Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2206785(TA33-2206785)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SAS Oppizi France d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commune de Bordeaux d’abroger un arrêté du 30 mars 2022 interdisant la distribution de tracts dans l’hyper-centre. La société invoquait notamment l’absence de signature, un défaut de motivation, l’absence de matérialité des faits et le caractère disproportionné de la mesure. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, considérant la demande préalable recevable. Sur le fond, il a rappelé que le maire peut, sur le fondement de l’article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales, réglementer la distribution de tracts pour des motifs d’ordre public, à condition que les mesures soient nécessaires et proportionnées. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement s’inscrit dans le cadre de la conciliation entre les pouvoirs de police du maire et les libertés d’expression et de communication.
N° TA33-2205032(TA33-2205032)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 25 mars 2022 accordant un permis de construire pour un parc photovoltaïque au sol à Lanouaille. Les requérants contestaient notamment l’insuffisance de l’étude d’impact sur la biodiversité et les espèces protégées, l’incomplétude du dossier de demande, et l’illégalité du classement du terrain en zone constructible par la carte communale. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que l’étude d’impact était suffisante, que le dossier était complet, et que le classement en zone Uapv n’était pas entaché d’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée, et les demandes des parties au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été écartées.
N° TA33-2502428(TA33-2502428)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir visant à contester le rejet implicite de sa demande de régularisation de la part fonction de sa prime au titre du régime indemnitaire des ingénieurs. Par un mémoire enregistré le 23 avril 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Le président de la 1ère chambre, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 mai 2025. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.
N° TA33-2401222(TA33-2401222)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’un recours en excès de pouvoir contre la décision de non-opposition à déclaration préalable du maire de Lège-Cap-Ferret, autorisant la construction d’une véranda sur pilotis. Le préfet soutenait que le projet méconnaissait les articles L. 121-8 et L. 121-16 du code de l’urbanisme, relatifs à la continuité avec les agglomérations existantes et à l’interdiction de construire dans la bande des 100 mètres du littoral. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l’article L. 121-8, jugeant que l’extension, limitée à 17,97 m² (moins de 12 % de la surface existante), ne constituait pas une extension de l’urbanisation prohibée. En revanche, il a annulé la décision pour méconnaissance de l’article L. 121-16, la parcelle n’étant pas située dans un espace urbanisé au sens de ces dispositions.
N° TA33-2403763(TA33-2403763)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, ressortissante tunisienne, contestant le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour en tant que membre de famille de citoyen de l'UE, ainsi que le refus de réexamen. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance des articles L. 233-1 à L. 233-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, considérant que les décisions implicites étaient légales et que la demande d'indemnisation pour préjudices n'était pas fondée. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur tous les moyens soulevés.
N° TA33-2003537(TA33-2003537)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C, fonctionnaire de La Poste, contestant les retenues sur traitement effectuées suite à l'exercice de son droit de retrait du 1er au 18 avril 2020 durant l'épidémie de Covid-19. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions du requérant, estimant que les décisions de retenue sur traitement étaient légales car le danger grave et imminent justifiant le droit de retrait n'était pas caractérisé au regard des dispositions du décret n° 2011-619 du 31 mai 2011. En conséquence, la responsabilité pour faute de La Poste n'a pas été engagée, et les demandes d'indemnisation et d'injonction ont été rejetées.
N° TA33-2206252(TA33-2206252)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du maire de Saucats d’entretenir la voirie située sur la parcelle B n°1307. Le tribunal a jugé que cette parcelle, issue d’un lotissement, n’appartient pas à la commune, aucun transfert de propriété n’étant établi par l’acte notarié de 1989. Il a également écarté la qualification de voie communale ou de chemin rural, faute de preuve d’une propriété communale ou d’une affectation à l’usage public. La décision s’appuie sur les articles L. 161-1 et suivants du code rural et L. 318-3 du code de l’urbanisme.
N° TA33-2305674(TA33-2305674)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, professeure contractuelle, qui contestait un titre de perception de 40 371,91 euros émis pour un indu de rémunération perçue entre septembre 2021 et janvier 2023, après la cessation de ses fonctions. Le tribunal a jugé que le titre était suffisamment motivé, que la procédure contradictoire n'était pas applicable à ce type de décision, et que l'administration était fondée à réclamer le remboursement en l'absence de service fait. La solution retenue s'appuie sur le décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 et le principe de l'absence de service fait.
