Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
20 755 décisions disponibles — page 327/1038
N° TA33-2406897(TA33-2406897)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B E, ressortissant béninois, qui contestait l'arrêté du 7 mai 2024 du préfet de la Gironde lui refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de méconnaissance du droit d'être entendu, et a jugé que le refus de titre de séjour était fondé sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du caractère non sérieux et non réel des études suivies par le requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, incluant les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA33-2203828(TA33-2203828)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule le refus du maire de Bias d'autoriser des travaux d'aménagement intérieur d'un magasin de chaussures, au motif que cette demande relevait du code de la construction et de l'habitation et non du code de l'urbanisme. Le maire avait commis une erreur de droit en opposant les règles du plan local d'urbanisme à une autorisation de travaux pour un établissement recevant du public. Le tribunal enjoint au maire de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
N° TA33-2305602(TA33-2305602)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la SAS Jet Experience contestant le refus du syndicat mixte des ports du Bassin d'Arcachon de lui délivrer une autorisation d'occupation du domaine public pour implanter une base nautique. Le tribunal a rappelé que les ordonnances du juge des référés, bien que provisoires, ont force obligatoire et que l'administration ne peut, sans circonstances nouvelles, rejeter une demande en se fondant sur les mêmes motifs que ceux déjà jugés comme créant un doute sérieux sur la légalité. En l'espèce, le syndicat mixte a confirmé son refus en se bornant à réitérer les motifs précédemment suspendus, sans apporter d'éléments nouveaux. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision du 11 août 2023, en application des principes de l'autorité de la chose jugée et de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2301787(TA33-2301787)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B contestant l'invalidation de son permis de conduire par une décision "48 SI" du ministre de l'intérieur. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, le délai de recours contentieux de deux mois étant expiré. Le tribunal a estimé que la notification de la décision, présentée le 17 juin 2020 et retournée avec la mention "pli avisé et non réclamé", était régulière. Les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative ont été appliqués.
N° TA33-2302756(TA33-2302756)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait le retrait de points de son permis de conduire suite à une infraction de 2018. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable pour cause de tardiveté, le délai de recours de deux mois étant expiré. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, considérant que la décision de retrait de points, notifiée par lettre recommandée le 2 juillet 2022, était devenue définitive.
N° TA33-2403548(TA33-2403548)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A B contestant le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Gironde de lui attribuer l'allocation aux adultes handicapés. La juridiction administrative s'est déclarée incompétente, estimant que ce litige relève de la compétence du tribunal judiciaire en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, combinés aux articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, le dossier a été transmis au pôle social du tribunal judiciaire de Bordeaux.
N° TA33-2403564(TA33-2403564)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Gironde de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a constaté que le requérant n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, et n'avait pas régularisé sa requête malgré une invitation en ce sens. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
N° TA33-2405944(TA33-2405944)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Dordogne de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a constaté que le requérant n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, et n'avait pas régularisé sa requête malgré une invitation en ce sens. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
N° TA33-2302950(TA33-2302950)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui exposait des difficultés pour obtenir du ministre de l'intérieur la transmission d'une lettre référencée 48 SI. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable, car elle était dépourvue de conclusions formelles et d'exposé des moyens, en méconnaissance des articles R. 411-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2501440(TA33-2501440)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Fayat Entreprise TP. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour un marché de travaux, estimé anormalement bas par l'office public de l'habitat Aquitanis. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue aux articles L. 2152-6 et R. 2152-3 du code de la commande publique avait été respectée, l'acheteur ayant sollicité des justifications sur l'ensemble des postes et ayant valablement estimé les réponses insuffisantes. Il a également considéré que l'appréciation du caractère anormalement bas de l'offre, fondée sur un écart significatif avec l'estimation du marché, ne révélait pas d'erreur manifeste.
N° TA33-2407096(TA33-2407096)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Dordogne du 6 juin 2024 lui refusant un titre de séjour en tant que parent d'enfant français, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et fixant le pays de destination. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir du préfet, jugeant que la notification de l'arrêté n'était pas régulière car le pli recommandé avait été présenté à une ancienne adresse de M. C, malgré son signalement du changement d'adresse à la préfecture. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, mais les a rejetés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. C, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA33-2406664(TA33-2406664)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 14 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée tardive, car le pli recommandé contenant la décision a été présenté à l'adresse de l'intéressé, et la notification est réputée régulière malgré son déménagement, faute de preuve contraire. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été rejetées, ainsi que les demandes d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués sont les articles L. 611-1, L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA33-2405576(TA33-2405576)
Le tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B, agissant en tant qu'ayant droit de sa mère décédée au centre hospitalier de Périgueux. L'expertise, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à déterminer les causes du décès et à évaluer les préjudices, sans préjuger des responsabilités. Le juge a confié cette mission à un collège d'experts composé d'un chirurgien orthopédiste et d'un infectiologue, mais a rejeté la demande de désignation d'un sapiteur sans autorisation préalable du président du tribunal.
N° TA33-2500151(TA33-2500151)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme B contestant une déclaration préalable de travaux pour la restauration d'une grange à Lacanau de Mios. La requête a été jugée manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation, en violation des articles R. 412-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. De plus, leur demande de contrôle de conformité des travaux excède l'office du juge de l'excès de pouvoir, qui se limite à contrôler la légalité des décisions administratives. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans examen au fond.
N° TA33-2404329(TA33-2404329)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. B, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a estimé que la formation à distance suivie par le requérant, bien que comportant un stage pratique, ne justifiait pas la délivrance d’un titre de séjour étudiant au sens de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, car elle ne nécessitait pas une présence continue en France. La requête a donc été rejetée.
N° TA33-2204863(TA33-2204863)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision de la préfète de la Dordogne constatant la péremption de sa licence IV de débit de boissons, acquise en 1992 et inexploitée depuis le 31 décembre 2016. Le requérant invoquait l'article L. 3333-1 du code de la santé publique pour soutenir que la période d'urgence sanitaire liée au Covid-19 avait suspendu le délai de validité de sa licence. Le tribunal a jugé que la fermeture administrative liée à la crise sanitaire ne constitue pas une "fermeture provisoire" au sens de cet article et qu'en tout état de cause, la licence avait cessé d'être exploitée plus de trois ans avant cette crise. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et d'injonction.
N° TA33-2204361(TA33-2204361)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A contestant l'attribution à Mme E d'une autorisation d'occupation temporaire du domaine public pour une cabane ostréicole à Grand-Piquey. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la délibération du conseil municipal et la décision du maire, considérant que M. A, en tant que tiers à la convention d'occupation, ne pouvait les contester par la voie de l'excès de pouvoir. Il a également rejeté les conclusions contre l'arrêté municipal de 2021 comme tardives et celles contre l'avis de la commission de gestion comme dépourvues de caractère décisoire. La solution retenue s'appuie sur les principes de recevabilité des recours contentieux en droit administratif.
N° TA33-2303832(TA33-2303832)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par la SAS Jet Experience, qui contestait le refus du syndicat mixte des ports du Bassin d'Arcachon de lui délivrer une autorisation d'occupation du domaine public pour implanter une base nautique de jet-skis. Le tribunal a annulé cette décision de refus du 26 juin 2023. Il a jugé que le motif tiré de l'absence de places sur le plan d'eau était erroné, la demande portant sur un local terrestre, et que les autres motifs (inadéquation de l'activité avec la vocation du site et dangerosité du chenal) n'étaient pas suffisamment établis par le syndicat. La décision s'appuie sur les articles L. 2122-1 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA33-2501420(TA33-2501420)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du préfet de la Gironde du 24 février 2025 ordonnant le transfert de M. A, ressortissant angolais, aux autorités portugaises. La juridiction a relevé que la requête de transfert adressée au Portugal contenait des informations erronées, notamment en mentionnant la Finlande comme État demandeur, et que le préfet n'avait pas justifié le critère du règlement UE n°604/2013 fondant la responsabilité portugaise. En conséquence, l'arrêté a été jugé entaché d'un défaut d'examen réel de la situation personnelle du requérant, en méconnaissance des articles 3 et 21 du règlement précité. Le tribunal a également accordé l'aide juridictionnelle provisoire à M. A.
N° TA33-2501383(TA33-2501383)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, de nationalité iranienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités allemandes. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de défaut d’entretien individuel par une personne qualifiée, en application du règlement UE n°604/2013. Il a également jugé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l’article 17 du même règlement, et que les circonstances personnelles et médicales invoquées ne justifiaient pas l’annulation de la décision.