Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2502314(TA33-2502314)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le requérant invoquait la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation de l'article 17 du même règlement. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans détailler l'analyse dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2502311(TA33-2502311)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. G E B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) relatifs à l'information et à l'entretien individuel, ainsi que la violation de l'article 17 du même règlement concernant l'état de santé du requérant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
N° TA33-2502398(TA33-2502398)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A D, ressortissant arménien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de la vulnérabilité, estimant que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité du refus de l'OFII.
N° TA33-2502416(TA33-2502416)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, ressortissante géorgienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée a été jugée légalement motivée et prise par une autorité compétente, le signataire disposant d'une délégation de signature régulière. Le tribunal a également écarté le moyen tiré du défaut d'entretien de vulnérabilité, considérant que la procédure de réexamen de la demande d'asile justifiait le refus. La solution s'appuie sur les articles L. 522-1 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2406330(TA33-2406330)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. F B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 12 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le préfet avait correctement examiné la situation personnelle du requérant. La décision s'appuie sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 421-1 et L. 435-1.
N° TA33-2406310(TA33-2406310)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante comorienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 6 juillet 2023 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour la requérante de démontrer que l'absence de soins entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA33-2306067(TA33-2306067)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B D, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Dordogne de lui délivrer un agrément d’assistante familiale. La décision attaquée a été jugée légalement motivée et signée par une autorité compétente bénéficiant d’une délégation régulière. Le tribunal a également estimé que le refus n’était pas entaché d’erreur d’appréciation au regard des articles L. 421-3 et R. 421-3 du code de l’action sociale et des familles, les conditions d’accueil ne garantissant pas suffisamment la sécurité, la santé et l’épanouissement des mineurs. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA33-2501597(TA33-2501597)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, ressortissant centrafricain, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 3 mars 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Après avoir examiné les moyens soulevés, notamment la violation des articles 4, 5, 17, 21 et 26 du règlement (UE) n° 604/2013, le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé et que la procédure de détermination de l'État responsable avait été régulièrement menée. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation et des demandes accessoires.
N° TA33-2402237(TA33-2402237)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours en plein contentieux contestant une décision de retrait de points (48 SI) sur son permis de conduire. Le ministre de l’Intérieur a informé le tribunal que, suite à la prise en compte de stages de sensibilisation, le solde de points du requérant était désormais crédité de 6 points, rendant le litige sans objet. Invité par le tribunal à confirmer le maintien de ses conclusions, l’avocat de M. B n’a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte du désistement d’instance de M. B.
N° TA33-2406352(TA33-2406352)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B, ressortissante philippine, pour contester l'arrêté du préfet de la Gironde du 12 juillet 2024 refusant son titre de séjour en qualité de "victime de la traite des êtres humains", l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet concernant la tardiveté de la requête, en application de l'article 43 du décret du 28 décembre 2020 relatif à l'aide juridictionnelle. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision porte sur la légalité des mesures d'éloignement et de refus de séjour.
N° TA33-2400770(TA33-2400770)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre une obligation de quitter le territoire, cette décision étant inexistante. Sur le fond, il a annulé le refus de séjour, estimant que le préfet avait commis une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'ancienneté et de la stabilité de l'insertion professionnelle de M. B dans le secteur de la restauration.
