Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2501154(TA33-2501154)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Gironde le 4 juillet 2024 pour un accueil en hébergement ou logement de transition, mais n'ayant reçu aucune offre. Constatant que le délai de trois mois prévu à l'article R. 441-18 du même code était dépassé et que le préfet n'avait pas justifié de l'exécution de cette décision, le tribunal a enjoint au préfet de la Gironde de proposer une place adaptée à M. B dans un délai d'un mois, sans assortir cette injonction d'une astreinte.
N° TA33-2301564(TA33-2301564)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de lui accorder une pension de réversion au titre de son premier époux. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun moyen juridique, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et se limitait à une interrogation sur le cumul de pensions. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé le rejet pour irrecevabilité manifeste.
N° TA33-2500669(TA33-2500669)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A E de quatre requêtes en excès de pouvoir dirigées contre des décisions du 9 janvier 2025 de la chambre disciplinaire de première instance de Nouvelle-Aquitaine de l'ordre des médecins, qui avaient rejeté ses plaintes contre plusieurs médecins et l'avaient condamnée à une amende pour recours abusif. En application des articles L. 4122-3 et R. 4126-44 du code de la santé publique, le tribunal a constaté que les recours contre ces décisions relèvent de la compétence de la chambre disciplinaire nationale de l'ordre des médecins, et non du tribunal administratif. Par conséquent, il a ordonné la transmission des quatre dossiers à cette juridiction d'appel.
N° TA33-2304218(TA33-2304218)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de la SARL Château Arnaud Jouan, qui sollicitait la restitution d'un crédit de TVA de 52 748 euros au titre de travaux de rénovation d'une maison d'habitation rattachée à son domaine viticole. La société soutenait que ce bien était affecté à son activité économique, mais le tribunal a jugé qu'elle n'avait manifesté son intention d'exercer une activité d'œnotourisme qu'à compter d'une modification statutaire en octobre 2021, et non dès la conclusion du bail à ferme en 2019. Par conséquent, la TVA acquittée sur les parties privatives (chambres, véranda, terrasse) n'était pas déductible, et la demande subsidiaire de régularisation partielle sur 18/20èmes a également été rejetée. La décision s'appuie sur les articles 256, 256 A et 271 du code général des impôts, ainsi que sur l'article 207 de l'annexe II au même code.
N° TA33-2501079(TA33-2501079)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, ordonne au préfet de la Gironde d'accueillir M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 12 septembre 2024, dans une structure d'hébergement adaptée. Le tribunal constate qu'aucune offre n'a été proposée dans le délai réglementaire de six semaines ou trois mois prévu à l'article R. 441-18 du même code. Il assortit cette injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard, à compter de la notification du jugement, et met à la charge de l'État la somme de 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA33-2304248(TA33-2304248)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C F, qui contestait les avis de mise en recouvrement émis à son encontre en qualité de codébiteur solidaire des dettes fiscales de la SCEA M F, pour un montant total de 48 510,73 euros. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale n'était pas tenue de démontrer l'insolvabilité de la société, dès lors que ses créances avaient été inscrites au passif de la liquidation judiciaire de la société, prononcée le 2 avril 2021. Il a également écarté les moyens de prescription, d'incompétence territoriale et d'irrégularité des avis, en application des articles L. 274 du livre des procédures fiscales et 1857 à 1859 du code civil.
N° TA33-2303944(TA33-2303944)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'entreprise David Fontayne, qui sollicitait le bénéfice du crédit d'impôt en faveur des métiers d'art pour les années 2019 à 2021. Le tribunal a jugé que l'activité de l'entreprise, consistant en la restauration d'ouvrages préexistants en pierre, ne constituait pas une activité de création d'ouvrages uniques ou en petite série, condition requise par l'article 244 quater O du code général des impôts. La solution retenue est donc le rejet de la demande, l'administration fiscale ayant à juste titre refusé le crédit d'impôt.
N° TA33-2304249(TA33-2304249)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme G F, qui contestait son obligation de payer 265 474,65 euros en tant que codébitrice solidaire de la société M F et ayant droit de son fils. La requérante invoquait notamment la prescription de l'action et l'incompétence de l'autorité émettrice des avis de mise en recouvrement. Le tribunal a jugé que l'administration, ayant déclaré sa créance dans le cadre de la liquidation judiciaire de la société et renouvelé son inscription, n'avait pas à prouver l'insolvabilité préalable de la personne morale pour poursuivre les associés. La solution s'appuie sur les articles 1857, 1858 et 1859 du code civil, ainsi que sur l'article L. 274 du livre des procédures fiscales.
N° TA33-2304783(TA33-2304783)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société La Pourquaude, qui contestait le retrait de plusieurs autorisations de placement en activité partielle pour ses salariées. La directrice départementale de l'emploi, du travail et des solidarités de la Gironde avait retiré ces autorisations, estimant qu'elles avaient été obtenues par fraude, notamment en raison d'une demande d'activité partielle avant le confinement et d'une déclaration d'heures non conformes au contrat de travail. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision, celle-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le principe du contradictoire avait été respecté, la société ayant été mise en mesure de présenter ses observations avant le retrait.
