Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2502617(TA33-2502617)
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête en référé suspension de M. B A C, ressortissant brésilien, qui contestait la décision du préfet de la Charente du 19 avril 2025 fixant le pays de destination de sa reconduite d'office. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas établie et qu'aucun moyen soulevé n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande est rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2502865(TA33-2502865)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A visant à suspendre l’exécution d’un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. La demande a été jugée irrecevable car le requérant n’a pas joint la copie de sa requête au fond, comme l’exige l’article R. 522-1 du même code. Par conséquent, l’aide juridictionnelle provisoire a également été refusée, la requête étant manifestement irrecevable.
N° TA33-2502607(TA33-2502607)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. F, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 27 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013. Il a considéré que la décision était légale et a confirmé le transfert vers l'Espagne, responsable de la demande d'asile en vertu du règlement Dublin III.
N° TA33-2502608(TA33-2502608)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme F, ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la violation des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était légale et a refusé de faire application de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du même règlement. La solution retenue confirme la responsabilité de l'Espagne pour l'examen de la demande d'asile.
N° TA33-2502089(TA33-2502089)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d'une demande d'exécution d'un jugement du 19 juin 2024 annulant des arrêtés préfectoraux d'éloignement et enjoignant au préfet de la Gironde de réexaminer sa situation. Constatant que le préfet n'avait pas procédé au réexamen malgré la délivrance d'autorisations provisoires de séjour, le tribunal a prononcé une astreinte de 50 euros par jour à l'encontre de l'État, passé un délai d'un mois, pour assurer l'exécution complète du jugement. La décision applique les articles L. 911-4 du code de justice administrative et L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2502489(TA33-2502489)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS Derichebourg Energie EP. Celle-ci contestait le rejet de son offre dans le cadre d'un marché public de rénovation de l'éclairage public pour la commune de Blaye, invoquant notamment une motivation insuffisante, une rupture d'égalité de traitement et l'irrégularité du dossier de consultation. Le juge a estimé que la notification de rejet était suffisamment motivée et que l'offre de la requérante était irrégulière en raison d'une méconnaissance des prescriptions du CCTP, lequel prévalait sur le BPU pour l'appréciation de la conformité de l'offre. La solution retenue s'appuie sur les principes de transparence et d'égalité de traitement des candidats issus du code de la commande publique.
N° TA33-2502338(TA33-2502338)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de M. C, ressortissant congolais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour par le préfet de la Gironde. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision contestée n'étant pas un refus de renouvellement mais un refus de premier titre sur un autre fondement (L. 425-9 du CESEDA), et que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte suffisamment grave à sa situation professionnelle. Aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation, méconnaissance des articles L. 422-1, L. 425-9 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté.
N° TA33-2502774(TA33-2502774)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SARL Mathon. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté du maire de Bergerac du 24 mars 2025 supprimant les places de stationnement rue Saint-Martin, invoquant une perte de chiffre d'affaires pour sa boulangerie-pâtisserie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la commune ayant créé des places de stationnement "arrêt minute" à proximité immédiate du commerce, et qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2502598(TA33-2502598)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant russe, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 4 avril 2025 ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la cheffe du bureau de l'asile bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants pour démontrer l'existence de défaillances systémiques en Croatie justifiant l'application de la clause discrétionnaire prévue à l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, ni une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a donc été confirmée.
N° TA33-2502697(TA33-2502697)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance du droit à l'information prévu par le règlement (UE) n° 604/2013, et l'absence d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de la clause discrétionnaire. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert vers la Belgique, État membre responsable de la demande d'asile.
N° TA33-2502816(TA33-2502816)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la demande de suspension d’un refus de titre de séjour opposé à une ressortissante algérienne par le préfet de la Gironde. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge des référés estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, la décision ne constituant ni un refus de renouvellement ni un retrait de titre, et la requérante ne justifiant pas d’une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête est rejetée sans examen des moyens soulevés, incluant la demande d’aide juridictionnelle provisoire et les frais de justice.
