Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2500568(TA33-2500568)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société La Place Gambetta. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté du 2 décembre 2024 par lequel le maire de Bordeaux avait refusé un permis de construire pour l'aménagement des combles et la modification des façades et toitures de son immeuble. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du contexte procédural marqué par des refus successifs et des contentieux antérieurs, et qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande d'injonction et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA33-2306060(TA33-2306060)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule un permis de construire délivré par le maire de Carcans pour une maison individuelle, sur déféré du préfet de la Gironde. La juridiction estime que le projet, situé dans un secteur boisé et dispersé à 500 mètres du bourg, constitue une extension d'urbanisation non conforme à l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme. Ce secteur ne forme ni une agglomération, ni un village, ni un secteur déjà urbanisé au sens de la loi littoral. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté municipal pour méconnaissance de ces dispositions.
N° TA33-2500795(TA33-2500795)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B A, qui contestait le refus du Centre d'expertise et de ressources titres d'échanger son permis de conduire marocain. Le juge constate que la décision attaquée, notifiée le 24 juillet 2024 avec mention des voies et délais de recours, n'a été contestée que le 6 février 2025, soit après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable pour tardiveté.
N° TA33-2404945(TA33-2404945)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B pour contester une décision de retrait de points sur son permis de conduire. Le ministre de l'Intérieur a informé le tribunal que le permis avait recouvré sa validité et que les mentions litigieuses avaient été supprimées, rendant le recours sans objet. Le tribunal a alors invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l'absence de confirmation dans le délai imparti, M. B est réputé s'être désisté, et le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA33-2201062(TA33-2201062)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête des consorts G, qui demandaient la condamnation de l'État pour la spoliation de leurs prestations sociales durant leur internement au camp de Bias de 1963 à 1984. Le tribunal a jugé que leur demande était irrecevable, car ils avaient déjà été indemnisés par la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis (CNIH), conformément à la loi n° 2022-229 du 23 février 2022. Les requérants n'ont pas démontré que cette indemnisation forfaitaire méconnaissait le principe de réparation intégrale ou les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme. La prescription quadriennale n'a pas été examinée en raison de l'irrecevabilité de la requête.
N° TA33-2402802(TA33-2402802)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. AJ et autres voisins demandant l'annulation de l'arrêté du 25 mars 2024 par lequel le préfet de la Gironde a accordé un permis de construire précaire de 20 mois à l'association du Diaconat de Bordeaux pour un centre d'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile à Talence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, M. P, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a jugé que le permis précaire, dérogatoire aux règles d'urbanisme, devait être motivé en application de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA33-2500548(TA33-2500548)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de Mme C, acquéreur évincé, contestant la décision de préemption urbain du maire de Cadarsac du 9 décembre 2024. La requérante invoquait l'absence de projet d'aménagement réel et un détournement de pouvoir, mais le juge a estimé qu'aucun moyen n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme. Mme C a été condamnée à verser 1 200 euros à la commune au titre des frais de justice.
N° TA33-2404751(TA33-2404751)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, un ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant ne démontrant pas l'intensité et la stabilité de ses liens privés et familiaux en France. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne a été écarté comme inopérant, cette disposition ne s'appliquant pas aux autorités des États membres. En conséquence, la décision de refus de séjour étant légale, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixant le pays de destination l'étaient également.
N° TA33-2404804(TA33-2404804)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement opposé le défaut de visa de long séjour, condition prévue par l'article 6.2 de l'accord franco-algérien, et que les moyens tirés de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application de l'accord franco-algérien et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2404765(TA33-2404765)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Lot-et-Garonne. Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement pu refuser le certificat de résidence sur le fondement de l'article 6.2 de l'accord franco-algérien, faute pour le requérant de justifier d'une entrée régulière en France. Les moyens soulevés, notamment le vice de procédure, l'erreur de fait et l'atteinte à la vie privée et familiale, ont été écartés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
N° TA33-2404840(TA33-2404840)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. et Mme E, qui contestaient les arrêtés du préfet de la Gironde leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et leur interdisant le retour pour deux ans. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les décisions préfectorales étaient légalement justifiées et proportionnées. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2202841(TA33-2202841)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant sur des recours pour excès de pouvoir, a examiné la légalité d'un permis de construire initial et de deux permis modificatifs délivrés par le maire de Bordeaux pour la surélévation et la rénovation d'un immeuble. Le tribunal a été saisi de moyens portant sur la méconnaissance des articles du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), notamment en matière de stationnement, de protection du patrimoine architectural et de préservation des espaces verts. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais il ressort que les requérants ont sollicité l'annulation des trois arrêtés, tandis que la SAS Swan a conclu au rejet des requêtes. Les textes appliqués incluent les articles R. 431-8, R. 431-10 du code de l'urbanisme et les articles 1.4.1, 2.2.1, 2.4.1.2 et 2.4.4.5 du règlement de la zone UP1 du PLUi de Bordeaux Métropole.
