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Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

20 755 décisions disponibles — page 294/1038

OrdonnanceDESISTEMENT

N° TA33-2304896(TA33-2304896)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par l'association Défense des milieux aquatiques d'une demande d'abrogation partielle d'un arrêté préfectoral de 2009 réglementant la pêche des poissons migrateurs dans le bassin de l'Adour. L'association s'est désistée purement et simplement de sa requête par un mémoire enregistré le 10 avril 2025. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 16 avril 2025.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA33-2408073(TA33-2408073)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation du centre communal d'action sociale de Bruges à lui verser 4 300 euros en réparation de préjudices liés à un arrêté de mise en disponibilité. La requête a été jugée irrecevable car Mme A n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision de l'administration sur une réclamation indemnitaire préalable, comme l'exigent les articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. De plus, les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 23 août 2024 étaient forcloses, le recours ayant été introduit après l'expiration du délai de deux mois suivant sa notification. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA33-2502497(TA33-2502497)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête du syndicat CGT des territoriaux de Bègles qui demandait la suspension d'une note de service du maire de Bègles du 19 juin 2023. Cette note réglementait l'exercice du droit de grève en imposant une participation de la prise de service jusqu'à la fin de celui-ci, ce que le syndicat estimait être une atteinte grave et manifestement illégale à ce droit. Le juge a considéré que la requête était manifestement mal fondée, car la note ne prévoyait pas de retenue sur la totalité du traitement pour une grève partielle, mais se bornait à appliquer les dispositions législatives (articles L. 711-1 et L. 711-2 du code général de la fonction publique) selon lesquelles le service non fait n'est pas rémunéré. Il a également jugé que les grèves "perlées" ou "tournantes" ne constituent pas un exercice normal du droit de grève et peuvent être réglementées pour des motifs de continuité du service.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA33-2500784(TA33-2500784)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A contestant un titre exécutoire de 3 000 euros pour le financement du raccordement de sa propriété au réseau d'assainissement collectif. Les moyens soulevés par le requérant, relatifs à l'existence d'une alternative moins coûteuse, à ses difficultés financières et à sa capacité de paiement, ont été jugés inopérants. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance du président de la 4ème chambre.

Résumé IA
OrdonnanceREJETE

N° TA33-2502487(TA33-2502487)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, mineur isolé guinéen, qui demandait à être accueilli provisoirement par le département de la Gironde. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, car la prise en charge de l'intéressé était maintenue jusqu'au 19 septembre 2025 et que le département n'avait pas manifesté l'intention d'y mettre fin. Il a également relevé que M. A avait saisi le juge des enfants d'une demande de placement. L'ordonnance admet provisoirement M. A à l'aide juridictionnelle mais rejette le surplus des conclusions.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2502128(TA33-2502128)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête du maire de Pauillac qui demandait la désignation d’un expert pour constater l’état d’un immeuble et ordonner des mesures de sécurité. Le juge a estimé que les éléments invoqués (infiltrations, installation électrique dangereuse, défaut d’entretien) relevaient d’une situation d’insalubrité au sens du 4° de l’article L. 511-2 du code de la construction et de l’habitation, et non d’un péril imminent. En conséquence, la procédure applicable est celle de l’article L. 511-8, confiant le constat aux services compétents, et non celle de l’article L. 511-9 qui permet au tribunal de désigner un expert en cas de péril. La demande a donc été rejetée.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2501122(TA33-2501122)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. D, ressortissant ukrainien, d'une demande d'annulation de l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités polonaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le préfet, estimant que le délai de recours n'était pas opposable en raison d'une notification irrégulière. Sur le fond, il a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, mais a retenu le moyen tiré de l'erreur de droit, considérant que le préfet ne pouvait fonder la décision de transfert sur l'article 12.1 du règlement (UE) n° 604/2013 dès lors que le titre de séjour de M. D en Pologne était périmé. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté de transfert et enjoint au préfet de délivrer une attestation de demande d'asile.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2502144(TA33-2502144)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de Mme E, ressortissante algérienne, contestant un arrêté du préfet de la Gironde du 26 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, avec une interdiction de retour de trois ans, et une assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a joint les deux requêtes et accordé l'aide juridictionnelle provisoire. Il a jugé que la compétence du signataire de l'arrêté était établie par une délégation régulière, et que la décision d'éloignement était suffisamment motivée au regard de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen individualisé et d'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2502178(TA33-2502178)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, un ressortissant burkinabé, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen de sa situation, et la violation des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Il a jugé que la procédure était régulière et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'appliquant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionANNULE

N° TA33-2206706(TA33-2206706)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a annulé la décision du 24 octobre 2022 par laquelle le centre hospitalier universitaire de Bordeaux a refusé d’octroyer la prime en soins critiques à quatre infirmières puéricultrices. Le tribunal a jugé que le décret n°2022-19 du 10 janvier 2022, en excluant les infirmiers spécialisés du bénéfice de cette prime tout en l’accordant aux infirmiers généraux exerçant dans les mêmes unités de soins critiques, créait une différence de traitement contraire au principe d’égalité entre agents d’un même corps. Cette illégalité, soulevée par voie d’exception, a entraîné l’annulation de la décision individuelle de refus.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2206322(TA33-2206322)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du 22 juin 2022 du préfet de la Dordogne. Ce dernier lui ordonnait de se dessaisir de ses armes, lui interdisait d'en acquérir ou détenir, l'inscrivait au fichier FINIADA et retirait la validation de son permis de chasser. Le tribunal a jugé que le préfet était en situation de compétence liée, car le casier judiciaire de M. A mentionnait une condamnation pour violences avec arme, infraction visée à l'article L. 312-3 du code de la sécurité intérieure. Par conséquent, la décision était légalement fondée et les moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur d'appréciation) ont été écartés.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2206226(TA33-2206226)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du 27 septembre 2022 de la préfète de la Gironde. Cet arrêté lui ordonnait de se dessaisir de ses armes, prononçait son inscription au fichier FINIADA et retirait la validation de son permis de chasser. Le tribunal a jugé que la préfète était tenue de prendre cette décision d'interdiction de détention d'armes en application de l'article L. 312-3 du code de la sécurité intérieure, suite à une condamnation pénale de M. A à une peine d'interdiction de détenir une arme. Il a écarté les moyens d'erreur de droit et d'appréciation, considérant que la mesure de police administrative n'était pas redondante avec la peine pénale et que les conditions légales étaient remplies.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2407678(TA33-2407678)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 6 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant un retour pendant 4 ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et ne révélait pas un défaut d'examen de la situation personnelle. Concernant l'interdiction de retour, le tribunal a estimé que le préfet avait correctement appliqué les critères des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2501069(TA33-2501069)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant un arrêté du préfet de la Gironde du 6 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024, confirmant la légalité de la mesure d'éloignement.

Résumé IA
DécisionANNULE

N° TA33-2406160(TA33-2406160)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde du 28 mars 2024 refusant un titre de séjour à M. A, ressortissant marocain, et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a retenu un vice de procédure, le préfet n'ayant pas saisi la commission du titre de séjour alors que M. A justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de renvoi ont également été annulées.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA33-2405922(TA33-2405922)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de M. et Mme B, ressortissants albanais, contre les arrêtés du préfet de la Gironde du 22 août 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les moyens soulevés, dont ceux relatifs à l'incompétence de l'auteur de l'acte et au défaut d'examen, n'étaient pas fondés.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2300018(TA33-2300018)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, exploitant du débit de boissons "Le Dunya", qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 21 décembre 2022 prononçant une fermeture administrative de six mois. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire préalable n'avait pas à être respectée en raison de l'urgence et des nécessités de l'ordre public, face à des trafics délictueux graves et persistants dans l'établissement. Il a estimé que les faits étaient matériellement établis par l'enquête policière et que les conditions de l'article L. 3332-15 3° du code de la santé publique étaient réunies, justifiant la fermeture sans erreur manifeste d'appréciation. La décision a donc été confirmée, et les conclusions de M. B rejetées.

Résumé IA
DécisionPARTIEL

N° TA33-2206628(TA33-2206628)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Voies navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie à l’encontre de Mme E, pour occupation sans autorisation du domaine public fluvial après l’expiration de sa convention d’occupation temporaire. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens d’irrecevabilité et de fond soulevés par Mme E, notamment ceux tirés de l’irrégularité du procès-verbal et de la force majeure. Il a condamné Mme E à une amende de 500 euros sur le fondement de l’article L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques et lui a enjoint de libérer le domaine public sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La solution retenue confirme la répression des occupations illicites du domaine public fluvial.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2201492(TA33-2201492)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. D et Mme G d’une demande d’annulation pour excès de pouvoir d’un permis de construire délivré le 3 novembre 2021 par le maire de Villeneuve-sur-Lot, autorisant la construction d’une serre agricole avec panneaux photovoltaïques en toiture. Les requérants invoquaient notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’absence d’avis de l’architecte des bâtiments de France, la méconnaissance du règlement du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) en zone Ap, et la violation de l’arrêté préfectoral relatif aux périmètres de protection du captage d’eau. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que le permis était légal et que les griefs n’étaient pas fondés, sans faire droit aux demandes d’expertise ou d’injonction. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l’urbanisme, notamment les articles R. 111-2, R. 111-27, R. 431-5 et R. 431-16, ainsi que sur le règlement du PLUi applicable.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2406181(TA33-2406181)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 27 juin 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention franco-sénégalaise.

Résumé IA