Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2400733(TA33-2400733)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société polyclinique Francheville et d'autres entités pour contester la décision implicite du ministre de la santé rejetant leur recours contre une autorisation d'activité de soins en cancérologie délivrée au centre hospitalier de Périgueux. Les requérants se sont désistés de leur requête par un mémoire enregistré le 15 mars 2025. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 14 avril 2025. Aucune condamnation aux dépens n'a été prononcée.
N° TA33-2502003(TA33-2502003)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 21 mars 2025 par lequel le préfet de la Gironde a ordonné le transfert de M. A, ressortissant afghan, vers la Suède. La solution retenue se fonde sur l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du 27 février 2025, qui avait déjà annulé un premier arrêté de transfert pour défaut de qualification de l'agent ayant mené l'entretien individuel, en méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal constate que le préfet n'a pas procédé à un nouvel entretien conforme avant d'édicter le second arrêté, ce qui entache ce dernier d'illégalité. En conséquence, il est enjoint au préfet de délivrer à M. A une attestation de demande d'asile et l'imprimé nécessaire pour introduire sa demande auprès de l'OFPRA.
N° TA33-2502099(TA33-2502099)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B, ressortissante marocaine, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Gironde a édité le récépissé sollicité et convoqué l'intéressée pour le retirer. Le juge a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant le surplus des demandes, notamment celle relative aux frais de justice.
N° TA33-2501799(TA33-2501799)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. C et Mme A. Les requérants sollicitaient une injonction pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction, nécessaire à la régularisation de leur séjour et à leur droit de travailler, en tant que parents de filles mineures reconnues réfugiées. Le juge a estimé que la demande était mal fondée, car la délivrance de cette attestation incombe à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) en vertu des articles L. 121-7 et L. 121-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non au préfet. Par conséquent, la mesure sollicitée ne relevait pas de la compétence du juge des référés dans le cadre de ce litige.
N° TA33-2501970(TA33-2501970)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme A B, ressortissante mexicaine, qui sollicitait la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet de la Gironde avait délivré l'attestation de prolongation d'instruction sollicitée le 31 mars 2025, après l'introduction de la requête. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. L'Etat a été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2501995(TA33-2501995)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. D, ressortissant afghan, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 20 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance des articles 4, 5 et 18 du règlement (UE) n° 604/2013, et de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert. Cette décision s'appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2500208(TA33-2500208)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B C dirigée contre la décision du préfet de la Gironde du 27 décembre 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le requérant s'était borné à transmettre la décision attaquée sans exposer de conclusions ni de moyens juridiques, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours citoyen, il n'a pas produit de mémoire conforme dans le délai imparti. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA33-2406393(TA33-2406393)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SEPANSO Dordogne d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la communication de documents administratifs auprès du département de la Dordogne, après un avis favorable de la CADA. Le département ayant communiqué les documents demandés, la SEPANSO s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 14 avril 2025, la présidente de la 5ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2501960(TA33-2501960)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui demandait la délivrance d’un récépissé avec autorisation de travail. Le juge a estimé que cette mesure faisait obstacle à l’exécution des arrêtés préfectoraux de refus de séjour et que ses effets pouvaient être obtenus par la voie du référé suspension prévu à l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En l’absence de péril grave, la demande a été jugée irrecevable sur le fondement de l’article L. 521-3 du même code.
N° TA33-2500782(TA33-2500782)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de la Gironde. Le requérant n’avait présenté ni conclusions ni moyens juridiques, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via l’application Télérecours citoyen, il n’a pas produit de mémoire conforme dans le délai imparti. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 4° du même code, prononce le rejet de la requête.
N° TA33-2502024(TA33-2502024)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités maltaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de la signataire, le défaut de motivation, et la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2501869(TA33-2501869)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant burkinabé, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour et une décision sur son titre. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de délivrance d'attestation, le préfet ayant accordé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 23 juin 2025. En revanche, la demande d'injonction visant à obtenir une décision rapide sur le titre de séjour a été rejetée, la condition d'urgence n'étant pas satisfaite. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA33-2502232(TA33-2502232)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle du requérant avait été réellement examinée, notamment lors d'un entretien de vulnérabilité. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de précisions suffisantes. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA33-2502333(TA33-2502333)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B, ressortissante congolaise, pour contester le refus du directeur territorial de l'OFII de Bordeaux, en date du 4 avril 2025, de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle. Statuant sur le fond, il a examiné la décision de refus au regard des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de la directive 2013/33/UE. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais la décision a été rendue après audition des parties et examen des moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation de la vulnérabilité.
N° TA33-2501502(TA33-2501502)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B dirigée contre le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer une carte professionnelle de chauffeur VTC. Le requérant s’était borné à transmettre la décision attaquée sans exposer de conclusions ni de moyens juridiques, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via l’application Télérecours citoyen, M. B n’a pas produit de mémoire conforme dans le délai imparti. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code pour prononcer le rejet.
N° TA33-2405265(TA33-2405265)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir la communication de plusieurs documents relatifs à l’étude d’opportunité d’un métro à Bordeaux, après le refus implicite de Bordeaux Métropole. Par un mémoire du 21 mars 2025, M. B s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 14 avril 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée par un désistement.
N° TA33-2502033(TA33-2502033)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 21 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans et une assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
N° TA33-2502035(TA33-2502035)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 17 mars 2025 par lequel le préfet de la Gironde avait interdit à Mme D, ressortissante congolaise, de retourner sur le territoire français pour une durée de trois ans. Le tribunal a jugé que cette interdiction méconnaissait l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car elle excédait la durée maximale de deux ans applicable en l'espèce. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 612-7 et L. 612-10 du même code, ainsi que de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2502279(TA33-2502279)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 2 avril 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. B, un ressortissant éthiopien demandeur d'asile. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combiné à l'article D. 551-18 du même code. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire n'avait pas été respectée, car le requérant n'avait pas été mis en mesure de présenter utilement ses observations écrites dans le délai de quinze jours, la notification de l'intention de l'OFII n'étant pas établie à une adresse valide ou dans une langue comprise par l'intéressé. En conséquence, la décision a été annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA33-2501997(TA33-2501997)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. H A E, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 21 mars 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a d'abord admis provisoirement l'intéressé à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation, confirmant la légalité de l'assignation à résidence prise sur le fondement des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.