Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2500764(TA33-2500764)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 15 janvier 2025 par laquelle le préfet de la Gironde a déclaré irrecevable la demande de document provisoire de M. A, détenu. La condition d'urgence a été reconnue car cette décision empêchait l'intéressé d'obtenir un aménagement de peine nécessitant une autorisation de travail. Le juge a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles R. 431-12 et R. 431-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2500762(TA33-2500762)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B, sage-femme, qui sollicitait la suspension de la décision du 28 janvier 2025 par laquelle le Conseil national de l'ordre des sages-femmes (CNOSF) a refusé son inscription au tableau du département du Lot-et-Garonne. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant invoquée par la requérante en raison des difficultés professionnelles et financières rencontrées, n'était pas suffisamment établie au regard des justifications fournies. En conséquence, la demande a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, conformément aux dispositions des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2500720(TA33-2500720)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui demandait une injonction au préfet de la Gironde de lui délivrer un rendez-vous pour obtenir un titre de séjour ou un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A n'avait pas honoré deux convocations antérieures de la préfecture (en juillet 2023 et janvier 2025), ce qui le plaçait dans une situation ne lui permettant pas d'invoquer utilement l'urgence. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le bien-fondé des autres moyens soulevés (défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation). Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2500717(TA33-2500717)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre la décision de la préfète de la Dordogne suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de manière probante que la suspension de son permis entraînait une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle. Il a notamment relevé que la nécessité de déplacements professionnels n'était pas établie et que la décision contestée répondait à des exigences de sécurité routière face à une infraction grave (conduite sous stupéfiants). La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner le moyen tiré d'un défaut de notification dans les délais de l'article L. 224-2 du code de la route.
N° TA33-2500715(TA33-2500715)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme B C, ressortissante brésilienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire à très bref délai, s'agissant d'une première demande de titre de séjour. La décision a été prise sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2500583(TA33-2500583)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme irrecevable la requête de M. B C, qui contestait un arrêté du préfet de la Dordogne l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a constaté que le recours, enregistré le 31 janvier 2025, était tardif car introduit après l'expiration du délai de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision ayant été notifiée le 23 janvier 2025. En application de l'article R. 922-17 du code de justice administrative, la requête a été rejetée pour irrecevabilité manifeste.
N° TA33-2406385(TA33-2406385)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A d’un recours contestant la décision de la caisse primaire d’assurance maladie de la Gironde lui attribuant une pension d’invalidité de catégorie 2. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Il a rappelé que les litiges relatifs à l’application des législations de sécurité sociale relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire. En conséquence, l’affaire ne pouvait être examinée par la juridiction administrative.
N° TA33-2406233(TA33-2406233)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A, ancienne salariée de la maison de santé protestante de Bordeaux-Bagatelle, qui contestait le solde de tout compte et réclamait le versement d'une indemnité légale de départ à la retraite de 5 000 euros. Par une ordonnance du 17 février 2025, la présidente de la 5ème chambre a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente. Le tribunal a estimé que le litige, opposant Mme A à une fondation privée avec laquelle elle était liée par un contrat de droit privé, relevait de la compétence du juge judiciaire et non de l'ordre administratif. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2406167(TA33-2406167)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la Caisse des dépôts et consignations fixant à 12 % le taux rémunéré de l'allocation temporaire d'invalidité de son époux. Le tribunal a constaté que le certificat d'attribution mentionnait en réalité un taux de 17 %, rendant la requête dépourvue d'objet dès son enregistrement. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la demande.
N° TA33-2403244(TA33-2403244)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a donné acte du désistement de M. et Mme B de leur requête en plein contentieux, par laquelle ils demandaient l’injonction de travaux sur une canalisation publique et la condamnation de la commune de Saint-Brice à leur verser 30 000 euros de dommages-intérêts. Les frais d’expertise, taxés à 1 530,86 euros, ont été mis à la charge définitive des requérants en application de l’article R. 761-2 du code de justice administrative. En outre, la demande des requérants au titre de l’article L. 761-1 du même code a été rejetée, et ils ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune pour ses frais de justice.