N° TA33-2405826(TA33-2405826)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de droit à être entendu, l'erreur d'appréciation au regard de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 et de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur les stipulations de la convention bilatérale et les dispositions du CESEDA.
N° TA33-2301927(TA33-2301927)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par les parents de Mme D E, mineure, qui demandaient la condamnation du CHU de Bordeaux pour une faute dans sa prise en charge médicale en août 2017, caractérisée par une erreur et un retard de diagnostic d’une torsion de l’ovaire. Le tribunal a rejeté la requête, estimant qu’aucune faute de nature à engager la responsabilité de l’établissement n’était établie, le diagnostic étant difficile à poser compte tenu du contexte clinique. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique.
N° TA33-2404344(TA33-2404344)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme F, ressortissante tchadienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 juin 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles L. 422-1, L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions attaquées.
N° TA33-2305581(TA33-2305581)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet née le 14 juillet 2022 par laquelle la préfète de la Gironde a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante serbe. La juridiction a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'elle portait une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme B un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
N° TA33-2302938(TA33-2302938)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. B, hémophile, qui sollicitait l'indemnisation par l'ONIAM de ses préjudices liés à une contamination par le virus de l'hépatite B (VHB) qu'il imputait à des transfusions sanguines reçues en 1985-1986. Le tribunal a rappelé que, contrairement à l'hépatite C, la victime doit établir un lien de causalité direct et certain entre la transfusion et la contamination, sans bénéficier de présomption d'imputabilité. Constatant que l'absence d'autres facteurs de risque et l'âge du requérant lors du diagnostic ne suffisaient pas à établir ce lien avec certitude, le tribunal s'est estimé dans l'impossibilité de se prononcer sur l'imputabilité et l'étendue des préjudices. En conséquence, il a ordonné un supplément d'instruction avant de statuer sur le fond.
N° TA33-2301303(TA33-2301303)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait une sanction du CNAPS (interdiction d’exercice de 60 mois et pénalité de 5 000 euros) pour avoir exercé comme gérant de fait sans agrément. La requête a été jugée irrecevable car tardive : la décision attaquée, notifiée le 5 octobre 2022 avec mention des voies et délais de recours, n’a été contestée que le 13 mars 2023, soit après l’expiration du délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2300825(TA33-2300825)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la société Transdev SA contestant le refus partiel de Bordeaux Métropole de communiquer des documents relatifs à la passation d’un contrat de concession de service public de transport urbain. Le tribunal a jugé que la demande de communication était devenue sans objet pour les documents déjà transmis en cours d’instance, mais a ordonné à Bordeaux Métropole de communiquer à Transdev, sous astreinte, les extraits des offres de Keolis concernant les deux liaisons de tramway supplémentaires et la création d’une société à missions, ainsi que les échanges de questions-réponses y afférents. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration, relatifs à la communication des documents administratifs, et écarte l’application du secret des affaires pour ces informations spécifiques.
N° TA33-2302546(TA33-2302546)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le refus du préfet de Lot-et-Garonne de délivrer une carte nationale d'identité à l'enfant C D, au motif que la reconnaissance de paternité par son père, M. D, serait frauduleuse. Le tribunal a rappelé que l'administration ne peut refuser un titre d'identité que si elle dispose d'un doute suffisant sur l'identité ou la nationalité du demandeur, et que la reconnaissance de paternité s'impose à elle tant qu'elle n'est pas contestée par une action judiciaire. En l'espèce, le préfet n'a pas apporté la preuve du caractère frauduleux de la reconnaissance, les éléments invoqués (absence de résidence commune, écart d'âge, incohérences) étant insuffisants pour établir une fraude. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision du 21 mars 2023 et enjoint au préfet de délivrer la carte nationale d'identité à l'enfant, en application du décret n°55-1397 du 22 octobre 1955 et du code civil.