Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2502428(TA33-2502428)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester le rejet implicite de sa demande de régularisation de la part fonction de sa prime au titre du régime indemnitaire des ingénieurs. Par un mémoire enregistré le 23 avril 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le président de la 1ère chambre, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 mai 2025. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.
N° TA33-2206252(TA33-2206252)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du maire de Saucats d’entretenir la voirie située sur la parcelle B n°1307. Le tribunal a jugé que cette parcelle, issue d’un lotissement, n’appartient pas à la commune, aucun transfert de propriété n’étant établi par l’acte notarié de 1989. Il a également écarté la qualification de voie communale ou de chemin rural, faute de preuve d’une propriété communale ou d’une affectation à l’usage public. La décision s’appuie sur les articles L. 161-1 et suivants du code rural et L. 318-3 du code de l’urbanisme.
N° TA33-2502292(TA33-2502292)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme B, qui contestait la prolongation de son congé de maladie ordinaire par le préfet, au motif que ce litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire. Mme B soutenait que son arrêt de travail était lié à un accident professionnel survenu en 2010. Le tribunal applique l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale et l'article 2 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, rappelant que les litiges sur l'application de la législation des accidents du travail entre un agent contractuel et son administration employeur sont du ressort des juridictions judiciaires. En conséquence, la requête est rejetée comme ne relevant manifestement pas de la compétence administrative.
N° TA33-2301219(TA33-2301219)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande indemnitaire de Mme A B, agent contractuel, qui contestait le non-renouvellement de ses contrats à durée déterminée par la communauté de communes du Grand Cubzaguais. La requérante invoquait notamment un défaut d'information préalable et l'absence de motivation de la décision de non-renouvellement. Le tribunal a jugé que le refus de renouvellement d'un CDD n'est pas une décision devant être motivée et que l'administration n'a pas à justifier de l'intérêt du service en l'absence de contestation sérieuse de l'agent. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux régissant les agents contractuels de la fonction publique territoriale, sans application spécifique du décret n°88-145 du 15 février 1988.
N° TA33-2303717(TA33-2303717)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par une association et un particulier d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 6 juillet 2023 réglementant l’usage des filets remorqués (chalutage) à moins de trois milles des côtes de la Gironde. Les requérants invoquaient notamment l’absence d’évaluation des incidences Natura 2000, en méconnaissance de l’article L. 414-4 du code de l’environnement, et la violation du principe de précaution. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant la requête collective recevable dès lors que l’association justifiait d’un intérêt à agir. Sur le fond, la décision annule l’arrêté contesté, en retenant que les activités de pêche concernées, situées dans plusieurs sites Natura 2000, auraient dû faire l’objet d’une évaluation préalable de leurs incidences sur les habitats et espèces protégés.
N° TA33-2502516(TA33-2502516)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé par la société Gerthofer, qui contestait le rejet de son offre pour le lot n°2 d'un marché public de construction, ainsi que l'attribution du marché à la société Moron Constructions par la communauté de communes du pays Foyen. La requérante invoquait un manque de transparence et une irrégularité dans la procédure, notamment en raison de l'insuffisance des motifs de rejet de son offre et de l'opacité des sous-critères de notation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société Gerthofer, estimant que la communauté de communes avait suffisamment motivé sa décision et que les sous-critères étaient suffisamment précis et différenciables. En conséquence, la requête a été rejetée, et la société requérante a été condamnée à verser 1 500 euros à la communauté de communes au titre des frais de justice.
N° TA33-2502853(TA33-2502853)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de la société SAS DIMAC, qui contestait l'attribution d'un marché public par le CROUS de Bordeaux-Aquitaine pour le remplacement d'une plonge. La société invoquait le non-respect de plusieurs points du cahier des clauses techniques particulières (CCTP). Le juge a estimé que la requête, bien que pouvant être regardée comme un référé précontractuel au sens de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, était manifestement irrecevable car elle ne formulait aucune conclusion précise. En application de l'article R. 222-1 du même code, la demande a donc été rejetée sans régularisation.
N° TA33-2304571(TA33-2304571)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient l’annulation du refus du département de la Dordogne de leur accorder une subvention au titre du plan de relance pour des travaux d’assainissement. La juridiction a relevé que les requérants n’avaient pas adressé de demande de subvention préalable au département, seul compétent pour instruire ce dossier, et que les travaux étaient déjà réalisés. Le tribunal s’est fondé sur la délibération n° 20-167 du conseil départemental, qui exige un dossier complet adressé avant le 30 juin 2021 et une autorisation préalable aux travaux.
N° TA33-2502841(TA33-2502841)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde suspendant le permis de conduire de M. A pour six mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les éléments fournis ne démontrent pas une nécessité impérieuse du permis pour l'activité professionnelle du requérant, et que la suspension répond à des exigences de sécurité routière face à une infraction grave (conduite sous stupéfiants). La requête est donc rejetée sans examen du moyen tiré du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA33-2304143(TA33-2304143)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B, fonctionnaire territoriale, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du président du conseil départemental de la Dordogne du 19 juin 2023 refusant de reconnaître l’imputabilité au service d’une reviviscence de symptômes anxiodépressifs survenue le 22 février 2023 et de lui verser des indemnités journalières. Le tribunal a examiné la légalité du refus de reconnaissance d’imputabilité au service, en application du décret n°87-602 du 30 juillet 1987, et a rejeté le moyen tiré d’un vice de procédure. S’agissant des conclusions relatives au refus de versement d’indemnités journalières, le tribunal a relevé d’office que celles-ci relèvent de la compétence des juridictions de l’ordre judiciaire, en application du code de la sécurité sociale. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme B.
