Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2202894(TA33-2202894)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, qui contestait la décision implicite du syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne (SMD3) refusant de rétablir la collecte en porte-à-porte au profit des points d’apport volontaire. La requérante invoquait la méconnaissance de l’article R. 2224-24 du code général des collectivités territoriales, le principe d’égalité et une discrimination indirecte fondée sur la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008. Le tribunal a estimé que ces moyens n’étaient pas fondés, considérant que le service rendu par les points d’apport volontaire était adapté aux besoins du territoire et ne créait pas de rupture d’égalité caractérisée. La solution retenue confirme la légalité de l’organisation du service public de collecte des déchets par le SMD3.
N° TA33-2202893(TA33-2202893)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par une association et un particulier contestant le refus implicite du syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne (SMD3) de revenir à une collecte en porte-à-porte et d'abandonner les points d'apport volontaire. Les requérants invoquaient la méconnaissance de l'article R. 2224-24 du code général des collectivités territoriales, le principe d'égalité, et une discrimination indirecte fondée sur l'âge ou le handicap. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA33-2301515(TA33-2301515)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, a rejeté l'opposition formée par M. et Mme C contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Gironde pour le recouvrement de deux indus d'allocation de logement sociale. Le tribunal a considéré que la procédure de mise en demeure préalable avait été régulièrement effectuée et que M. C, en tant que conjoint vivant au foyer, pouvait être tenu solidairement au remboursement des indus, même s'il n'était pas l'allocataire. La décision s'appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2501495(TA33-2501495)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion des occupants sans droit ni titre installés sur la piste d'accélération de Labarde, propriété de la commune de Bordeaux relevant du domaine public. La juridiction a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure en raison des risques pour la sécurité et la salubrité publiques (branchements sauvages, absence de sanitaires) et de l'atteinte grave au fonctionnement du service public (activités sportives et sécurité routière). L'absence de contestation sérieuse, faute d'autorisation d'occupation, a également été constatée. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA33-2406838(TA33-2406838)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 26 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, le préfet ayant soulevé ce moyen en défense. Le tribunal n'a donc pas examiné le fond des moyens invoqués par la requérante, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA33-2202902(TA33-2202902)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi de trois requêtes (n° 2202902, 2203137, 2202895) par des habitantes de Ménesplet contestant le refus implicite du président du syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne (SMD3) de retirer les points d’apport volontaire et de rétablir la collecte en porte-à-porte. Les requérantes invoquaient la méconnaissance de l’article R. 2224-24 du code général des collectivités territoriales, une rupture d’égalité et une discrimination indirecte. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.
N° TA33-2205758(TA33-2205758)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, propriétaire à Cestas, contestant le refus du maire de faire usage de ses pouvoirs de police pour procéder au débroussaillement des parcelles voisines BO n°5 et BO n°126, en application des obligations légales de débroussaillement prévues par le code forestier. Le tribunal a d'abord précisé la portée des décisions attaquées, distinguant la décision du 26 janvier 2021 (parcelle BO n°5) et celle du 14 septembre 2022 (parcelle BO n°126). Sur le fond, le tribunal a rejeté les conclusions à fin d'annulation, considérant que le maire n'avait pas d'obligation de se substituer aux propriétaires défaillants pour réaliser ces travaux.
N° TA33-2304876(TA33-2304876)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA), de primes exceptionnelles de fin d'année et d'aide exceptionnelle de solidarité, pour un montant total de 8 011,16 euros. La requérante soutenait notamment que le RSA est exonéré d'impôt et qu'elle avait informé la caisse de sa situation familiale, mais le tribunal a considéré que l'administration avait correctement appliqué les dispositions des articles L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris la demande de dommages et intérêts, au motif que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA33-2202890(TA33-2202890)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus implicite du syndicat mixte départemental des déchets de la Dordogne (SMD3) de retirer les points d'apport volontaires et de rétablir la collecte en porte-à-porte. Le requérant invoquait la méconnaissance de l'article R. 2224-24 du code général des collectivités territoriales, le principe d'égalité et une discrimination indirecte. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, validant ainsi la décision du SMD3.
N° TA33-2300409(TA33-2300409)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SARL Cattel contestant l'arrêté préfectoral du 25 juillet 2022 approuvant le plan de prévention du risque inondation (PPRI) de Montignac-Lascaux. La société invoquait plusieurs vices de procédure, notamment le non-respect du délai de trois ans pour la révision du PPRI et l'incomplétude du dossier d'enquête publique, ainsi que des moyens de fond relatifs à la légalité des articles 12.2 et 12.3.2 du règlement. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la procédure était régulière et que les dispositions contestées étaient conformes au code de l'environnement et au principe de non-rétroactivité. Les conclusions de la requête ont donc été rejetées, de même que la demande de frais de justice.
N° TA33-2404070(TA33-2404070)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le retrait de points sur son permis de conduire pour une infraction qu'elle affirmait ne pas avoir commise. Le juge a considéré que ce moyen, portant sur la réalité de l'infraction, était inopérant devant la juridiction administrative, car seul le juge judiciaire est compétent pour apprécier l'imputabilité d'une infraction. La décision s'appuie sur les articles L. 223-1 du code de la route et 529 du code de procédure pénale, ainsi que sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens inopérants.
N° TA33-2404013(TA33-2404013)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait le retrait de points sur son permis de conduite suite à une infraction routière. Le requérant soutenait que l'infraction de défaut de maîtrise de la vitesse, prévue à l'article R.413-17 du code de la route, ne pouvait entraîner un retrait de points. Cependant, le tribunal a constaté que l'infraction en cause était en réalité un refus de priorité, rendant le moyen invoqué inopérant. En application du 7° de l'article R.222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
N° TA33-2304121(TA33-2304121)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté l'opposition formée par M. A B contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Gironde pour le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement de 666,06 euros. Le juge a constaté que l'opposition, enregistrée le 20 juillet 2023, était tardive car elle avait été formée au-delà du délai de quinze jours suivant la signification de la contrainte intervenue le 3 juillet 2023, en application des articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale. La requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404854(TA33-2404854)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, qui contestait des retraits de points sur son permis de conduire suite à des infractions commises en juin et juillet 2023. La juridiction a jugé la requête irrecevable car tardive, la décision de retrait de points lui ayant été notifiée le 3 janvier 2024 par un pli recommandé présenté à son domicile, faisant courir un délai de recours de deux mois expiré le 4 mars 2024. Le recours gracieux formé le 27 mai 2024, après ce délai, n'a pu le rouvrir. La solution retenue est fondée sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA33-2404824(TA33-2404824)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A C contestant la décision "48 SI" du 20 juin 2024 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à onze infractions routières. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions dirigées contre les retraits de points pour les infractions des 25 février 2022 et 10 mars 2023, ces points ayant été restitués. Sur le fond, le tribunal a rappelé que l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle pour le conducteur. Pour les infractions commises les 14 août 2021 et 13 mars 2022, constatées par radar automatique, le tribunal a considéré que le paiement de l'amende forfaitaire établit que M. C a reçu l'avis de contravention comportant les informations requises, et a donc rejeté le moyen tiré du défaut d'information.
N° TA33-2300408(TA33-2300408)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Camping de la Granelle contestant l'arrêté du 25 juillet 2022 approuvant le plan de prévention du risque inondation (PPRI) de la commune du Bugue. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du non-respect du délai de trois ans prévu à l'article R. 562-2 du code de l'environnement pour la révision du PPRI, de l'incomplétude du dossier d'enquête publique, et de la méconnaissance du champ d'application de la loi. Le tribunal a également jugé que les dispositions contestées du règlement du PPRI, relatives aux résidences mobiles et aux plans d'intervention opérationnels, étaient conformes aux principes de non-rétroactivité, de proportionnalité et d'égalité, ainsi qu'aux articles L. 562-1 et R. 562-5 du code de l'environnement.
N° TA33-2403403(TA33-2403403)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme C, qui contestait le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui restituer quatre points sur son permis de conduire suite à un stage de sensibilisation à la sécurité routière. La décision est fondée sur l'article L. 223-6 du code de la route, qui empêche la reconstitution de points lorsque le conducteur a été régulièrement informé, avant la fin du stage, de l'invalidation de son permis pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que la notification de la décision "48 SI" du 13 décembre 2023, envoyée par lettre recommandée et retournée avec la mention "pli avisé et non réclamé", avait été régulièrement présentée le 3 janvier 2024. Par conséquent, le stage effectué les 9 et 10 février 2024 étant postérieur à cette notification, la demande de reconstitution de points a été légalement rejetée.
N° TA33-2301939(TA33-2301939)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. B. La première contestait l'arrêté préfectoral du 13 mars 2023 ordonnant l'exécution d'office de l'abattage de son troupeau, pris sur le fondement de l'article L. 223-4 du code rural et de la pêche maritime. La seconde visait l'annulation de la décision du 26 octobre 2023 fixant le montant de l'indemnisation pour cet abattage. Le tribunal a jugé que l'arrêté du 23 août 2022 déclarant le troupeau infecté par la tuberculose bovine était devenu définitif, rendant la contestation de son exécution d'office infondée. Concernant l'indemnisation, le tribunal a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve que des animaux abattus n'avaient pas été indemnisés ou que le nombre d'euthanasies était excessif.
N° TA33-2402975(TA33-2402975)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C A, qui contestait la décision "48 SI" du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé que l'administration avait satisfait à son obligation d'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, notamment pour l'infraction du 17 septembre 2022, constatée par radar automatique, dont l'amende forfaitaire majorée a été payée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA33-2400725(TA33-2400725)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. C pour contester le refus du préfet de la Gironde de reconstituer partiellement son solde de points suite à un stage de sensibilisation, ainsi que la décision d'invalidation de son permis de conduire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que l'invalidation du permis était intervenue avant la réalisation du stage et que les moyens soulevés, notamment le défaut d'information préalable et l'absence de notification, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route.