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Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

20 755 décisions disponibles — page 309/1038

DécisionREJETE

N° TA33-2405340(TA33-2405340)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de Mme H, ressortissante russe, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a joint les deux requêtes et considéré que la décision explicite du 7 octobre 2024 s’était substituée à la décision implicite antérieure. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté préfectoral, en raison d’une erreur manifeste d’appréciation de la situation personnelle de Mme H, au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2407111(TA33-2407111)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme F, ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté préfectoral du 14 août 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de liens personnels et familiaux suffisamment intenses en France. Enfin, la décision fixant le pays de destination a été considérée comme suffisamment motivée et non contraire à l'article 3 de la même Convention.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2302963(TA33-2302963)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, était saisi par Mme B et Mme D d’une demande d’annulation partielle de deux décisions du 7 avril 2023 leur accordant une remise gracieuse partielle, et non totale, de dettes d’allocation de logement familiale et de prime d’activité. Le tribunal a examiné la demande au regard des articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 845-3 du même code, qui permettent une remise en cas de bonne foi ou de précarité. Constatant que les requérantes étaient de bonne foi, sans manœuvre frauduleuse, et que leur situation financière était précaire (congé de présence parentale, chômage), le tribunal a accordé une remise totale des indus restants.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA33-2304411(TA33-2304411)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. B, qui contestait les décisions de la CAF de la Gironde refusant ou limitant la remise gracieuse de dettes pour des indus d'allocation logement sociale, de RSA et de prime d'activité. Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a appliqué les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale, L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, et L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a rejeté la requête, confirmant ainsi les décisions de la CAF.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2403950(TA33-2403950)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 12 février 2024 suspendant son permis de conduire pour six mois pour conduite sous stupéfiants. Le tribunal a jugé que la matérialité de l'infraction était établie par un prélèvement salivaire positif, et que la contestation des conditions de verbalisation relevait du juge judiciaire, non administratif. Les analyses urinaires postérieures produites par le requérant n'ont pas été retenues comme suffisantes pour contredire le résultat du test salivaire initial. La décision s'appuie sur les articles L. 224-2, L. 235-1 et L. 235-2 du code de la route.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2405956(TA33-2405956)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A C contestant la décision "48SI" du 22 août 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur a constaté l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'absence de notification du retrait de points, en application des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 223-1, L. 223-3 du code de la route.

Résumé IA
DécisionNON_LIEU

N° TA33-2303945(TA33-2303945)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par un juge social, était saisi par M. B d’une opposition à une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales de la Gironde pour le recouvrement d’un indu d’allocation de logement sociale de 132 euros. Le tribunal a constaté que, bien que le requérant ait confondu le paiement avec une autre créance, il a finalement réglé la somme litigieuse le 14 août 2023, après l’introduction de sa requête. En conséquence, le litige est devenu sans objet et le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, en application des dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA33-2303960(TA33-2303960)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D et Mme C contestant le refus de remise gracieuse d’un indu d’allocation de logement sociale de 1 405 euros. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que les requérantes étaient de bonne foi, mais que leur situation financière ne démontrait pas que le remboursement compromettrait durablement l’équilibre de leur budget. La décision s’appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA33-2303420(TA33-2303420)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B A. M. A contestait le refus de la commission de médiation de la Gironde de le reconnaître comme prioritaire pour un logement social d'urgence. Le tribunal a estimé que, malgré son handicap psychique et sa situation d'hébergement chez sa mère, M. A ne justifiait pas d'une situation de privation de logement ou de logement indigne au sens des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation des décisions de la commission.

Résumé IA
DécisionANNULE

N° TA33-2303916(TA33-2303916)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge unique, a examiné les demandes de Mme C contestant le refus de remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement (APL) de 1 804,10 euros et la remise partielle d’un second indu de 1 408,15 euros. Saisi en plein contentieux, le tribunal a appliqué les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, qui permettent une remise en cas de précarité du débiteur, sauf fraude. Après avoir joint les requêtes, le tribunal a rejeté les demandes de Mme C, estimant qu’elle n’établissait pas sa bonne foi ni une situation de précarité justifiant une remise totale ou plus importante.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2407092(TA33-2407092)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 20 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen sérieux, jugeant la décision suffisamment motivée et la délégation de signature régulière. Il a également estimé que le préfet n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale de l'intéressé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. E.

