Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
20 755 décisions disponibles — page 299/1038
N° TA33-2501971(TA33-2501971)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, de nationalité mauritanienne, qui contestait la prolongation de son interdiction de retour sur le territoire français pour deux ans et son assignation à résidence pour 45 jours, décidées par le préfet de Lot-et-Garonne en mars 2025. Le tribunal a estimé que l'arrêté prolongeant l'interdiction de retour était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation de l'intéressé. Il a également jugé que la notification de l'obligation de quitter le territoire français du 25 septembre 2024 était régulière, ce qui a écarté les moyens tirés du défaut de base légale pour les deux décisions contestées. La solution s'appuie sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2501991(TA33-2501991)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 23 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de la situation personnelle. Il a jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son absence d'attaches familiales stables en France et de son comportement délictueux répété. La décision est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2502077(TA33-2502077)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B E, ressortissant albanais, contestant les arrêtés du préfet de la Gironde du 27 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire sans délai, lui interdisant le retour pour trois ans et l'assignant à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2502112(TA33-2502112)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. F B et Mme A C, ressortissants arméniens, demandant l'annulation du refus de l'OFII de rétablir leurs conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que l'absence d'un nouvel entretien de vulnérabilité préalable à la décision de refus de rétablissement n'était pas requise par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les requérants ne pouvaient pas invoquer directement les dispositions de la directive 2013/33/UE sans démontrer une incompatibilité avec les règles nationales appliquées. Enfin, le tribunal a considéré que le moyen tiré d'une erreur d'appréciation de la vulnérabilité de la famille n'était pas fondé.
N° TA33-2501992(TA33-2501992)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B A, ressortissant marocain détenu, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 24 mars 2025 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français et l'interdisant de retour pour deux ans. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la situation familiale et du passé pénal de l'intéressé. Les autres moyens, tirés de l'illégalité des décisions subséquentes, ont été écartés par voie de conséquence. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2502090(TA33-2502090)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi en référé-suspension par un professeur contestant son placement en disponibilité d'office pour raison de santé par la rectrice de l'académie de Bordeaux. Le requérant invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'une erreur manifeste d'appréciation et d'irrégularités de procédure. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du décret n°86-442 du 14 mars 1986.
N° TA33-2406935(TA33-2406935)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B C pour contester le refus de permis de construire une maison individuelle opposé par le maire de Rions. Après l’ouverture d’une médiation, le requérant s’est désisté de l’instance. Par ordonnance du 11 avril 2025, la présidente de la 2ème chambre donne acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2406416(TA33-2406416)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur demande de la commune de Saint-Genès de Fronsac, a ordonné une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. La mesure vise à déterminer la nature et les causes des désordres affectant la réhabilitation du presbytère en logements, notamment des infiltrations et défauts signalés depuis 2021, et à chiffrer les coûts de réparation. Les sociétés mises en cause (Dauphins Architecture, Lusitania, Bonnet) et leurs assureurs (Axa) n'ont pas formé d'opposition, émettant des réserves. L'expertise est jugée utile pour éclairer un éventuel litige au fond, sans préjuger des responsabilités.
N° TA33-2304545(TA33-2304545)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B E, président de la commission d'enquête sur le projet d'autoroute A69, qui contestait la décision du 5 avril 2023 fixant ses vacations et frais à 9 647,80 euros pour 175 vacations. M. E demandait une revalorisation à 13 704 euros, arguant de la complexité exceptionnelle de l'enquête (6 311 contributions, climat d'insécurité, travail intensif). Le tribunal a jugé que le nombre de vacations retenu par le magistrat délégué n'était pas entaché d'erreur d'appréciation, en application de l'article R. 123-25 du code de l'environnement et du décret n° 2022-1546 du 8 décembre 2022.
N° TA33-2407492(TA33-2407492)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde le 31 octobre 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut de motivation, jugeant la délégation de signature régulière et la motivation suffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également rejeté les moyens tirés d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 435-1 et L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 et 3 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.
