20 750 décisions disponibles — page 304/1038
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SARL Sepibat, qui contestait un titre de recette exécutoire émis par l'EHPAD Henri Frugier pour un montant de 256 125,24 euros. Le tribunal a jugé que ce titre, émis pour recouvrer une provision accordée par une ordonnance de référé, était dépourvu de portée juridique propre et donc insusceptible de recours, en application de l'article L. 111-3 du code des procédures civiles d'exécution. La solution retenue est l'irrecevabilité de la requête, sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, qui demandait réparation des préjudices résultant de l'illégalité fautive de la décision du 18 juin 1990 refusant de lui concéder une pension militaire d'invalidité, ainsi que des décisions de 2019 et 2020 ayant abrogé ce refus sans effet rétroactif. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, tiré de la jurisprudence selon laquelle les conclusions indemnitaires fondées sur l'illégalité de décisions individuelles à objet pécuniaire devenues définitives sont irrecevables. En conséquence, la requête de M. A a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, sur le fondement des dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’une demande d’effacement d’une mention de condamnation figurant sur le bulletin n° 2 de son casier judiciaire. Le tribunal a rejeté cette requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, selon les articles 775-1, 702-1 et 703 du code de procédure pénale, une telle demande relève de la compétence du juge judiciaire et doit être adressée au procureur de la République.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par M. E, ressortissant congolais, annule l'arrêté du 28 août 2024 du préfet de la Gironde portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, ainsi que l'arrêté du 9 octobre 2024 portant interdiction de retour de trois ans. La solution retenue se fonde sur la reconnaissance ultérieure de la qualité de réfugié à M. E par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 6 mars 2025. En application des articles L. 424-1 et L. 613-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette reconnaissance implique l'abrogation des mesures d'éloignement et la délivrance d'une carte de résident.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, ressortissant portugais, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet de la Gironde d'abroger un arrêté du 10 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que M. E n'avait pas démontré l'existence d'un changement de circonstances de fait ou de droit postérieur à l'arrêté initial, condition nécessaire pour obtenir son abrogation en application de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à Mme C B de libérer le logement qu'elle occupe sans titre au sein de la Résidence le Burck à Mérignac, gérée par le CCAS. La juridiction a considéré que la mission d'hébergement temporaire assurée par le CCAS constitue un service public administratif, et que le maintien sans droit ni titre de l'occupante, après la fin de son contrat le 4 août 2024, fait obstacle au fonctionnement normal de ce service et à l'accueil d'autres personnes en détresse. La solution retenue est fondée sur les articles L. 123-5, L. 123-6 et L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'urgence et l'utilité de la mesure pour rétablir la continuité du service public.
Le tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion des occupants sans droit ni titre du parc-relais "Gare de Bègles". Il a jugé que ce bien, géré par la société Kéolis dans le cadre d'une concession de service public, constitue une dépendance du domaine public affectée au service de transport de voyageurs. L'occupation illicite, caractérisée par des branchements électriques dangereux et l'absence d'installations sanitaires, crée un risque pour la sécurité et la salubrité publiques, tout en entravant gravement le fonctionnement du service public. La mesure d'expulsion a été reconnue utile et urgente, sans contestation sérieuse, en application des dispositions du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme D pour obtenir réparation des préjudices résultant de l’effondrement d’un mur de soutènement situé rue de l’Église à Berson, imputé à des travaux d’enfouissement de réseaux électriques réalisés en 2018. Les requérants invoquent la responsabilité sans faute de la commune de Berson en tant que maître d’ouvrage de l’ouvrage public, ainsi que celle des sociétés Enedis et Allez et Cie en tant que maître d’ouvrage et entrepreneur des travaux publics. La commune conteste la qualification d’ouvrage public et renvoie la responsabilité sur les sociétés, tandis qu’Enedis et Allez et Cie contestent le lien de causalité et invoquent des causes exonératoires. Le tribunal a retenu la responsabilité solidaire des trois parties défenderesses sur le fondement de la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage et de l’entrepreneur à l’égard des tiers, en application des principes généraux de la responsabilité pour dommages de travaux publics. Il a condamné in solidum la commune de Berson, la société Enedis et la société Allez et Cie à verser aux époux D la somme
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 14 mars 2025 par lequel le préfet de la Gironde a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l'irrégularité de la procédure et de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux.
