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Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

20 755 décisions disponibles — page 303/1038

DécisionAUTRE

N° TA33-2406343(TA33-2406343)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A, fonctionnaire du ministère de l'Intérieur souffrant de troubles anxiodépressifs depuis 2019. La requérante sollicitait cette mesure pour établir l'imputabilité de sa pathologie au service en vue d'un futur recours indemnitaire contre son employeur. Le juge a fait droit à la demande sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant l'expertise utile car l'administration n'a pas encore reconnu cette imputabilité. L'expert devra notamment décrire l'état de santé de Mme A, évaluer l'imputabilité de ses troubles à ses conditions de travail, et donner un avis sur son incapacité permanente partielle, sans se prononcer sur l'éligibilité à une allocation temporaire d'invalidité, qui relève d'une qualification juridique.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2405060(TA33-2405060)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. Le tribunal a rappelé que les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas applicables aux ressortissants ivoiriens, qui relèvent de l'article 9 de la convention franco-ivoirienne du 21 septembre 1992. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur la convention franco-ivoirienne et les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2405005(TA33-2405005)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 22 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment un vice de procédure, estimant que le médecin auteur du rapport médical avait siégé au sein du collège de l'OFII, en méconnaissance de l'article R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté ce moyen, constatant que le médecin rapporteur n'avait pas siégé au sein du collège, dont les trois membres étaient distincts. Les autres moyens, tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 425-9 du même code, ont également été rejetés, faute de précisions suffisantes.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2301556(TA33-2301556)

Permis de construire pour une résidence étudiante à Bordeaux (Tribunal Administratif de Bordeaux, 2ème Chambre). Le tribunal, statuant après renvoi du Conseil d'État, a examiné la légalité de l'arrêté du maire de Bordeaux délivrant le permis à la SCCV "34 rue Gravelotte". La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le jugement initial avait rejeté la demande d'annulation des requérants, qui soulevaient de nombreux moyens, notamment l'absence de qualité du pétitionnaire, l'insuffisance du dossier de demande (absence d'architecte, plans erronés, défaut d'études), et la méconnaissance des articles R. 423-1 du code de l'urbanisme, R. 431-16 du code de l'urbanisme, et R. 111-2 du code de l'urbanisme.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2205098(TA33-2205098)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. F, voisin, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 1er mars 2022 par lequel le maire de la commune de D ne s'était pas opposé à la déclaration préalable de M. et Mme B pour la surélévation de leur maison, la rénovation de la façade et la création d'une piscine. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation de signature régulière et exécutoire. Il a également jugé que le moyen tiré du caractère incomplet du dossier de déclaration préalable, notamment l'absence d'avis de l'architecte des Bâtiments de France, n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement des articles R. 431-6 et R. 431-10 du code de l'urbanisme.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2203552(TA33-2203552)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. B visant à engager la responsabilité de la commune de Soulac-sur-Mer pour lui avoir délivré des certificats d’urbanisme et un permis de construire sur un terrain inconstructible en raison de l’application de la loi Littoral (article L. 121-8 du code de l’urbanisme). Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le lien de causalité direct entre la faute alléguée et les préjudices invoqués n’était pas établi, et que M. B avait commis une faute d’imprudence en achetant le terrain sans vérifier sa constructibilité. La demande subsidiaire de la commune visant à obtenir la garantie de l’État a également été rejetée.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2202913(TA33-2202913)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B contestant la légalité de trois permis de construire délivrés par le maire de Pessac à M. E pour la construction d’un garage. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance du dossier de demande et la méconnaissance du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de Bordeaux Métropole. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour Mme B de justifier d’un intérêt à agir au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme, les conditions d’occupation ou de jouissance de son bien n’étant pas directement affectées par le projet autorisé.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2201610(TA33-2201610)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme A contestant l'arrêté du 9 septembre 2021 du préfet du Lot-et-Garonne déclarant cessible une partie de leur terrain pour l'aménagement de la RN21. Les requérants invoquaient des vices de procédure (délai d'enquête parcellaire insuffisant), l'insuffisance du dossier d'enquête et l'illégalité de l'arrêté de déclaration d'utilité publique de 2015 (défaut d'information, insuffisance de l'étude d'impact et de l'étude socio-économique, absence d'utilité publique). Le tribunal a jugé l'ensemble de ces moyens non fondés, en application des articles R. 132-2 et L. R. 131-3 du code de l'expropriation, R. 122-5 du code de l'environnement et R. 112-6 du code de l'expropriation.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2203895(TA33-2203895)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mmes C, A et Legourierec contestant l'arrêté du 20 mai 2022 du maire de Blanquefort leur délivrant un certificat d'urbanisme opérationnel négatif. Le tribunal a jugé que la construction préexistante sur le terrain, édifiée sans permis de construire, ne pouvait bénéficier de la prescription décennale de l'article L. 421-9 du code de l'urbanisme. En conséquence, le maire était fondé à exiger une demande d'autorisation portant sur l'ensemble du bâtiment pour régulariser la situation, et non sur les seuls travaux de rénovation et d'extension projetés. La solution retenue confirme la légalité du refus fondé sur l'absence de régularisation préalable de la construction illégale.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA33-2405054(TA33-2405054)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde concernant la demande de titre de séjour "salarié" de M. A, ressortissant albanais. Le tribunal retient que le préfet a méconnu l'obligation de motivation prévue à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration en ne communiquant pas les motifs de sa décision dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A dans un délai de quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2405032(TA33-2405032)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. G D, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 21 mars 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2402981(TA33-2402981)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du 29 décembre 2023 du préfet de la Gironde lui refusant la délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Il a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que M. A représentait une menace pour l'ordre public, compte tenu de ses antécédents judiciaires. La décision s'appuie sur les articles L. 423-23, L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
OrdonnancePARTIEL

