Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
20 755 décisions disponibles — page 288/1038
N° TA33-2403765(TA33-2403765)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait la décision du 23 avril 2024 autorisant son licenciement pour motifs disciplinaires. La requête ne contenait aucun moyen et n’avait pas été régularisée dans le délai de recours contentieux, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code, a été rendue par le président de la 3ème chambre.
N° TA33-2404243(TA33-2404243)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet lui a accordé une carte de résident valable dix ans. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction, devenues sans objet. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
N° TA33-2502551(TA33-2502551)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai des occupants sans titre d'un bâtiment du domaine public portuaire. Saisi par le Grand Port Maritime de Bordeaux, le juge a constaté une situation d'urgence caractérisée par des risques pour la salubrité et la sécurité publiques (absence d'équipements sanitaires, risque d'incendie). L'occupation illégale ne faisant l'objet d'aucune contestation sérieuse, la mesure utile a été accordée, avec le concours de la force publique si nécessaire. La décision se fonde sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.
N° TA33-2502406(TA33-2502406)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 20 février 2025 prolongeant le placement à l'isolement de M. A B au centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée pour ce type de mesure et que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation, faute pour l'administration de justifier d'un risque actuel pour la sécurité, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Cette solution s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code pénitentiaire.
N° TA33-2501950(TA33-2501950)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. D, ressortissant camerounais, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, l'interdiction de retour de trois ans et l'assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les dispositions des articles L. 313-11 7° et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des arrêtés préfectoraux.
N° TA33-2502363(TA33-2502363)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Coanda Energies. Celle-ci contestait son éviction de plusieurs lots d'un accord-cadre passé par le département de la Gironde, invoquant notamment une insuffisance de motivation du rejet de son offre et une dénaturation du sous-critère "moyens humains". Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut d'information était devenu sans objet en cours d'instance et que le grief de dénaturation, qui portait en réalité sur l'appréciation de la valeur de l'offre, était inopérant dans le cadre d'un référé précontractuel. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la société requérante.
N° TA33-2500791(TA33-2500791)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Queyrac pour un bâtiment agricole photovoltaïque. Le préfet s’est désisté de son recours par un mémoire enregistré le 17 avril 2025. Par ordonnance du 24 avril 2025, la présidente de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2501563(TA33-2501563)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d'une demande d'exécution d'un jugement du 21 décembre 2023 enjoignant au préfet de la Gironde de réexaminer sa demande de titre de séjour. Le tribunal constate que cette injonction a été exécutée par un arrêté du 17 juin 2024, dont la légalité a été confirmée par un jugement du 31 octobre 2024. En conséquence, les conclusions de la requête sont devenues sans objet, et il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2502592(TA33-2502592)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur le recours pour excès de pouvoir de Mme A, ressortissante guinéenne, contre la décision du ministre de l'intérieur du 16 avril 2025 refusant son entrée en France au titre de l'asile et ordonnant son réacheminement. La requérante invoquait des risques de traitements inhumains en raison d'un mariage forcé et de l'excision de ses filles. Le tribunal a rejeté sa demande d'annulation, considérant que sa demande d'asile était manifestement infondée au sens des articles L. 351-1 et L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de crédibilité suffisante.
N° TA33-2502339(TA33-2502339)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et des droits de la défense, ainsi que les risques de traitements inhumains en Espagne ou en cas de renvoi au Pakistan. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, le tribunal estimant que les moyens invoqués n'étaient pas fondés au regard des textes applicables, dont le règlement Dublin III et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2502337(TA33-2502337)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante mauritanienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités néerlandaises pour l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la violation des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), estimant que la procédure d'information et d'entretien était régulière. Le tribunal a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA33-2407711(TA33-2407711)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 54 400 euros en réparation des préjudices liés aux délais de traitement de sa demande de titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable pour deux motifs : d'une part, M. B n'a pas justifié avoir formé une demande préalable indemnitaire auprès de l'administration, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative. D'autre part, il n'a pas constitué avocat, alors que le ministère d'avocat est obligatoire pour ce type de litige indemnitaire en vertu des articles R. 431-2 et R. 431-3 du même code. Malgré une demande de régularisation, M. B n'a pas produit les pièces requises ni mandaté un avocat, entraînant le rejet de sa requête par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 4°.
N° TA33-2502314(TA33-2502314)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation de l'article 17 du même règlement. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans détailler l'analyse dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2502312(TA33-2502312)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de M. A, ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral du 1er avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, assorti d'une interdiction de retour d'un an, et contre une décision d'assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de la violation du droit d'être entendu. Il a estimé que la mesure d'éloignement était justifiée et que l'assignation à résidence était proportionnée, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les demandes de M. A ont donc été rejetées.
N° TA33-2502311(TA33-2502311)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. G E B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) relatifs à l'information et à l'entretien individuel, ainsi que la violation de l'article 17 du même règlement concernant l'état de santé du requérant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
N° TA33-2502310(TA33-2502310)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D, ressortissante afghane, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 31 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités bulgares pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et d'examen réel et sérieux, ainsi que la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (dit "Dublin III"). Il a jugé que l'erreur matérielle dans l'arrêté (qualifiant le frère d'époux) était sans incidence sur la détermination de l'État responsable et que les conditions de l'entretien individuel étaient conformes. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2502309(TA33-2502309)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 31 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités bulgares pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen réel et sérieux, la violation des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du même règlement. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de transfert, en application des critères de détermination de l'État membre responsable prévus par le règlement Dublin III.
N° TA33-2502281(TA33-2502281)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, ressortissant somalien, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités autrichiennes, responsables de sa demande d'asile. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), et le risque de renvoi en Somalie en violation des articles 2 et 3 de la CEDH. Il a estimé que le transfert vers l'Autriche, qui a accepté la reprise en charge, ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans application des textes relatifs à l'aide juridictionnelle ou aux frais de justice.
N° TA33-2502273(TA33-2502273)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté de transfert de M. C vers les autorités bulgares, pris par le préfet de la Gironde. La décision a été annulée en raison de la méconnaissance de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, le préfet n'ayant pas apporté la preuve de la remise au requérant des brochures d'information A et B, garantie essentielle pour le demandeur d'asile. Le tribunal a également admis M. C au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. Il a enjoint à l'État de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai d'un mois.
N° TA33-2501144(TA33-2501144)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A B contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 18 février 2025 refusant son titre de séjour en tant que conjointe de Français et lui faisant obligation de quitter le territoire. La requérante s'est bornée à confirmer la séparation du couple et sa résidence à l'étranger, sans soulever de moyens utiles. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des moyens inopérants.