Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2503052(TA33-2503052)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. D, ressortissant marocain, contestant un arrêté du préfet de la Gironde du 30 avril 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et l'interdisant de retour pour 5 ans, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence du 5 mai 2025. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2502866(TA33-2502866)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier, de nationalité tunisienne, demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Gironde de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une situation de précarité suffisante, et que la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, l'intéressé ne démontrant pas avoir respecté les conditions de son précédent titre de séjour "travailleur saisonnier". La solution retenue est donc le rejet de la requête.
N° TA33-2502669(TA33-2502669)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A C. Celle-ci demandait d'enjoindre au rectorat de l'académie de Bordeaux de rattraper les heures d'enseignement perdues par sa fille, ou à titre subsidiaire de lui verser une provision. Le juge a considéré que la demande de rattrapage se heurtait à une contestation sérieuse relevant de l'organisation du service public et que la demande de provision n'entrait pas dans le champ des mesures pouvant être ordonnées sur ce fondement. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA33-2404748(TA33-2404748)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte du désistement de Mme A, qui contestait l'avis et les décisions de la CNRACL refusant de lui attribuer une pension pour invalidité imputable au service. La requérante s'est désistée de son recours pour excès de pouvoir, tout en maintenant ses conclusions au titre des frais de justice. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mais a rejeté la demande de condamnation de la CNRACL aux frais sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2407419(TA33-2407419)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, faute de quoi il serait réputé s’être désisté. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a donné acte du désistement de la requête par ordonnance du 21 mai 2025.
N° TA33-2406457(TA33-2406457)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, dans sa 5ème chambre, a annulé l'arrêté du 24 septembre 2024 par lequel le préfet de la Gironde refusait un titre de séjour à Mme A, ressortissante nigériane, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que Mme A résidait régulièrement en France depuis 2021, était mariée depuis huit ans à un doctorant en situation régulière, et exerçait une activité professionnelle stable.
N° TA33-2404998(TA33-2404998)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait la décision du préfet de la Gironde du 1er août 2024 refusant d'enregistrer sa demande de titre de séjour en qualité de conjoint d'un ressortissant de l'Union européenne. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement pu clôturer la demande en raison de l'existence d'une mesure d'éloignement non exécutée, sans méconnaître les articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA33-2400303(TA33-2400303)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, était saisi par M. F de plusieurs requêtes contestant le remboursement d’un trop-perçu d’indemnité compensatrice versé par le ministère des armées. Le tribunal a d’abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le bulletin de paie de mai 2023 et contre le courrier du 1er septembre 2023, ces actes ne constituant pas des décisions faisant grief. Sur le fond, il a rejeté les demandes d’annulation des décisions de répétition d’indu et du titre de perception émis le 6 septembre 2023, estimant que les moyens soulevés, notamment l’incompétence du signataire et le défaut de motivation, n’étaient pas fondés. Enfin, le tribunal a refusé d’accorder une remise gracieuse de la dette, considérant que la situation d’endettement de M. F ne constituait pas une erreur manifeste d’appréciation.
N° TA33-2304990(TA33-2304990)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du ministre des armées rejetant son recours administratif, à la suite de la dénonciation de son contrat d’engagement pour inaptitude médicale. Le requérant soutenait qu’il pouvait être réintégré dans une spécialité à terre. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l’inaptitude médicale totale (coefficient G6) prononcée par le médecin chef des armées, en application des articles L. 4132-1 du code de la défense et des arrêtés des 29 mars et 10 septembre 2021, était incompatible avec tout emploi militaire, y compris à terre.
N° TA33-2304185(TA33-2304185)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 31 mai 2023 par lequel le maire de La-Teste-de-Buch a retiré la décision de non-opposition à déclaration préalable accordée à la société Free Mobile pour l’implantation d’une station relais de téléphonie mobile. Le tribunal juge que le projet, constitué d’un pylône sans faîtage, n’est pas soumis à la limitation de hauteur de l’article 10 du PLUi applicable en zone UPa, et que la décision initiale n’était donc pas illégale. En conséquence, le retrait effectué dans le délai de trois mois prévu à l’article L. 424-5 du code de l’urbanisme était infondé. La commune est condamnée à verser 5 000 euros à Free Mobile au titre des frais de justice.
N° TA33-2302193(TA33-2302193)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 26 décembre 2022 de la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Bordeaux refusant son transfert du centre de détention de Mauzac vers celui de Mont-de-Marsan. En cours d’instance, le tribunal a soulevé d’office l’irrecevabilité potentielle du recours, au motif que ce refus de changement d’établissement ne constitue pas un acte administratif susceptible d’être contesté par cette voie. M. B s’est ensuite désisté purement et simplement de sa requête, et le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 20 mai 2025, sans se prononcer sur le fond.
