Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2305093(TA33-2305093)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. C, qui sollicitait la décharge de la taxe forfaitaire sur les métaux et objets précieux (726 708 euros) acquittée suite à la cession de lingots d’or détenus en Suisse en 2020. Le requérant invoquait une incompatibilité de l’article 150 VI du code général des impôts avec l’article 63 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, en raison d’une différence de traitement entre les cessions intra-UE et extra-UE. Le tribunal a opposé l’autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du 27 avril 2023, devenu définitif, qui avait déjà rejeté une demande de restitution pour les mêmes impositions. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner le fond du moyen tiré du droit de l’Union.
N° TA33-2305132(TA33-2305132)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A D, associé unique et gérant de la société HVM, qui contestait son assujettissement à des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2015 et 2016. Le litige portait sur la qualification de sommes prélevées sur son compte courant d'associé (3 029 000 € en 2015 et 90 000 € en 2016) et de frais de déplacement (34 113 €) pris en charge par la société. Le tribunal a jugé que ces sommes constituaient des revenus distribués au sens des articles 120-3° et 109-1-1° du code général des impôts, faute pour M. D d'apporter la preuve, par un acte écrit, de l'existence d'un prêt ou du caractère professionnel des dépenses. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge fiscale.
N° TA33-2305178(TA33-2305178)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B, agent d'assurances, d'une demande en décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2018 à 2020, à la suite d'une vérification de comptabilité. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel à hauteur de 16 886 euros, correspondant à un dégrèvement accordé par l'administration en cours d'instance. Sur le fond, il a rejeté les moyens du requérant, jugeant que la mise en demeure préalable à la procédure d'imposition d'office était régulière et que la durée de la vérification sur place n'excédait pas le délai légal de trois mois prévu à l'article L. 52 du livre des procédures fiscales. Le surplus de la requête, portant sur un montant de 21 448 euros, a été rejeté.
N° TA33-2400760(TA33-2400760)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de Mme B C épouse D et de M. A D, qui contestaient les arrêtés du 3 avril 2024 du préfet de la Gironde leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et leur interdisant le retour pour deux ans. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a annulé les décisions de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour, en considérant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la durée et de l'intensité de la vie familiale des requérants en France. Il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" à chaque requérant dans un délai de deux mois.
N° TA33-2400975(TA33-2400975)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le refus implicite de titre de séjour, requalifié en refus explicite du 13 décembre 2022. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation. Il a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son maintien en situation irrégulière, de l'absence d'attaches stables en France et de la possibilité d'un traitement médical approprié au Maroc. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA33-2403949(TA33-2403949)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C, salarié protégé, qui demandait l'annulation de la décision du 26 avril 2024 par laquelle l'inspectrice du travail avait autorisé son licenciement pour motif économique dans le cadre de la liquidation judiciaire de la SAS Transports H. Ducros. Le tribunal a jugé que la demande de licenciement mentionnait bien le motif économique et que la décision attaquée était suffisamment motivée, en droit et en fait, attestant du contrôle de l'administration sur la régularité de la consultation du comité social et économique, la réalité du motif économique et le respect de l'obligation de reclassement. Il a également écarté le moyen tiré de l'illégalité de la décision d'homologation du plan de sauvegarde de l'emploi, annulée pour un vice de forme, et a estimé que l'inspectrice du travail n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 2421-10, L. 1233-3, L. 1233-4 et L. 2421-3 du code du travail.
N° TA33-2403951(TA33-2403951)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, salarié protégé, qui demandait l'annulation de la décision du 26 avril 2024 autorisant son licenciement pour motif économique. Le tribunal a jugé que la demande de licenciement mentionnait explicitement le motif économique, que la décision était suffisamment motivée et que l'administration avait bien exercé son contrôle sur la régularité de la procédure. Il a également considéré que l'annulation de l'homologation du plan de sauvegarde de l'emploi n'entraînait pas l'illégalité de l'autorisation de licenciement, une nouvelle homologation ayant été validée. Les textes appliqués sont les articles R. 2421-10, R. 2421-12, L. 1233-3, L. 1233-4 et L. 2421-3 du code du travail, ainsi que l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA33-2404095(TA33-2404095)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Gironde sur la demande de titre de séjour de Mme B, ressortissante gabonaise. Le tribunal a jugé que cette décision était illégale en raison du défaut de communication des motifs à la requérante, qui en avait fait la demande dans les délais, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai d’un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler durant cet examen.