N° TA33-2406735(TA33-2406735)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du 30 septembre 2024 de la préfète de la Dordogne lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que la préfète avait procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA33-2502458(TA33-2502458)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par Mme A B, assistante familiale, contestant la décision du 13 février 2025 lui retirant son agrément et celle du 25 février 2025 prononçant son licenciement par le département de la Dordogne. La requérante invoque l'urgence liée à la perte de ses revenus et fait valoir plusieurs moyens sérieux, notamment l'incompétence de l'auteur des actes, l'insuffisance de motivation, des vices de procédure affectant la commission consultative paritaire, la méconnaissance des droits de la défense et des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles. Le département conteste l'urgence et la réalité des doutes sérieux. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure porte sur l'appréciation de ces conditions pour suspendre les décisions attaquées.
N° TA33-2502424(TA33-2502424)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi en référé suspension par M. B, exploitant d'une pêcherie professionnelle, contestant l'arrêté préfectoral du 20 février 2025 interdisant l'usage du verveux à maille de 27 mm du 1er février au 31 juillet en Lot-et-Garonne. Le requérant invoquait l'urgence économique (risque de faillite) et environnementale (prédation des silures sur les poissons migrateurs), et soutenait que l'interdiction était disproportionnée et entachée d'erreurs de droit et d'appréciation au regard des articles L. 430-1 et R. 435-16 du code de l'environnement. Le préfet a opposé l'absence d'urgence, arguant de l'existence d'alternatives comme la pêche au cordeau et de la primauté de la protection des espèces migratrices. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais la décision porte sur l'appréciation des conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour suspendre un arrêté réglementaire de police de la pêche.
N° TA33-2502473(TA33-2502473)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant roumain, contestant un arrêté préfectoral du 9 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, le secrétaire général de la préfecture disposant d'une délégation régulière. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge estimant que les moyens soulevés, notamment l'erreur d'appréciation et le défaut de base légale, ne sont pas fondés. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code de procédure pénale.
N° TA33-2502544(TA33-2502544)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 13 avril 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la secrétaire générale de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que l'assignation à résidence était légale, car l'éloignement de l'intéressé, faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, demeurait une perspective raisonnable, et ce malgré ses précédentes assignations. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et L. 731-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2502533(TA33-2502533)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de refus, fondée sur l’article D. 551-20 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) en raison d’une demande de réexamen de l’asile, était suffisamment motivée. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de la vulnérabilité du requérant n’était pas établi, faute de pièces justificatives suffisantes. La solution retenue confirme la légalité du refus de l’OFII au regard des textes applicables, notamment le CESEDA.
N° TA33-2502475(TA33-2502475)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation d'éloignement de 72 heures, a rejeté les requêtes de Mme C et M. A, ressortissants guinéens, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Gironde ordonnant leur transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de leur demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) concernant l'information et l'entretien individuel, ainsi que l'absence de mise en œuvre de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et des conclusions accessoires, sur le fondement des règlements européens précités et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2502779(TA33-2502779)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur du 13 février 2025 entraînant la perte de validité du permis de conduire de M. A pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant ayant attendu près de deux mois pour saisir le tribunal après avoir eu connaissance de la décision, et n’ayant pas démontré une urgence plus impérieuse que l’intérêt public lié à la sécurité routière, compte tenu de la gravité des infractions commises. La requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens tirés du défaut d’information préalable (article R. 223-3 du code de la route) ou de la non-prise en compte des récupérations de points (article L. 223-6 du même code).
N° TA33-2407030(TA33-2407030)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme D d’une demande d’expertise judiciaire sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Elle impute à la commune de Preignac des infiltrations d’eau dans sa cave, consécutives à des travaux de voirie et d’écluses réalisés en 2016 et 2019. Le juge des référés a fait droit à cette demande, estimant la mesure utile pour établir l’origine des désordres, déterminer les travaux nécessaires et chiffrer les préjudices, sans préjuger des responsabilités. L’expert désigné devra notamment examiner les lieux, rechercher les causes des infiltrations, proposer des solutions et évaluer l’ensemble des préjudices subis.