N° TA33-2303982(TA33-2303982)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SARL AU GOUT DU JOUR, qui demandait la condamnation de Bordeaux Métropole à l’indemniser d’un préjudice de perte de chiffre d’affaires (87 220 euros) lié à des travaux publics sur le cours du général de Gaulle. La juridiction a estimé que la société n’établissait pas le caractère anormal et spécial de son préjudice, ni un lien de causalité direct entre les travaux et les pertes alléguées, notamment en raison de l’absence d’accès rendu impossible ou excessivement difficile à son établissement. Le tribunal a également relevé que la baisse de chiffre d’affaires était en partie imputable à la crise sanitaire et non exclusivement aux travaux. La demande fondée sur la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage pour dommages de travaux publics a donc été rejetée, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2205644(TA33-2205644)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de la commune de Lanton à lui verser 398 euros en remboursement de sa franchise suite à un accident de la circulation survenu le 18 avril 2022. M. A invoquait la responsabilité de la commune pour défaut de signalisation des plots automatiques, sur le fondement de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a estimé que l'accident était uniquement imputable à la conduite de M. A, les plots étant parfaitement visibles en raison de la bonne visibilité, des bandes réfléchissantes et du panneau "cédez le passage" imposant un ralentissement. La demande indemnitaire a donc été rejetée, et les conclusions de la commune au titre des frais de justice ont également été écartées.
N° TA33-2502386(TA33-2502386)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde suspendant le permis de conduire de M. B pour huit mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'avoir suffisamment démontré que la privation de son permis portait une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle, au regard des exigences de sécurité routière. La décision retient que les seules allégations sur l'absence de transports en commun ne suffisent pas à caractériser l'urgence, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 224-5 et R. 235-6 du code de la route.
N° TA33-2502400(TA33-2502400)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A, de nationalité congolaise, d’une demande en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, afin d’enjoindre au préfet de la Gironde de statuer sur sa demande de naturalisation déposée en mars 2024. La requérante invoquait l’urgence liée à des difficultés d’accès à l’emploi et à la formation. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que Mme A ne justifiait pas d’une situation d’urgence particulière, notamment parce qu’elle était titulaire d’un récépissé de demande de carte de séjour valable jusqu’en juin 2025. La décision a été rendue en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2502365(TA33-2502365)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 4 avril 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII de Bordeaux refusait à Mme A, ressortissante marocaine, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'une erreur d'appréciation, car l'OFII n'avait pas pris en compte la vulnérabilité de la requérante, mère isolée accompagnée d'un enfant mineur de moins de 6 ans, comme l'exigent les articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
N° TA33-2301164(TA33-2301164)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 22 février 2023 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé à M. B une autorisation préalable d'accès à la formation aux métiers de la sécurité privée. Le tribunal estime que le CNAPS a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur des faits de travail dissimulé anciens (2017 et 2019) et non poursuivis, insuffisants pour justifier un refus au regard des articles L. 612-22 et L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. En conséquence, il enjoint au CNAPS de délivrer l'autorisation sollicitée dans un délai de deux mois.
N° TA33-2301808(TA33-2301808)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme D et M. B concernant l’attribution du chèque énergie pour les années 2021 et 2022. Pour l’année 2021, le tribunal a constaté que l’Agence de services et de paiement (ASP) avait déjà versé la somme de 240 euros le 12 mai 2023, rendant le litige sans objet. Pour l’année 2022, le tribunal a rejeté la demande au motif que les requérants ne démontraient pas remplir les conditions d’éligibilité, notamment le plafond de revenu fiscal de référence par unité de consommation fixé à 10 800 € par l’arrêté du 24 février 2021, en application des articles L. 124-1 et R. 124-1 du code de l’énergie.
N° TA33-2403004(TA33-2403004)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, ressortissant ivoirien, contestant le refus implicite du préfet de la Gironde de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle "vie privée et familiale" et de lui délivrer une carte de résident "longue durée-UE". Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que le titre de séjour étudiant délivré postérieurement ne correspondait pas à la demande initiale et n'en épuisait pas l'objet. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet pour défaut de motivation, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de M. B. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans l'attente.
N° TA33-2502602(TA33-2502602)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de M. B. Le requérant contestait le refus du CROUS de Bordeaux Aquitaine de le réadmettre en résidence universitaire pour l'année 2025/2026. Le juge estime que les éléments invoqués par M. B, tels que la poursuite de ses études et sa situation financière, ne caractérisent pas une atteinte grave et immédiate à sa situation justifiant l'urgence requise. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation et de l'erreur de fait.