N° TA33-2404641(TA33-2404641)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme D, ressortissante iranienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Gironde. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté disposant d'une délégation régulière. Il juge que le moyen tiré d'un vice de procédure concernant l'avis du collège de médecins de l'OFII n'est pas fondé et que la décision de refus de séjour n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ne méconnaissent ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de cette même convention.
N° TA33-2406452(TA33-2406452)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B E, ressortissante malgache, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 16 septembre 2024 lui refusant l'admission au séjour au titre de l'asile, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Il a également jugé que les allégations de persécutions dans son pays d'origine n'étaient pas établies, rejetant ainsi les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision d'interdiction de retour n'a pas été jugée disproportionnée.
N° TA33-2406694(TA33-2406694)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. G, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 15 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, et les violations alléguées de l'accord franco-marocain et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
N° TA33-2407066(TA33-2407066)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 17 juillet 2024 par lequel le préfet de la Gironde refusait de renouveler le titre de séjour "saisonnier" de M. A, ressortissant marocain, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur de fait en estimant que M. A avait dépassé la durée maximale de séjour de six mois par an autorisée par l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État le versement de 1 500 euros au conseil de M. A au titre des frais de justice.
N° TA33-2407136(TA33-2407136)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. A, ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 14 août 2024 retirant son titre de séjour et un second arrêté du même jour refusant de lui délivrer un titre, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a considéré que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées, et a donc rejeté les demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA33-2306638(TA33-2306638)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Gironde du 9 février 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a relevé d'office que les conclusions dirigées contre cet arrêté étaient tardives, car la décision implicite de rejet était née le 11 février 2023 et la requête n'a été enregistrée que le 4 décembre 2023, soit après l'expiration du délai de recours de deux mois. En conséquence, le tribunal a déclaré la requête irrecevable, sans examiner les moyens soulevés par le requérant. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA33-2502925(TA33-2502925)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 17 mars 2025 par lequel la préfète de la Dordogne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, qui a déposé sa demande de titre de séjour en août 2022 et a été maintenu sur le territoire durant l'instruction, n'a pas justifié d'une urgence particulière nécessitant une suspension avant le jugement au fond. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-22 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a été examiné au fond, la requête étant rejetée pour défaut d'urgence.
N° TA33-2502926(TA33-2502926)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 14 février 2025 par lequel la préfète de la Dordogne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention rapide. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 423-22 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'a été examiné au fond, la demande étant rejetée pour défaut d'urgence.
N° TA33-2502989(TA33-2502989)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de M. B, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'accord franco-marocain et des articles L. 421-1 et L. 421-2 du CESEDA, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de refus de titre. Par conséquent, la condition tenant à l'existence d'un moyen sérieux n'étant pas remplie, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA33-2502995(TA33-2502995)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour suspendre la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Gironde a accordé à M. B une carte de résident de dix ans et l'a convoqué pour finaliser la procédure. Le juge a constaté que cette décision favorable rendait sans objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction, prononçant un non-lieu à statuer sur ces points. Il a en revanche mis à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application des dispositions combinées des articles L. 426-17 et L. 421-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2300252(TA33-2300252)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. C et Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) de leur accorder la prime "MaPrimRénov". Après que l’ANAH a versé la prime de 11 139,40 euros aux requérants, ceux-ci se sont désistés de leur requête. Par une ordonnance du 15 mai 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2302154(TA33-2302154)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’une requête en plein contentieux visant à obtenir l’indemnisation de préjudices subis, à la suite du refus implicite de l’établissement public territorial du bassin de la Dordogne (EPIDOR). Par un mémoire enregistré le 11 avril 2025, Mme A s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 15 mai 2025, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de l’EPIDOR au titre des frais de l’instance. Aucune condamnation n’a été prononcée.