Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2502660(TA33-2502660)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. D C, ressortissant nigérian, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du directeur territorial de l’OFII de Bordeaux du 16 avril 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence du signataire, de l’insuffisance de motivation et de la méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 522-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il a jugé que la décision était suffisamment motivée, que l’agent ayant mené l’entretien de vulnérabilité était habilité, et que le refus était fondé sur le dépôt tardif d’une demande de réexamen au-delà du délai de 90 jours. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA33-2502615(TA33-2502615)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé-suspension par M. A, ressortissant béninois, contestant le refus implicite du préfet de la Gironde de renouveler son titre de séjour "travailleur temporaire" et de lui délivrer une carte de résident de longue durée. Le préfet a fait valoir qu'une carte de résident de dix ans était déjà en cours de fabrication. Le juge des référés a constaté que cette circonstance privait d'objet la demande de suspension concernant la carte de résident, rendant ainsi la requête sans objet sur ce point.
N° TA33-2502472(TA33-2502472)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 8 avril 2025 par laquelle l'OFII a refusé à M. C, ressortissant afghan, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge estime que la procédure était irrégulière car l'entretien de vulnérabilité s'est déroulé en français, une langue que l'intéressé ne maîtrise que très partiellement, en méconnaissance de l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. C dans un délai d'un mois.
N° TA33-2500752(TA33-2500752)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. G D, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 3 janvier 2025 lui retirant son attestation de demande d'asile, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la directrice de cabinet disposant d'une délégation de signature régulière, et a jugé que le retrait de l'attestation de demande d'asile était légalement fondé sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant la demande d'aide juridictionnelle provisoire accordée, les moyens relatifs à la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 612-8 et L. 612-10 du même code n'ayant pas été retenus.
N° TA33-2500645(TA33-2500645)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. G, ressortissant azerbaïdjanais, contestant l'arrêté préfectoral du 8 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et le défaut d'examen de la situation personnelle. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'intérêt supérieur des enfants. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 613-1, L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2407476(TA33-2407476)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a estimé que la présence de M. B constituait une menace pour l'ordre public en raison de ses condamnations pénales, notamment pour violences aggravées et récents faits de violences conjugales, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2407036(TA33-2407036)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. F, agent du centre hospitalier universitaire de Bordeaux victime d'un accident de service reconnu imputable au service le 6 août 2019. Le tribunal a considéré que cette mesure était utile pour évaluer l'ensemble des préjudices subis par l'agent, en vue d'un éventuel recours indemnitaire, et qu'elle ne préjugeait pas des responsabilités. L'expert désigné devra notamment décrire l'état de santé antérieur et actuel de M. F, et déterminer la part imputable à l'accident de service.
N° TA33-2406922(TA33-2406922)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par Mme B. La requérante, qui a chuté le 19 décembre 2023 dans une ornière sur un trottoir bordelais, souhaite déterminer l'étendue de ses séquelles et évaluer ses préjudices en vue d'une action en responsabilité contre Bordeaux Métropole. Le juge estime la mesure utile car elle ne préjuge pas des responsabilités et permettra d'éclairer un éventuel litige au fond. Il désigne un expert avec pour mission d'examiner la victime, de décrire son état de santé, de fixer la date de consolidation et d'évaluer les différents préjudices subis en lien direct avec l'accident.
N° TA33-2406835(TA33-2406835)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par une fonctionnaire territoriale de la commune de Cenon. La requérante, victime d’un accident de service reconnu imputable au service, souhaite évaluer l’ensemble de ses préjudices en vue d’un recours indemnitaire. Le tribunal estime que cette mesure d’expertise est utile et entre dans le champ de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, sans préjuger des responsabilités. En revanche, la demande de la requérante visant à autoriser l’expert à s’adjoindre un sapiteur de son choix est rejetée, une telle autorisation relevant d’une décision préalable du président du tribunal.
N° TA33-2406820(TA33-2406820)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant mauritanien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde le 1er juillet 2024. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité de la procédure faute de production de l'avis du collège de médecins de l'OFII, ainsi qu'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions des articles R. 425-11 à R. 425-13 du CESEDA et l'arrêté du 27 décembre 2016.
N° TA33-2406734(TA33-2406734)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale car M. A n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son arrivée en France, sans motif légitime. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi le refus de l'OFII.
N° TA33-2406730(TA33-2406730)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 8 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et jugé inopérants les moyens tirés des articles L. 435-1 et L. 435-4 du CESEDA, l'accord franco-algérien régissant de manière complète la situation des ressortissants algériens. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant n'apportant pas la preuve de liens personnels et familiaux suffisamment stables en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA33-2406646(TA33-2406646)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Gironde. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision de refus de séjour ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Par conséquent, l'exception d'illégalité du refus de séjour soulevée contre l'obligation de quitter le territoire français a été écartée, et l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.
N° TA33-2406247(TA33-2406247)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 8 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence, la signature de l'arrêté ayant été régulièrement déléguée au secrétaire général pour les affaires régionales. Elle a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de liens personnels et familiaux stables et anciens en France à la date de l'arrêté. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA33-2406087(TA33-2406087)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a substitué aux dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile les stipulations de l'article 9 de la convention franco-ivoirienne, seule base légale applicable. Il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le renouvellement, faute pour M. A de justifier du caractère réel et sérieux de ses études, et que les autres moyens (incompétence, défaut de motivation, atteinte à la vie privée et familiale) étaient infondés.
N° TA33-2405689(TA33-2405689)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux (6ème Chambre) a examiné le recours de M. A C, ressortissant marocain, contre un arrêté du préfet de la Gironde refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, estimant que la décision attaquée n'était entachée d'aucune illégalité au regard des textes invoqués.
N° TA33-2405585(TA33-2405585)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux (6ème Chambre) a examiné la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant le refus du préfet de la Gironde d'enregistrer sa demande de titre de séjour pour raisons médicales. Le tribunal a jugé que la décision initiale de refus d'enregistrement du 19 août 2024 avait été implicitement retirée et remplacée par un arrêté du 24 août 2024 refusant le titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français, lequel était devenu définitif. Par conséquent, le tribunal a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision du 19 août 2024. La solution retenue est un non-lieu à statuer, fondée sur les principes du retrait des décisions administratives en cours d'instance.
N° TA33-2405294(TA33-2405294)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. et Mme E, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Gironde du 12 juillet 2024 leur refusant un titre de séjour, leur faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, un défaut d’examen sérieux, une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du CESEDA, ainsi qu’une méconnaissance de l’article 8 de la CEDH et de l’article 3-1 de la CIDE. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA33-2405292(TA33-2405292)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de M. et Mme E contre les arrêtés du préfet de la Gironde refusant leur titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de leur situation, et la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient conformes au droit applicable.
N° TA33-2405056(TA33-2405056)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Lot-et-Garonne. Le requérant invoquait une méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la période de travail de M. C, effectuée sous couvert d'un titre de séjour "travailleur saisonnier", ne pouvait être prise en compte pour l'obtention d'une carte "salarié" en application de l'article L. 435-4. De plus, l'emploi de cuisinier n'était pas classé comme métier en tension en Nouvelle-Aquitaine, rendant le moyen inopérant.