N° TA33-2302103(TA33-2302103)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de la 5ème chambre, désigne le docteur B C comme expert dans le cadre d’un recours de plein contentieux. Cette ordonnance fait suite à un jugement antérieur et fixe une mission d’expertise à réaliser dans un délai de six mois. La décision est fondée sur les articles R. 621-2 et R. 621-1-1 du code de justice administrative. L’expert devra déposer son rapport dans le délai imparti, et la décision est notifiée aux parties concernées, dont Mme D, la CPAM de la Gironde, l’ONIAM et le CHU de Bordeaux.
N° TA33-2301090(TA33-2301090)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en plein contentieux par la SCI Saint-Roch et M. A, était amené à statuer sur la légalité d’un titre exécutoire émis par le département de la Gironde pour recouvrer le coût de réparation d’une route départementale endommagée par des travaux privés. Le tribunal a relevé d’office un moyen tiré de son incompétence, considérant que le litige portait sur la responsabilité d’une personne privée à l’égard d’une personne publique. En l’absence de disposition législative spéciale, la juridiction administrative n’est pas compétente pour connaître de ce type de litige, même si le bien endommagé est un ouvrage public. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA33-2301037(TA33-2301037)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne le refus opposé à un professeur certifié d'éducation musicale, M. A, qui sollicitait une mutation tardive de l'académie de Bordeaux vers celle de Montpellier pour la rentrée 2023. Le requérant invoquait l'incompétence du signataire, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal, après avoir examiné les textes applicables (code général de la fonction publique, arrêté ministériel du 20 octobre 2022 et lignes directrices de gestion), a rejeté l'ensemble de ses conclusions, confirmant ainsi la légalité des décisions de la rectrice.
N° TA33-2300107(TA33-2300107)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la société Free Mobile contestant l'arrêté du 8 novembre 2022 par lequel le maire de Cuq s'est opposé à sa déclaration préalable pour l'édification d'un pylône de téléphonie mobile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la société, estimant notamment que la motivation de l'arrêté était suffisante et que le maire n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme pour préserver le paysage. Il a également jugé que la commune pouvait légalement invoquer l'absence de saisine de l'architecte des Bâtiments de France et le non-respect des prescriptions du plan de prévention des risques naturels. En conséquence, la demande d'annulation de Free Mobile a été rejetée, de même que ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
N° TA33-2300038(TA33-2300038)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'EIRL Le Tequila Bar contestant l'arrêté préfectoral du 21 décembre 2022 ordonnant la fermeture administrative de son débit de boissons pour six mois et l'annulation de son permis d'exploitation. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, la teneur du rapport de police étant retranscrite dans la décision, et que la procédure contradictoire n'avait pas été méconnue en raison de circonstances exceptionnelles liées à la compromission de l'ordre public. Le tribunal a également jugé que l'absence d'avertissement préalable était justifiée par la gravité des faits, constituant une défaillance exceptionnelle de l'exploitant au sens de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique.
N° TA33-2206812(TA33-2206812)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne une demande d'indemnisation de la SA AXA France et de la SA Société Générale pour des dégradations subies par une agence bancaire lors d'une manifestation de "gilets jaunes" le 8 décembre 2018 à Bordeaux. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les conditions d'engagement de la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure n'étaient pas remplies. Il a considéré que les dégradations, commises en fin de journée par des "casseurs", ne pouvaient être regardées comme le fait d'un attroupement ou rassemblement au sens de ces dispositions, mais relevaient d'actions préméditées et organisées par un groupe structuré. En conséquence, les conclusions indemnitaires des sociétés requérantes ont été rejetées.
N° TA33-2202174(TA33-2202174)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en 1ère chambre, a examiné les demandes des sociétés Aqio, Cobarec et BDS, membres d’un groupement, visant à obtenir la condamnation du département de la Gironde à leur verser diverses sommes en réparation des préjudices subis lors de l’exécution d’un marché public. Les sociétés invoquaient des retards imputables au maître d’ouvrage et des travaux supplémentaires non rémunérés. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs conclusions, estimant que les retards et surcoûts allégués ne résultaient ni d’une faute du département ni de sujétions imprévues, et que les demandes de paiement pour travaux supplémentaires n’étaient pas fondées. La décision s’appuie sur les principes régissant la responsabilité contractuelle en matière de marchés publics, sans application de textes spécifiques mentionnés.
N° TA33-2406535(TA33-2406535)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Lot-et-Garonne. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a procédé à une substitution de base légale en appliquant l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 plutôt que le code de l'entrée et du séjour des étrangers. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
N° TA33-2303791(TA33-2303791)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 23 juin 2023 par laquelle la directrice académique des services de l'éducation nationale a refusé de renouveler le contrat de professeure des écoles de Mme A. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas justifié d'un motif tiré de l'intérêt du service, nécessaire pour justifier un non-renouvellement, et n'avait pas communiqué les motifs de sa décision malgré la demande de l'agent. Le tribunal a également enjoint au recteur de réintégrer Mme A dans ses fonctions, sans toutefois pouvoir prolonger la validité du contrat au-delà de son terme initial. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la fonction publique relatifs au non-renouvellement des contrats des agents publics.