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Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D H contestant le refus du préfet de Lot-et-Garonne de délivrer un passeport et une carte nationale d'identité à sa fille mineure. La décision attaquée du 7 juin 2023 a été jugée légalement motivée et signée par une autorité compétente. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que la filiation paternelle de l'enfant était frauduleuse, ce qui faisait obstacle à la délivrance des titres d'identité. La solution retenue s'appuie sur les articles 18, 30 et 31-2 du code civil, ainsi que sur les décrets n° 55-1397 du 22 octobre 1955 et n° 2005-1726 du 30 décembre 2005.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 23 juin 2023 par laquelle la directrice académique des services de l'éducation nationale a refusé de renouveler le contrat de professeure des écoles de Mme A. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas justifié d'un motif tiré de l'intérêt du service, nécessaire pour justifier un non-renouvellement, et n'avait pas communiqué les motifs de sa décision malgré la demande de l'agent. Le tribunal a également enjoint au recteur de réintégrer Mme A dans ses fonctions, sans toutefois pouvoir prolonger la validité du contrat au-delà de son terme initial. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la fonction publique relatifs au non-renouvellement des contrats des agents publics.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'EIRL Le Tequila Bar contestant l'arrêté préfectoral du 21 décembre 2022 ordonnant la fermeture administrative de son débit de boissons pour six mois et l'annulation de son permis d'exploitation. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, la teneur du rapport de police étant retranscrite dans la décision, et que la procédure contradictoire n'avait pas été méconnue en raison de circonstances exceptionnelles liées à la compromission de l'ordre public. Le tribunal a également jugé que l'absence d'avertissement préalable était justifiée par la gravité des faits, constituant une défaillance exceptionnelle de l'exploitant au sens de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 31 mai 2023 par lequel le maire de La-Teste-de-Buch a retiré la décision de non-opposition à déclaration préalable accordée à la société Free Mobile pour l’implantation d’une station relais de téléphonie mobile. Le tribunal juge que le projet, constitué d’un pylône sans faîtage, n’est pas soumis à la limitation de hauteur de l’article 10 du PLUi applicable en zone UPa, et que la décision initiale n’était donc pas illégale. En conséquence, le retrait effectué dans le délai de trois mois prévu à l’article L. 424-5 du code de l’urbanisme était infondé. La commune est condamnée à verser 5 000 euros à Free Mobile au titre des frais de justice.
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne une demande d'indemnisation de la SA AXA France et de la SA Société Générale pour des dégradations subies par une agence bancaire lors d'une manifestation de "gilets jaunes" le 8 décembre 2018 à Bordeaux. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les conditions d'engagement de la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure n'étaient pas remplies. Il a considéré que les dégradations, commises en fin de journée par des "casseurs", ne pouvaient être regardées comme le fait d'un attroupement ou rassemblement au sens de ces dispositions, mais relevaient d'actions préméditées et organisées par un groupe structuré. En conséquence, les conclusions indemnitaires des sociétés requérantes ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SCI Roso et de la SELARL Romain Darrière, qui demandaient la condamnation solidaire de Bordeaux Métropole, de la commune de Bordeaux et de l’État pour les préjudices causés par l’implantation de conteneurs à verre devant leur immeuble. Le tribunal a estimé que ces conteneurs, en tant que biens meubles, ne constituent pas un ouvrage public, ce qui exclut l’engagement de la responsabilité sans faute de Bordeaux Métropole. Il a également jugé que la carence du maire dans l’exercice de ses pouvoirs de police générale (CGCT, art. L. 2212-2) n’était pas établie, et que la responsabilité de l’État pour défaut de substitution du préfet ne pouvait être retenue. En conséquence, les conclusions indemnitaires, les demandes d’annulation des décisions de refus de retrait des conteneurs et les injonctions ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Lot-et-Garonne. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a procédé à une substitution de base légale en appliquant l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 plutôt que le code de l'entrée et du séjour des étrangers. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SARL H.B.D.I, la SAS B et la SCCV Le domaine Saint-Genès d’une demande indemnitaire de 3 529 775,50 euros contre le centre hospitalier Charles Perrens. Les requérantes estiment que le retrait, le 16 novembre 2020, de la décision du 14 septembre 2020 autorisant la vente du bâtiment "Unité de soins relais" constitue une faute illégale, créatrice de droits à leur profit en vertu de l’article 1583 du code civil. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande était irrecevable et non fondée, et a condamné les sociétés requérantes à verser 8 000 euros au centre hospitalier au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique et du code civil.