelle requête du registre. La solution retenue est le versement des pièces dans le dossier initial, sans examen au fond. Cette décision est fondée sur les règles de procédure du code de justice administrative.
N° TA33-2501910(TA33-2501910)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un litige l’opposant à la société privée CGRM concernant la modification de son contrat d’assurance santé après son passage à la retraite. Par une ordonnance du 15 mai 2025, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence de la juridiction administrative, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que ce litige entre un particulier et une société privée relève de la compétence du juge judiciaire, et non du juge administratif.
N° TA33-2400975(TA33-2400975)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le refus implicite de titre de séjour, requalifié en refus explicite du 13 décembre 2022. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation. Il a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son maintien en situation irrégulière, de l'absence d'attaches stables en France et de la possibilité d'un traitement médical approprié au Maroc. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA33-2302014(TA33-2302014)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les demandes de Mme A, assistante familiale, qui sollicitait l'indemnisation du préjudice subi en raison de l'absence de versement de l'indemnité prévue à l'article L. 423-30 du code de l'action sociale et des familles pour les mois d'octobre à décembre 2022. La juridiction a considéré que le département de Lot-et-Garonne avait proposé plusieurs placements à Mme A, qu'elle avait refusés, et que l'échec de l'accueil d'un enfant en octobre 2022 n'était pas imputable à l'employeur. En conséquence, le tribunal a jugé que le département n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité et a rejeté les conclusions indemnitaires ainsi que les demandes accessoires.
N° TA33-2400760(TA33-2400760)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de Mme B C épouse D et de M. A D, qui contestaient les arrêtés du 3 avril 2024 du préfet de la Gironde leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et leur interdisant le retour pour deux ans. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a annulé les décisions de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour, en considérant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la durée et de l'intensité de la vie familiale des requérants en France. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à chaque requérant dans un délai de deux mois.
N° TA33-2501068(TA33-2501068)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d’un litige relatif à une demande de remise gracieuse d’un trop-perçu de pension de retraite, s’est déclaré territorialement incompétent. En application de l’article R. 312-13 du code de justice administrative, la compétence revient au tribunal dans le ressort duquel se situe le siège de la personne publique dont l’agent relevait au moment de sa mise à la retraite, en l’occurrence le groupe hospitalier de l’Essonne. Par conséquent, le dossier a été transmis au Tribunal Administratif de Versailles.
N° TA33-2501419(TA33-2501419)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A pour incompétence de la juridiction administrative. Le litige opposait la requérante à un syndic privé, l'agence Carcy, au sujet de charges de copropriété. Le juge a estimé que ce différend entre un particulier et une société privée relève de la compétence du juge judiciaire, et non du juge administratif. Cette solution est fondée sur les dispositions du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2502820(TA33-2502820)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, par une ordonnance du 15 mai 2025, a constaté que la production déposée par Mme B A sous le numéro de requête 2502820 constituait en réalité des pièces complémentaires à une requête précédemment enregistrée sous le n° 2407996. En conséquence, le tribunal a ordonné la radiation de la requête n° 2502820 du registre et le versement des pièces dans le dossier initial. Cette décision, fondée sur le code de justice administrative, vise à régulariser la procédure en évitant un doublon de dossier.
N° TA33-2502107(TA33-2502107)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’un litige l’opposant à la CAF de la Gironde concernant une dette de pension alimentaire pour ses enfants. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que ce litige, lié à l’intermédiation financière des pensions alimentaires prévue par les articles 373-2-2 du code civil et L. 582-1 du code de la sécurité sociale, relève de la compétence du juge judiciaire.
N° TA33-2502070(TA33-2502070)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’une demande d’exécution du jugement du 25 avril 2024, qui annulait un refus implicite de titre de séjour et enjoignait au préfet de la Gironde de réexaminer sa situation. Le préfet a produit un arrêté du 18 avril 2025 portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire, démontrant ainsi avoir procédé au réexamen requis. Le tribunal a constaté que l’injonction était entièrement exécutée et a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d’exécution et d’astreinte, sur le fondement des articles L. 911-4 et R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2406452(TA33-2406452)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B E, ressortissante malgache, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 16 septembre 2024 lui refusant l'admission au séjour au titre de l'asile, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Il a également jugé que les allégations de persécutions dans son pays d'origine n'étaient pas établies, rejetant ainsi les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision d'interdiction de retour n'a pas été jugée disproportionnée.
N° TA33-2502925(TA33-2502925)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 17 mars 2025 par lequel la préfète de la Dordogne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, qui a déposé sa demande de titre de séjour en août 2022 et a été maintenu sur le territoire durant l'instruction, n'a pas justifié d'une urgence particulière nécessitant une suspension avant le jugement au fond. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-22 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a été examiné au fond, la requête étant rejetée pour défaut d'urgence.
N° TA33-2502926(TA33-2502926)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 14 février 2025 par lequel la préfète de la Dordogne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention rapide. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 423-22 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'a été examiné au fond, la demande étant rejetée pour défaut d'urgence.
N° TA33-2502989(TA33-2502989)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'accord franco-marocain et des articles L. 421-1 et L. 421-2 du CESEDA, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de refus de titre. Par conséquent, la condition tenant à l'existence d'un moyen sérieux n'étant pas remplie, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA33-2502995(TA33-2502995)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour suspendre la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Gironde a accordé à M. B une carte de résident de dix ans et l'a convoqué pour finaliser la procédure. Le juge a constaté que cette décision favorable rendait sans objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction, prononçant un non-lieu à statuer sur ces points. Il a en revanche mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application des dispositions combinées des articles L. 426-17 et L. 421-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2300109(TA33-2300109)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un recours en plein contentieux contestant un titre exécutoire émis le 1er mars 2022 par le syndicat mixte des eaux de la Dordogne (SMDE24) pour le recouvrement d’une contribution au raccordement au réseau d’eau potable, incluant la TVA. La requérante soutenait notamment que l’extension du réseau ne constituait pas un équipement propre au lotissement et que la TVA n’était pas due. Le tribunal a soulevé d’office un moyen d’ordre public tiré de l’incompétence de la juridiction administrative, estimant que le litige, opposant un usager au gestionnaire d’un service public à caractère industriel et commercial (SPIC) de l’eau, relève de la compétence du juge judiciaire. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans examen au fond.
N° TA33-2407066(TA33-2407066)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 17 juillet 2024 par lequel le préfet de la Gironde refusait de renouveler le titre de séjour "saisonnier" de M. A, ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait en estimant que M. A avait dépassé la durée maximale de séjour de six mois par an autorisée par l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État le versement de 1 500 euros au conseil de M. A au titre des frais de justice.