Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2402237(TA33-2402237)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours en plein contentieux contestant une décision de retrait de points (48 SI) sur son permis de conduire. Le ministre de l’Intérieur a informé le tribunal que, suite à la prise en compte de stages de sensibilisation, le solde de points du requérant était désormais crédité de 6 points, rendant le litige sans objet. Invité par le tribunal à confirmer le maintien de ses conclusions, l’avocat de M. B n’a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte du désistement d’instance de M. B.
N° TA33-2400770(TA33-2400770)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre une obligation de quitter le territoire, cette décision étant inexistante. Sur le fond, il a annulé le refus de séjour, estimant que le préfet avait commis une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'ancienneté et de la stabilité de l'insertion professionnelle de M. B dans le secteur de la restauration.
N° TA33-2306067(TA33-2306067)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B D, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Dordogne de lui délivrer un agrément d’assistante familiale. La décision attaquée a été jugée légalement motivée et signée par une autorité compétente bénéficiant d’une délégation régulière. Le tribunal a également estimé que le refus n’était pas entaché d’erreur d’appréciation au regard des articles L. 421-3 et R. 421-3 du code de l’action sociale et des familles, les conditions d’accueil ne garantissant pas suffisamment la sécurité, la santé et l’épanouissement des mineurs. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA33-2303982(TA33-2303982)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SARL AU GOUT DU JOUR, qui demandait la condamnation de Bordeaux Métropole à l’indemniser d’un préjudice de perte de chiffre d’affaires (87 220 euros) lié à des travaux publics sur le cours du général de Gaulle. La juridiction a estimé que la société n’établissait pas le caractère anormal et spécial de son préjudice, ni un lien de causalité direct entre les travaux et les pertes alléguées, notamment en raison de l’absence d’accès rendu impossible ou excessivement difficile à son établissement. Le tribunal a également relevé que la baisse de chiffre d’affaires était en partie imputable à la crise sanitaire et non exclusivement aux travaux. La demande fondée sur la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage pour dommages de travaux publics a donc été rejetée, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2205644(TA33-2205644)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de la commune de Lanton à lui verser 398 euros en remboursement de sa franchise suite à un accident de la circulation survenu le 18 avril 2022. M. A invoquait la responsabilité de la commune pour défaut de signalisation des plots automatiques, sur le fondement de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a estimé que l'accident était uniquement imputable à la conduite de M. A, les plots étant parfaitement visibles en raison de la bonne visibilité, des bandes réfléchissantes et du panneau "cédez le passage" imposant un ralentissement. La demande indemnitaire a donc été rejetée, et les conclusions de la commune au titre des frais de justice ont également été écartées.
N° TA33-2501597(TA33-2501597)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, ressortissant centrafricain, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 3 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Après avoir examiné les moyens soulevés, notamment la violation des articles 4, 5, 17, 21 et 26 du règlement (UE) n° 604/2013, le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé et que la procédure de détermination de l'État responsable avait été régulièrement menée. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation et des demandes accessoires.
N° TA33-2502364(TA33-2502364)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Gironde refusant à M. A la délivrance d'une carte professionnelle de chauffeur VTC et taxi. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour le requérant d'apporter des éléments précis et circonstanciés sur son préjudice professionnel et financier. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA33-2502336(TA33-2502336)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du 4 mars 2025 par lequel le préfet du Cher a suspendu le permis de conduire de M. A pour quatre mois et quinze jours suite à un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la promesse d'embauche invoquée n'est pas établie et que la suspension répond à des exigences de sécurité routière. La requête est rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2500497(TA33-2500497)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de réintégration au sein du service départemental d'incendie et de secours de la Gironde. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, notamment les conséquences sur sa vie privée et les vices de procédure pénale, étaient inopérants. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens inopérants.
