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Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

20 755 décisions disponibles — page 305/1038

DécisionAUTRE

N° TA33-2405841(TA33-2405841)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B C, professeure des écoles. La requérante, qui souffre d'une pathologie anxiodépressive et conteste l'absence de reconnaissance de son imputabilité au service par le rectorat, souhaite obtenir des éléments pour un futur recours indemnitaire. Le juge a considéré la mesure utile car l'administration n'a pas encore statué sur l'imputabilité, et a désigné un expert pour évaluer les préjudices subis et l'incapacité permanente partielle. La mission de l'expert inclut de donner un avis sur l'incapacité, mais pas sur le droit à une allocation temporaire d'invalidité, qui relève d'une qualification juridique.

Résumé IA
DécisionAUTRE

N° TA33-2406053(TA33-2406053)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme F, fonctionnaire victime d'un accident de service reconnu imputable. La requérante, qui conteste le lien entre ses pathologies et l'accident établi par l'administration, souhaite obtenir une réparation intégrale de ses préjudices. Le juge a estimé que cette mesure d'expertise était utile et ne préjugeait pas des responsabilités, et a désigné un expert pour évaluer l'ensemble des préjudices subis.

Résumé IA
DécisionAUTRE

N° TA33-2406126(TA33-2406126)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C D, fonctionnaire du Centre communal d'action sociale de Bordeaux, victime d'un grave accident de service en 2015. La requérante sollicite cette mesure pour évaluer l'ensemble de ses préjudices (notamment dentaires, ORL, esthétiques et psychiatriques) en vue d'un futur recours indemnitaire contre son employeur. Le juge a fait droit à la demande sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la mesure utile pour déterminer l'imputabilité des séquelles à l'accident et les préjudices subis, sans préjuger des responsabilités. L'expert devra notamment décrire l'état de santé antérieur et actuel de Mme D, et évaluer son incapacité permanente partielle.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2406147(TA33-2406147)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 5 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait des risques de persécutions en Turquie en raison de son appartenance à la communauté kurde et de ses liens présumés avec le HDP. Le tribunal estime que les éléments fournis (photographies, mandat d'arrêt) sont insuffisants pour établir la réalité des risques allégués, et écarte le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation. La décision se fonde sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionANNULE

N° TA33-2407335(TA33-2407335)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par M. E, ressortissant congolais, annule l'arrêté du 28 août 2024 du préfet de la Gironde portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, ainsi que l'arrêté du 9 octobre 2024 portant interdiction de retour de trois ans. La solution retenue se fonde sur la reconnaissance ultérieure de la qualité de réfugié à M. E par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 6 mars 2025. En application des articles L. 424-1 et L. 613-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette reconnaissance implique l'abrogation des mesures d'éloignement et la délivrance d'une carte de résident.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2407509(TA33-2407509)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, ressortissant portugais, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet de la Gironde d'abroger un arrêté du 10 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que M. E n'avait pas démontré l'existence d'un changement de circonstances de fait ou de droit postérieur à l'arrêté initial, condition nécessaire pour obtenir son abrogation en application de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Résumé IA
DécisionANNULE

N° TA33-2302706(TA33-2302706)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C, licencié de la Fédération française de pétanque, contestant une décision de la commission d'appel de discipline du comité régional Nouvelle-Aquitaine. Cette décision du 17 février 2023 lui infligeait une suspension de licence de six ans ferme, une amende de 500 euros et des frais de procédure. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par M. C, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la notification, de la méconnaissance du contradictoire et du caractère disproportionné de la sanction. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux demandes de M. C, en application des dispositions du code du sport et du règlement disciplinaire de la fédération.

Résumé IA
DécisionINJONCTION

N° TA33-2501980(TA33-2501980)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à Mme C B de libérer le logement qu'elle occupe sans titre au sein de la Résidence le Burck à Mérignac, gérée par le CCAS. La juridiction a considéré que la mission d'hébergement temporaire assurée par le CCAS constitue un service public administratif, et que le maintien sans droit ni titre de l'occupante, après la fin de son contrat le 4 août 2024, fait obstacle au fonctionnement normal de ce service et à l'accueil d'autres personnes en détresse. La solution retenue est fondée sur les articles L. 123-5, L. 123-6 et L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'urgence et l'utilité de la mesure pour rétablir la continuité du service public.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2302376(TA33-2302376)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la Société Faun Environnement contestant le rejet de son offre par le SMICOTOM pour un marché de bennes à ordures ménagères. Le tribunal a substitué au motif initial d'offre inacceptable celui de l'insuffisance de concurrence, justifiant légalement la déclaration d'appel d'offres infructueux. Cette substitution, fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative et le code de la commande publique, a été jugée recevable car elle ne privait pas la requérante de garanties procédurales. En conséquence, toutes les demandes de la société, y compris l'annulation de la procédure et l'injonction de relancer un appel d'offres, ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2301411(TA33-2301411)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société EKIP', mandataire liquidateur de la SASU CESM, qui demandait le paiement d'un solde de 33 364 euros TTC au titre d'un marché public de travaux conclu avec le ministre des armées. Le tribunal a constaté que le solde de la tranche ferme du marché avait été intégralement versé et que la tranche conditionnelle, relative à un ras débordoir non réceptionné en raison de désordres, n'avait généré aucun droit au paiement. Il a également relevé qu'aucune pénalité de retard n'avait été appliquée par l'administration, rendant sans objet les conclusions sur ce point. La décision s'appuie notamment sur les stipulations du marché et les principes du code de la commande publique.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2301012(TA33-2301012)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. et Mme A demandant la condamnation de l'État pour le retard fautif dans la prise en charge médicale de M. A à l'hôpital militaire Robert Picqué, ayant entraîné une perte de chance de récupération de 40 % de sa paralysie du nerf axillaire. Le ministre des armées n'a pas contesté cette responsabilité. Le tribunal a donc retenu la responsabilité de l'État pour faute, en application des principes généraux de la responsabilité hospitalière et du code de la santé publique. Il a accordé des indemnités à M. A pour ses préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux (notamment assistance par tierce personne, déficit fonctionnel permanent, souffrances endurées) et à Mme A pour son préjudice d'affection, tout en réduisant certaines demandes jugées excessives. Les dépens, incluant les frais d'expertise, ont été mis à la charge de l'État.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2300770(TA33-2300770)

Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne le recours d'une fonctionnaire, Mme A, contre un avertissement qui lui a été infligé par l'EPLEFPA du Périgord. La sanction était motivée par des mentions jugées inappropriées dans un compte-rendu de visite en entreprise, accessibles à l'apprenti et à ses parents. Le tribunal a rejeté la requête en annulation, estimant que les faits reprochés étaient établis et que la requérante avait méconnu son obligation de secret et de discrétion professionnels, en portant des appréciations personnelles et attentatoires à la vie privée. La solution s'appuie sur les articles L. 530-1, L. 533-1, L. 121-6 et L. 121-7 du code général de la fonction publique.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2205594(TA33-2205594)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la commune de Lormont pour obtenir réparation de multiples désordres affectant son pôle culturel du Bois Fleuri, notamment des infiltrations et des défauts de portes et bardages, constatés lors de trois expertises judiciaires. La commune recherchait la responsabilité solidaire de plusieurs constructeurs (A2M, BEB Aquitaine, SEG Fayat, Soprema, Cofely, Dekra et le cabinet d'architecture) sur le fondement de la garantie décennale des constructeurs, et subsidiairement la responsabilité contractuelle du maître d'œuvre. Le tribunal a rejeté l'intégralité des demandes de la commune, estimant que les désordres allégués étaient apparents à la réception des travaux et n'étaient pas de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité décennale des constructeurs, tels que prévus par les articles 1792 et suivants du code civil.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2502040(TA33-2502040)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 14 mars 2025 par lequel le préfet de la Gironde a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l'irrégularité de la procédure et de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-1904676(TA33-1904676)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné la demande d'indemnisation de Mme B suite à une chute sur la voie publique le 18 août 2018, imputée à un défaut d'entretien normal de la chaussée par la commune de Penne d'Agenais. Après avoir ordonné une expertise médicale par un jugement avant dire droit du 1er juin 2021, le tribunal a retenu la responsabilité de la commune pour les préjudices directs liés à l'accident, mais a rejeté les conclusions dirigées contre le groupement de coopération sanitaire "pôle de santé du Villeneuvois", estimant que la juridiction administrative était incompétente pour connaître des fautes médicales alléguées, relevant de l'ordre judiciaire. La solution retenue condamne la commune à verser à Mme B une somme totale de 22 273,50 euros en réparation de ses préjudices (incluant déficit fonctionnel temporaire et permanent, assistance tierce personne, souffrances endurées, préjudices esthétiques et d'agrément), ainsi que 16 829,51 euros à la CPAM de la Haute-Marne au titre des débours, sur le fondement des principes de responsabilité pour défaut d'entretien normal

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2301524(TA33-2301524)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A B, attachée d’administration d’État, qui contestait un titre de perception de 7 437,23 euros émis pour récupérer un indu de rémunération versé entre mai et décembre 2020. La requérante invoquait la prescription extinctive de deux ans prévue par l’article 37-1 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000. Le tribunal a jugé que le délai de prescription n’était pas applicable en l’espèce, car l’indu résultait d’une erreur de l’administration et non d’une absence d’information ou d’informations inexactes de la part de l’agent. Par conséquent, la demande de décharge et les conclusions indemnitaires, irrecevables faute de liaison du contentieux, ont été rejetées.

Résumé IA
OrdonnanceDESISTEMENT

N° TA33-2300535(TA33-2300535)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la communauté de communes de Castillon Pujols d’une demande de provision fondée sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative, visant à obtenir la condamnation solidaire de plusieurs sociétés pour des désordres affectant des locaux de gendarmerie. La requérante a finalement déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 8 avril 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement d’instance, en application de l’article R. 222-1 du même code. Aucune condamnation n’a donc été prononcée au fond.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA33-2402789(TA33-2402789)

Retrait de points du permis de conduire contesté par M. B devant le Tribunal Administratif de Bordeaux, qui soutenait que l’infraction du 1er mars 2024 ne lui était pas imputable. Le tribunal rejette la requête par ordonnance, jugeant ce moyen inopérant : il appartenait à M. B de contester l’imputabilité de l’infraction par une requête en exonération ou une réclamation auprès du ministère public, et non à l’occasion d’un recours contre le retrait de points. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 223-1 du code de la route.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA33-2501084(TA33-2501084)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, a été saisi par M. A B d’un recours contestant le refus implicite de la MDPH de la Gironde de lui attribuer la prestation de compensation du handicap (PCH). Le juge a constaté que, conformément aux articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, les litiges relatifs à l’attribution de la PCH relèvent de la compétence exclusive de l’ordre judiciaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a rejeté la requête pour incompétence et a transmis le dossier au tribunal judiciaire de Bordeaux (pôle social).

Résumé IA
OrdonnancePARTIEL

N° TA33-2500942(TA33-2500942)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui portait sur l’entretien des voies communales de Lavergne (47). La juridiction a constaté que la production de courriers et de photos par le requérant ne contenait ni exposé de moyens juridiques, ni conclusions formelles en annulation ou indemnisation. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance.

Résumé IA