N° TA33-2303048(TA33-2303048)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de l'EARL Vignoble Bernard contestant le refus de FranceAgriMer de lui accorder une aide à l'investissement vitivinicole. La société soutenait notamment que la décision de refus était insuffisamment motivée et entachée d'erreur de fait, car le formulaire exigé n'était pas téléchargeable. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision de FranceAgriMer était légale au regard des textes applicables, dont le règlement (UE) n° 1308/2013 et la décision de la directrice générale de FranceAgriMer.
N° TA33-2303311(TA33-2303311)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, technicien principal, qui contestait l'arrêté du maire de La Teste-de-Buch du 3 avril 2023 établissant la liste d'aptitude au grade d'ingénieur territorial, au motif qu'il n'y figurait pas. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'irrecevabilité du mémoire en défense, la délibération habilitant le maire à ester en justice ayant été régulièrement publiée avant l'entrée en vigueur des nouvelles règles de publicité électronique. Sur le fond, il a jugé que le moyen relatif au non-respect de la procédure d'évaluation et des lignes directrices de gestion n'était pas fondé, sans plus de précisions dans l'extrait fourni. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2304919(TA33-2304919)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D, agent stagiaire de la commune de Cenon, qui contestait son exclusion définitive du service. La sanction, prononcée après avis du conseil de discipline, faisait suite à une agression verbale et physique envers une collègue dans une école maternelle. Le tribunal a jugé que ces faits constituaient une faute grave et que la sanction d'exclusion définitive, prévue à l'article 6 du décret n° 92-1194 du 4 novembre 1992, n'était pas disproportionnée. Les moyens de la requérante, notamment l'absence de prise en compte de ses évaluations antérieures, ont été écartés comme inopérants.
N° TA33-2303276(TA33-2303276)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête des sociétés Vandermeersch V.I et Transport Vandermeersch, qui demandaient l’annulation de quatre arrêtés préfectoraux ordonnant l’évacuation de véhicules hors d’usage (VHU) et l’occupation temporaire de leurs sites à Coutras et Saint-Médard-de-Guizières. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut d’information préalable du procureur de la République lors des inspections, estimant que les dispositions des articles L. 172-4 et L. 172-5 du code de l’environnement n’avaient pas été méconnues. Il a également jugé que les véhicules entreposés, dont le poids dépassait 3,5 tonnes, pouvaient être qualifiés de VHU au sens de l’article R. 543-154 du code de l’environnement, et que la société Transport Vandermeersch était bien concernée par les mesures. En conséquence, la solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions des requérantes.
N° TA33-2406231(TA33-2406231)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande du syndicat mixte d'aménagement des bassins versants de l'Artigue et de la Maqueline (SMBVAM). Cette mesure vise à déterminer la nature et les causes des désordres affectant les portes à flots du Despartins, notamment des infiltrations d'eau et la dégradation du seuil d'étanchéité, constatés en août 2021. Le tribunal a jugé la demande utile, sans préjuger des responsabilités, et a rendu les opérations d'expertise opposables à la société L'Auxiliaire, assureur de la société Buesa depuis 2021.
N° TA33-2302420(TA33-2302420)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A C, devenu majeur, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis suite à une agression commise le 29 mars 2019 par un mineur placé sous la garde du département de Lot-et-Garonne. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute du département, conformément aux principes applicables aux mineurs confiés à un service départemental dans le cadre d’une mesure d’assistance éducative (articles 375 et suivants du code civil). Il a condamné le département à verser à la caisse primaire d’assurance maladie des Pyrénées-Atlantiques la somme de 1 635,31 euros au titre des débours exposés. Le tribunal n’a pas statué sur les préjudices personnels de M. C dans cet extrait, la décision complète n’étant pas reproduite.
N° TA33-2502603(TA33-2502603)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 31 janvier 2025 par lequel la maire du Teich a refusé à la société Free Mobile un permis de construire pour un pylône de téléphonie. La condition d'urgence, invoquée par la société requérante au regard de l'intérêt public lié à la couverture mobile, n'a pas été jugée suffisante. Le tribunal a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en ce qui concerne la méconnaissance des articles L. 121-8 et R. 111-27 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA33-2303850(TA33-2303850)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, adjointe technique territoriale, qui contestait une note du 11 janvier 2023 modifiant rétroactivement son intitulé de poste d'"aide cuisine" à "agent d'entretien et de restauration". Le tribunal a jugé que cette note constituait une simple mesure d'ordre intérieur, insusceptible de recours, car elle ne portait pas atteinte aux droits statutaires, à la rémunération ou aux responsabilités de l'agent, mais se bornait à corriger une erreur matérielle dans l'intitulé du poste. Par conséquent, les conclusions en annulation et indemnitaires ont été déclarées irrecevables. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs aux mesures d'ordre intérieur.
N° TA33-2502865(TA33-2502865)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A visant à suspendre l’exécution d’un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. La demande a été jugée irrecevable car le requérant n’a pas joint la copie de sa requête au fond, comme l’exige l’article R. 522-1 du même code. Par conséquent, l’aide juridictionnelle provisoire a également été refusée, la requête étant manifestement irrecevable.
N° TA33-2502593(TA33-2502593)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par la commune de Sainte-Croix-du-Mont pour obtenir l'expulsion de Mme C, occupante sans titre du domaine public communal (site "Les Grottes"). La commune invoquait l'urgence et l'utilité de la mesure, son successeur désigné par une nouvelle convention d'occupation temporaire ne pouvant prendre possession des lieux depuis le 1er avril 2025. Le juge des référés a fait droit à la demande, enjoignant à Mme C de libérer les lieux et de restituer les clés sous astreinte, en application des dispositions du code général de la propriété des personnes publiques.