N° TA33-2501572(TA33-2501572)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne une demande d'exécution d'un jugement du 19 juin 2024, qui enjoignait au préfet de délivrer une carte de séjour pluriannuelle à Mme A. Le préfet ayant délivré le titre de séjour valable jusqu'en 2028, le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'exécution. La demande d'astreinte devient ainsi sans objet. Les conclusions présentées au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative) sont rejetées.
N° TA33-2304489(TA33-2304489)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ancien agent du ministère de la justice, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 249 543,46 euros en réparation de préjudices liés à son état de santé. Le requérant invoquait notamment la responsabilité pour faute de l'administration en raison d'un refus de reconnaître l'imputabilité au service de son congé de longue maladie et de son accident vasculaire cérébral. Le tribunal a jugé qu'aucun lien direct n'était établi entre cet accident et le harcèlement moral subi, et que la décision de refus d'imputabilité n'était pas illégale. La solution s'appuie sur l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 relative à la fonction publique de l'État.
N° TA33-2502663(TA33-2502663)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C, ressortissante marocaine, qui sollicitait la suspension de l'arrêté préfectoral du 16 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'accord franco-marocain et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité du refus de titre de séjour. Par conséquent, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, les conclusions en suspension ont été rejetées.
N° TA33-2502660(TA33-2502660)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. D C, ressortissant nigérian, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du directeur territorial de l’OFII de Bordeaux du 16 avril 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence du signataire, de l’insuffisance de motivation et de la méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 522-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il a jugé que la décision était suffisamment motivée, que l’agent ayant mené l’entretien de vulnérabilité était habilité, et que le refus était fondé sur le dépôt tardif d’une demande de réexamen au-delà du délai de 90 jours. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA33-2502615(TA33-2502615)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé-suspension par M. A, ressortissant béninois, contestant le refus implicite du préfet de la Gironde de renouveler son titre de séjour "travailleur temporaire" et de lui délivrer une carte de résident de longue durée. Le préfet a fait valoir qu'une carte de résident de dix ans était déjà en cours de fabrication. Le juge des référés a constaté que cette circonstance privait d'objet la demande de suspension concernant la carte de résident, rendant ainsi la requête sans objet sur ce point.
N° TA33-2206697(TA33-2206697)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du 1er septembre 2022 de la préfète de la Gironde lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et munitions. Le tribunal a estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'article L. 312-3-1 du code de la sécurité intérieure, considérant que le comportement passé de M. A, bien qu'ancien et isolé, justifiait la mesure de sécurité publique. La décision a également confirmé l'inscription au fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes et le retrait de la validation du permis de chasser, en application des articles L. 312-16 et L. 423-15 du code de l'environnement.
N° TA33-2403082(TA33-2403082)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté ministériel portant reclassement dans le corps d’encadrement et d’application de la police nationale, assorti de demandes indemnitaires. Par un mémoire enregistré le 28 avril 2025, M. B a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 mai 2025. Aucune condamnation aux dépens ou dommages-intérêts n’a été prononcée.
N° TA33-2502637(TA33-2502637)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. C A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de renouveler son titre de séjour étudiant. M. A B s’est désisté purement et simplement de sa requête par un acte enregistré le 29 avril 2025. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 mai 2025, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA33-2405294(TA33-2405294)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. et Mme E, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Gironde du 12 juillet 2024 leur refusant un titre de séjour, leur faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, un défaut d’examen sérieux, une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du CESEDA, ainsi qu’une méconnaissance de l’article 8 de la CEDH et de l’article 3-1 de la CIDE. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA33-2405292(TA33-2405292)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de M. et Mme E contre les arrêtés du préfet de la Gironde refusant leur titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de leur situation, et la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient conformes au droit applicable.
N° TA33-2403542(TA33-2403542)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 6ème chambre, a annulé la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Gironde sur la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant marocain. La solution retenue est fondée sur le défaut de motivation de la décision, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son rejet implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA33-2402740(TA33-2402740)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante albanaise, qui contestait le refus du préfet de la Dordogne de lui délivrer une carte de résident de dix ans. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et la méconnaissance des articles L. 426-17 et L. 432-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière et a jugé la décision suffisamment motivée. Sur le fond, il a estimé que Mme A ne justifiait pas de ressources stables et suffisantes équivalentes au SMIC pendant cinq ans, condition requise par l'article L. 426-17 du CESEDA pour l'obtention du titre sollicité.