Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2405922(TA33-2405922)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de M. et Mme B, ressortissants albanais, contre les arrêtés du préfet de la Gironde du 22 août 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les moyens soulevés, dont ceux relatifs à l'incompétence de l'auteur de l'acte et au défaut d'examen, n'étaient pas fondés.
N° TA33-2204995(TA33-2204995)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes des consorts A, propriétaires riverains de la place du Belvédère à Castets-et-Castillon, contestant les arrêtés municipaux des 7 avril 2022 et 10 mars 2023 interdisant l'accès à cette place durant certaines plages horaires. Les requérants invoquaient une atteinte disproportionnée à leur liberté de circulation et à leur droit de propriété, garanti par l'article 1er du premier protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les restrictions horaires étaient justifiées par des motifs d'ordre public et de tranquillité, et proportionnées dès lors que les riverains se voyaient remettre une clé d'accès. La solution retenue s'appuie notamment sur les pouvoirs de police du maire issus du code général des collectivités territoriales.
N° TA33-2501232(TA33-2501232)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait ni exposé de moyens juridiques ni conclusions formelles, en violation des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2501230(TA33-2501230)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui sollicitait le renouvellement de sa carte de séjour. La juridiction a constaté que la requête ne contenait ni exposé de moyens juridiques ni conclusions précises, en violation des articles R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 (4°) du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans examen au fond.
N° TA33-2501175(TA33-2501175)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte du désistement d’instance du préfet de la Gironde, qui contestait un permis de construire délivré par le maire de Queyrac pour un bâtiment agricole de 2 448 m² équipé de panneaux photovoltaïques. Le préfet s’est désisté de son recours en annulation par un mémoire du 15 avril 2025. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate que ce désistement est pur et simple et qu’il n’y a pas d’obstacle à lui donner acte. En conséquence, le tribunal a prononcé la clôture de l’instance sans examiner le fond de l’affaire.
N° TA33-2304624(TA33-2304624)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de remise gracieuse d’un trop-perçu de rémunération de 1 612,60 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive : le recours gracieux de M. A avait fait naître une décision implicite de rejet le 12 juin 2023, et sa saisine du tribunal le 11 août 2023 intervenait après l’expiration du délai de deux mois. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative, ainsi que les articles 118 et 120 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
N° TA33-2205876(TA33-2205876)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de Mmes A, qui contestaient le refus implicite du président de Bordeaux Métropole de demander le déplacement d’un poteau de télécommunications d’Orange situé devant leur domicile. Le tribunal estime que l’occupation du domaine public par cet ouvrage n’est pas incompatible avec son affectation et que les inconvénients invoqués (absence d’utilité, perte de valeur vénale) sont sans incidence sur la légalité de la décision. Il écarte également le moyen tiré d’un vice de procédure, le régime applicable étant celui du code des postes et des communications électroniques. La solution retenue repose sur les articles L. 113-3 et L. 113-4 du code de la voirie routière, ainsi que sur les articles L. 45-9 et L. 47 du code des postes et des communications électroniques.
N° TA33-2204327(TA33-2204327)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A contestant les prescriptions d’un permis de construire délivré par le maire de Liorac-sur-Louyre le 7 juin 2022. La requérante soutenait que ces prescriptions, notamment relatives à l’architecture, à la défense incendie et au risque d’inondation, étaient entachées d’erreur d’appréciation ou inutiles. Le tribunal a rappelé que l’administration ne peut imposer des prescriptions que si elles assurent la conformité du projet aux règles d’urbanisme, sans nécessiter un nouveau projet. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’appuie sur les articles R. 111-27 du code de l’urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2501069(TA33-2501069)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant un arrêté du préfet de la Gironde du 6 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, confirmant la légalité de la mesure d'éloignement.
N° TA33-2501016(TA33-2501016)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 10 février 2025 l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée, et que l'intéressé ne démontrait pas de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les dispositions relatives à l'assignation à résidence.
N° TA33-2407678(TA33-2407678)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 6 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant un retour pendant 4 ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne révélait pas un défaut d'examen de la situation personnelle. Concernant l'interdiction de retour, le tribunal a estimé que le préfet avait correctement appliqué les critères des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2407865(TA33-2407865)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A, ressortissant sénégalais, pour contester le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a convoqué l'intéressé pour lui remettre le récépissé, rendant sans objet les conclusions en annulation. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l'État à verser 1 200 euros au conseil de M. A au titre des frais de justice, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
N° TA33-2502278(TA33-2502278)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Bordeaux concerne un litige relatif au refus de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de la Gironde d’attribuer l’allocation aux adultes handicapés (AAH) à Mme A B. Le tribunal constate que, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, combinés aux dispositions du code de la sécurité sociale, ce contentieux relève de la compétence du tribunal judiciaire et non de l’ordre administratif. En conséquence, il rejette la requête pour incompétence et transmet le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux.
N° TA33-2500296(TA33-2500296)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'IEP de Bordeaux à l'indemniser pour le refus de mise en place d'un paiement mensuel de ses heures de vacation. La juridiction a constaté que, malgré une invitation à régulariser, le requérant n'avait ni produit la décision de l'administration rejetant sa réclamation préalable, ni chiffré ses conclusions indemnitaires. En application des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, ces conclusions ont été jugées manifestement irrecevables faute de liaison du contentieux et de chiffrage.
N° TA33-2305964(TA33-2305964)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'association Sepanso Dordogne et de plusieurs particuliers demandant l'annulation d'un permis de construire délivré le 7 juin 2022 par le maire de Liorac-sur-Louyre pour une habitation. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et R. 111-27, R. 111-2 et R. 111-26 du code de l'urbanisme. Il a jugé que l'arrêté était régulièrement signé, non entaché de contradiction, et que le dossier de demande était suffisant pour apprécier l'insertion du projet. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA33-2303273(TA33-2303273)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte du désistement pur et simple de la société AUXIFIP, qui contestait un avis de somme à payer de 73 886,11 euros émis par la commune de La Teste-de-Buch. Ce désistement fait suite à un protocole d'accord transactionnel signé entre les parties dans le cadre d'une procédure de conciliation. Le tribunal a également constaté le désistement de la commune de ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, chaque partie conservant ses frais. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2500782(TA33-2500782)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. Le requérant n’avait présenté ni conclusions ni moyens juridiques, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via l’application Télérecours citoyen, il n’a pas produit de mémoire conforme dans le délai imparti. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 4° du même code, prononce le rejet de la requête.
N° TA33-2501965(TA33-2501965)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde concernant la demande de regroupement familial de M. A pour son épouse enceinte. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la décision contestée n'entraîne aucune modification dans la situation du couple, la séparation des époux ne constituant pas une circonstance particulière justifiant une urgence. En conséquence, la requête est rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA33-2500518(TA33-2500518)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la commission des citoyens pour les droits de l'homme (CCDH) - France d’une requête visant à obtenir la communication des registres de contention et d’isolement ainsi que du rapport annuel 2023 du centre hospitalier Jean Leclaire. En cours d’instance, le centre hospitalier a transmis les documents demandés, ce qui a conduit la CCDH à se désister purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 14 avril 2025, le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune condamnation aux dépens ou astreinte n’a été prononcée.
N° TA33-2500805(TA33-2500805)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Drapo et M. B d’un recours en plein contentieux visant à contester le rejet implicite de leur demande de versement de la prime de transition énergétique « MaPrimRénov » par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). Par un mémoire du 27 février 2025, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 14 avril 2025, mettant ainsi fin à l’instance.