Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2406924(TA33-2406924)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant l’annulation d’un arrêté du 13 mai 2024 modifiant son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) et la décision implicite de rejet de son recours gracieux. Par un mémoire du 9 mai 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 16 mai 2025. Les conclusions reconventionnelles du syndicat défendeur tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA33-2503020(TA33-2503020)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans droit ni titre installés sur les parcelles du parc de Mussonville à Bègles, avec le concours de la force publique si nécessaire. La commune de Bègles justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure en raison de l'atteinte à la sécurité et à la salubrité publiques causée par l'occupation illégale d'une dépendance du domaine public affectée à l'usage direct du public. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Aucune astreinte n'a été prononcée.
N° TA33-2502892(TA33-2502892)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par un ressortissant marocain contestant un arrêté préfectoral de remise aux autorités portugaises, responsables de l’examen de sa demande d’asile. Le requérant invoquait notamment une erreur manifeste d’appréciation, en raison de son état de santé et de son engagement politique pour le peuple sahraoui, et demandait l’application de la clause discrétionnaire prévue par le règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, dont l’incompétence du signataire et le défaut d’examen de la situation personnelle, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur le règlement Dublin III.
N° TA33-2502888(TA33-2502888)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 26 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. La juridiction, statuant en formation d'éloignement sous 72 heures, a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'atteinte à la vie privée et familiale. La solution retenue confirme la légalité des décisions fondées sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2502846(TA33-2502846)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A C d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du CNAPS du 21 mars 2025 lui refusant une carte professionnelle de formateur en sécurité privée. Par un mémoire du 9 mai 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 16 mai 2025, mettant ainsi fin à l’instance sans examiner le bien-fondé du litige.
N° TA33-2407278(TA33-2407278)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande d’expertise médicale présentée par Mme B E, agissant en qualité d’ayant droit de son père décédé et en son nom personnel, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge des référés a estimé que la mesure sollicitée n’était pas utile, une expertise contradictoire ayant déjà été réalisée à la demande de la commission de conciliation et d’indemnisation (CCI) par un collège d’experts, sans que la requérante n’apporte d’élément médical nouveau. La contestation des conclusions de cette expertise relève du juge du fond, qui pourra, si nécessaire, ordonner des mesures d’instruction complémentaires. En conséquence, la requête et les conclusions accessoires, y compris celles de la caisse primaire d’assurance maladie, ont été rejetées.
N° TA33-2502894(TA33-2502894)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. C A, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant sa remise aux autorités espagnoles. Le tribunal estime que la décision de transfert est suffisamment motivée, en droit comme en fait, conformément à l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il écarte également le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation, jugeant que le préfet n'a pas commis d'illégalité en refusant d'appliquer la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, la scolarisation et le suivi médical de la fille du requérant en France ne justifiant pas une dérogation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2502908(TA33-2502908)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par un ressortissant irakien contestant un arrêté préfectoral ordonnant sa remise aux autorités bulgares, responsables de l’examen de sa demande d’asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le requérant soutenait notamment que l’entretien individuel prévu à l’article 5 de ce règlement avait été mené par un agent non qualifié, titulaire d’un master en économie. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la délégation de signature était régulière et que les moyens tirés de la violation des articles 4 et 5 du règlement n’étaient pas fondés, sans retenir les allégations de défaillances systémiques en Bulgarie. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que sur le règlement Dublin III.
N° TA33-2503019(TA33-2503019)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai d'occupants sans droit ni titre installés sur les parcelles communales du "parc de l'Estey" à Bègles. La juridiction a considéré que l'occupation illégale de ce terrain, affecté à l'usage direct du public et relevant du domaine public communal (article L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques), créait une situation d'urgence et d'utilité publique en raison des risques pour la sécurité et la salubrité. La mesure a été jugée utile et non contestable sérieusement, faute d'autorisation d'occupation. L'injonction d'expulsion a été prononcée avec le concours de la force publique, mais sans astreinte.
