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Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'avertissement infligé le 8 février 2023 par le préfet de la Gironde à une exploitante de taxis, ainsi que le rejet de son recours gracieux. Le tribunal juge que cette sanction disciplinaire, fondée sur des communications publicitaires jugées ambiguës quant à la commune d'exploitation de l'autorisation de stationnement, est dépourvue de base légale. Aucune disposition du code des transports ou autre texte ne réglemente en effet la communication publicitaire des taxis, rendant la sanction illégale.
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule le refus implicite du préfet de la Gironde de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant nigérian entré en France à l’âge de 8 ans. Le tribunal juge que ce refus porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la durée de son séjour, de ses liens familiaux en France et de son insertion professionnelle. Il enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois et condamne l’État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A C, ressortissant soudanais, contestant l'arrêté du 8 janvier 2025 par lequel la préfète des Landes l'a assigné à résidence pour six mois. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par la préfète et a jugé que la décision d'assignation à résidence était légale, notamment en ce qu'elle était fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens tirés du défaut de motivation, de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance des dispositions relatives à l'assignation à résidence étaient infondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. C, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 2 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour quatre ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation du droit à être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Il a jugé que l'arrêté était légal au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 juin 2024 refusant son titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen particulier de la situation du requérant. S'appuyant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, le tribunal a jugé que M. A pouvait effectivement bénéficier d'un traitement approprié pour son VIH en Algérie, en application de l'article 6 alinéa 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les moyens relatifs à l'insuffisance de motivation de l'obligation de quitter le territoire et à la méconnaissance de l'article 5 de la Convention européenne des droits de l'homme ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A B, attachée d’administration d’État, qui contestait un titre de perception de 7 437,23 euros émis pour récupérer un indu de rémunération versé entre mai et décembre 2020. La requérante invoquait la prescription extinctive de deux ans prévue par l’article 37-1 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000. Le tribunal a jugé que le délai de prescription n’était pas applicable en l’espèce, car l’indu résultait d’une erreur de l’administration et non d’une absence d’information ou d’informations inexactes de la part de l’agent. Par conséquent, la demande de décharge et les conclusions indemnitaires, irrecevables faute de liaison du contentieux, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SARL Sepibat, qui contestait un titre de recette exécutoire émis par l'EHPAD Henri Frugier pour un montant de 256 125,24 euros. Le tribunal a jugé que ce titre, émis pour recouvrer une provision accordée par une ordonnance de référé, était dépourvu de portée juridique propre et donc insusceptible de recours, en application de l'article L. 111-3 du code des procédures civiles d'exécution. La solution retenue est l'irrecevabilité de la requête, sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B, ressortissant nigérian, pour contester le refus implicite de renouvellement de sa carte de résident de dix ans. Le tribunal a constaté que le requérant avait fait l'objet d'un arrêté ministériel d'expulsion le 4 août 2024, le rendant inéligible à l'entrée sur le territoire français en application de l'article L. 311-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la demande de renouvellement étant devenue impossible à satisfaire, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et à fin d'injonction. Les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B C, gardien de la paix et maire de Lavardac, qui contestait un titre exécutoire de 932,77 euros émis pour récupérer un trop-perçu de rémunération lié à ses absences pour crédit électif. La requête a été jugée irrecevable car M. C n'avait pas, conformément aux articles 117 et 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, adressé sa contestation préalable au comptable chargé du recouvrement avant de saisir le tribunal. Le tribunal a également rappelé que les dispositions du code des relations entre le public et l'administration sur le recours administratif préalable ne sont pas applicables aux relations entre l'administration et ses agents.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, brigadier de police, contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son état anxiodépressif. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Sur le fond, il a rappelé les conditions de l'article L. 822-20 du code général de la fonction publique pour la reconnaissance d'une maladie professionnelle. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision de la préfète de la zone de défense et de sécurité Sud-Ouest.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné à Mme C B de libérer le logement qu'elle occupe sans titre au sein de la Résidence le Burck à Mérignac, gérée par le CCAS. La juridiction a considéré que la mission d'hébergement temporaire assurée par le CCAS constitue un service public administratif, et que le maintien sans droit ni titre de l'occupante, après la fin de son contrat le 4 août 2024, fait obstacle au fonctionnement normal de ce service et à l'accueil d'autres personnes en détresse. La solution retenue est fondée sur les articles L. 123-5, L. 123-6 et L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'urgence et l'utilité de la mesure pour rétablir la continuité du service public.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 28 août 2024 par lequel le préfet de la Gironde a refusé un titre de séjour à M. E et l'a obligé à quitter le territoire, ainsi que l'arrêté du 9 octobre 2024 lui interdisant le retour pour trois ans. La solution retenue se fonde sur la reconnaissance ultérieure de la qualité de réfugié à M. E par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 6 mars 2025. En application des articles L. 424-1 et L. 613-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette reconnaissance implique l'abrogation des mesures d'éloignement et la délivrance d'une carte de résident.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté préfectoral du 5 mars 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La décision retient que l'erreur de fait alléguée n'est pas établie et que le refus ne méconnaît ni l'article 6-5° de l'accord franco-algérien ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de preuves suffisantes de liens familiaux intenses et récents en France. Le tribunal a ainsi validé la solution du préfet de la Gironde.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C D, qui demandait le réexamen de sa demande d’entrée en France pour sa conjointe. La juridiction a estimé que cette requête était manifestement irrecevable, car elle ne tendait ni à l’annulation d’une décision administrative ni à des conclusions indemnitaires, mais à une demande d’administration active. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, le juge a rappelé qu’il ne peut se substituer à l’administration. Il a invité le requérant à saisir le préfet de la Gironde d’une demande de regroupement familial s’il s’y estime fondé.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante guinéenne, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 6 mars 2025 ordonnant son transfert vers l'Espagne, responsable de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance des droits à l'information et à un entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013, et l'erreur manifeste d'appréciation quant à l'absence d'application de la clause discrétionnaire. Il a jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée. En conséquence, le tribunal a confirmé la légalité de l'arrêté de transfert.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande d’annulation de M. B A, ressortissant camerounais, contestant l’arrêté préfectoral du 17 février 2025 ordonnant sa remise aux autorités suisses, responsables de l’examen de sa demande d’asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’erreur de droit concernant la clause discrétionnaire de l’article 17 du règlement, et de méconnaissance des obligations d’information et d’entretien individuel prévues aux articles 4 et 5 du même règlement. La décision s’appuie notamment sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la convention de Genève de 1951, et le règlement Dublin III.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant surinamais, contestant un arrêté du préfet de la Gironde du 14 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de quatre ans, et une assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Il a également estimé que le droit d'être entendu de M. A n'avait pas été méconnu, ce dernier ayant pu présenter ses observations lors de son audition par les services de police. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 6 mars 2025 ordonnant son transfert vers l'Autriche, responsable de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que le requérant avait bien reçu les informations prévues à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 dans une langue qu'il comprenait (le turc) et que l'entretien individuel s'était déroulé dans des conditions régulières. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur la base des dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du préfet de la Dordogne du 15 octobre 2024 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a considéré que M. A, père d'un enfant français né en 2019, établissait contribuer effectivement à son entretien et à son éducation, remplissant ainsi les conditions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande d'annulation du requérant.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du préfet de la Gironde du 5 mars 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de trois ans et un signalement Schengen à l'encontre de M. B, ressortissant turc. La solution retenue est fondée sur l'absence de preuve de l'existence d'une obligation de quitter le territoire français préalable, condition nécessaire à l'interdiction de retour en vertu de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal admet provisoirement M. B à l'aide juridictionnelle et rejette le surplus des conclusions.