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Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la société Lesieur contestant le refus d'autorisation de licenciement pour motif économique de M. B, salarié protégé. La société soutenait que le licenciement était justifié par une réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité, sans nécessité de démontrer des difficultés économiques avérées. Le tribunal a rejeté la requête, confirmant la décision du ministre du travail qui avait annulé la décision de l'inspecteur du travail mais maintenu le refus d'autorisation. La solution retenue s'appuie sur l'article L.1233-3 du code du travail, le juge estimant que la société n'avait pas apporté d'éléments suffisamment tangibles et actualisés pour caractériser une menace réelle sur la compétitivité justifiant la réorganisation.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision préfectorale régulière. Il a jugé que le préfet ne s'était pas cru lié par une précédente obligation de quitter le territoire français et que M. B, entré récemment en France et sans liens familiaux intenses, ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou humanitaires justifiant une admission au séjour.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. C, président d'une commission d'enquête, pour contester la décision du 5 avril 2023 fixant ses vacations à 170 pour l'enquête publique préalable à l'autorisation environnementale du projet d'autoroute A69. Il demandait une revalorisation à 259,45 vacations, invoquant la complexité de l'enquête (6 311 contributions, climat d'insécurité) et le temps de travail incompressible. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que le nombre de vacations retenu n'était pas entaché d'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 123-25 du code de l'environnement et du décret n° 2022-1546 du 8 décembre 2022. La solution retenue confirme le montant initial de 8 582,34 euros.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B E, président de la commission d'enquête sur le projet d'autoroute A69, qui contestait la décision du 5 avril 2023 fixant ses vacations et frais à 9 647,80 euros pour 175 vacations. M. E demandait une revalorisation à 13 704 euros, arguant de la complexité exceptionnelle de l'enquête (6 311 contributions, climat d'insécurité, travail intensif). Le tribunal a jugé que le nombre de vacations retenu par le magistrat délégué n'était pas entaché d'erreur d'appréciation, en application de l'article R. 123-25 du code de l'environnement et du décret n° 2022-1546 du 8 décembre 2022.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. F D, président d'une commission d'enquête, pour contester la décision du 5 avril 2023 fixant ses vacations et frais à 10 220,75 euros pour l'enquête publique préalable à l'autorisation environnementale du projet d'autoroute A69. Le requérant demandait une revalorisation à 13 008 euros, invoquant la complexité de l'enquête, le nombre élevé de contributions (6 311) et un temps de travail incompressible. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le nombre de 185 vacations retenu par la présidente du tribunal administratif de Toulouse n'était pas entaché d'erreur d'appréciation. La décision s'appuie sur l'article R. 123-25 du code de l'environnement et le décret n° 2022-1546 du 8 décembre 2022.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme D, agissant pour leur fils mineur, qui contestaient une sanction d'exclusion temporaire de six jours prononcée par le principal adjoint du collège Georges Rayet. Les requérants soutenaient que le coup de pied donné par leur fils dans une porte de classe constituait une simple dégradation matérielle et non une atteinte à la personne de la professeure. Le tribunal a jugé que, dans le contexte d'intimidation et de tensions préexistantes, cet acte violent et prémédité devait être qualifié d'atteinte à la personne de l'enseignante. Il a également écarté le moyen tiré de l'absence de sanction des autres élèves présents, l'auteur ayant été identifié et s'étant dénoncé. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'éducation.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Financière Watt, une holding, d'une demande de réduction de ses cotisations d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2019 et 2020. La société contestait la limitation de la déduction des intérêts d'emprunt versés à un fonds commun de placement dans l'innovation (FCPI), son associé, au taux plancher de l'administration, estimant que le taux de 7% était justifié par des conditions de marché analogues. Le tribunal a rejeté la requête en s'appuyant sur les articles 39 et 212 du code général des impôts, qui encadrent la déduction des intérêts versés à des entreprises liées. Il a jugé que la société ne démontrait pas que le taux de 7% correspondait à celui qu'elle aurait pu obtenir d'établissements financiers indépendants dans des conditions analogues.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. et Mme A contestant des suppléments d'impôt sur le revenu pour les années 2017 à 2019, assortis de pénalités pour manquement délibéré. Concernant l'année 2017, le tribunal a rejeté le moyen de prescription, estimant que l'administration avait exercé son droit de reprise dans le délai spécial prévu à l'article L. 188 C du livre des procédures fiscales, compte tenu de l'exercice de son droit de communication auprès de l'autorité judiciaire. Sur le fond, les requérants n'ont pas apporté la preuve, par des attestations ou des chèques, que les sommes créditées sur leurs comptes bancaires provenaient de prêts, comme l'exige l'article 242 ter du code général des impôts. En conséquence, le tribunal a rejeté l'intégralité de la demande, y compris la décharge des pénalités pour manquement délibéré.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de la société Dordogne Toitures, qui sollicitait le bénéfice du crédit d'impôt pour les métiers d'art (article 244 quater O du CGI) au titre des années 2019 à 2021. La société, active dans la restauration de toitures et charpentes, n'a pas démontré que ses ouvrages répondaient aux critères de création d'ouvrages uniques ou en petite série, faute de justifier de plans ou de leur caractère non identique à des réalisations antérieures. Par ailleurs, les métiers de charpentier et couvreur ne figurent pas dans la rubrique "restauration" de l'arrêté du 24 décembre 2015, excluant ainsi l'application du I bis de l'article 244 quater O. La requête est donc rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme E, qui contestaient leur imposition supplémentaire à l'impôt sur le revenu au titre de bénéfices agricoles exceptionnels pour 2018. Les requérants soutenaient que l'administration ne pouvait qualifier ces revenus d'exceptionnels, la SCEA ayant été créée en 2018, mais le tribunal a jugé que l'année de création n'empêchait pas cette qualification. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 60 de la loi de finances pour 2017, relatives au crédit d'impôt de modernisation du recouvrement. Le tribunal a également écarté les moyens de procédure soulevés, considérant l'erreur de plume dans la réclamation comme sans incidence.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur la demande de la société Cité Gourmande, qui contestait des suppléments de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2017 à 2020, relatifs à son établissement industriel de fabrication de plats surgelés. La société demandait l'exonération de certains biens (installations frigorifiques, station de prétraitement des eaux, revêtements de sol et murs) sur le fondement du 11° de l'article 1382 du code général des impôts. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, l'administration ayant déjà accordé un dégrèvement pour les installations frigorifiques. Pour le surplus, la solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les articles 1380, 1381, 1447, 1467 et 1467 A du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de la SAS Menuiseries Thoreau Olivier visant à obtenir le bénéfice du crédit d'impôt pour les métiers d'art au titre de 2019, pour un montant de 29 331 euros. La société soutenait que ses ouvrages, fabriqués sur mesure, constituaient des pièces uniques éligibles au sens de l'article 244 quater O du code général des impôts. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l'activité exercée ne remplissait pas les critères cumulatifs de création d'ouvrages uniques ou en petite série prévus par la loi, notamment en raison de l'absence de démonstration d'une création originale ne figurant pas à l'identique dans les réalisations antérieures de l'entreprise. La solution retenue confirme la position de l'administration fiscale.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 31 mai 2023 par laquelle le maire de Mios a licencié Mme B, agent contractuel, suite à la suppression de son poste de conseiller technique. La décision de licenciement a été jugée insuffisamment motivée en droit et en fait, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également rejeté l'exception d'illégalité de la délibération du 11 avril 2023 supprimant le poste, estimant que la commune pouvait légalement procéder à cette suppression pour des motifs budgétaires, conformément à l'article 39-3 du décret du 15 février 1988.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, qui demandait la condamnation du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) à lui verser 19 000 euros pour des préjudices résultant d’un prétendu défaut de prise en charge d’une situation de harcèlement durant ses études. Le tribunal a estimé que les faits invoqués par M. E, consistant en des propos et comportements lors de cours ou entre étudiants, ne constituaient pas des actes de harcèlement au sens de l’article L. 111-6 du code de l’éducation. En conséquence, aucune carence fautive de l’établissement n’a été retenue, et la responsabilité du CNAM n’a pas été engagée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B C, qui contestait la décision de l'Office national des combattants et des victimes de guerre lui ayant accordé une aide de 1 000 euros au titre du décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018, estimant ce montant insuffisant. La requérante soutenait que la décision méconnaissait ce décret, mais le tribunal a jugé que l'Office avait correctement apprécié sa situation personnelle, notamment la durée de son séjour et ses ressources, conformément à l'article 3 du décret et à la loi du 23 février 2022. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi le montant de l'aide attribuée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, considérant que la délégation de signature était régulière et que la décision expresse s'était substituée à la décision implicite. La solution retenue par le tribunal est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, car le requérant n'a pas produit de mémoire complémentaire après la communication de l'arrêté attaqué. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, rédactrice territoriale, contestant les arrêtés du président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine la plaçant en disponibilité d'office pour raison de santé. La requérante demandait l'annulation de ces arrêtés et sollicitait qu'il lui soit enjoint d'octroyer un congé de longue maladie. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conclusions dirigées contre l'arrêté du 6 mai 2021 étaient tardives et que la demande d'injonction était irrecevable. Les textes appliqués sont la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme A, qui contestait le refus de l’Office national des combattants et des victimes de guerre de lui accorder l’aide prévue par le décret n° 2018-1320 du 28 décembre 2018. Mme A, née dans le camp de Rivesaltes, se présentait comme enfant et sœur de harkis, mais n’a pas démontré que son père avait combattu en tant que harki. Le tribunal a appliqué les dispositions de ce décret et de la loi du 23 février 2022, estimant que la requérante ne relevait pas du champ d’application du dispositif d’aide.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Lesieur, qui contestait le refus d'autorisation de licenciement pour motif économique de M. B, un salarié protégé. La société invoquait une réorganisation nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité, sans démontrer de difficultés économiques. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement apprécié le motif économique et le périmètre pertinent, et que la société n'avait pas fourni d'éléments suffisamment tangibles et actualisés pour justifier la menace sur la compétitivité. La décision s'appuie sur les articles L.1233-3 et suivants du code du travail relatifs au licenciement économique.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 28 février 2025 par lequel le préfet de Lot-et-Garonne avait prolongé de deux ans l'interdiction de retour de M. B, ressortissant tunisien, et l'avait assigné à résidence. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en examinant le droit au séjour de l'intéressé au regard de l'accord franco-algérien, alors que M. B est de nationalité tunisienne et relève de l'accord franco-tunisien. Cette erreur a entraîné l'annulation de l'arrêté.