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Gironde sur la demande de titre de séjour de M. B. Le tribunal retient que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité suffit à justifier l'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 26 décembre 2022 de la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Bordeaux refusant son transfert du centre de détention de Mauzac vers celui de Mont-de-Marsan. En cours d’instance, le tribunal a soulevé d’office l’irrecevabilité potentielle du recours, au motif que ce refus de changement d’établissement ne constitue pas un acte administratif susceptible d’être contesté par cette voie. M. B s’est ensuite désisté purement et simplement de sa requête, et le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 20 mai 2025, sans se prononcer sur le fond.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de la 5ème chambre, désigne le docteur B C comme expert dans le cadre d’un recours de plein contentieux. Cette ordonnance fait suite à un jugement antérieur et fixe une mission d’expertise à réaliser dans un délai de six mois. La décision est fondée sur les articles R. 621-2 et R. 621-1-1 du code de justice administrative. L’expert devra déposer son rapport dans le délai imparti, et la décision est notifiée aux parties concernées, dont Mme D, la CPAM de la Gironde, l’ONIAM et le CHU de Bordeaux.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en plein contentieux par la SCI Saint-Roch et M. A, était amené à statuer sur la légalité d’un titre exécutoire émis par le département de la Gironde pour recouvrer le coût de réparation d’une route départementale endommagée par des travaux privés. Le tribunal a relevé d’office un moyen tiré de son incompétence, considérant que le litige portait sur la responsabilité d’une personne privée à l’égard d’une personne publique. En l’absence de disposition législative spéciale, la juridiction administrative n’est pas compétente pour connaître de ce type de litige, même si le bien endommagé est un ouvrage public. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait la décision du préfet de la Gironde du 1er août 2024 refusant d'enregistrer sa demande de titre de séjour en qualité de conjoint d'un ressortissant de l'Union européenne. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement pu clôturer la demande en raison de l'existence d'une mesure d'éloignement non exécutée, sans méconnaître les articles L. 233-1 et L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D, ressortissante ivoirienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée et que la signataire disposait d'une délégation de signature régulière. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne le refus opposé à un professeur certifié d'éducation musicale, M. A, qui sollicitait une mutation tardive de l'académie de Bordeaux vers celle de Montpellier pour la rentrée 2023. Le requérant invoquait l'incompétence du signataire, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal, après avoir examiné les textes applicables (code général de la fonction publique, arrêté ministériel du 20 octobre 2022 et lignes directrices de gestion), a rejeté l'ensemble de ses conclusions, confirmant ainsi la légalité des décisions de la rectrice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la société Free Mobile contestant l'arrêté du 8 novembre 2022 par lequel le maire de Cuq s'est opposé à sa déclaration préalable pour l'édification d'un pylône de téléphonie mobile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la société, estimant notamment que la motivation de l'arrêté était suffisante et que le maire n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme pour préserver le paysage. Il a également jugé que la commune pouvait légalement invoquer l'absence de saisine de l'architecte des Bâtiments de France et le non-respect des prescriptions du plan de prévention des risques naturels. En conséquence, la demande d'annulation de Free Mobile a été rejetée, de même que ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B A contestant le refus de délivrance d'une autorisation de mise en location pour un logement situé à Gradignan. La juridiction a estimé que le logement, partiellement enterré et dépourvu de vue directe sur l'extérieur, ne respectait pas les caractéristiques de décence prévues à l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989. En application des articles L. 635-1 et L. 635-3 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a jugé que le président de Bordeaux Métropole avait légalement pu refuser l'autorisation, le bien étant impropre à l'habitation en raison de son insuffisance d'éclairement et d'aération.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de la préfète de la Dordogne d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le juge a estimé que les ressources du demandeur, constituées uniquement de ses pensions de retraite, étaient inférieures au SMIC sur la période de référence, et qu’il ne pouvait pas se prévaloir des revenus de son fils majeur. La solution retenue est fondée sur les articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui imposent des ressources stables et suffisantes pour la famille.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, dans sa 5ème chambre, a annulé l'arrêté du 24 septembre 2024 par lequel le préfet de la Gironde refusait un titre de séjour à Mme A, ressortissante nigériane, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que Mme A résidait régulièrement en France depuis 2021, était mariée depuis huit ans à un doctorant en situation régulière, et exerçait une activité professionnelle stable.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, ressortissant russe, qui contestait l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne refusant son titre de séjour en qualité de conjoint de Français et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que M. B ne justifiait pas d'une entrée régulière en France, condition nécessaire pour bénéficier de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.