Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2500489(TA33-2500489)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D B, ressortissant somalien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités polonaises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la compétence du signataire de l'arrêté était établie et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 et l'absence d'application de la clause discrétionnaire, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur la base du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2500790(TA33-2500790)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et l'assignant à résidence. La requête a été jugée irrecevable car introduite le 10 février 2025, soit au-delà du délai de sept jours prévu par les articles L. 614-2 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les arrêtés notifiés le 17 janvier 2025 mentionnaient clairement les voies et délais de recours. En application de l'article R. 922-17 du même code, le tribunal a prononcé le rejet pour irrecevabilité manifeste.
N° TA33-2500547(TA33-2500547)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et l'erreur manifeste d'appréciation, jugeant que la procédure était régulière. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert fondée sur ce règlement et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2404971(TA33-2404971)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours en plein contentieux contestant l’invalidation de son permis de conduire et les retraits de points non notifiés. Par un mémoire du 4 février 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 13 février 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée, les frais de justice n’étant pas évoqués dans le dispositif.
N° TA33-2302116(TA33-2302116)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde refusant de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante gabonaise. Le tribunal a relevé que l'administration n'avait pas délivré l'accusé de réception obligatoire prévu par les articles L. 112-3 et R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration, ce qui rendait la décision implicite illégale. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai d'un mois et de lui délivrer un récépissé durant cet examen. La solution retenue se fonde sur les articles L. 112-3, R. 112-5 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA33-2500560(TA33-2500560)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. E, ressortissant algérien, qui contestait l’arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d’asile. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, le défaut d’information et d’entretien individuel conforme au règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que l’absence d’évaluation de vulnérabilité, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les règlements européens applicables et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA33-2500662(TA33-2500662)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C, un demandeur d'asile mauritanien, contestant la décision du directeur territorial de l'OFII du 24 janvier 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et le défaut de procédure contradictoire. Il a jugé que la décision était légalement fondée sur le motif, substitué en défense, que les demandeurs d'asile relevant de la procédure Dublin qui reviennent en France après leur transfert effectif n'ont plus droit au bénéfice des conditions matérielles d'accueil, en application des articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête de M. C a été rejetée.
N° TA33-2500552(TA33-2500552)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'information prévu à l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, et l'irrégularité de l'entretien individuel prévu à l'article 5 du même règlement. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté de transfert, en application du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2500557(TA33-2500557)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par une ressortissante soudanaise d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités polonaises, responsables de sa demande d’asile. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l’article 9 du règlement (UE) n° 604/2013, son mari étant réfugié en France et bénéficiaire d’une carte de résident, ainsi que la violation des articles 3 et 17 du même règlement et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a admis la requérante au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a annulé l’arrêté de transfert, considérant que le préfet aurait dû faire application de la clause discrétionnaire prévue à l’article 17 du règlement pour examiner sa demande d’asile en France, compte tenu de sa situation familiale. La décision s’appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA33-2307043(TA33-2307043)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de la 3ème chambre, a examiné deux requêtes de M. B. La première, en excès de pouvoir, visait l'annulation de la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde refusant la délivrance d'un titre de séjour. La seconde, indemnitaire, demandait réparation des préjudices subis du fait de cette décision illégale. Le tribunal a fait droit à la demande d'annulation, considérant que la décision méconnaissait les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'état de santé de M. B nécessitant une prise en charge médicale sans possibilité de traitement approprié dans son pays d'origine. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" et a condamné l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, tout en rejetant la demande indemnitaire pour absence de préjudice établi.
N° TA33-2500861(TA33-2500861)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours en réformation d’une ordonnance de taxation, a constaté son incompétence territoriale. La contestation de la commune de Bruges, relative aux frais d’expertise mis à sa charge, relève en application de l’article R. 761-5 du code de justice administrative du Tribunal administratif de Pau. Par conséquent, le dossier a été transmis à cette juridiction pour qu’il soit statué sur la demande de réduction des honoraires de l’expert.