N° TA33-2404204(TA33-2404204)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’une requête contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Gironde. En cours d’instance, le préfet a fait droit à la demande en mettant en fabrication une carte de séjour valable jusqu’en novembre 2025. Le tribunal constate que la requête est devenue sans objet et prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions relatives aux frais d’instance sont rejetées.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2204623(TA33-2204623)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la Sarl Aquipierre contestant le refus de permis de construire pour deux bâtiments de 17 logements à Ambarès-et-Lagrave. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature au maire-adjoint étant régulière. Sur le fond, il a jugé que le motif de refus tiré de l'article 2.4.1.1 du PLU (insertion dans l'environnement) était infondé, car le projet s'insère dans un secteur urbanisé comprenant déjà des immeubles collectifs. La décision annule l'arrêté du 1er juillet 2022, sans se prononcer sur les autres motifs soulevés par la commune.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2206229(TA33-2206229)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B contestant des titres de recettes émis par la commune du Taillan-Médoc pour le recouvrement d’une astreinte administrative. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre un courrier informatif ne faisant pas grief, ainsi que celles contestant le titre exécutoire du 5 avril 2022, faute pour la requérante d’avoir préalablement saisi l’administration d’une réclamation dans les conditions prévues par le livre des procédures fiscales. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et R. 281-1 du livre des procédures fiscales.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2205358(TA33-2205358)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, voisine immédiate, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 16 août 2022 du maire de Carcans autorisant M. B à changer un garage en habitation et à en construire un nouveau. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de permis de construire, estimant que les documents fournis (vue satellitaire et photographies) permettaient à l'administration d'apprécier l'insertion du projet. Il a jugé inopérant le moyen fondé sur l'article UD 7.4 du plan local d'urbanisme, le terrain n'étant pas situé dans le secteur UDb concerné. Enfin, le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, considérant que l'implantation contestée du garage ne portait pas atteinte au caractère des lieux avoisinants.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2303806(TA33-2303806)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, qui contestait un titre de perception émis par la commune du Taillan-Médoc pour le recouvrement d’une astreinte administrative de 8 400 euros. Cette astreinte avait été prononcée en raison de l’absence de démolition d’une construction réalisée sans autorisation, sur le fondement des articles L. 481-1 et L. 481-2 du code de l’urbanisme. Le tribunal a jugé que les recours antérieurs de Mme B contre l’arrêté de mise en demeure et le refus de permis de construire ne faisaient pas obstacle à l’émission du titre exécutoire. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de recouvrement engagée par la commune.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA33-2303803(TA33-2303803)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, dans sa décision du 2ème chambre, était saisi par Mme D et M. A d'une demande d'annulation d'un titre de perception émis par la commune du Taillan-Médoc pour le recouvrement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile, à la suite d'un arrêt de la Cour de cassation. Le tribunal a relevé d'office son incompétence pour connaître de ce litige. Il a jugé que la contestation portait sur le bien-fondé d'une créance non fiscale d'une collectivité territoriale, résultant d'une décision de justice judiciaire. En application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, un tel contentieux relève de la compétence du juge judiciaire de l'exécution, et non de la juridiction administrative.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA33-2501892(TA33-2501892)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Roas, qui contestait un titre de perception émis par la DREETS de Nouvelle-Aquitaine. La juridiction a rappelé que, en application du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012, la contestation d’un titre de perception de l’État doit être précédée d’un recours administratif préalable obligatoire auprès du comptable chargé du recouvrement. La société n’ayant pas démontré avoir formé ce recours, sa requête a été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

N° TA33-2500872(TA33-2500872)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B et la société Drapo d’une demande d’annulation d’une décision implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) rejetant leur recours préalable, ainsi que d’une demande de versement de la prime de transition énergétique "MaPrimRénov". Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête par un mémoire enregistré le 11 mars 2025. Par une ordonnance du 9 avril 2025, la présidente de la 5e chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond, comme le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, n’a été appliqué au litige en raison du désistement.

Résumé IA