Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2304272(TA33-2304272)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté l'opposition formée par Mme B contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Gironde pour le recouvrement d'un indu de 647,46 euros, correspondant à un trop-perçu d'allocation de logement sociale et de prime d'activité. La requérante contestait la base légale de la dette et l'absence de prise en compte de son statut d'étudiante infirmière et de ses revenus d'activité salariée. Le tribunal a jugé que l'indu était fondé, notamment en application de l'article R. 822-14 du code de la construction et de l'habitation et de l'article L. 842-4 du code de la sécurité sociale, qui imposent la prise en compte des revenus professionnels. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA33-2304359(TA33-2304359)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. et Mme B, qui contestaient un redressement fiscal de 242 741 euros consécutif à la remise en cause de l'exonération de plus-value sur la vente de leur maison, l'administration estimant qu'il ne s'agissait pas de leur résidence principale. Le tribunal a jugé que les requérants apportaient des éléments suffisants (factures d'eau et d'électricité, taxe d'habitation, attestations) démontrant qu'ils habitaient effectivement ce bien à la date de la cession. En application de l'article 150 U du code général des impôts, la plus-value réalisée lors de la cession de la résidence principale est exonérée d'impôt. Par conséquent, le tribunal a prononcé la décharge des impositions contestées et condamné l'État à verser 1 500 euros aux requérants au titre des frais de justice.
N° TA33-2303709(TA33-2303709)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SCEA Le pot au Pin d'une demande de décharge de rappels de TVA et pénalités d'un montant total de 131 504 euros, relatifs à des prestations de service liées à un contrat de production de pommes de terre avec une société belge. En cours d'instance, l'administration fiscale a accordé un dégrèvement de 128 855 euros, correspondant au montant total des droits et intérêts de retard en litige. Constatant que ce dégrèvement rendait sans objet les conclusions de la requête, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
N° TA33-2303872(TA33-2303872)
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette l'opposition formée par M. B contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Gironde pour recouvrer un indu d'aide personnalisée au logement de 1 626 euros. Le juge rappelle que le débiteur ne peut contester le bien-fondé de l'indu dans le cadre d'une opposition à contrainte s'il n'a pas préalablement exercé un recours administratif obligatoire, ce que M. B n'a pas fait. En application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale, la contrainte est validée et la requête rejetée.
N° TA33-2304529(TA33-2304529)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B contestant un titre exécutoire émis par le département de la Gironde pour un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 376 euros. Le juge rappelle que, faute d'avoir exercé un recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, le requérant ne peut contester le bien-fondé de l'indu devant le juge. En tout état de cause, la pension alimentaire versée par ses grands-parents devait être déclarée comme ressource en application des articles L. 262-3 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles, justifiant l'indu. Les arguments tirés de la bonne foi ou de difficultés financières sont inopérants.
N° TA33-2407397(TA33-2407397)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. I G, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 29 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de la situation du requérant. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au regroupement familial pour conjoint de Français, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2407292(TA33-2407292)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, un ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 22 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de justifier de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des textes précités et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2407232(TA33-2407232)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, ressortissant sénégalais, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de deux ans prise par le préfet de la Gironde. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales. Les textes appliqués incluent l'accord franco-sénégalais, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA33-2303849(TA33-2303849)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la SASU Euro Classe contestant son déréférencement de la plateforme "Mon compte formation" pour douze mois, ordonné par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) le 15 mai 2023. La société invoquait notamment l'incompétence de la signataire et un défaut de signature électronique valide. Le tribunal a rejeté ces moyens, jugeant que la délégation de signature à Mme E était régulière et que la signature électronique était présumée fiable jusqu'à preuve contraire. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les articles L. 518-11 et R. 518-10 du code monétaire et financier, ainsi que sur l'article L. 212-3 du code des relations entre le public et l'administration et l'article 1367 du code civil.
N° TA33-2304420(TA33-2304420)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises pour 2021. Le requérant invoquait son hospitalisation pour justifier le dépôt tardif de sa réclamation préalable, mais n’a soulevé aucun moyen contestant le bien-fondé ou la régularité de l’imposition. Les juges ont estimé que ces arguments étaient inopérants, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les fins de non-recevoir soulevées par l’administration. La décision s’appuie sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
N° TA33-2301564(TA33-2301564)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de lui accorder une pension de réversion au titre de son premier époux. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun moyen juridique, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et se limitait à une interrogation sur le cumul de pensions. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé le rejet pour irrecevabilité manifeste.