N° TA33-2500908(TA33-2500908)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait les arrêtés du 3 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et l'assignant à résidence. La requête a été jugée irrecevable car introduite tardivement, le délai de recours de sept jours prévu par l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ayant expiré le 10 février 2025 à minuit, alors que la requête n'a été enregistrée que le 11 février 2025. Le tribunal a également refusé l'aide juridictionnelle provisoire en raison du caractère manifestement irrecevable de l'action.
N° TA33-2302642(TA33-2302642)
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule le refus de la préfète de la Gironde de délivrer un document de circulation pour étranger mineur à une enfant burkinabée, dont la tante, de nationalité française, avait obtenu une délégation d'autorité parentale. La décision est annulée pour insuffisance de motivation, la préfète s'étant bornée à affirmer que le refus ne portait pas atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant sans exposer les considérations de fait justifiant cette appréciation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours et condamne l'État à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.
N° TA33-2500576(TA33-2500576)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de refus, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée, indiquant que la demande d'asile n'avait pas été sollicitée dans le délai de 90 jours suivant l'entrée en France. Le tribunal a également jugé que l'OFII avait pris en compte la vulnérabilité de la requérante lors de l'entretien prévu à l'article L. 522-1 du même code. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
N° TA33-2500554(TA33-2500554)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Gironde l’assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l’arrêté était signé par une autorité compétente et que la mesure était fondée sur l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’éloignement restant une perspective raisonnable malgré le délai lié à l’obtention d’un document de voyage. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
N° TA33-2404804(TA33-2404804)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement opposé le défaut de visa de long séjour, condition prévue par l'article 6.2 de l'accord franco-algérien, et que les moyens tirés de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application de l'accord franco-algérien et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2306060(TA33-2306060)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule un permis de construire délivré par le maire de Carcans pour une maison individuelle, sur déféré du préfet de la Gironde. La juridiction estime que le projet, situé dans un secteur boisé et dispersé à 500 mètres du bourg, constitue une extension d'urbanisation non conforme à l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme. Ce secteur ne forme ni une agglomération, ni un village, ni un secteur déjà urbanisé au sens de la loi littoral. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté municipal pour méconnaissance de ces dispositions.
N° TA33-2405849(TA33-2405849)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 19 juillet 2024 fixant le pays de destination pour l'exécution de son interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature étant régulièrement établie. Il a également jugé que l'arrêté, qui désignait le pays de nationalité ou tout pays où l'intéressé est légalement admissible, était suffisamment précis, nonobstant les difficultés d'exécution alléguées. La solution s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2306102(TA33-2306102)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par le préfet de la Gironde d’un recours en excès de pouvoir, annule le certificat d’urbanisme opérationnel positif délivré par le maire de Carcans pour un projet de construction sur une parcelle située au lieu-dit "La Barrade". Le tribunal juge que ce certificat méconnaît l’article L. 121-8 du code de l’urbanisme, car le terrain, entouré d’espaces naturels et séparé des habitations existantes, ne se situe pas en continuité d’une agglomération ou d’un village, ni dans un secteur déjà urbanisé identifié par le schéma de cohérence territoriale. La solution retenue est l’annulation du certificat d’urbanisme et du rejet implicite du recours gracieux.
N° TA33-2500553(TA33-2500553)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B visant à suspendre l’interdiction d’accès aux centres nucléaires d’EDF, prononcée le 4 décembre 2024 par EDF et confirmée le 26 décembre 2024 par les ministres de la transition écologique et de l’aménagement du territoire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant n’apportant pas la preuve d’un licenciement imminent ou de conséquences irréversibles, et qu’aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de procédure contradictoire, erreur d’appréciation au regard de l’article R. 1332-22-1 du code de la défense, atteinte disproportionnée aux droits) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. Les conclusions accessoires ont été rejetées.