20 742 décisions disponibles — page 31/1038
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en matière sociale, a rejeté l'opposition formée par une allocataire contre une contrainte émise pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité. Le juge a estimé que la créance n'était pas prescrite, le délai de prescription biennale de l'article L. 553-1 du code de la sécurité sociale ayant été interrompu par une mise en demeure régulière. La décision s'appuie sur les articles L. 161-1-5, L. 845-1, L. 845-4 et R. 133-3 du même code pour valider la procédure de recouvrement engagée par la caisse.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... qui contestait le refus de la commission de médiation de la Gironde de le désigner comme prioritaire pour un logement social. Le tribunal a jugé que la commission n'avait commis ni erreur de droit ni d'appréciation en estimant que les ressources du requérant (47 777 € en 2023) lui permettaient d'accéder par ses propres moyens à un logement dans le parc privé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L. 300-1 et L. 441-2-3, qui conditionnent la priorité à l'incapacité démontrée de se loger soi-même.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la demande de décharge de la taxe sur les logements vacants présentée par la société SA Descas père et fils. La juridiction estime que la société n'apporte pas la preuve que la vacance du logement au 1er janvier 2024 était indépendante de sa volonté, notamment en démontrant une mise en vente effective au prix du marché. Elle applique les dispositions de l'article 232 du code général des impôts et la jurisprudence du Conseil constitutionnel, qui conditionnent l'exonération à une vacance involontaire, par exemple un bien mis en vente sans trouver acquéreur.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 26 mai 2025 refusant le renouvellement de sa carte de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet de la Gironde était compétent, que la décision était suffisamment motivée et qu'il avait procédé à un examen sérieux de sa situation au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 4 avril 2025. Le tribunal a jugé que le préfet de la Gironde n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'une carte de séjour temporaire et en prenant les mesures d'éloignement associées. La décision s'appuie sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un occupant sans titre d'un bâtiment situé sur le domaine public du Grand port maritime de Bordeaux. Le juge a considéré que l'occupation illicite, constatée par procès-verbal, présentait un risque pour la sécurité et la salubrité publiques, justifiant une mesure urgente et utile. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 5312-2 du code des transports, et ordonne la libération immédiate des lieux sous peine d'expulsion par la force publique.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion et de l'arrêté fixant le pays de destination. Le juge estime que l'administration a procédé à un examen approfondi de la situation personnelle du requérant, réfugié, et que la menace grave et actuelle à l'ordre public justifie la mesure. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé-suspension, rejette la demande d'un agent territorial visant à suspendre son exclusion temporaire de fonctions de six mois. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, notamment au regard de l'intérêt public à maintenir la sanction disciplinaire et de l'existence d'une interdiction préfectorale d'exercer auprès des mineurs. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral d'expulsion et de fixation du pays de destination. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, notamment sur l'incompétence, l'erreur de droit ou la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La demande était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, mais les conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité n'étaient pas réunies.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a fait droit à la demande d'expertise préalable formulée par la communauté de communes concernant des immeubles susceptibles d'être affectés par des travaux de réhabilitation routière. Le juge a désigné un expert en application de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, afin de constater l'état des lieux avant le début des travaux. La mission de l'expert pourra se poursuivre pendant l'exécution des travaux pour rechercher les causes et l'étendue d'éventuels dommages.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Martignas sur Jalle de désigner un expert pour constater l'état d'un immeuble présentant un péril pour la sécurité publique. Le juge a ordonné cette mesure d'expertise provisoire en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et de la procédure de référé prévue à l'article R. 531-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert, à exécuter dans un délai de 24 heures, consiste à décrire l'état du bâtiment, évaluer l'existence d'un danger imminent et proposer les mesures urgentes nécessaires.
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de parents contestant le calcul des frais de restauration scolaire. La juridiction estime que leur moyen, invoquant un calcul non conforme à leur imposition, manque manifestement des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes aux moyens insuffisamment étayés.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire demandant l'injonction de délivrer un titre de voyage. Le juge a considéré que l'urgence et l'utilité de la mesure n'étaient pas établies, notamment car le requérant pouvait voyager dans l'espace Schengen avec son titre de séjour et n'a pas justifié d'un besoin immédiat de se rendre hors de cet espace. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné une demande de décharge de la taxe sur les logements vacants pour l'année 2024. La juridiction a fait droit à la requête de la société SA Descas Père et fils, considérant que la vacance de son logement, mis en vente à un prix conforme au marché sans trouver acquéreur, était indépendante de sa volonté. Cette solution s'appuie sur les dispositions du VI de l'article 232 du code général des impôts et sur la jurisprudence du Conseil constitutionnel, qui exonère la taxe dans ce cas de figure.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour, fondée sur les articles L. 435-1 et L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a retenu que le préfet de la Gironde, gardant le silence sur la demande, avait émis une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-1 du même code. Cette décision a été jugée illégale pour défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué ses motifs à l'intéressée dans le délai d'un mois fixé par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que le droit d'être entendu du requérant, invoqué sur le fondement de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, n'avait pas été méconnu, cette disposition ne s'appliquant pas directement aux autorités nationales. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C... F... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour "vie privée et familiale" et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que la requérante, entrée avec un visa de court séjour, ne satisfaisait pas aux conditions de l'article L. 412-1 du CESEDA pour une première délivrance, malgré son mariage avec un ressortissant français et ses allégations de violences conjugales invoquant les articles L. 423-5 et L. 435-1. Le tribunal a également estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... B..., un ressortissant marocain, qui contestait le refus de délivrance d'une carte de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la délivrance d'un tel titre au titre de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 était subordonnée à la détention d'un visa de long séjour, condition que le requérant ne remplissait pas. Il a également écarté le moyen d'incompétence de l'autorité signataire et n'a pas constaté d'erreur manifeste d'appréciation dans le refus opposé.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'une carte de séjour temporaire à une ressortissante congolaise, parent d'un enfant français, et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, considérant que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne tenant pas compte de la situation familiale de l'intéressée. Il a enjoint à l'administration de délivrer la carte de séjour sollicitée et a condamné l'État à verser une somme à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté préfectoral du 13 août 2025 refusant le renouvellement d'une carte de séjour temporaire à un étudiant étranger et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus fondé sur le défaut de réponse à une convocation était illégal, car l'absence du requérant, en déplacement familial impératif à l'étranger, n'était pas imputable à sa négligence. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.