N° TA33-2502187(TA33-2502187)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet de la Gironde du 11 avril 2025 refusant à Mme A, ressortissante guinéenne, la délivrance d'une carte de résident. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA33-2502403(TA33-2502403)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 5 décembre 2024 du service départemental d'incendie et de secours de la Gironde refusant la réintégration de M. B. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment les conséquences sur sa vie privée et les vices de procédure pénale allégués, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. De plus, l'urgence n'était pas établie. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2502334(TA33-2502334)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la demande de suspension présentée par Mme C, qui contestait le refus de l'université de Bordeaux de la recruter en contrat à durée déterminée. La requérante invoquait l'urgence en raison de l'impact sur un projet de recherche et de sa situation de précarité, ainsi que des moyens sérieux tenant à l'insuffisance de motivation et à l'erreur de droit. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour Mme C d'établir que le projet ne pourrait être confié à une autre personne et de justifier concrètement sa précarité économique. La requête est donc rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2502238(TA33-2502238)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde suspendant le permis de conduire de M. B pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les conséquences professionnelles et personnelles invoquées par le requérant ne suffisaient pas à caractériser une atteinte grave et immédiate justifiant une suspension, compte tenu des exigences de sécurité routière liées à l'infraction. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés.
N° TA33-2406382(TA33-2406382)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule le contrat à durée déterminée par lequel la communauté d'agglomération du Grand Périgueux a recruté Mme C B comme éducatrice de jeunes enfants. Le tribunal retient que la procédure de recrutement a méconnu le délai minimal d'un mois entre la publication de la vacance d'emploi et la conclusion du contrat, prévu par l'article 2 du décret n°2019-1414 du 19 décembre 2019. Cette illégalité suffit à justifier l'annulation du contrat, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés par le préfet de la Dordogne.
N° TA33-2406383(TA33-2406383)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par le préfet de la Dordogne d’un déféré en excès de pouvoir, annule le contrat à durée déterminée par lequel la communauté d’agglomération du Grand Périgueux a recruté Mme C comme chargée de projets. Le tribunal constate que la procédure de recrutement a méconnu les dispositions des articles L. 332-8 du code général de la fonction publique et 2-3 à 2-9 du décret n°88-145 du 15 février 1988. En l’absence de document établissant le caractère infructueux du recrutement d’un fonctionnaire et sans présélection ni entretien préalable, la collectivité n’a pas justifié du respect des règles applicables au recrutement d’agents contractuels sur un emploi permanent. Par suite, le contrat est annulé pour excès de pouvoir.
N° TA33-2306848(TA33-2306848)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. C, qui contestait sa radiation des cadres du service départemental d'incendie et de secours de la Gironde. Le tribunal a constaté que l'administration se trouvait en situation de compétence liée pour prononcer cette radiation, en raison de la privation des droits civiques de l'intéressé prononcée par le juge pénal. Les moyens soulevés par M. C, notamment l'inadaptation de la sanction et les vices de procédure pénale, ont été jugés inopérants car ils ne remettaient pas en cause cette compétence liée. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2407086(TA33-2407086)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi de deux requêtes distinctes de Mme A I et Mme B I, a examiné la légalité des arrêtés du 26 juillet 2024 par lesquels le préfet de la Gironde a refusé de leur délivrer un titre de séjour, les a obligées à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Les requérantes contestaient notamment la compétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et, pour Mme A I, de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées, que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que les stipulations conventionnelles invoquées n'étaient pas violées. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, confirmant la légalité des arrêtés préfectoraux.
N° TA33-2306928(TA33-2306928)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A, agent de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Nouvelle-Aquitaine, pour contester son licenciement prononcé le 16 juin 2023. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, l'absence de consultation de la commission paritaire et une méconnaissance des règles de reclassement. Le tribunal a annulé la décision de licenciement, en se fondant sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, au motif que la décision attaquée ne comportait aucun visa de texte ni énoncé des considérations de droit et de fait, la rendant insuffisamment motivée.
N° TA33-2502567(TA33-2502567)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé liberté sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Le juge a estimé que la requête, confuse et inintelligible, ne permettait pas d'identifier les atteintes graves et manifestement illégales à des libertés fondamentales, ni de démontrer l'urgence requise. En l'absence de pièces justificatives, la demande a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2502305(TA33-2502305)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. B, ressortissant malien. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, le requérant ne justifiant pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation, et que les moyens invoqués ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'organiser une audience.