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Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la communauté de communes de Castillon Pujols d’une demande de provision fondée sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative, visant à obtenir la condamnation solidaire de plusieurs sociétés pour des désordres affectant des locaux de gendarmerie. La requérante a finalement déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 8 avril 2025, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement d’instance, en application de l’article R. 222-1 du même code. Aucune condamnation n’a donc été prononcée au fond.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, ressortissant portugais, qui demandait l'annulation du refus implicite du préfet de la Gironde d'abroger un arrêté du 10 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que M. E n'avait pas démontré l'existence d'un changement de circonstances de fait ou de droit postérieur à l'arrêté initial, condition nécessaire pour obtenir son abrogation en application de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, par une ordonnance du 8 avril 2025, a rejeté la requête de Mme A B contestant le refus de la MDPH de la Gironde de lui attribuer l'allocation aux adultes handicapés. Le tribunal a estimé qu'il n'était manifestement pas compétent pour connaître de ce litige, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, combinés aux articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale, ce contentieux relève de la compétence du tribunal judiciaire. En conséquence, le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme D pour obtenir réparation des préjudices résultant de l’effondrement d’un mur de soutènement situé rue de l’Église à Berson, imputé à des travaux d’enfouissement de réseaux électriques réalisés en 2018. Les requérants invoquent la responsabilité sans faute de la commune de Berson en tant que maître d’ouvrage de l’ouvrage public, ainsi que celle des sociétés Enedis et Allez et Cie en tant que maître d’ouvrage et entrepreneur des travaux publics. La commune conteste la qualification d’ouvrage public et renvoie la responsabilité sur les sociétés, tandis qu’Enedis et Allez et Cie contestent le lien de causalité et invoquent des causes exonératoires. Le tribunal a retenu la responsabilité solidaire des trois parties défenderesses sur le fondement de la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage et de l’entrepreneur à l’égard des tiers, en application des principes généraux de la responsabilité pour dommages de travaux publics. Il a condamné in solidum la commune de Berson, la société Enedis et la société Allez et Cie à verser aux époux D la somme
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par M. E, ressortissant congolais, annule l'arrêté du 28 août 2024 du préfet de la Gironde portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination, ainsi que l'arrêté du 9 octobre 2024 portant interdiction de retour de trois ans. La solution retenue se fonde sur la reconnaissance ultérieure de la qualité de réfugié à M. E par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 6 mars 2025. En application des articles L. 424-1 et L. 613-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette reconnaissance implique l'abrogation des mesures d'éloignement et la délivrance d'une carte de résident.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’une demande d’effacement d’une mention de condamnation figurant sur le bulletin n° 2 de son casier judiciaire. Le tribunal a rejeté cette requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, selon les articles 775-1, 702-1 et 703 du code de procédure pénale, une telle demande relève de la compétence du juge judiciaire et doit être adressée au procureur de la République.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la commune de Lormont pour obtenir réparation de multiples désordres affectant son pôle culturel du Bois Fleuri, notamment des infiltrations et des défauts de portes et bardages, constatés lors de trois expertises judiciaires. La commune recherchait la responsabilité solidaire de plusieurs constructeurs (A2M, BEB Aquitaine, SEG Fayat, Soprema, Cofely, Dekra et le cabinet d'architecture) sur le fondement de la garantie décennale des constructeurs, et subsidiairement la responsabilité contractuelle du maître d'œuvre. Le tribunal a rejeté l'intégralité des demandes de la commune, estimant que les désordres allégués étaient apparents à la réception des travaux et n'étaient pas de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité décennale des constructeurs, tels que prévus par les articles 1792 et suivants du code civil.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme F, ressortissante togolaise, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 20 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation du refus de séjour, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, enseignante, contestant l'arrêté du 17 janvier 2023 par lequel la rectrice de Nouvelle-Aquitaine l'a placée en congé d'office pour un mois en raison d'un danger immédiat pour les élèves. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a également écarté les moyens d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation, estimant que le signalement du principal, faisant état de propos agressifs et d'une gestion conflictuelle, justifiait légalement cette mesure fondée sur l'article R. 911-36 du code de l'éducation et l'article 34 du décret du 14 mars 1986. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme F, fonctionnaire victime d'un accident de service reconnu imputable. La requérante, qui conteste le lien entre ses pathologies et l'accident établi par l'administration, souhaite obtenir une réparation intégrale de ses préjudices. Le juge a estimé que cette mesure d'expertise était utile et ne préjugeait pas des responsabilités, et a désigné un expert pour évaluer l'ensemble des préjudices subis.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C D, fonctionnaire du Centre communal d'action sociale de Bordeaux, victime d'un grave accident de service en 2015. La requérante sollicite cette mesure pour évaluer l'ensemble de ses préjudices (notamment dentaires, ORL, esthétiques et psychiatriques) en vue d'un futur recours indemnitaire contre son employeur. Le juge a fait droit à la demande sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la mesure utile pour déterminer l'imputabilité des séquelles à l'accident et les préjudices subis, sans préjuger des responsabilités. L'expert devra notamment décrire l'état de santé antérieur et actuel de Mme D, et évaluer son incapacité permanente partielle.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un recours contestant un arrêt de la cour d’appel de Bordeaux relatif à une mesure de protection judiciaire (tutelle) pour sa sœur. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, rappelant que seul le juge judiciaire peut connaître des actes intervenus dans le cadre d’une procédure judiciaire. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et l’article L. 221-9 du code de l’organisation judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 5 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait des risques de persécutions en Turquie en raison de son appartenance à la communauté kurde et de ses liens présumés avec le HDP. Le tribunal estime que les éléments fournis (photographies, mandat d'arrêt) sont insuffisants pour établir la réalité des risques allégués, et écarte le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation. La décision se fonde sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par deux salariées demandant l'ouverture d'une procédure de liquidation judiciaire pour leur employeur, le restaurant Leon de Bruxelles. Par une ordonnance du 8 avril 2025, le tribunal a rejeté leur requête pour incompétence matérielle. Il a rappelé que ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal de commerce, et non du juge administratif, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du préfet de la Gironde du 25 janvier 2023 classant sans suite la demande de naturalisation de M. A C, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur de fait en estimant que le demandeur n'avait pas fourni les pièces complémentaires demandées, alors que M. A C justifie les avoir envoyées par courrier recommandé. En application de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, le tribunal enjoint au préfet de reprendre l'instruction de la demande dans un délai de deux mois. L'État est condamné à verser 1 200 euros à M. A C au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 14 mars 2025 par lequel le préfet de la Gironde a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de l'irrégularité de la procédure et de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de moyen sérieux.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 2 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour quatre ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation du droit à être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Il a jugé que l'arrêté était légal au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A pour contester des amendes reçues pour des infractions routières commises avec un véhicule dont elle n'était plus propriétaire. Le tribunal a rejeté sa requête par une ordonnance, estimant que ce litige ne relevait pas de sa compétence. En application des articles L. 121-5 du code de la route et 529-2 du code de procédure pénale, la contestation des amendes forfaitaires relève de l'ordre judiciaire, et non de l'ordre administratif. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté préfectoral du 5 mars 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La décision retient que l'erreur de fait alléguée n'est pas établie et que le refus ne méconnaît ni l'article 6-5° de l'accord franco-algérien ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de preuves suffisantes de liens familiaux intenses et récents en France. Le tribunal a ainsi validé la solution du préfet de la Gironde.
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule le refus implicite du préfet de la Gironde de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant nigérian entré en France à l’âge de 8 ans. Le tribunal juge que ce refus porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la durée de son séjour, de ses liens familiaux en France et de son insertion professionnelle. Il enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois et condamne l’État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.