Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2404748(TA33-2404748)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte du désistement de Mme A, qui contestait l'avis et les décisions de la CNRACL refusant de lui attribuer une pension pour invalidité imputable au service. La requérante s'est désistée de son recours pour excès de pouvoir, tout en maintenant ses conclusions au titre des frais de justice. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mais a rejeté la demande de condamnation de la CNRACL aux frais sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2502866(TA33-2502866)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier, de nationalité tunisienne, demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Gironde de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une situation de précarité suffisante, et que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, l'intéressé ne démontrant pas avoir respecté les conditions de son précédent titre de séjour "travailleur saisonnier". La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA33-2406073(TA33-2406073)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A pour contester le refus de la CNRACL de la placer en retraite pour invalidité. Par un mémoire du 15 mai 2025, la requérante s'est désistée de sa requête tout en maintenant ses conclusions au titre des frais de justice. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois rejeté les conclusions relatives à l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y avait pas lieu de les accorder dans les circonstances de l'espèce.
N° TA33-2503052(TA33-2503052)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. D, ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet de la Gironde du 30 avril 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et l'interdisant de retour pour 5 ans, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 5 mai 2025. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2502669(TA33-2502669)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A C. Celle-ci demandait d'enjoindre au rectorat de l'académie de Bordeaux de rattraper les heures d'enseignement perdues par sa fille, ou à titre subsidiaire de lui verser une provision. Le juge a considéré que la demande de rattrapage se heurtait à une contestation sérieuse relevant de l'organisation du service public et que la demande de provision n'entrait pas dans le champ des mesures pouvant être ordonnées sur ce fondement. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA33-2304609(TA33-2304609)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D H contestant le refus du préfet de Lot-et-Garonne de délivrer un passeport et une carte nationale d'identité à sa fille mineure. La décision attaquée du 7 juin 2023 a été jugée légalement motivée et signée par une autorité compétente. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que la filiation paternelle de l'enfant était frauduleuse, ce qui faisait obstacle à la délivrance des titres d'identité. La solution retenue s'appuie sur les articles 18, 30 et 31-2 du code civil, ainsi que sur les décrets n° 55-1397 du 22 octobre 1955 et n° 2005-1726 du 30 décembre 2005.
N° TA33-2502964(TA33-2502964)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait le refus du ministre des armées de la réengager dans l’armée de l’air et de l’espace. La requête, enregistrée le 3 mai 2025, était tardive car introduite au-delà du délai de deux mois suivant la notification de la décision du 14 février 2025, laquelle mentionnait les voies et délais de recours conformément aux articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. Le tribunal a donc fait application de l’article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans régularisation.
N° TA33-2303791(TA33-2303791)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 23 juin 2023 par laquelle la directrice académique des services de l'éducation nationale a refusé de renouveler le contrat de professeure des écoles de Mme A. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas justifié d'un motif tiré de l'intérêt du service, nécessaire pour justifier un non-renouvellement, et n'avait pas communiqué les motifs de sa décision malgré la demande de l'agent. Le tribunal a également enjoint au recteur de réintégrer Mme A dans ses fonctions, sans toutefois pouvoir prolonger la validité du contrat au-delà de son terme initial. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la fonction publique relatifs au non-renouvellement des contrats des agents publics.
N° TA33-2405163(TA33-2405163)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que son droit au maintien sur le territoire avait pris fin après la notification du rejet de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile, conformément à l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 425-9 du même code, faute pour la requérante de démontrer que son état de santé, un stress post-traumatique, justifiait un titre de séjour pour soins. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA33-2405218(TA33-2405218)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne refusant son titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire. Le requérant invoquait son état de santé (BPCO, diabète, insuffisance cardiaque) et sa vie privée et familiale en France. Le tribunal a estimé qu'il n'établissait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité en cas de défaut de soins, ni l'impossibilité d'un traitement approprié au Maroc, et que ses attaches familiales dans ce pays (son épouse) étaient suffisantes. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
N° TA33-2302103(TA33-2302103)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de la 5ème chambre, désigne le docteur B C comme expert dans le cadre d’un recours de plein contentieux. Cette ordonnance fait suite à un jugement antérieur et fixe une mission d’expertise à réaliser dans un délai de six mois. La décision est fondée sur les articles R. 621-2 et R. 621-1-1 du code de justice administrative. L’expert devra déposer son rapport dans le délai imparti, et la décision est notifiée aux parties concernées, dont Mme D, la CPAM de la Gironde, l’ONIAM et le CHU de Bordeaux.
