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Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant bulgare, qui contestait un arrêté du préfet de la Gironde du 13 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le droit d'être entendu du requérant n'avait pas été méconnu, celui-ci ayant pu présenter ses observations lors de son audition par les services de police. Il a également jugé que les stipulations de l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'homme n'étaient pas applicables à ce litige. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 232-1 et L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde refusant de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante gabonaise. Le tribunal a relevé que l'administration n'avait pas délivré l'accusé de réception obligatoire prévu par les articles L. 112-3 et R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration, ce qui rendait la décision implicite illégale. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai d'un mois et de lui délivrer un récépissé durant cet examen. La solution retenue se fonde sur les articles L. 112-3, R. 112-5 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours en plein contentieux contestant l’invalidation de son permis de conduire et les retraits de points non notifiés. Par un mémoire du 4 février 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 13 février 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée, les frais de justice n’étant pas évoqués dans le dispositif.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de la 3ème chambre, a examiné deux requêtes de M. B. La première, en excès de pouvoir, visait l'annulation de la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde refusant la délivrance d'un titre de séjour. La seconde, indemnitaire, demandait réparation des préjudices subis du fait de cette décision illégale. Le tribunal a fait droit à la demande d'annulation, considérant que la décision méconnaissait les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'état de santé de M. B nécessitant une prise en charge médicale sans possibilité de traitement approprié dans son pays d'origine. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" et a condamné l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, tout en rejetant la demande indemnitaire pour absence de préjudice établi.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C, un demandeur d'asile mauritanien, contestant la décision du directeur territorial de l'OFII du 24 janvier 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et le défaut de procédure contradictoire. Il a jugé que la décision était légalement fondée sur le motif, substitué en défense, que les demandeurs d'asile relevant de la procédure Dublin qui reviennent en France après leur transfert effectif n'ont plus droit au bénéfice des conditions matérielles d'accueil, en application des articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête de M. C a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 12 décembre 2024 par lequel Bordeaux Métropole a exercé son droit de préemption urbain sur un bien immobilier situé à Bordeaux. Les requérantes, la SCI Daney 235 et la SCI Perspective Bordeaux, contestaient notamment la compétence de l'auteur de l'acte et l'absence de justification d'un projet d'aménagement précis. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative, ainsi que les articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de refus, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée, indiquant que la demande d'asile n'avait pas été sollicitée dans le délai de 90 jours suivant l'entrée en France. Le tribunal a également jugé que l'OFII avait pris en compte la vulnérabilité de la requérante lors de l'entretien prévu à l'article L. 522-1 du même code. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par une ressortissante soudanaise d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités polonaises, responsables de sa demande d’asile. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l’article 9 du règlement (UE) n° 604/2013, son mari étant réfugié en France et bénéficiaire d’une carte de résident, ainsi que la violation des articles 3 et 17 du même règlement et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a admis la requérante au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a annulé l’arrêté de transfert, considérant que le préfet aurait dû faire application de la clause discrétionnaire prévue à l’article 17 du règlement pour examiner sa demande d’asile en France, compte tenu de sa situation familiale. La décision s’appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Gironde l’assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l’arrêté était signé par une autorité compétente et que la mesure était fondée sur l’article L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’éloignement restant une perspective raisonnable malgré le délai lié à l’obtention d’un document de voyage. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours en réformation d’une ordonnance de taxation, a constaté son incompétence territoriale. La contestation de la commune de Bruges, relative aux frais d’expertise mis à sa charge, relève en application de l’article R. 761-5 du code de justice administrative du Tribunal administratif de Pau. Par conséquent, le dossier a été transmis à cette juridiction pour qu’il soit statué sur la demande de réduction des honoraires de l’expert.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, un ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant ne démontrant pas l'intensité et la stabilité de ses liens privés et familiaux en France. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne a été écarté comme inopérant, cette disposition ne s'appliquant pas aux autorités des États membres. En conséquence, la décision de refus de séjour étant légale, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination l'étaient également.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement opposé le défaut de visa de long séjour, condition prévue par l'article 6.2 de l'accord franco-algérien, et que les moyens tirés de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application de l'accord franco-algérien et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant sur des recours pour excès de pouvoir, a examiné la légalité d'un permis de construire initial et de deux permis modificatifs délivrés par le maire de Bordeaux pour la surélévation et la rénovation d'un immeuble. Le tribunal a été saisi de moyens portant sur la méconnaissance des articles du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), notamment en matière de stationnement, de protection du patrimoine architectural et de préservation des espaces verts. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais il ressort que les requérants ont sollicité l'annulation des trois arrêtés, tandis que la SAS Swan a conclu au rejet des requêtes. Les textes appliqués incluent les articles R. 431-8, R. 431-10 du code de l'urbanisme et les articles 1.4.1, 2.2.1, 2.4.1.2 et 2.4.4.5 du règlement de la zone UP1 du PLUi de Bordeaux Métropole.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête des consorts G, qui demandaient la condamnation de l'État pour la spoliation de leurs prestations sociales durant leur internement au camp de Bias de 1963 à 1984. Le tribunal a jugé que leur demande était irrecevable, car ils avaient déjà été indemnisés par la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis (CNIH), conformément à la loi n° 2022-229 du 23 février 2022. Les requérants n'ont pas démontré que cette indemnisation forfaitaire méconnaissait le principe de réparation intégrale ou les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme. La prescription quadriennale n'a pas été examinée en raison de l'irrecevabilité de la requête.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B A, qui contestait le refus du Centre d'expertise et de ressources titres d'échanger son permis de conduire marocain. Le juge constate que la décision attaquée, notifiée le 24 juillet 2024 avec mention des voies et délais de recours, n'a été contestée que le 6 février 2025, soit après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable pour tardiveté.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B visant à suspendre l’interdiction d’accès aux centres nucléaires d’EDF, prononcée le 4 décembre 2024 par EDF et confirmée le 26 décembre 2024 par les ministres de la transition écologique et de l’aménagement du territoire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant n’apportant pas la preuve d’un licenciement imminent ou de conséquences irréversibles, et qu’aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de procédure contradictoire, erreur d’appréciation au regard de l’article R. 1332-22-1 du code de la défense, atteinte disproportionnée aux droits) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. Les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du 19 juillet 2024 fixant le pays de destination pour l'exécution de son interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature étant régulièrement établie. Il a également jugé que l'arrêté, qui désignait le pays de nationalité ou tout pays où l'intéressé est légalement admissible, était suffisamment précis, nonobstant les difficultés d'exécution alléguées. La solution s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B, ressortissant tunisien, d'une demande de suspension de la décision implicite de refus de changement de statut vers "salarié" prise par le préfet de la Gironde. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, car M. B n'a pas justifié d'une perte imminente de son emploi malgré ses allégations. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens ou l'application de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B pour contester une décision de retrait de points sur son permis de conduire. Le ministre de l'Intérieur a informé le tribunal que le permis avait recouvré sa validité et que les mentions litigieuses avaient été supprimées, rendant le recours sans objet. Le tribunal a alors invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l'absence de confirmation dans le délai imparti, M. B est réputé s'être désisté, et le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule un permis de construire délivré par le maire de Carcans pour une maison individuelle, sur déféré du préfet de la Gironde. La juridiction estime que le projet, situé dans un secteur boisé et dispersé à 500 mètres du bourg, constitue une extension d'urbanisation non conforme à l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme. Ce secteur ne forme ni une agglomération, ni un village, ni un secteur déjà urbanisé au sens de la loi littoral. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté municipal pour méconnaissance de ces dispositions.