Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2303516(TA33-2303516)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de la société Dordogne Toitures, qui sollicitait le bénéfice du crédit d'impôt pour les métiers d'art (article 244 quater O du CGI) au titre des années 2019 à 2021. La société, active dans la restauration de toitures et charpentes, n'a pas démontré que ses ouvrages répondaient aux critères de création d'ouvrages uniques ou en petite série, faute de justifier de plans ou de leur caractère non identique à des réalisations antérieures. Par ailleurs, les métiers de charpentier et couvreur ne figurent pas dans la rubrique "restauration" de l'arrêté du 24 décembre 2015, excluant ainsi l'application du I bis de l'article 244 quater O. La requête est donc rejetée.
N° TA33-2303554(TA33-2303554)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. et Mme A contestant des suppléments d'impôt sur le revenu pour les années 2017 à 2019, assortis de pénalités pour manquement délibéré. Concernant l'année 2017, le tribunal a rejeté le moyen de prescription, estimant que l'administration avait exercé son droit de reprise dans le délai spécial prévu à l'article L. 188 C du livre des procédures fiscales, compte tenu de l'exercice de son droit de communication auprès de l'autorité judiciaire. Sur le fond, les requérants n'ont pas apporté la preuve, par des attestations ou des chèques, que les sommes créditées sur leurs comptes bancaires provenaient de prêts, comme l'exige l'article 242 ter du code général des impôts. En conséquence, le tribunal a rejeté l'intégralité de la demande, y compris la décharge des pénalités pour manquement délibéré.
N° TA33-2502317(TA33-2502317)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur la demande de la commune de Bordeaux, a fait droit à sa requête fondée sur l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette décision vise à prévenir les litiges liés à des travaux publics d'extension de l'école Naujac, en désignant un expert chargé de constater l'état initial des immeubles voisins (parcelles LE 0117 et LE 0223) avant le début du chantier prévu en mai 2025. La mission de l'expert est scindée en deux phases : d'abord un constat préalable avec un pré-rapport, puis une poursuite jusqu'à l'achèvement des travaux pour évaluer tout dommage ultérieur. Cette mesure, prévue par le code de justice administrative, permet d'établir un état des lieux objectif pour déterminer l'origine des éventuelles dégradations futures.
N° TA33-2405064(TA33-2405064)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme C d’une requête visant à obtenir la communication de ses dossiers administratif et médical détenus par la commune de Bordeaux. Après l’ouverture d’une médiation, les parties sont parvenues à un accord mettant fin au litige. Faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 10 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA33-2305709(TA33-2305709)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la société Lesieur contestant le refus d'autorisation de licenciement pour motif économique de M. B, salarié protégé. La société soutenait que le licenciement était justifié par une réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité, sans nécessité de démontrer des difficultés économiques avérées. Le tribunal a rejeté la requête, confirmant la décision du ministre du travail qui avait annulé la décision de l'inspecteur du travail mais maintenu le refus d'autorisation. La solution retenue s'appuie sur l'article L.1233-3 du code du travail, le juge estimant que la société n'avait pas apporté d'éléments suffisamment tangibles et actualisés pour caractériser une menace réelle sur la compétitivité justifiant la réorganisation.
N° TA33-2305711(TA33-2305711)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de la société Lesieur visant à obtenir l'annulation de deux décisions de l'administration du travail ayant refusé l'autorisation de licencier pour motif économique un salarié protégé. La société soutenait notamment que le licenciement était justifié par une réorganisation nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité, sans qu'il soit besoin de démontrer des difficultés économiques avérées. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a ainsi confirmé le refus d'autorisation de licenciement. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail, notamment l'article L.1233-3, et du code de justice administrative.
N° TA33-2305772(TA33-2305772)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SAS Pagot Optic contestant une amende de 11 000 euros infligée par le directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS) de Nouvelle-Aquitaine pour manquement aux articles L. 3171-2 et D. 3171-8 du code du travail. Le tribunal a jugé que la décision n'était pas entachée d'incompétence, le signataire ayant été régulièrement nommé. Sur le fond, il a estimé que la société n'avait pas démontré avoir mis en place un système objectif, fiable et accessible de décompte quotidien et hebdomadaire des heures de travail pour ses salariés, justifiant ainsi la sanction. La demande de réduction de l'amende a également été rejetée.
N° TA33-2501529(TA33-2501529)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 28 février 2025 par lequel le préfet de Lot-et-Garonne avait prolongé de deux ans l'interdiction de retour de M. B, ressortissant tunisien, et l'avait assigné à résidence. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en examinant le droit au séjour de l'intéressé au regard de l'accord franco-algérien, alors que M. B est de nationalité tunisienne et relève de l'accord franco-tunisien. Cette erreur a entraîné l'annulation de l'arrêté.
N° TA33-2500612(TA33-2500612)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, de nationalité turque, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 28 janvier 2025 l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et l'erreur de droit fondée sur l'application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) dans sa version issue de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'assignation à résidence.
N° TA33-2401522(TA33-2401522)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, secrétaire de mairie titularisée, qui contestait sa révocation prononcée par le maire de Tizac-de-Lapouyade pour avoir utilisé à des fins personnelles la carte de paiement du service. Le tribunal a écarté les moyens de procédure, jugeant que l’avis du conseil de discipline lui avait bien été communiqué et que ce conseil avait statué dans le délai de deux mois. Il a également considéré que l’administration pouvait légalement se fonder sur les images de vidéo-surveillance d’un supermarché, obtenues sans déloyauté, pour établir les faits. Enfin, la sanction de révocation a été jugée proportionnée aux manquements commis, en application du code général de la fonction publique et du décret n° 89-677 du 18 septembre 1989.