N° TA33-2304272(TA33-2304272)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté l'opposition formée par Mme B contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Gironde pour le recouvrement d'un indu de 647,46 euros, correspondant à un trop-perçu d'allocation de logement sociale et de prime d'activité. La requérante contestait la base légale de la dette et l'absence de prise en compte de son statut d'étudiante infirmière et de ses revenus d'activité salariée. Le tribunal a jugé que l'indu était fondé, notamment en application de l'article R. 822-14 du code de la construction et de l'habitation et de l'article L. 842-4 du code de la sécurité sociale, qui imposent la prise en compte des revenus professionnels. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA33-2303872(TA33-2303872)
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette l'opposition formée par M. B contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Gironde pour recouvrer un indu d'aide personnalisée au logement de 1 626 euros. Le juge rappelle que le débiteur ne peut contester le bien-fondé de l'indu dans le cadre d'une opposition à contrainte s'il n'a pas préalablement exercé un recours administratif obligatoire, ce que M. B n'a pas fait. En application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale, la contrainte est validée et la requête rejetée.
N° TA33-2303849(TA33-2303849)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la SASU Euro Classe contestant son déréférencement de la plateforme "Mon compte formation" pour douze mois, ordonné par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) le 15 mai 2023. La société invoquait notamment l'incompétence de la signataire et un défaut de signature électronique valide. Le tribunal a rejeté ces moyens, jugeant que la délégation de signature à Mme E était régulière et que la signature électronique était présumée fiable jusqu'à preuve contraire. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les articles L. 518-11 et R. 518-10 du code monétaire et financier, ainsi que sur l'article L. 212-3 du code des relations entre le public et l'administration et l'article 1367 du code civil.
N° TA33-2304564(TA33-2304564)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un recours en plein contentieux contre la décision du 10 août 2023 de la directrice de la caisse d’allocations familiales de la Dordogne refusant la remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 1 715,31 euros pour la période de juin 2021 à mai 2022. Le juge a requalifié le litige en contestation du bien-fondé de l’indu, estimant que la requérante avait également formé un recours préalable obligatoire sur ce point. Sur le fond, il a constaté que l’indu résultait d’une divergence entre les revenus déclarés par Mme A et ses ressources annuelles réelles, et a rejeté la requête. La solution s’appuie sur les articles L. 845-2, L. 845-3, L. 842-3, L. 842-4 et R. 844-1 du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2304563(TA33-2304563)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de France Travail (ex-Pôle emploi) de lui accorder une inscription rétroactive sur la liste des demandeurs d'emploi. La requérante invoquait une erreur de son ancien employeur pour justifier son retard d'inscription. Le juge a rappelé que, selon l'article L. 5411-1 du code du travail, l'inscription sur cette liste ne peut avoir un caractère rétroactif, car elle implique des obligations pour le demandeur d'emploi. Faute pour Mme A d'établir avoir été empêchée de s'inscrire en temps utile, le refus a été jugé légal.
N° TA33-2303709(TA33-2303709)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SCEA Le pot au Pin d'une demande de décharge de rappels de TVA et pénalités d'un montant total de 131 504 euros, relatifs à des prestations de service liées à un contrat de production de pommes de terre avec une société belge. En cours d'instance, l'administration fiscale a accordé un dégrèvement de 128 855 euros, correspondant au montant total des droits et intérêts de retard en litige. Constatant que ce dégrèvement rendait sans objet les conclusions de la requête, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
N° TA33-2304359(TA33-2304359)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. et Mme B, qui contestaient un redressement fiscal de 242 741 euros consécutif à la remise en cause de l'exonération de plus-value sur la vente de leur maison, l'administration estimant qu'il ne s'agissait pas de leur résidence principale. Le tribunal a jugé que les requérants apportaient des éléments suffisants (factures d'eau et d'électricité, taxe d'habitation, attestations) démontrant qu'ils habitaient effectivement ce bien à la date de la cession. En application de l'article 150 U du code général des impôts, la plus-value réalisée lors de la cession de la résidence principale est exonérée d'impôt. Par conséquent, le tribunal a prononcé la décharge des impositions contestées et condamné l'État à verser 1 500 euros aux requérants au titre des frais de justice.
N° TA33-2306341(TA33-2306341)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait la suspension de son revenu de solidarité active (RSA) pour non-respect de son projet personnalisé d'accès à l'emploi. Le juge a estimé que le département de la Dordogne avait régulièrement convoqué l'intéressé devant l'équipe pluridisciplinaire, conformément aux articles L. 262-37 et R. 262-69 du code de l'action sociale et des familles. La décision de réduire l'allocation de 50 % pendant un mois a donc été validée.
N° TA33-2407397(TA33-2407397)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. I G, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 29 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de la situation du requérant. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au regroupement familial pour conjoint de Français, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2303452(TA33-2303452)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, était saisi par Mme A d’un recours contre deux décisions de la CAF de la Dordogne refusant la remise totale d’un indu d’allocation de logement familiale (87,29 €) et n’accordant qu’une remise partielle (68,60 €) d’un indu de prime exceptionnelle de fin d’année (274,41 €). Le juge a rappelé qu’il lui appartient, en plein contentieux, de se prononcer lui-même sur la demande de remise au regard des dispositions des articles L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale. Si la bonne foi de la requérante a été reconnue, le tribunal a estimé qu’elle n’établissait pas que le remboursement du solde de sa dette compromettrait durablement l’équilibre de son budget. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA33-2305932(TA33-2305932)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A qui contestait le refus partiel de remise gracieuse de sa dette d'aide personnalisée au logement (APL). La requérante sollicitait une remise totale de l'indu de 428,10 euros, mais la CAF de la Gironde n'avait accordé qu'une remise partielle de 107,03 euros. Le juge a estimé que si Mme A était de bonne foi, sa situation financière, faute de justificatifs suffisants, ne démontrait pas que le remboursement du reliquat compromettrait durablement l'équilibre de son budget. La décision s'appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.