Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2502021(TA33-2502021)
Le tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion des occupants sans droit ni titre du parc-relais "Gare de Bègles". Il a jugé que ce bien, géré par la société Kéolis dans le cadre d'une concession de service public, constitue une dépendance du domaine public affectée au service de transport de voyageurs. L'occupation illicite, caractérisée par des branchements électriques dangereux et l'absence d'installations sanitaires, crée un risque pour la sécurité et la salubrité publiques, tout en entravant gravement le fonctionnement du service public. La mesure d'expulsion a été reconnue utile et urgente, sans contestation sérieuse, en application des dispositions du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA33-2406265(TA33-2406265)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 juin 2024 refusant son titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et avait été précédée d'un examen particulier de la situation du requérant. S'appuyant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, le tribunal a jugé que M. A pouvait effectivement bénéficier d'un traitement approprié pour son VIH en Algérie, en application de l'article 6 alinéa 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les moyens relatifs à l'insuffisance de motivation de l'obligation de quitter le territoire et à la méconnaissance de l'article 5 de la Convention européenne des droits de l'homme ont également été écartés.
N° TA33-2406172(TA33-2406172)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 2 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour quatre ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la violation du droit à être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE), et l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Il a jugé que l'arrêté était légal au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA33-2405841(TA33-2405841)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B C, professeure des écoles. La requérante, qui souffre d'une pathologie anxiodépressive et conteste l'absence de reconnaissance de son imputabilité au service par le rectorat, souhaite obtenir des éléments pour un futur recours indemnitaire. Le juge a considéré la mesure utile car l'administration n'a pas encore statué sur l'imputabilité, et a désigné un expert pour évaluer les préjudices subis et l'incapacité permanente partielle. La mission de l'expert inclut de donner un avis sur l'incapacité, mais pas sur le droit à une allocation temporaire d'invalidité, qui relève d'une qualification juridique.
N° TA33-2301953(TA33-2301953)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, enseignante, contestant l'arrêté du 17 janvier 2023 par lequel la rectrice de Nouvelle-Aquitaine l'a placée en congé d'office pour un mois en raison d'un danger immédiat pour les élèves. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a également écarté les moyens d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation, estimant que le signalement du principal, faisant état de propos agressifs et d'une gestion conflictuelle, justifiait légalement cette mesure fondée sur l'article R. 911-36 du code de l'éducation et l'article 34 du décret du 14 mars 1986. La requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA33-2301915(TA33-2301915)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du préfet de la Gironde du 25 janvier 2023 classant sans suite la demande de naturalisation de M. A C, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur de fait en estimant que le demandeur n'avait pas fourni les pièces complémentaires demandées, alors que M. A C justifie les avoir envoyées par courrier recommandé. En application de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, le tribunal enjoint au préfet de reprendre l'instruction de la demande dans un délai de deux mois. L'État est condamné à verser 1 200 euros à M. A C au titre des frais de justice.
N° TA33-2301898(TA33-2301898)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. B, technicien des systèmes d'information et de communication, qui contestait son affectation à un poste de standardiste. Il estimait que cette affectation constituait une faute de l'administration, une discrimination liée à son handicap et une méconnaissance du principe de compensation. Le tribunal a rappelé que tout fonctionnaire a droit à une affectation correspondant à son grade, et a constaté que les fonctions de standardiste étaient d'un niveau de technicité moindre que celui attendu pour son grade. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais il s'est fondé sur le code général de la fonction publique et le décret n°2011-1987 du 27 décembre 2011.
N° TA33-2301525(TA33-2301525)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B C, qui contestait le refus du ministre de la justice de lui accorder la garantie individuelle du pouvoir d'achat (GIPA) pour 2022. Les conclusions dirigées contre le décret n° 2008-539 du 6 juin 2008 ont été jugées irrecevables, car le tribunal était incompétent pour connaître d'un recours contre un décret, cette compétence relevant du Conseil d'État, et le délai de recours était expiré. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble de la requête pour irrecevabilité manifeste, sans examen au fond.
N° TA33-2206300(TA33-2206300)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme D pour obtenir réparation des préjudices résultant de l’effondrement d’un mur de soutènement situé rue de l’Église à Berson, imputé à des travaux d’enfouissement de réseaux électriques réalisés en 2018. Les requérants invoquent la responsabilité sans faute de la commune de Berson en tant que maître d’ouvrage de l’ouvrage public, ainsi que celle des sociétés Enedis et Allez et Cie en tant que maître d’ouvrage et entrepreneur des travaux publics. La commune conteste la qualification d’ouvrage public et renvoie la responsabilité sur les sociétés, tandis qu’Enedis et Allez et Cie contestent le lien de causalité et invoquent des causes exonératoires. Le tribunal a retenu la responsabilité solidaire des trois parties défenderesses sur le fondement de la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage et de l’entrepreneur à l’égard des tiers, en application des principes généraux de la responsabilité pour dommages de travaux publics. Il a condamné in solidum la commune de Berson, la société Enedis et la société Allez et Cie à verser aux époux D la somme
N° TA33-2501307(TA33-2501307)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, par une ordonnance du 8 avril 2025, a rejeté la requête de Mme A B contestant le refus de la MDPH de la Gironde de lui attribuer l'allocation aux adultes handicapés. Le tribunal a estimé qu'il n'était manifestement pas compétent pour connaître de ce litige, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, combinés aux articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la sécurité sociale, ce contentieux relève de la compétence du tribunal judiciaire. En conséquence, le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux.