N° TA33-2302058(TA33-2302058)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait un titre de perception de 1 974,66 euros émis pour un trop-perçu de solde suite à sa radiation de l’armée. Le requérant invoquait sa situation personnelle et son impossibilité de payer. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la situation personnelle était inopérant pour contester le bien-fondé de la dette, et que la demande gracieuse de remise de dette relevait du comptable public et non du juge administratif. La décision s’appuie sur l’article 120 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
N° TA33-2405426(TA33-2405426)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, contestant le refus du préfet de la Gironde de l'autoriser à entrer dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir du préfet tirée de la tardiveté de la requête, la date de notification de la décision attaquée n'étant pas établie. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision préfectorale du 6 mai 2024, estimant qu'elle était entachée d'un défaut d'examen particulier et sérieux de la situation de Mme B, en méconnaissance des articles L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 425-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai d'un mois, sans astreinte.
N° TA33-2301931(TA33-2301931)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'arrêté du maire de Clairac du 15 février 2023 s'opposant à sa déclaration préalable de travaux. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant la requête recevable. Sur le fond, il a estimé que le moyen tiré de l'existence d'une décision tacite de non-opposition née le 7 avril 2022 était inopérant, car la déclaration préalable en litige était une nouvelle demande déposée le 21 décembre 2022, et non le retrait d'une précédente autorisation. Enfin, le tribunal a considéré que le maire avait pu légalement s'opposer aux travaux en se fondant sur les dispositions du code de l'urbanisme, sans commettre d'erreur de droit ou d'appréciation.
N° TA33-2301530(TA33-2301530)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, attaché d’administration, qui contestait le courrier de la rectrice de l’académie de Bordeaux du 26 janvier 2023 réduisant sa dette de traitement à 7 996,01 euros. Le tribunal a relevé d’office que ce courrier, ainsi que celui du 25 octobre 2022, constituaient des actes préparatoires à l’émission d’un titre de perception, insusceptibles de recours contentieux. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable et rejetée dans toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA33-2301090(TA33-2301090)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en plein contentieux par la SCI Saint-Roch et M. A, était amené à statuer sur la légalité d’un titre exécutoire émis par le département de la Gironde pour recouvrer le coût de réparation d’une route départementale endommagée par des travaux privés. Le tribunal a relevé d’office un moyen tiré de son incompétence, considérant que le litige portait sur la responsabilité d’une personne privée à l’égard d’une personne publique. En l’absence de disposition législative spéciale, la juridiction administrative n’est pas compétente pour connaître de ce type de litige, même si le bien endommagé est un ouvrage public. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA33-2301037(TA33-2301037)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne le refus opposé à un professeur certifié d'éducation musicale, M. A, qui sollicitait une mutation tardive de l'académie de Bordeaux vers celle de Montpellier pour la rentrée 2023. Le requérant invoquait l'incompétence du signataire, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal, après avoir examiné les textes applicables (code général de la fonction publique, arrêté ministériel du 20 octobre 2022 et lignes directrices de gestion), a rejeté l'ensemble de ses conclusions, confirmant ainsi la légalité des décisions de la rectrice.
N° TA33-2300303(TA33-2300303)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D B, qui contestait un permis de construire délivré par le maire de Castels-et-Bézenac pour la création d'une piscine, d'un centre de formation et d'une aire de stationnement. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable en raison du défaut d'intérêt à agir du requérant, sans examiner le fond des moyens soulevés. Les moyens invoqués, notamment l'absence d'avis de la commission de préservation des espaces naturels, l'incomplétude du dossier et la méconnaissance des règles d'urbanisme et de construction, n'ont donc pas été tranchés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA33-2300107(TA33-2300107)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la société Free Mobile contestant l'arrêté du 8 novembre 2022 par lequel le maire de Cuq s'est opposé à sa déclaration préalable pour l'édification d'un pylône de téléphonie mobile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la société, estimant notamment que la motivation de l'arrêté était suffisante et que le maire n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme pour préserver le paysage. Il a également jugé que la commune pouvait légalement invoquer l'absence de saisine de l'architecte des Bâtiments de France et le non-respect des prescriptions du plan de prévention des risques naturels. En conséquence, la demande d'annulation de Free Mobile a été rejetée, de même que ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
N° TA33-2300038(TA33-2300038)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'EIRL Le Tequila Bar contestant l'arrêté préfectoral du 21 décembre 2022 ordonnant la fermeture administrative de son débit de boissons pour six mois et l'annulation de son permis d'exploitation. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, la teneur du rapport de police étant retranscrite dans la décision, et que la procédure contradictoire n'avait pas été méconnue en raison de circonstances exceptionnelles liées à la compromission de l'ordre public. Le tribunal a également jugé que l'absence d'avertissement préalable était justifiée par la gravité des faits, constituant une défaillance exceptionnelle de l'exploitant au sens de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique.