Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2501685(TA33-2501685)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré que la perte de son permis portait une atteinte grave et immédiate à son activité professionnelle de kinésithérapeute, ni que ses déplacements ne pouvaient être effectués par d'autres moyens. Il a également relevé que la décision contestée répondait à des exigences de sécurité routière compte tenu de la gravité des infractions commises.
N° TA33-2501798(TA33-2501798)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre la décision du 12 mars 2025 par laquelle l'OFII a refusé le rétablissement de ses conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie ou que la requête était manifestement mal fondée, permettant un rejet sans instruction ni audience publique. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-16, ainsi que sur la directive européenne 2013/33/UE.
N° TA33-2501648(TA33-2501648)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre la décision de la CAF de la Gironde refusant une remise de dette d'aide personnalisée au logement de 2 192,50 euros. La requérante invoquait un préjudice financier grave, mais le juge a estimé qu'elle n'apportait aucun élément concret et circonstancié sur sa situation financière actuelle pour caractériser l'urgence. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2501672(TA33-2501672)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur invalidant le permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de manière suffisamment précise et circonstanciée que la perte de son permis portait une atteinte grave et immédiate à son activité professionnelle. Il a également relevé que la décision contestée répondait à des exigences de sécurité routière, compte tenu de la gravité des infractions commises, notamment une conduite en état alcoolique. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2501834(TA33-2501834)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre la décision du 13 mars 2025 de l'OFII lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie ou que la requête était manifestement mal fondée, permettant un rejet sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du même code. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 551-16 et L. 555-1, relatifs aux motifs de refus ou de cessation des conditions matérielles d'accueil.
N° TA33-2501816(TA33-2501816)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en référé de Mme B, ressortissante albanaise, qui demandait le renouvellement accéléré de son titre de séjour et la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction. Le juge estime que l’urgence n’est pas établie, faute d’éléments précis sur le stage invoqué, et relève que l’intéressée a déjà reçu une attestation de prolongation valable jusqu’au 19 juin 2025, lui permettant de justifier de la régularité de son séjour. La demande est également jugée irrecevable pour les autres conclusions, le juge refusant de s’immiscer dans l’instruction du dossier. La décision se fonde sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur l’article R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA33-2501718(TA33-2501718)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d'un certificat de résidence algérien opposée à Mme A par le préfet de la Gironde. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, compte tenu notamment du rejet antérieur de son recours contre le retrait de son titre de séjour. La solution retenue est un rejet par ordonnance motivée sans audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2501628(TA33-2501628)
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait son assignation à résidence pour 45 jours prise par le préfet de la Gironde. Le tribunal écarte le moyen d’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il juge que l’éloignement vers l’Algérie demeure une perspective raisonnable au sens de l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, malgré les tensions diplomatiques alléguées. Enfin, le requérant n’établit pas d’erreur manifeste d’appréciation, sa seule justification de domicile étant insuffisante. La demande d’indemnité au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative est également rejetée.
N° TA33-2501645(TA33-2501645)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme D, ressortissante nigériane, contestant l'interdiction de retour sur le territoire français de trois ans prise par le préfet de la Gironde. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire, la cheffe du bureau de l'asile bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur de droit, estimant que la requérante ne justifiait pas d'un droit au séjour au moment de la décision. Enfin, le tribunal a jugé que la décision n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, les circonstances humanitaires invoquées n'étant pas établies. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 612-7 et L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2501627(TA33-2501627)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne la contestation par M. A, ressortissant algérien, d’un arrêté de la préfète de la Dordogne du 6 mars 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d’un an. Le tribunal, statuant selon la procédure prévue à l’article L. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, a examiné les moyens soulevés par le requérant. Il a d’abord écarté le moyen d’incompétence, le signataire disposant d’une délégation régulière, puis a jugé que la décision était suffisamment motivée au regard des critères de l’article L. 612-10 du même code. Enfin, il a estimé que la préfète n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en fixant la durée de l’interdiction à un an, compte tenu de la situation de M. A.
N° TA33-2501512(TA33-2501512)
**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A, ressortissante nigériane réfugiée, qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Gironde a accordé à la requérante une carte de résident de dix ans, rendant la demande d'injonction sans objet. Le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande et a rejeté les conclusions indemnitaires comme irrecevables devant le juge des référés.
N° TA33-2501514(TA33-2501514)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 31 janvier 2025 par lequel le président du conseil départemental de la Gironde a suspendu pour six mois l'autorisation d'ouverture de la micro-crèche "Le Monde des Merveilles". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le préjudice financier invoqué par la société requérante étant imputable à ses propres manquements et l'intérêt supérieur des enfants prévalant. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l'insuffisance de motivation et de l'irrégularité de la procédure contradictoire au regard du code des relations entre le public et l'administration et du code de la santé publique, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA33-2501500(TA33-2501500)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C, ressortissante congolaise, contestant son assignation à résidence de 45 jours dans le département de la Gironde, prise par le préfet de la Gironde. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, le signataire disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur de droit, estimant que les conditions de l'article L. 751-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient réunies pour caractériser un risque de fuite. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA33-2501615(TA33-2501615)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par la communauté de communes du Sud Gironde pour obtenir l'expulsion d'occupants sans titre installés sur une aire de grand passage pour gens du voyage, propriété de la collectivité et relevant du domaine public. Le juge a rejeté la requête, estimant que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, les occupants ayant soulevé l'illégalité de la fermeture de l'aire du 1er octobre au 30 avril, décision qu'ils estiment prise par une autorité incompétente et contraire aux besoins du service public. En conséquence, la condition d'absence de contestation sérieuse n'étant pas remplie, la mesure d'expulsion sollicitée n'a pas été ordonnée.
N° TA33-2501822(TA33-2501822)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a été saisi par M. D A, mineur, pour obtenir un accueil provisoire d'urgence après l'interruption de sa prise en charge par le département de la C. Le juge a admis provisoirement l'intéressé à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a rejeté la demande fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative, estimant que la situation relevait de la compétence de l'autorité judiciaire, en application des articles 375 et suivants du code civil, et non de celle du juge administratif. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative.
N° TA33-2501473(TA33-2501473)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi en référé suspension par Mme A, ressortissante marocaine, contestant le retrait de sa carte de séjour pluriannuelle et le refus de changement de statut par le préfet de la Gironde. En cours d’instance, le préfet a accordé à la requérante un titre de séjour portant la mention "salarié" et un récépissé, rendant sans objet les conclusions principales. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes, mais a condamné l’État à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2501633(TA33-2501633)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A, ressortissante syrienne bénéficiaire de la protection subsidiaire, d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet de la Gironde a justifié avoir finalisé l’instruction en lançant la fabrication d’une carte de résident valable jusqu’en 2035 et en délivrant une attestation de prolongation. Le juge des référés a constaté que la décision implicite contestée n’était pas née, rendant sans objet la demande de suspension, et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Mme A a été admise provisoirement à l’aide juridictionnelle.
N° TA33-2501370(TA33-2501370)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait une injonction au préfet de la Gironde de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail, en tant que parent d’une bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a considéré que la demande de pièces complémentaires formulée par la préfecture le 7 mars 2025, restée sans réponse, rendait le dossier incomplet, ce qui faisait obstacle à l’urgence et à l’utilité de la mesure sollicitée. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 424-11 et R. 431-15-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA33-2501635(TA33-2501635)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a été saisi par M. A, ressortissant syrien bénéficiaire de la protection subsidiaire, afin de suspendre l'exécution de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le préfet de la Gironde a fait valoir qu'il avait finalisé l'instruction de la demande et lancé la fabrication d'une carte de résident valable jusqu'en 2035, délivrant une attestation de prolongation dans l'attente. Le juge des référés a constaté que cette situation faisait obstacle à la naissance d'une décision implicite de rejet et que la demande de suspension était devenue sans objet. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin de suspension, tout en admettant provisoirement M. A à l'aide juridictionnelle.
N° TA33-2301930(TA33-2301930)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande du CEREMA, établissement public administratif, visant à obtenir la décharge ou la réduction de la cotisation foncière des entreprises (CFE) à laquelle il a été assujetti pour les années 2021 et 2022. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles 1447 et 1654 du code général des impôts, une activité exercée par un établissement public n'est pas passible de la CFE si elle ne présente pas un caractère lucratif. En l'espèce, le CEREMA exerce une mission de service public et ses activités commerciales, bien que présentes, restent accessoires et utilisent les mêmes moyens humains et matériels que ses missions principales. Par conséquent, le tribunal a prononcé la décharge des cotisations litigieuses.