N° TA33-2501977(TA33-2501977)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. F A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 21 mars 2025 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur la base des articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme.
N° TA33-2407316(TA33-2407316)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, dans sa décision du 23 novembre 2024, a examiné la requête de M. E D, ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen sérieux de sa situation. Il a également écarté le moyen fondé sur la violation du droit d'être entendu, rappelant que l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne s'applique pas aux États membres dans ce contexte. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions d'éloignement prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2502121(TA33-2502121)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A B, ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 20 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'information prévu par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, et l'absence d'entretien individuel dans une langue comprise. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La décision confirme la responsabilité de l'Espagne pour traiter la demande d'asile de la requérante.
N° TA33-2502271(TA33-2502271)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, a été saisi par M. B C d’une requête contestant un arrêté préfectoral du 27 mars 2025 lui retirant sa carte de résident et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Constatant que l’intéressé avait été placé en rétention administrative à Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) le 9 avril 2025, le tribunal a appliqué les articles R. 922-4 et R. 221-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, il a transmis le dossier au Tribunal Administratif de Pau, seul territorialement compétent en raison du lieu de rétention.
N° TA33-2300737(TA33-2300737)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, considérant que la délégation de signature était régulière et que la décision expresse s'était substituée à la décision implicite. La solution retenue par le tribunal est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, car le requérant n'a pas produit de mémoire complémentaire après la communication de l'arrêté attaqué. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA33-2303753(TA33-2303753)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme D, agissant pour leur fils mineur, qui contestaient une sanction d'exclusion temporaire de six jours prononcée par le principal adjoint du collège Georges Rayet. Les requérants soutenaient que le coup de pied donné par leur fils dans une porte de classe constituait une simple dégradation matérielle et non une atteinte à la personne de la professeure. Le tribunal a jugé que, dans le contexte d'intimidation et de tensions préexistantes, cet acte violent et prémédité devait être qualifié d'atteinte à la personne de l'enseignante. Il a également écarté le moyen tiré de l'absence de sanction des autres élèves présents, l'auteur ayant été identifié et s'étant dénoncé. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'éducation.
N° TA33-2305145(TA33-2305145)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision préfectorale régulière. Il a jugé que le préfet ne s'était pas cru lié par une précédente obligation de quitter le territoire français et que M. B, entré récemment en France et sans liens familiaux intenses, ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou humanitaires justifiant une admission au séjour.
N° TA33-2303708(TA33-2303708)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Financière Watt, une holding, d'une demande de réduction de ses cotisations d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2019 et 2020. La société contestait la limitation de la déduction des intérêts d'emprunt versés à un fonds commun de placement dans l'innovation (FCPI), son associé, au taux plancher de l'administration, estimant que le taux de 7% était justifié par des conditions de marché analogues. Le tribunal a rejeté la requête en s'appuyant sur les articles 39 et 212 du code général des impôts, qui encadrent la déduction des intérêts versés à des entreprises liées. Il a jugé que la société ne démontrait pas que le taux de 7% correspondait à celui qu'elle aurait pu obtenir d'établissements financiers indépendants dans des conditions analogues.
N° TA33-2406052(TA33-2406052)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 9 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA33-2304541(TA33-2304541)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. F D, président d'une commission d'enquête, pour contester la décision du 5 avril 2023 fixant ses vacations et frais à 10 220,75 euros pour l'enquête publique préalable à l'autorisation environnementale du projet d'autoroute A69. Le requérant demandait une revalorisation à 13 008 euros, invoquant la complexité de l'enquête, le nombre élevé de contributions (6 311) et un temps de travail incompressible. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le nombre de 185 vacations retenu par la présidente du tribunal administratif de Toulouse n'était pas entaché d'erreur d'appréciation. La décision s'appuie sur l'article R. 123-25 du code de l'environnement et le décret n° 2022-1546 du 8 décembre 2022.