Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2304248(TA33-2304248)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C F, qui contestait les avis de mise en recouvrement émis à son encontre en qualité de codébiteur solidaire des dettes fiscales de la SCEA M F, pour un montant total de 48 510,73 euros. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale n'était pas tenue de démontrer l'insolvabilité de la société, dès lors que ses créances avaient été inscrites au passif de la liquidation judiciaire de la société, prononcée le 2 avril 2021. Il a également écarté les moyens de prescription, d'incompétence territoriale et d'irrégularité des avis, en application des articles L. 274 du livre des procédures fiscales et 1857 à 1859 du code civil.
N° TA33-2304249(TA33-2304249)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme G F, qui contestait son obligation de payer 265 474,65 euros en tant que codébitrice solidaire de la société M F et ayant droit de son fils. La requérante invoquait notamment la prescription de l'action et l'incompétence de l'autorité émettrice des avis de mise en recouvrement. Le tribunal a jugé que l'administration, ayant déclaré sa créance dans le cadre de la liquidation judiciaire de la société et renouvelé son inscription, n'avait pas à prouver l'insolvabilité préalable de la personne morale pour poursuivre les associés. La solution s'appuie sur les articles 1857, 1858 et 1859 du code civil, ainsi que sur l'article L. 274 du livre des procédures fiscales.
N° TA33-2304272(TA33-2304272)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté l'opposition formée par Mme B contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Gironde pour le recouvrement d'un indu de 647,46 euros, correspondant à un trop-perçu d'allocation de logement sociale et de prime d'activité. La requérante contestait la base légale de la dette et l'absence de prise en compte de son statut d'étudiante infirmière et de ses revenus d'activité salariée. Le tribunal a jugé que l'indu était fondé, notamment en application de l'article R. 822-14 du code de la construction et de l'habitation et de l'article L. 842-4 du code de la sécurité sociale, qui imposent la prise en compte des revenus professionnels. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA33-2304359(TA33-2304359)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. et Mme B, qui contestaient un redressement fiscal de 242 741 euros consécutif à la remise en cause de l'exonération de plus-value sur la vente de leur maison, l'administration estimant qu'il ne s'agissait pas de leur résidence principale. Le tribunal a jugé que les requérants apportaient des éléments suffisants (factures d'eau et d'électricité, taxe d'habitation, attestations) démontrant qu'ils habitaient effectivement ce bien à la date de la cession. En application de l'article 150 U du code général des impôts, la plus-value réalisée lors de la cession de la résidence principale est exonérée d'impôt. Par conséquent, le tribunal a prononcé la décharge des impositions contestées et condamné l'État à verser 1 500 euros aux requérants au titre des frais de justice.
N° TA33-2407232(TA33-2407232)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, ressortissant sénégalais, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de deux ans prise par le préfet de la Gironde. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales. Les textes appliqués incluent l'accord franco-sénégalais, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA33-2304117(TA33-2304117)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus de la CAF de la Gironde de lui accorder une remise gracieuse de deux indus d'aide personnalisée au logement (APL), d'un montant total de 2 658,86 euros. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que si la requérante était de bonne foi, elle ne justifiait pas d'une situation de précarité suffisante pour que le remboursement compromette durablement l'équilibre de son budget. La solution a été fondée sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2304119(TA33-2304119)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux social, a rejeté la demande de Mme A tendant à obtenir la remise gracieuse de deux indus d'allocation de logement sociale (ALS) d'un montant total de 1 617 euros. Si le juge a reconnu la bonne foi de la requérante, il a estimé que sa situation financière, caractérisée par un salaire mensuel d'environ 2 544 euros, ne démontrait pas une précarité telle que le remboursement compromettrait durablement l'équilibre de son budget. La solution est fondée sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui subordonnent la remise de dette à une situation de précarité.
N° TA33-2400604(TA33-2400604)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Gironde de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a estimé que les éléments médicaux fournis par le requérant ne démontraient pas une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine, conformément aux critères de l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et d'attribution de la carte.
N° TA33-2303452(TA33-2303452)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, était saisi par Mme A d’un recours contre deux décisions de la CAF de la Dordogne refusant la remise totale d’un indu d’allocation de logement familiale (87,29 €) et n’accordant qu’une remise partielle (68,60 €) d’un indu de prime exceptionnelle de fin d’année (274,41 €). Le juge a rappelé qu’il lui appartient, en plein contentieux, de se prononcer lui-même sur la demande de remise au regard des dispositions des articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale. Si la bonne foi de la requérante a été reconnue, le tribunal a estimé qu’elle n’établissait pas que le remboursement du solde de sa dette compromettrait durablement l’équilibre de son budget. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA33-2407077(TA33-2407077)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus du préfet de Lot-et-Garonne de lui délivrer un titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, en se fondant sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA33-2500343(TA33-2500343)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation de la Gironde le 10 octobre 2024 pour un hébergement. Constatant qu'aucune offre ne lui avait été proposée dans les délais réglementaires, le juge a enjoint au préfet de la Gironde de lui proposer une place dans une structure d'hébergement adaptée dans un délai d'un mois, sans assortir cette injonction d'une astreinte.