N° TA33-2402467(TA33-2402467)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, étudiante sud-coréenne, contestant le refus de l'université de Bordeaux de l'admettre en première année de licence sciences, technologies, santé mention chimie. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par l'université, estimant que la requête était suffisamment motivée. Sur le fond, il a annulé la décision du 2 avril 2024, jugeant que le motif tiré d'un niveau scientifique insuffisant était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au vu des excellents résultats de Mme A dans les matières scientifiques lors de ses études antérieures en Corée du Sud. La solution retenue s'appuie sur les principes généraux du droit administratif et les dispositions du code de l'éducation régissant l'accès à l'enseignement supérieur.
N° TA33-2304542(TA33-2304542)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. K, président d'une commission d'enquête pour le projet d'autoroute A69, qui contestait le nombre de vacations (165) et le montant total de son indemnité (8 805,52 euros) fixés par le magistrat délégué du tribunal de Toulouse. Le requérant soutenait que la complexité de l'enquête (6 311 contributions, climat d'insécurité) justifiait 267,30 vacations et un rehaussement à 12 830,40 euros. Le tribunal a jugé que la décision attaquée n'était entachée d'aucune erreur d'appréciation, le nombre d'heures retenu ayant été déterminé en tenant compte des difficultés de l'enquête et de la qualité du travail fourni, conformément à l'article R. 123-25 du code de l'environnement et au décret n° 2022-1546 du 8 décembre 2022.
N° TA33-2304544(TA33-2304544)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. H I, président d'une commission d'enquête pour le projet d'autoroute A69, qui contestait la décision du 5 avril 2023 fixant ses vacations à 8 881,72 euros. M. I demandait une revalorisation à 11 868 euros, arguant de la complexité de l'enquête (6 311 contributions, climat d'insécurité, travail intensif). Le tribunal a jugé que le nombre de 170 vacations retenu par le magistrat délégué n'était pas entaché d'erreur d'appréciation, en application de l'article R. 123-25 du code de l'environnement et du décret n° 2022-1546 du 8 décembre 2022. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA33-2303044(TA33-2303044)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’une demande visant à engager la responsabilité fautive du centre hospitalier intercommunal de Marmande pour sa prise en charge aux urgences le 23 août 2021. Le tribunal a constaté que la requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une invitation fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, adressée par le biais de l’application Télérecours citoyen. En l’absence de réponse dans le délai d’un mois, Mme A est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 10 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.
N° TA33-2305707(TA33-2305707)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Lesieur. Celle-ci demandait l'annulation de la décision du ministre du travail du 18 août 2023, qui avait confirmé le refus de l'inspecteur du travail d'autoriser le licenciement pour motif économique de M. A, un salarié protégé. Le tribunal a jugé que la société n'apportait pas d'éléments suffisamment probants et actualisés pour démontrer que la réorganisation de son secteur d'activité était nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité, au sens de l'article L.1233-3 du code du travail. Il a ainsi estimé que l'administration n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation en maintenant le refus d'autorisation de licenciement.
N° TA33-2305708(TA33-2305708)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la société Lesieur contestant le refus d'autorisation de licenciement pour motif économique de M. B, salarié protégé. La société soutenait que le licenciement était justifié par une réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité, sans nécessité de démontrer des difficultés économiques avérées, et que le ministre avait commis une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, confirmant la décision du ministre du travail qui avait annulé la décision de l'inspecteur du travail mais maintenu le refus d'autorisation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives au licenciement économique et à la protection des salariés élus.
N° TA33-2305710(TA33-2305710)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Lesieur, qui contestait le refus d'autorisation de licenciement pour motif économique de M. B, un salarié protégé. La société invoquait une réorganisation nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité, sans démontrer de difficultés économiques. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement apprécié le motif économique et le périmètre pertinent, et que la société n'avait pas fourni d'éléments suffisamment tangibles et actualisés pour justifier la menace sur la compétitivité. La décision s'appuie sur les articles L.1233-3 et suivants du code du travail relatifs au licenciement économique.
N° TA33-2305712(TA33-2305712)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne le refus d'autorisation de licenciement pour motif économique de M. C, salarié protégé de la société Lesieur. La société contestait la décision du ministre du travail du 18 août 2023 qui, tout en annulant la décision initiale de l'inspecteur du travail pour erreur sur le périmètre d'appréciation, avait maintenu le refus d'autorisation de licenciement. Le tribunal a examiné les moyens soulevés par la société, notamment l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation quant à la réalité du motif économique fondé sur la nécessité de réorganiser l'entreprise pour sauvegarder sa compétitivité (3° de l'article L.1233-3 du code du travail). La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait, mais l'affaire a été jugée après audience publique, en application des dispositions du code du travail et du code de justice administrative.
N° TA33-2501977(TA33-2501977)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. F A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 21 mars 2025 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur la base des articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme.
N° TA33-2306489(TA33-2306489)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme C pour contester la suspension de son permis de visite pour une durée de 4 mois, décidée le 17 novembre 2023 par le centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan. Par une lettre du 18 février 2025, la présidente de la formation de jugement a invité la requérante, sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions sous peine de désistement d'office. Aucune confirmation n'étant parvenue dans le délai d'un mois, Mme C est réputée s'être désistée de sa requête. Par ordonnance du 10 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.