Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2405651(TA33-2405651)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus du préfet de la Gironde de renouveler son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure d'avis du collège de médecins de l'OFII, sans le développer dans les motifs. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur l'application de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des articles R. 425-11 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2205501(TA33-2205501)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B C, brigadier-chef de police municipale, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 19 avril 2022 retirant son agrément et refusant le renouvellement de sa carte professionnelle. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration n'avait pas été méconnue, car le requérant avait été informé des motifs initiaux et avait pu présenter des observations, et que les faits invoqués, notamment une sanction disciplinaire, étaient établis et portaient atteinte à son honorabilité au sens de l'article L. 511-2 du code de la sécurité intérieure. La solution retenue est que le retrait d'agrément n'était pas disproportionné compte tenu de la nécessité de garantir la confiance et la fiabilité exigées pour l'exercice des fonctions de police municipale.
N° TA33-2404729(TA33-2404729)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D E, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la décision était régulièrement signée par une autorité délégataire et suffisamment motivée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le tribunal estimant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés.
N° TA33-2202870(TA33-2202870)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la SARL Capdeville et Fils contestant le refus d'abroger le classement de ses parcelles en zone naturelle inondable par le PLU de Lalinde. La juridiction a relevé que ce PLU avait été abrogé par l'entrée en vigueur d'un nouveau plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi-H), rendant sans objet les conclusions de la société. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction, sans se prononcer sur le fond du classement initial.
N° TA33-2405723(TA33-2405723)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B D, ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour en tant que travailleur saisonnier, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'erreur de fait, jugeant que le préfet avait correctement examiné la situation du requérant au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral du 24 mai 2024.
N° TA33-2500574(TA33-2500574)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui demandait la restitution immédiate d’une partie de l’impôt sur le revenu prélevé à la source sur son salaire d’octobre 2024. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant s’est contenté d’exprimer des moyens gracieux sans invoquer de moyens de droit. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2500603(TA33-2500603)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté quatre requêtes de Mme A B qui demandait des mesures d'injonction contre des services de police, des autorités municipales et le parquet pour l'instruction de ses plaintes. La juge a estimé que ces demandes étaient inintelligibles, manifestement irrecevables, et que la requérante n'établissait ni leur utilité ni leur urgence, conditions requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Les requêtes ont donc été rejetées sans instruction contradictoire, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code. Enfin, l'attention de Mme B a été attirée sur le risque d'amende pour recours abusif prévu à l'article R. 741-12.
N° TA33-2404260(TA33-2404260)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A. Cette mesure vise à déterminer l'étendue de ses préjudices et à évaluer d'éventuelles fautes lors de sa prise en charge pour une grossesse extra-utérine par le centre hospitalier de Villeneuve-sur-Lot et les docteurs C et F en septembre et octobre 2022. Le tribunal a rejeté la demande de mise hors de cause des docteurs C et F, ceux-ci exerçant en tant que praticiens hospitaliers au sein de l'établissement public. La solution retenue est donc l'organisation d'une expertise contradictoire pour éclairer les responsabilités, sans préjuger de celles-ci.
N° TA33-2500759(TA33-2500759)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. et Mme D qui demandaient l'affectation d'urgence de leur fils mineur au lycée Bertran de Born. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les requérants n'ont pas justifié de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, la simple allégation de souffrance scolaire et de risque de décrochage étant insuffisante. En conséquence, la requête est rejetée sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2500630(TA33-2500630)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A, ressortissante turque, qui contestait le refus du préfet de la Gironde d'enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la décision contestée ne constituait ni un refus de renouvellement ni un retrait de titre de séjour, et que la requérante ne justifiait pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. En conséquence, l'ordonnance a rejeté la requête sans examiner le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 431-2 et D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni celui relatif à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2500666(TA33-2500666)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les quatre requêtes de Mme G. Celle-ci demandait la suspension de décisions de la chambre disciplinaire de première instance de Nouvelle-Aquitaine de l'ordre des médecins, qui avaient rejeté ses plaintes contre plusieurs médecins et l'avaient condamnée à une amende pour recours abusif. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de justifier d'une atteinte grave et immédiate à sa situation justifiant une mesure provisoire. Les requêtes ont donc été rejetées sans examen du doute sérieux sur la légalité des décisions, par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2500468(TA33-2500468)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SAS Lktc, qui se bornait à accuser réception d’une mise en demeure de payer relative à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux pour 2020. La juridiction a constaté que la requête ne contenait ni conclusions à fin d’annulation d’une décision administrative, ni exposé des faits et moyens, en méconnaissance des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative. En l’absence de toute régularisation possible, l’ordonnance a prononcé le rejet sans instruction préalable.
N° TA33-2407040(TA33-2407040)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Lacanau. En cours d’instance, la commune a informé le tribunal du retrait de l’arrêté litigieux, et le préfet s’est désisté de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à l’instance.
N° TA33-2407886(TA33-2407886)
Rejet d'une requête en excès de pouvoir par le Tribunal Administratif de Bordeaux, visant l'annulation d'une saisie administrative à tiers détenteur de 7 218 euros pour l'impôt sur le revenu 2021. La requête est jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit, malgré une demande de régularisation, la décision de l'administration fiscale sur sa réclamation préalable. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
N° TA33-2500643(TA33-2500643)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Gironde refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour pour raison médicale de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, compte tenu notamment de l'existence d'une mesure d'éloignement antérieure. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA33-2500638(TA33-2500638)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Jeepstar. Celle-ci demandait la suspension de refus d'immatriculation d'un véhicule, invoquant l'urgence liée à une menace de plainte de l'acquéreur. Le juge a estimé que cette seule circonstance ne caractérisait pas une atteinte grave et immédiate à la situation du requérant, condition nécessaire à l'urgence. La requête a donc été rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité, par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2500639(TA33-2500639)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre la décision du préfet de la Gironde refusant d'enregistrer sa demande de titre de séjour pour raison médicale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, compte tenu notamment du rejet antérieur de ses demandes par le tribunal et la cour administrative d'appel. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens, et les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice ont également été rejetées.
N° TA33-2500492(TA33-2500492)
Le Tribunal administratif de Bordeaux était saisi par M. A, ressortissant burkinabé, d’une demande sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative visant à enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, en raison de l’urgence liée à l’expiration prochaine de son titre. Le juge des référés a constaté que le préfet avait délivré une attestation de prolongation de l’instruction le 3 février 2025, rendant la demande sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté la demande de frais de justice. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA33-2500725(TA33-2500725)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. et Mme C qui sollicitaient l'octroi de la force publique pour faire cesser l'occupation illicite de leur logement. Les requérants invoquaient une atteinte grave à leur droit de propriété, liberté fondamentale, en raison de l'inaction de la préfecture depuis novembre 2022. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour statuer dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas satisfaite, les propriétaires ayant laissé perdurer l'occupation pendant plus de deux ans avant de saisir le tribunal. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2500758(TA33-2500758)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A, un ressortissant algérien se déclarant mineur non accompagné, qui sollicitait une injonction d'hébergement d'urgence. Le juge a estimé que la carence alléguée de l'État n'était pas établie, dès lors que le refus de prise en charge par l'aide sociale à l'enfance (ASE) émanait du département et faisait suite à une décision du procureur de la République. En conséquence, aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a été caractérisée, et la condition d'urgence n'a pas été jugée suffisante pour justifier une mesure de sauvegarde.