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Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

20 755 décisions disponibles — page 300/1038

OrdonnanceAUTRE

N° TA33-2502271(TA33-2502271)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, a été saisi par M. B C d’une requête contestant un arrêté préfectoral du 27 mars 2025 lui retirant sa carte de résident et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Constatant que l’intéressé avait été placé en rétention administrative à Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) le 9 avril 2025, le tribunal a appliqué les articles R. 922-4 et R. 221-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, il a transmis le dossier au Tribunal Administratif de Pau, seul territorialement compétent en raison du lieu de rétention.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2502121(TA33-2502121)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 20 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'information prévu par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, et l'absence d'entretien individuel dans une langue comprise. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La décision confirme la responsabilité de l'Espagne pour traiter la demande d'asile de la requérante.

Résumé IA
DécisionAUTRE

N° TA33-2502317(TA33-2502317)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur la demande de la commune de Bordeaux, a fait droit à sa requête fondée sur l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette décision vise à prévenir les litiges liés à des travaux publics d'extension de l'école Naujac, en désignant un expert chargé de constater l'état initial des immeubles voisins (parcelles LE 0117 et LE 0223) avant le début du chantier prévu en mai 2025. La mission de l'expert est scindée en deux phases : d'abord un constat préalable avec un pré-rapport, puis une poursuite jusqu'à l'achèvement des travaux pour évaluer tout dommage ultérieur. Cette mesure, prévue par le code de justice administrative, permet d'établir un état des lieux objectif pour déterminer l'origine des éventuelles dégradations futures.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2304544(TA33-2304544)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. H I, président d'une commission d'enquête pour le projet d'autoroute A69, qui contestait la décision du 5 avril 2023 fixant ses vacations à 8 881,72 euros. M. I demandait une revalorisation à 11 868 euros, arguant de la complexité de l'enquête (6 311 contributions, climat d'insécurité, travail intensif). Le tribunal a jugé que le nombre de 170 vacations retenu par le magistrat délégué n'était pas entaché d'erreur d'appréciation, en application de l'article R. 123-25 du code de l'environnement et du décret n° 2022-1546 du 8 décembre 2022. La solution retenue est le rejet de la requête.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA33-2305707(TA33-2305707)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Lesieur. Celle-ci demandait l'annulation de la décision du ministre du travail du 18 août 2023, qui avait confirmé le refus de l'inspecteur du travail d'autoriser le licenciement pour motif économique de M. A, un salarié protégé. Le tribunal a jugé que la société n'apportait pas d'éléments suffisamment probants et actualisés pour démontrer que la réorganisation de son secteur d'activité était nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité, au sens de l'article L.1233-3 du code du travail. Il a ainsi estimé que l'administration n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en maintenant le refus d'autorisation de licenciement.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA33-2305708(TA33-2305708)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la société Lesieur contestant le refus d'autorisation de licenciement pour motif économique de M. B, salarié protégé. La société soutenait que le licenciement était justifié par une réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité, sans nécessité de démontrer des difficultés économiques avérées, et que le ministre avait commis une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, confirmant la décision du ministre du travail qui avait annulé la décision de l'inspecteur du travail mais maintenu le refus d'autorisation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives au licenciement économique et à la protection des salariés élus.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA33-2305710(TA33-2305710)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Lesieur, qui contestait le refus d'autorisation de licenciement pour motif économique de M. B, un salarié protégé. La société invoquait une réorganisation nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité, sans démontrer de difficultés économiques. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement apprécié le motif économique et le périmètre pertinent, et que la société n'avait pas fourni d'éléments suffisamment tangibles et actualisés pour justifier la menace sur la compétitivité. La décision s'appuie sur les articles L.1233-3 et suivants du code du travail relatifs au licenciement économique.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA33-2305712(TA33-2305712)

Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne le refus d'autorisation de licenciement pour motif économique de M. C, salarié protégé de la société Lesieur. La société contestait la décision du ministre du travail du 18 août 2023 qui, tout en annulant la décision initiale de l'inspecteur du travail pour erreur sur le périmètre d'appréciation, avait maintenu le refus d'autorisation de licenciement. Le tribunal a examiné les moyens soulevés par la société, notamment l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation quant à la réalité du motif économique fondé sur la nécessité de réorganiser l'entreprise pour sauvegarder sa compétitivité (3° de l'article L.1233-3 du code du travail). La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'affaire a été jugée après audience publique, en application des dispositions du code du travail et du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2300275(TA33-2300275)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'EURL AES Automatismes études services, qui contestait des rappels de crédit d'impôt recherche (CIR) pour les années 2014 à 2016, d’un montant de 72 536 euros. La société invoquait une irrégularité de procédure fondée sur les articles L. 45 B et R. 45 B-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que l’éligibilité des rémunérations versées à ses dirigeants en tant que dépenses de recherche. Le tribunal a jugé que la procédure de vérification par le ministère de la recherche était régulière et que la réalité de l’affectation des dépenses à la recherche n’était pas établie, en application de l’article 244 quater B du code général des impôts. La demande de décharge a donc été rejetée.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2300189(TA33-2300189)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, adjointe administrative territoriale, qui contestait le refus du maire de Préchac de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome anxiodépressif. La requérante invoquait notamment un vice de procédure lié à la composition du conseil médical et une erreur d'appréciation sur le lien entre sa maladie et le service. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité de la décision attaquée. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n°87-602 du 30 juillet 1987.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2407534(TA33-2407534)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A E épouse D, ressortissante géorgienne, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 19 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée irrecevable pour cause de tardiveté, le tribunal ayant constaté que le recours n'avait pas été introduit dans les délais légaux. Par conséquent, les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de la violation des articles L. 425-10 du CESEDA, de l'article 8 de la CEDH et de la convention internationale des droits de l'enfant, n'ont pas été examinés au fond.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2407659(TA33-2407659)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, contestant l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 7 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général bénéficiant d'une délégation régulière. Elle a également jugé que les risques invoqués par M. B en cas de retour en Afghanistan n'étaient pas établis, sa demande d'asile ayant été rejetée, et que l'interdiction de retour n'était pas entachée d'erreur d'appréciation au regard des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionANNULE

N° TA33-2501529(TA33-2501529)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 28 février 2025 par lequel le préfet de Lot-et-Garonne avait prolongé de deux ans l'interdiction de retour de M. B, ressortissant tunisien, et l'avait assigné à résidence. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en examinant le droit au séjour de l'intéressé au regard de l'accord franco-algérien, alors que M. B est de nationalité tunisienne et relève de l'accord franco-tunisien. Cette erreur a entraîné l'annulation de l'arrêté.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

N° TA33-2303044(TA33-2303044)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’une demande visant à engager la responsabilité fautive du centre hospitalier intercommunal de Marmande pour sa prise en charge aux urgences le 23 août 2021. Le tribunal a constaté que la requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une invitation fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, adressée par le biais de l’application Télérecours citoyen. En l’absence de réponse dans le délai d’un mois, Mme A est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 10 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2301941(TA33-2301941)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B C, qui contestait la décision de l'Office national des combattants et des victimes de guerre lui ayant accordé une aide de 1 000 euros au titre du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018, estimant ce montant insuffisant. La requérante soutenait que la décision méconnaissait ce décret, mais le tribunal a jugé que l'Office avait correctement apprécié sa situation personnelle, notamment la durée de son séjour et ses ressources, conformément à l'article 3 du décret et à la loi du 23 février 2022. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi le montant de l'aide attribuée.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2304542(TA33-2304542)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. K, président d'une commission d'enquête pour le projet d'autoroute A69, qui contestait le nombre de vacations (165) et le montant total de son indemnité (8 805,52 euros) fixés par le magistrat délégué du tribunal de Toulouse. Le requérant soutenait que la complexité de l'enquête (6 311 contributions, climat d'insécurité) justifiait 267,30 vacations et un rehaussement à 12 830,40 euros. Le tribunal a jugé que la décision attaquée n'était entachée d'aucune erreur d'appréciation, le nombre d'heures retenu ayant été déterminé en tenant compte des difficultés de l'enquête et de la qualité du travail fourni, conformément à l'article R. 123-25 du code de l'environnement et au décret n° 2022-1546 du 8 décembre 2022.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2304543(TA33-2304543)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. N, président d'une commission d'enquête pour le projet d'autoroute A69, qui contestait le montant de ses vacations fixé à 14 400 euros pour 300 heures. Le requérant soutenait que la complexité de l'enquête (6 311 contributions, climat d'insécurité) justifiait 438,30 heures de travail. Le tribunal a jugé que la décision de la présidente du tribunal administratif de Toulouse, fondée sur le décret n° 2022-1546 et l'arrêté du 29 juillet 2019, n'était entachée d'aucune erreur d'appréciation, le nombre de vacations retenu étant suffisant au regard des critères légaux.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2303516(TA33-2303516)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de la société Dordogne Toitures, qui sollicitait le bénéfice du crédit d'impôt pour les métiers d'art (article 244 quater O du CGI) au titre des années 2019 à 2021. La société, active dans la restauration de toitures et charpentes, n'a pas démontré que ses ouvrages répondaient aux critères de création d'ouvrages uniques ou en petite série, faute de justifier de plans ou de leur caractère non identique à des réalisations antérieures. Par ailleurs, les métiers de charpentier et couvreur ne figurent pas dans la rubrique "restauration" de l'arrêté du 24 décembre 2015, excluant ainsi l'application du I bis de l'article 244 quater O. La requête est donc rejetée.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2303708(TA33-2303708)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Financière Watt, une holding, d'une demande de réduction de ses cotisations d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2019 et 2020. La société contestait la limitation de la déduction des intérêts d'emprunt versés à un fonds commun de placement dans l'innovation (FCPI), son associé, au taux plancher de l'administration, estimant que le taux de 7% était justifié par des conditions de marché analogues. Le tribunal a rejeté la requête en s'appuyant sur les articles 39 et 212 du code général des impôts, qui encadrent la déduction des intérêts versés à des entreprises liées. Il a jugé que la société ne démontrait pas que le taux de 7% correspondait à celui qu'elle aurait pu obtenir d'établissements financiers indépendants dans des conditions analogues.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2303753(TA33-2303753)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme D, agissant pour leur fils mineur, qui contestaient une sanction d'exclusion temporaire de six jours prononcée par le principal adjoint du collège Georges Rayet. Les requérants soutenaient que le coup de pied donné par leur fils dans une porte de classe constituait une simple dégradation matérielle et non une atteinte à la personne de la professeure. Le tribunal a jugé que, dans le contexte d'intimidation et de tensions préexistantes, cet acte violent et prémédité devait être qualifié d'atteinte à la personne de l'enseignante. Il a également écarté le moyen tiré de l'absence de sanction des autres élèves présents, l'auteur ayant été identifié et s'étant dénoncé. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'éducation.

Résumé IA