Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2407036(TA33-2407036)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. F, agent du centre hospitalier universitaire de Bordeaux victime d'un accident de service reconnu imputable au service le 6 août 2019. Le tribunal a considéré que cette mesure était utile pour évaluer l'ensemble des préjudices subis par l'agent, en vue d'un éventuel recours indemnitaire, et qu'elle ne préjugeait pas des responsabilités. L'expert désigné devra notamment décrire l'état de santé antérieur et actuel de M. F, et déterminer la part imputable à l'accident de service.
N° TA33-2403763(TA33-2403763)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, contestant le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour en tant que membre de famille de citoyen de l'UE, ainsi que le refus de réexamen. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance des articles L. 233-1 à L. 233-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, considérant que les décisions implicites étaient légales et que la demande d'indemnisation pour préjudices n'était pas fondée. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur tous les moyens soulevés.
N° TA33-2405002(TA33-2405002)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 28 septembre 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que la signataire de l'arrêté bénéficiait d'une délégation de signature régulière. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
N° TA33-2405689(TA33-2405689)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux (6ème Chambre) a examiné le recours de M. A C, ressortissant marocain, contre un arrêté du préfet de la Gironde refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. C, estimant que la décision attaquée n'était entachée d'aucune illégalité au regard des textes invoqués.
N° TA33-2405585(TA33-2405585)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux (6ème Chambre) a examiné la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant le refus du préfet de la Gironde d'enregistrer sa demande de titre de séjour pour raisons médicales. Le tribunal a jugé que la décision initiale de refus d'enregistrement du 19 août 2024 avait été implicitement retirée et remplacée par un arrêté du 24 août 2024 refusant le titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français, lequel était devenu définitif. Par conséquent, le tribunal a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision du 19 août 2024. La solution retenue est un non-lieu à statuer, fondée sur les principes du retrait des décisions administratives en cours d'instance.
N° TA33-2206252(TA33-2206252)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du maire de Saucats d’entretenir la voirie située sur la parcelle B n°1307. Le tribunal a jugé que cette parcelle, issue d’un lotissement, n’appartient pas à la commune, aucun transfert de propriété n’étant établi par l’acte notarié de 1989. Il a également écarté la qualification de voie communale ou de chemin rural, faute de preuve d’une propriété communale ou d’une affectation à l’usage public. La décision s’appuie sur les articles L. 161-1 et suivants du code rural et L. 318-3 du code de l’urbanisme.
N° TA33-2206697(TA33-2206697)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du 1er septembre 2022 de la préfète de la Gironde lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et munitions. Le tribunal a estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'article L. 312-3-1 du code de la sécurité intérieure, considérant que le comportement passé de M. A, bien qu'ancien et isolé, justifiait la mesure de sécurité publique. La décision a également confirmé l'inscription au fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes et le retrait de la validation du permis de chasser, en application des articles L. 312-16 et L. 423-15 du code de l'environnement.
N° TA33-2405292(TA33-2405292)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de M. et Mme E contre les arrêtés du préfet de la Gironde refusant leur titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de leur situation, et la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient conformes au droit applicable.
N° TA33-2405294(TA33-2405294)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. et Mme E, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Gironde du 12 juillet 2024 leur refusant un titre de séjour, leur faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, un défaut d’examen sérieux, une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du CESEDA, ainsi qu’une méconnaissance de l’article 8 de la CEDH et de l’article 3-1 de la CIDE. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA33-2502702(TA33-2502702)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale car M. C avait présenté une demande de réexamen de sa demande d'asile. Il a estimé que la décision était suffisamment motivée, que le signataire était compétent et qu'aucune erreur d'appréciation n'avait été commise.
N° TA33-2502675(TA33-2502675)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, ressortissante congolaise, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et l'absence d'habilitation de l'agent ayant mené l'entretien de vulnérabilité. Il a jugé que la décision était fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la demande d'asile avait été déposée au-delà du délai de 90 jours. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA33-2406422(TA33-2406422)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, qui contestait le refus du préfet de la Dordogne de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de défaut de motivation et de violation du droit d’être entendu, jugeant la décision suffisamment motivée et régulière. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, et qu’il n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation. La solution s’appuie notamment sur les articles L. 413-1 à L. 413-6 et L. 426-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA33-2406248(TA33-2406248)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme D épouse A, qui contestait le refus implicite de séjour du préfet de la Gironde. Le tribunal a constaté qu’un arrêté de refus de séjour avec obligation de quitter le territoire, notifié par pli recommandé présenté le 9 avril 2024, s’était substitué à la décision implicite. La requête, enregistrée le 7 octobre 2024, était tardive car déposée après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu par les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative.
N° TA33-2500752(TA33-2500752)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. G D, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 3 janvier 2025 lui retirant son attestation de demande d'asile, lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la directrice de cabinet disposant d'une délégation de signature régulière, et a jugé que le retrait de l'attestation de demande d'asile était légalement fondé sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant la demande d'aide juridictionnelle provisoire accordée, les moyens relatifs à la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 612-8 et L. 612-10 du même code n'ayant pas été retenus.
N° TA33-2403082(TA33-2403082)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté ministériel portant reclassement dans le corps d’encadrement et d’application de la police nationale, assorti de demandes indemnitaires. Par un mémoire enregistré le 28 avril 2025, M. B a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 mai 2025. Aucune condamnation aux dépens ou dommages-intérêts n’a été prononcée.
N° TA33-2502637(TA33-2502637)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. C A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de renouveler son titre de séjour étudiant. M. A B s’est désisté purement et simplement de sa requête par un acte enregistré le 29 avril 2025. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 mai 2025, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA33-2501572(TA33-2501572)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne une demande d'exécution d'un jugement du 19 juin 2024, qui enjoignait au préfet de délivrer une carte de séjour pluriannuelle à Mme A. Le préfet ayant délivré le titre de séjour valable jusqu'en 2028, le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'exécution. La demande d'astreinte devient ainsi sans objet. Les conclusions présentées au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative) sont rejetées.
N° TA33-2406922(TA33-2406922)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise médicale présentée par Mme B. La requérante, qui a chuté le 19 décembre 2023 dans une ornière sur un trottoir bordelais, souhaite déterminer l'étendue de ses séquelles et évaluer ses préjudices en vue d'une action en responsabilité contre Bordeaux Métropole. Le juge estime la mesure utile car elle ne préjuge pas des responsabilités et permettra d'éclairer un éventuel litige au fond. Il désigne un expert avec pour mission d'examiner la victime, de décrire son état de santé, de fixer la date de consolidation et d'évaluer les différents préjudices subis en lien direct avec l'accident.
N° TA33-2502428(TA33-2502428)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester le rejet implicite de sa demande de régularisation de la part fonction de sa prime au titre du régime indemnitaire des ingénieurs. Par un mémoire enregistré le 23 avril 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le président de la 1ère chambre, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 mai 2025. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.
N° TA33-2003537(TA33-2003537)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C, fonctionnaire de La Poste, contestant les retenues sur traitement effectuées suite à l'exercice de son droit de retrait du 1er au 18 avril 2020 durant l'épidémie de Covid-19. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions du requérant, estimant que les décisions de retenue sur traitement étaient légales car le danger grave et imminent justifiant le droit de retrait n'était pas caractérisé au regard des dispositions du décret n° 2011-619 du 31 mai 2011. En conséquence, la responsabilité pour faute de La Poste n'a pas été engagée, et les demandes d'indemnisation et d'injonction ont été rejetées.