N° TA33-2304520(TA33-2304520)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme B qui contestait le refus partiel de remise gracieuse d’un indu d’aide personnelle au logement de 1 059 euros. La CAF de la Dordogne lui avait accordé une remise de 794,25 euros, laissant un reliquat de 264,75 euros. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi de la requérante, sa situation financière (retraite, hébergement gratuit, charges de prêts) ne démontrait pas que le remboursement du solde compromettrait durablement l’équilibre de son budget. La décision s’appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2303452(TA33-2303452)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, était saisi par Mme A d’un recours contre deux décisions de la CAF de la Dordogne refusant la remise totale d’un indu d’allocation de logement familiale (87,29 €) et n’accordant qu’une remise partielle (68,60 €) d’un indu de prime exceptionnelle de fin d’année (274,41 €). Le juge a rappelé qu’il lui appartient, en plein contentieux, de se prononcer lui-même sur la demande de remise au regard des dispositions des articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale. Si la bonne foi de la requérante a été reconnue, le tribunal a estimé qu’elle n’établissait pas que le remboursement du solde de sa dette compromettrait durablement l’équilibre de son budget. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA33-2501424(TA33-2501424)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par M. C A, reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Gironde le 16 janvier 2025 pour un hébergement en CHRS ou CHU. Constatant qu'aucune offre ne lui avait été proposée dans le délai réglementaire de six semaines, le tribunal a enjoint au préfet de la Gironde de lui proposer une place dans une telle structure sous un mois, sans assortir cette injonction d'une astreinte.
N° TA33-2501154(TA33-2501154)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Gironde le 4 juillet 2024 pour un accueil en hébergement ou logement de transition, mais n'ayant reçu aucune offre. Constatant que le délai de trois mois prévu à l'article R. 441-18 du même code était dépassé et que le préfet n'avait pas justifié de l'exécution de cette décision, le tribunal a enjoint au préfet de la Gironde de proposer une place adaptée à M. B dans un délai d'un mois, sans assortir cette injonction d'une astreinte.
N° TA33-2303375(TA33-2303375)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales de lui accorder une rente d'invalidité. La requérante se bornait à évoquer des problèmes de gestion et sa pathologie sans contester le motif du refus, à savoir l'absence de pièces médicales suffisantes, notamment un rapport de médecin agréé. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés étaient inopérants. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA33-2501079(TA33-2501079)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, ordonne au préfet de la Gironde d'accueillir M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 12 septembre 2024, dans une structure d'hébergement adaptée. Le tribunal constate qu'aucune offre n'a été proposée dans le délai réglementaire de six semaines ou trois mois prévu à l'article R. 441-18 du même code. Il assortit cette injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard, à compter de la notification du jugement, et met à la charge de l'État la somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA33-2500343(TA33-2500343)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par Mme B, reconnue prioritaire par la commission de médiation de la Gironde le 10 octobre 2024 pour un hébergement. Constatant qu'aucune offre ne lui avait été proposée dans les délais réglementaires, le juge a enjoint au préfet de la Gironde de lui proposer une place dans une structure d'hébergement adaptée dans un délai d'un mois, sans assortir cette injonction d'une astreinte.
N° TA33-2406996(TA33-2406996)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjoint de Français, assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que la présence de M. A constituait une menace pour l'ordre public, au sens de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de ses condamnations pénales. Il a également jugé que les autres moyens soulevés, notamment tirés de la méconnaissance des articles L. 423-1, L. 423-23, L. 435-1 du même code, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés.
N° TA33-2406509(TA33-2406509)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B, qui contestait la décision de la commission de médiation de la Gironde du 10 octobre 2024. Cette commission l'avait reconnue prioritaire pour un hébergement d'urgence mais avait refusé de lui attribuer un logement social. Le tribunal a examiné la requête au regard des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a rejeté la demande d'annulation, considérant que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en orientant la requérante vers une structure d'hébergement plutôt qu'un logement social.