N° TA33-2306592(TA33-2306592)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 559,91 euros pour la période de septembre à novembre 2022. La requérante invoquait sa bonne foi et sa situation financière précaire. Le tribunal a reconnu sa bonne foi, mais a estimé qu’elle n’avait pas démontré que le remboursement compromettrait durablement l’équilibre de son budget. La décision s’appuie sur les articles L. 262-46, L. 262-2, R. 262-5 et R. 262-37 du code de l’action sociale et des familles.
N° TA33-2303971(TA33-2303971)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de la société Langon Distribution, qui contestait des rehaussements d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2016 et 2017. La société demandait la décharge de ces impositions, notamment en raison de la réintégration d'une perte sur créance irrécouvrable liée à la liquidation d'une société en nom collectif portugaise (Bobadela Expansion) et d'un amortissement exceptionnel pour un projet de déménagement. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n'avait pas apporté la preuve suffisante de la déductibilité de ces charges, conformément aux articles 38 et 39 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et de restitution des sommes.
N° TA33-2500784(TA33-2500784)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A contestant un titre exécutoire de 3 000 euros pour le financement du raccordement de sa propriété au réseau d'assainissement collectif. Les moyens soulevés par le requérant, relatifs à l'existence d'une alternative moins coûteuse, à ses difficultés financières et à sa capacité de paiement, ont été jugés inopérants. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance du président de la 4ème chambre.
N° TA33-2501122(TA33-2501122)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. D, ressortissant ukrainien, d'une demande d'annulation de l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités polonaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet, estimant que le délai de recours n'était pas opposable en raison d'une notification irrégulière. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, mais a retenu le moyen tiré de l'erreur de droit, considérant que le préfet ne pouvait fonder la décision de transfert sur l'article 12.1 du règlement (UE) n° 604/2013 dès lors que le titre de séjour de M. D en Pologne était périmé. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté de transfert et enjoint au préfet de délivrer une attestation de demande d'asile.
N° TA33-2502128(TA33-2502128)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête du maire de Pauillac qui demandait la désignation d’un expert pour constater l’état d’un immeuble et ordonner des mesures de sécurité. Le juge a estimé que les éléments invoqués (infiltrations, installation électrique dangereuse, défaut d’entretien) relevaient d’une situation d’insalubrité au sens du 4° de l’article L. 511-2 du code de la construction et de l’habitation, et non d’un péril imminent. En conséquence, la procédure applicable est celle de l’article L. 511-8, confiant le constat aux services compétents, et non celle de l’article L. 511-9 qui permet au tribunal de désigner un expert en cas de péril. La demande a donc été rejetée.
N° TA33-2502144(TA33-2502144)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de Mme E, ressortissante algérienne, contestant un arrêté du préfet de la Gironde du 26 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, avec une interdiction de retour de trois ans, et une assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a joint les deux requêtes et accordé l'aide juridictionnelle provisoire. Il a jugé que la compétence du signataire de l'arrêté était établie par une délégation régulière, et que la décision d'éloignement était suffisamment motivée au regard de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen individualisé et d'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.
N° TA33-2502178(TA33-2502178)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, un ressortissant burkinabé, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen de sa situation, et la violation des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Il a jugé que la procédure était régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2502497(TA33-2502497)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête du syndicat CGT des territoriaux de Bègles qui demandait la suspension d'une note de service du maire de Bègles du 19 juin 2023. Cette note réglementait l'exercice du droit de grève en imposant une participation de la prise de service jusqu'à la fin de celui-ci, ce que le syndicat estimait être une atteinte grave et manifestement illégale à ce droit. Le juge a considéré que la requête était manifestement mal fondée, car la note ne prévoyait pas de retenue sur la totalité du traitement pour une grève partielle, mais se bornait à appliquer les dispositions législatives (articles L. 711-1 et L. 711-2 du code général de la fonction publique) selon lesquelles le service non fait n'est pas rémunéré. Il a également jugé que les grèves "perlées" ou "tournantes" ne constituent pas un exercice normal du droit de grève et peuvent être réglementées pour des motifs de continuité du service.
N° TA33-2502487(TA33-2502487)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, mineur isolé guinéen, qui demandait à être accueilli provisoirement par le département de la Gironde. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, car la prise en charge de l'intéressé était maintenue jusqu'au 19 septembre 2025 et que le département n'avait pas manifesté l'intention d'y mettre fin. Il a également relevé que M. A avait saisi le juge des enfants d'une demande de placement. L'ordonnance admet provisoirement M. A à l'aide juridictionnelle mais rejette le surplus des conclusions.