Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2501564(TA33-2501564)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 2401008 du 12 février 2024, qui avait annulé des arrêtés préfectoraux d’éloignement pris à l’encontre de M. A et enjoint au préfet de la Gironde de réexaminer sa situation. Par une ordonnance du 9 mai 2025, le magistrat désigné a donné acte du désistement pur et simple de la requête de M. A, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure d’exécution n’a donc été prescrite.
N° TA33-2502999(TA33-2502999)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par les parents d'un enfant handicapé (syndrome de Pitt-Hopkins) pour faire cesser l'absence d'accompagnement par un AESH, en méconnaissance d'une décision de la CDAPH. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que l'absence prolongée d'accompagnement portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit à l'éducation de l'enfant, liberté fondamentale garantie par le Préambule de la Constitution et le code de l'éducation. Il a enjoint à la rectrice de l'académie de Bordeaux de mettre en place l'accompagnement de 24 heures par semaine dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 500 euros par jour de retard.
N° TA33-2502609(TA33-2502609)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Capsys d'un recours en contestation de la procédure de passation du lot n°1 d'un marché public de détecteurs de voirie attribué par Bordeaux Métropole à la société Eva Systèmes. La requérante soutenait notamment que son offre avait été irrégulièrement évaluée, que les critères de notation étaient imprécis et que le pouvoir adjudicateur avait méconnu les obligations de transparence et de communication prévues par le code de la commande publique. Le juge des référés a rejeté l'ensemble des demandes de la société Capsys, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à établir un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence. Cette décision a été rendue sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, sans qu'il soit fait application de l'article R. 2181-4 du code de la commande publique.
N° TA33-2405286(TA33-2405286)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 23 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2502770(TA33-2502770)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde refusant de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant tunisien, et de faire droit à sa demande de changement de statut. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, tirés notamment de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 233-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-tunisien, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
N° TA33-2501172(TA33-2501172)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 19 février 2025 par lequel le préfet de la Gironde avait assigné à résidence M. A, ressortissant guinéen, pour une durée de 45 jours. Cette annulation est prononcée par voie de conséquence de l'annulation, par un jugement du 9 mai 2025, de l'arrêté du 23 juillet 2024 portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français sur lequel se fondait la mesure d'assignation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État est condamné à verser 1 200 euros au conseil du requérant au titre des frais de justice.
N° TA33-2501560(TA33-2501560)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant sa remise aux autorités espagnoles dans le cadre de la procédure Dublin. Le tribunal a jugé que la demande d'asile de M. B avait bien été déposée le 16 décembre 2024, date à laquelle son visa espagnol était encore valide, rendant la procédure de reprise en charge par l'Espagne légalement applicable. Les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013, ont été écartés comme non fondés. La solution retenue confirme la légalité de la décision de remise aux autorités espagnoles.
N° TA33-2404591(TA33-2404591)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. H, ressortissant sénégalais, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a jugé que la décision explicite du 30 décembre 2024 s'était substituée à la décision implicite de rejet, rendant cette dernière sans objet. Il a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière, et a écarté les autres moyens, notamment ceux fondés sur les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. H.
N° TA33-2200516(TA33-2200516)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme C épouse A d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Mios refusant un permis de construire un bâtiment de stockage. Par un mémoire du 9 avril 2025, la requérante s’est désistée de l’instance et de l’action suite à un accord entre les parties. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 7 mai 2025.
N° TA33-2400603(TA33-2400603)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de Mme A, ressortissante marocaine, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, estimant que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que la requérante ne justifiait pas d’une vie privée et familiale suffisamment intense et stable en France pour bénéficier d’un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ou de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, l’obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination ont été jugées légales.
N° TA33-2303504(TA33-2303504)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme C, ressortissante nigériane, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En cours d’instance, le préfet a délivré à Mme C un récépissé de demande de titre de séjour en vue de sa convocation devant la commission du titre de séjour. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant le surplus des conclusions.
N° TA33-2402725(TA33-2402725)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 23 février 2024 par laquelle la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) avait résilié son contrat de gérance d’un débit de tabac. En cours d’instance, l’administration a retiré cette décision par une décision du 22 mai 2024, privant d’objet les conclusions en annulation et en injonction. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
N° TA33-2302490(TA33-2302490)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’un déféré en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de La Teste-de-Buch à la SAS TDF pour un bâtiment technique. Le préfet soutenait que le permis méconnaissait l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la SAS TDF, notamment celles tirées du caractère confirmatif de la décision et de la tardiveté du recours, en rappelant que le délai du déféré court à compter de la transmission complète du dossier au préfet. Sur le fond, il a annulé l’arrêté du 9 décembre 2022 ainsi que la décision de rejet du recours gracieux, en application de l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme.
N° TA33-2306685(TA33-2306685)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SCI Tolemim d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Bordeaux refusant un permis de construire pour la réhabilitation d’un immeuble d’habitation. La société soutenait notamment que le refus était fondé sur des dispositions du PLUi imposant des stationnements vélos et une diversité sociale, qu’elle estimait illégales en ce qu’elles s’appliquent à des réhabilitations sans construction nouvelle. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, y compris les exceptions d’illégalité, n’étaient pas fondés au regard des articles L. 151-30 du code de l’urbanisme et L. 113-18 du code de la construction et de l’habitation.
N° TA33-2407385(TA33-2407385)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A B d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Lot-et-Garonne le 24 octobre 2024. En défense, le préfet a fait valoir que cette décision avait été abrogée le 12 février 2025 et que la demande était en cours de réexamen, avec délivrance d’un récépissé. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2206166(TA33-2206166)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. G et Mme D tendant à l'annulation du permis de construire délivré le 23 juin 2022 par le maire du Bouscat à Mme C pour une maison individuelle. Les requérants, voisins du projet, contestaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'insuffisance du dossier de demande. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière et a jugé que les documents graphiques et photographiques fournis, au regard des articles R. 431-10 du code de l'urbanisme, étaient suffisants pour apprécier l'insertion du projet.
N° TA33-2406803(TA33-2406803)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale judiciaire à la demande de M. A B. Cette mesure vise à évaluer les préjudices subis par le requérant, liés à une chute survenue lors de son hospitalisation sous contrainte au centre hospitalier de Cadillac en août 2021, et à déterminer si un défaut de surveillance engage la responsabilité de l'établissement. La juridiction a fait droit à la demande d'expertise, la jugeant utile, mais a rejeté la demande de M. B de pouvoir s'adjoindre un sapiteur de son choix, rappelant que cette faculté est subordonnée à une autorisation préalable du président du tribunal.
N° TA33-2303831(TA33-2303831)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C, ressortissant iranien, qui contestait le refus implicite puis explicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a relevé que la décision explicite du 25 septembre 2023 s'était substituée à la décision implicite et était suffisamment motivée. Il a jugé que le préfet avait légalement opposé la tardiveté de la demande, déposée au-delà du délai de trois mois prévu par les articles L. 431-2 et D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rendant inopérants les moyens tirés de l'article L. 435-1 du même code et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2405127(TA33-2405127)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. D, ressortissant sri-lankais, contestant l'arrêté préfectoral du 19 avril 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA33-2501136(TA33-2501136)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête du syndicat CFDT des services de santé et des services sociaux de Dordogne, qui demandait l'annulation du refus de la directrice du centre hospitalier de Périgueux d'attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à une agente. Le tribunal a jugé la requête manifestement irrecevable, car un syndicat ne peut pas introduire lui-même un recours pour excès de pouvoir en lieu et place d'un agent public pour contester un refus de versement de sommes dues. La décision se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter de telles requêtes sans instruction préalable.