N° TA33-2501308(TA33-2501308)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’une demande d’effacement d’une mention de condamnation figurant sur le bulletin n° 2 de son casier judiciaire. Le tribunal a rejeté cette requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, selon les articles 775-1, 702-1 et 703 du code de procédure pénale, une telle demande relève de la compétence du juge judiciaire et doit être adressée au procureur de la République.
N° TA33-2400304(TA33-2400304)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante étrangère, qui contestait le bien-fondé d'une créance du CHU de Bordeaux pour des soins hospitaliers. La requête a été jugée irrecevable car tardive, le délai de recours de deux mois n'ayant pas été respecté. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et le principe de sécurité juridique, estimant qu'aucune circonstance particulière ne justifiait un recours plus d'un an après la notification de la saisie administrative à tiers détenteur.
N° TA33-2407312(TA33-2407312)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 28 août 2024 par lequel le préfet de la Gironde a refusé un titre de séjour à M. E et l'a obligé à quitter le territoire, ainsi que l'arrêté du 9 octobre 2024 lui interdisant le retour pour trois ans. La solution retenue se fonde sur la reconnaissance ultérieure de la qualité de réfugié à M. E par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 6 mars 2025. En application des articles L. 424-1 et L. 613-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette reconnaissance implique l'abrogation des mesures d'éloignement et la délivrance d'une carte de résident.
N° TA33-2404493(TA33-2404493)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B, ressortissant nigérian, pour contester le refus implicite de renouvellement de sa carte de résident de dix ans. Le tribunal a constaté que le requérant avait fait l'objet d'un arrêté ministériel d'expulsion le 4 août 2024, le rendant inéligible à l'entrée sur le territoire français en application de l'article L. 311-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la demande de renouvellement étant devenue impossible à satisfaire, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et à fin d'injonction. Les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA33-2307168(TA33-2307168)
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule le refus implicite du préfet de la Gironde de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant nigérian entré en France à l’âge de 8 ans. Le tribunal juge que ce refus porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de la durée de son séjour, de ses liens familiaux en France et de son insertion professionnelle. Il enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois et condamne l’État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA33-2307093(TA33-2307093)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait le refus du département de Lot-et-Garonne d’étendre son agrément d’assistante familiale. La décision attaquée, signée par une autorité compétente, a été jugée suffisamment motivée en droit. Le tribunal a estimé que le département n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en considérant que les conditions d’accueil proposées par Mme B ne garantissaient pas la sécurité et l’épanouissement des enfants, conformément aux articles L. 421-3 et R. 421-3 du code de l’action sociale et des familles.
N° TA33-2304165(TA33-2304165)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B C, gardien de la paix et maire de Lavardac, qui contestait un titre exécutoire de 932,77 euros émis pour récupérer un trop-perçu de rémunération lié à ses absences pour crédit électif. La requête a été jugée irrecevable car M. C n'avait pas, conformément aux articles 117 et 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, adressé sa contestation préalable au comptable chargé du recouvrement avant de saisir le tribunal. Le tribunal a également rappelé que les dispositions du code des relations entre le public et l'administration sur le recours administratif préalable ne sont pas applicables aux relations entre l'administration et ses agents.
N° TA33-2202984(TA33-2202984)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, qui demandait réparation des préjudices résultant de l'illégalité fautive de la décision du 18 juin 1990 refusant de lui concéder une pension militaire d'invalidité, ainsi que des décisions de 2019 et 2020 ayant abrogé ce refus sans effet rétroactif. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, tiré de la jurisprudence selon laquelle les conclusions indemnitaires fondées sur l'illégalité de décisions individuelles à objet pécuniaire devenues définitives sont irrecevables. En conséquence, la requête de M. A a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, sur le fondement des dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et du code de justice administrative.
N° TA33-2301524(TA33-2301524)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A B, attachée d’administration d’État, qui contestait un titre de perception de 7 437,23 euros émis pour récupérer un indu de rémunération versé entre mai et décembre 2020. La requérante invoquait la prescription extinctive de deux ans prévue par l’article 37-1 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000. Le tribunal a jugé que le délai de prescription n’était pas applicable en l’espèce, car l’indu résultait d’une erreur de l’administration et non d’une absence d’information ou d’informations inexactes de la part de l’agent. Par conséquent, la demande de décharge et les conclusions indemnitaires, irrecevables faute de liaison du contentieux, ont été rejetées.
N° TA33-2501741(TA33-2501741)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du préfet de la Gironde du 5 mars 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de trois ans et un signalement Schengen à l'encontre de M. B, ressortissant turc. La solution retenue est fondée sur l'absence de preuve de l'existence d'une obligation de quitter le territoire français préalable, condition nécessaire à l'interdiction de retour en vertu de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal admet provisoirement M. B à l'aide juridictionnelle et rejette le surplus des conclusions.