Résumé IA
DécisionNON_LIEU

N° TA33-2303423(TA33-2303423)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux statue sur l'opposition formée par M. B contre une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d’un indu de prime de fin d’année 2020. En cours d’instance, France Travail a accordé une remise gracieuse totale de la dette, rendant le litige sans objet. Le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la requête, en application des dispositions du code du travail.

Résumé IA
DécisionANNULE

N° TA33-2302449(TA33-2302449)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B contestant la décision de la commission de recours amiable de la CAF de Lot-et-Garonne du 14 mars 2023. Cette décision confirmait un indu de revenu de solidarité active (RSA) et d'aide personnalisée au logement (APL) pour fausse déclaration. Le tribunal a jugé que M. B avait bien omis de déclarer ses ressources, notamment une pension d'invalidité et une rente d'accident du travail, en violation des articles L. 262-2, L. 262-3, R. 262-6 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi le bien-fondé de l'indu et de la pénalité administrative.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA33-2305468(TA33-2305468)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en juge unique, rejette la requête de M. B qui contestait le refus de la CAF de la Gironde de lui accorder une remise gracieuse sur un indu d’allocation de logement sociale de 1 374 euros. Le juge, exerçant un plein contentieux, constate la bonne foi du requérant, excluant toute fraude ou fausse déclaration. Cependant, il estime que sa situation financière (ressources mensuelles d’environ 1 700 euros, loyer de 651 euros) ne démontre pas que le remboursement compromettrait durablement l’équilibre de son budget. La décision est fondée sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2405782(TA33-2405782)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d'expertise médicale à la demande de Mme A C. Cette expertise vise à déterminer les préjudices résultant de sa prise en charge par le CHU de La Réunion puis par le CHU de Bordeaux à partir de novembre 2019, notamment à la suite de multiples interventions chirurgicales. Les deux centres hospitaliers ne se sont pas opposés à la demande, sous réserves. Le tribunal a désigné un collège d'experts composé d'un gynécologue et d'un urologue pour évaluer les éventuelles fautes et chiffrer les préjudices.

Résumé IA
DécisionAUTRE

N° TA33-2405856(TA33-2405856)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme D, professeure agrégée. La requérante souffre d'un syndrome anxiodépressif qu'elle estime imputable à ses conditions de travail et souhaite engager la responsabilité de son employeur, le rectorat de Bordeaux. Le tribunal a jugé la mesure utile car le rectorat n'a pas reconnu l'imputabilité au service, et a désigné un expert pour évaluer l'état de santé de Mme D, l'imputabilité de sa pathologie au service, et son éventuelle incapacité permanente partielle.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA33-2405650(TA33-2405650)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A contestant plusieurs retraits de points de son permis de conduire. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour trois infractions (26 mars, 16 février et 13 mai 2022), le ministre les ayant retirées. Pour les infractions restantes (24 septembre 2020, 23 mars 2022 et 19 août 2023), le tribunal a rejeté la demande, estimant que la preuve de la délivrance de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route était rapportée par la production des procès-verbaux électroniques. La solution retenue est donc le rejet de la requête, fondé sur le code de la route et le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionANNULE

N° TA33-2406806(TA33-2406806)

Le Tribunal administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 4 octobre 2024 par lequel le préfet de la Gironde a refusé de délivrer un titre de séjour à M. D C, ressortissant brésilien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal retient que l'intéressé a obtenu la nationalité italienne après sa demande, ce qui constitue une erreur de fait ayant influencé l'appréciation de sa situation, dès lors que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers applicables aux ressortissants d'États tiers n'étaient plus pertinentes. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer à M. D C un titre de séjour en qualité de citoyen de l'Union européenne, conformément à l'article L. 231-1 du même code, et de lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler. L'État est condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2406964(TA33-2406964)

Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B D, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 7 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation, et de méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute d'éléments probants. Il estime que la décision de refus de délai de départ volontaire est fondée sur un risque de fuite au sens de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, l'interdiction de retour n'est pas disproportionnée au regard de la situation personnelle et familiale de l'intéressé.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2407026(TA33-2407026)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne suspendant son permis de conduire pour dix mois suite à un contrôle en état alcoolique (0,8 mg/l). Le juge a estimé que la mesure n'était pas disproportionnée, malgré les contraintes professionnelles invoquées, compte tenu du danger pour la sécurité routière. Il a rappelé que la restriction du droit de conduire aux seuls véhicules équipés d'un dispositif d'antidémarrage par éthylotest électronique (EAD), prévue à l'article R. 224-6 du code de la route, relève d'une simple faculté pour le préfet et non d'une obligation. Les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées par voie de conséquence.

Résumé IA