N° TA33-2503013(TA33-2503013)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par la commune de Bègles pour obtenir l'expulsion d'occupants sans droit ni titre installés sur des parcelles du domaine public communal. La commune invoquait l'urgence et l'utilité de la mesure en raison de l'atteinte à l'usage public du parc de l'Estey, des problèmes d'hygiène et des risques pour la faune et la flore. Toutefois, la commune s'est désistée de sa requête après le départ volontaire des occupants. Par ordonnance du 16 mai 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple.
N° TA33-2503012(TA33-2503012)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai d'occupants sans droit ni titre installés sur la parcelle BI n°210 de la plaine des sports de Bègles. La juridiction a considéré que l'occupation illégale de cette dépendance du domaine public, spécialement aménagée pour le sport et les loisirs, créait une situation d'urgence et d'utilité publique en raison des risques pour la sécurité et la salubrité. La mesure a été jugée nécessaire et sans contestation sérieuse, les occupants ne justifiant d'aucune autorisation. L'injonction est assortie du concours de la force publique, mais sans astreinte.
N° TA33-2305783(TA33-2305783)
Désistement d'office d'une requête en excès de pouvoir devant le Tribunal Administratif de Bordeaux. La requérante, Mme B, contestait une décision de la commune de Saint-Trojan interdisant à son fils l'accès à la cantine scolaire. Faute pour elle d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti par le président de la formation de jugement, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. Le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA33-2502820(TA33-2502820)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, par une ordonnance du 15 mai 2025, a constaté que la production déposée par Mme B A sous le numéro de requête 2502820 constituait en réalité des pièces complémentaires à une requête précédemment enregistrée sous le n° 2407996. En conséquence, le tribunal a ordonné la radiation de la requête n° 2502820 du registre et le versement des pièces dans le dossier initial. Cette décision, fondée sur le code de justice administrative, vise à régulariser la procédure en évitant un doublon de dossier.
N° TA33-2406452(TA33-2406452)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B E, ressortissante malgache, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 16 septembre 2024 lui refusant l'admission au séjour au titre de l'asile, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Il a également jugé que les allégations de persécutions dans son pays d'origine n'étaient pas établies, rejetant ainsi les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision d'interdiction de retour n'a pas été jugée disproportionnée.
N° TA33-2406694(TA33-2406694)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. G, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 15 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, et les violations alléguées de l'accord franco-marocain et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
N° TA33-2501419(TA33-2501419)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A pour incompétence de la juridiction administrative. Le litige opposait la requérante à un syndic privé, l'agence Carcy, au sujet de charges de copropriété. Le juge a estimé que ce différend entre un particulier et une société privée relève de la compétence du juge judiciaire, et non du juge administratif. Cette solution est fondée sur les dispositions du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2501068(TA33-2501068)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d’un litige relatif à une demande de remise gracieuse d’un trop-perçu de pension de retraite, s’est déclaré territorialement incompétent. En application de l’article R. 312-13 du code de justice administrative, la compétence revient au tribunal dans le ressort duquel se situe le siège de la personne publique dont l’agent relevait au moment de sa mise à la retraite, en l’occurrence le groupe hospitalier de l’Essonne. Par conséquent, le dossier a été transmis au Tribunal Administratif de Versailles.
N° TA33-2407066(TA33-2407066)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 17 juillet 2024 par lequel le préfet de la Gironde refusait de renouveler le titre de séjour "saisonnier" de M. A, ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait en estimant que M. A avait dépassé la durée maximale de séjour de six mois par an autorisée par l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État le versement de 1 500 euros au conseil de M. A au titre des frais de justice.
N° TA33-2407136(TA33-2407136)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. A, ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 14 août 2024 retirant son titre de séjour et un second arrêté du même jour refusant de lui délivrer un titre, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a considéré que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées, et a donc rejeté les demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA33-2502995(TA33-2502995)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour suspendre la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Gironde a accordé à M. B une carte de résident de dix ans et l'a convoqué pour finaliser la procédure. Le juge a constaté que cette décision favorable rendait sans objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction, prononçant un non-lieu à statuer sur ces points. Il a en revanche mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application des dispositions combinées des articles L. 426-17 et L. 421-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.