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision du 11 mars 2025 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme A, ressortissante guinéenne, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal juge que cette décision, prise en raison d'une demande de réexamen de l'asile, est entachée d'un défaut d'examen réel de la situation personnelle et familiale de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 522-1 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint à l'OFII de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi par M. B d’une demande d’annulation d’un arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour cinq mois, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait dans le département de la Loire-Atlantique à la date de la décision attaquée, il a fait application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Nantes, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la communauté de communes de Castillon Pujols d’une demande de provision fondée sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative, visant à obtenir la condamnation solidaire de plusieurs sociétés pour des désordres affectant des locaux de gendarmerie. La requérante a finalement déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 8 avril 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement d’instance, en application de l’article R. 222-1 du même code. Aucune condamnation n’a donc été prononcée au fond.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B C, professeure des écoles. La requérante, qui souffre d'une pathologie anxiodépressive et conteste l'absence de reconnaissance de son imputabilité au service par le rectorat, souhaite obtenir des éléments pour un futur recours indemnitaire. Le juge a considéré la mesure utile car l'administration n'a pas encore statué sur l'imputabilité, et a désigné un expert pour évaluer les préjudices subis et l'incapacité permanente partielle. La mission de l'expert inclut de donner un avis sur l'incapacité, mais pas sur le droit à une allocation temporaire d'invalidité, qui relève d'une qualification juridique.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné la demande d'indemnisation de Mme B suite à une chute sur la voie publique le 18 août 2018, imputée à un défaut d'entretien normal de la chaussée par la commune de Penne d'Agenais. Après avoir ordonné une expertise médicale par un jugement avant dire droit du 1er juin 2021, le tribunal a retenu la responsabilité de la commune pour les préjudices directs liés à l'accident, mais a rejeté les conclusions dirigées contre le groupement de coopération sanitaire "pôle de santé du Villeneuvois", estimant que la juridiction administrative était incompétente pour connaître des fautes médicales alléguées, relevant de l'ordre judiciaire. La solution retenue condamne la commune à verser à Mme B une somme totale de 22 273,50 euros en réparation de ses préjudices (incluant déficit fonctionnel temporaire et permanent, assistance tierce personne, souffrances endurées, préjudices esthétiques et d'agrément), ainsi que 16 829,51 euros à la CPAM de la Haute-Marne au titre des débours, sur le fondement des principes de responsabilité pour défaut d'entretien normal
Retrait de points du permis de conduire contesté par M. B devant le Tribunal Administratif de Bordeaux, qui soutenait que l’infraction du 1er mars 2024 ne lui était pas imputable. Le tribunal rejette la requête par ordonnance, jugeant ce moyen inopérant : il appartenait à M. B de contester l’imputabilité de l’infraction par une requête en exonération ou une réclamation auprès du ministère public, et non à l’occasion d’un recours contre le retrait de points. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 223-1 du code de la route.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A contestant le retrait de points de son permis de conduire. Le requérant soutenait que l'infraction du 28 septembre 2023 ne lui était pas imputable, mais le tribunal a jugé ce moyen irrecevable. En effet, il incombait à M. A de contester l'infraction devant le ministère public dans les délais prévus, ce qu'il n'a pas fait. La décision s'appuie sur les articles L. 223-1 du code de la route et R. 222-1 du code de justice administrative.
Retrait de points du permis de conduire suite à une infraction routière. Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B par ordonnance. La solution retenue est le rejet pour moyens inopérants : le juge administratif ne peut se prononcer sur la matérialité de l'infraction, et les conséquences personnelles de la décision sont sans incidence sur sa légalité. Sont appliqués les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 223-1 du code de la route.
Le tribunal administratif de Bordeaux a radié du registre une requête de M. B enregistrée par erreur sous le n°2407503. Cette requête, initialement déposée au tribunal de Poitiers, visait à contester un arrêté préfectoral du 27 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français. La radiation a été prononcée au motif que le tribunal administratif de Pau était seul compétent pour en connaître. La décision se fonde sur les règles de compétence territoriale du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d'une demande d'expertise médicale par M. A concernant sa prise en charge au centre hospitalier de Mont-de-Marsan (Landes), s'est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3 et R. 312-14 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Pau, seul compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A pour contester des amendes reçues pour des infractions routières commises avec un véhicule dont elle n'était plus propriétaire. Le tribunal a rejeté sa requête par une ordonnance, estimant que ce litige ne relevait pas de sa compétence. En application des articles L. 121-5 du code de la route et 529-2 du code de procédure pénale, la contestation des amendes forfaitaires relève de l'ordre judiciaire, et non de l'ordre administratif. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.