N° TA33-2306662(TA33-2306662)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de délivrance d’une attestation de prolongation de l’instruction de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet de la Gironde a délivré à l’intéressé un certificat de résidence « salarié » sur le fondement de l’article 7 b) de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Le tribunal a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions à fin d’annulation et a prononcé un non-lieu à statuer sur celles-ci, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par M. B.
N° TA33-2500532(TA33-2500532)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde l'assignent à résidence pour 45 jours en vue de l'exécution d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de l'absence de caractère exécutoire de la mesure d'éloignement et du détournement de pouvoir. Il a jugé que la mesure d'assignation à résidence était légale et proportionnée, et n'a pas retenu la violation des articles 8 et 12 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requête a été rejetée, et les conclusions relatives aux frais de justice ont été écartées.
N° TA33-2500661(TA33-2500661)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme A pour obtenir l'exécution de la décision de la CDAPH du 3 octobre 2024 attribuant à leur fils un accompagnement par un AESH à 100% du temps scolaire. Le juge a rejeté la requête comme manifestement mal fondée, considérant que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, l'administration n'ayant pas pris de décision explicite de refus et le silence gardé sur la mise en demeure valant décision implicite de rejet. En conséquence, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative implicite, ce qui interdisait au juge des référés d'y faire droit.
N° TA33-2500797(TA33-2500797)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C B, ressortissante centrafricaine, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour sa demande de réexamen d'asile. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que l'information sur les conditions matérielles d'accueil, bien que donnée en français, était valable car la requérante avait déjà attesté comprendre cette langue lors d'un précédent entretien en 2023. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 551-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2500578(TA33-2500578)
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. D B E, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 22 janvier 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, de défaut d'examen et de méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, jugeant que la procédure a été régulièrement suivie et que l'état de santé de l'intéressé ne justifie pas l'application de la clause discrétionnaire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2305697(TA33-2305697)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait le refus du SMICOTOM de reconnaître l’imputabilité au service d’un accident survenu en 2020. Le juge a constaté que la requête n’était pas signée par son auteur, en méconnaissance de l’article R. 431-4 du code de justice administrative, et que cette irrégularité n’avait pas été régularisée malgré la communication de la fin de non-recevoir. En application de l’article R. 222-1, 4° du même code, la requête a été rejetée sans examen au fond. Les conclusions du SMICOTOM tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA33-2407011(TA33-2407011)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Coulounieix-Chamiers pour un bâtiment de 35 logements. Les requérants, M. et Mme A, se sont désistés de leur action. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de la société défenderesse tendant à la condamnation des requérants aux frais de justice, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit.
N° TA33-2500677(TA33-2500677)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C, ressortissant géorgien, contestant un arrêté du préfet du Lot-et-Garonne du 31 janvier 2025 portant interdiction de retour sur le territoire français pour deux ans et une assignation à résidence. Le préfet a abrogé ces arrêtés le 7 février 2025, privant d'objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces demandes d'annulation. Il a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 1 500 euros au conseil de M. C au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2500601(TA33-2500601)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante vénézuélienne demandant qu'il soit enjoint à la préfète de la Dordogne de lui fixer un rendez-vous et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 4 mai 2025. Le juge a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions principales de la requête et a prononcé un non-lieu à statuer, tout en rejetant la demande de frais de justice.
N° TA33-2500721(TA33-2500721)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de la Gironde de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour et de statuer sur sa demande de renouvellement. Le juge des référés a constaté que le préfet avait délivré l'attestation de prolongation d'instruction le 7 février 2025, rendant sans objet la demande de récépissé. Concernant la demande d'injonction de statuer sur le titre de séjour, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite et l'a rejetée. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.