Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2302027(TA33-2302027)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. A contestant la décision du CROUS de Bordeaux Aquitaine du 23 juin 2022, qui lui attribuait une allocation annuelle à l'échelon 3 (3 325 euros) plutôt qu'à l'échelon 7 pour l'année universitaire 2022-2023. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le CROUS avait procédé à une évaluation globale de la situation financière du requérant, conformément à la circulaire du 24 mars 2022 relative aux bourses sur critères sociaux. Il a notamment pris en compte ses ressources mensuelles (allocation adulte handicapé et aide au logement) et ses charges déclarées, sans que M. A ne démontre que son handicap ou ses autres circonstances (éloignement, frais de scolarité) justifiaient un échelon supérieur. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et d'injonction.
N° TA33-2301271(TA33-2301271)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, adjointe administrative territoriale, qui contestait la décision du 28 octobre 2022 du SDIS de la Gironde mettant fin à son détachement dans la filière des sapeurs-pompiers professionnels et la réintégrant dans son cadre d'emploi d'origine, suite à son échec aux tests sportifs obligatoires. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, ce dernier bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que la décision de non-renouvellement de détachement, n'étant pas une mesure disciplinaire, n'avait pas à être motivée. Enfin, le tribunal a considéré que l'administration n'avait commis aucune erreur de droit ou d'appréciation en refusant de valider la formation de Mme B, celle-ci n'ayant pas satisfait aux épreuves sportives requises par la réglementation applicable.
N° TA33-2302050(TA33-2302050)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2019-2020, liées à la remise en cause de déductions de travaux et charges de leur SCI. La juridiction a jugé que les moyens soulevés, notamment sur la régularité de la procédure de rejet de leur réclamation et la notification de la décision, étaient inopérants ou infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant la décharge des impositions, le sursis de paiement et les frais de justice. Les textes appliqués sont le code général des impôts, le livre des procédures fiscales et le code de justice administrative.
N° TA33-2303587(TA33-2303587)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SARL Nicolas le jardinier d'une requête en décharge partielle de cotisation de contribution foncière des entreprises pour 2022. La société requérante s'est désistée purement et simplement de son recours en cours d'instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 6 février 2025. Aucun texte fiscal n'a été appliqué au fond, la procédure s'étant achevée sur ce désistement.
N° TA33-2405896(TA33-2405896)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'examen, considérant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la situation familiale et de l'absence de droit au séjour pour le requérant. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2303195(TA33-2303195)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Gironde a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante marocaine. Le tribunal retient que le préfet a méconnu son obligation de motivation en ne communiquant pas les motifs de ce refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en application de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A et de la munir d'une autorisation provisoire de séjour dans un délai de deux mois.
N° TA33-2405794(TA33-2405794)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant italien et marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 16 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation pour deux ans. Le tribunal a estimé que la présence de M. B constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société française, en raison de sa condamnation pour trafic de stupéfiants et refus d'obtempérer, et de sa situation professionnelle précaire. La décision s'appuie sur l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le tribunal a jugé qu'il n'y avait pas d'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
N° TA33-2303583(TA33-2303583)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a annulé la décision du 11 mai 2023 par laquelle le préfet de la Gironde a rejeté la demande de regroupement familial de M. B C au profit de son épouse. Le tribunal a jugé que les ressources de M. C, s'élevant à 1 686,58 euros bruts mensuels en moyenne sur la période de référence, étaient supérieures au SMIC moyen (1 582,39 euros), remplissant ainsi la condition de ressources suffisantes prévue à l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision préfectorale a été annulée pour méconnaissance de ces dispositions.
N° TA33-2303123(TA33-2303123)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C, agent stagiaire, contestant la décision du président de la communauté de communes Vallée Dordogne Forêt Bessède de prolonger son stage de quatre mois et demi. Le requérant invoquait notamment un défaut de signature, un détournement de pouvoir et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, considérant que la décision attaquée était suffisamment motivée et que les faits reprochés, relatifs à des insuffisances managériales, étaient établis. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du décret n° 2010-329 du 22 mars 2010 et du décret n° 2012-924 du 30 juillet 2012.
N° TA33-2300601(TA33-2300601)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société TotalEnergies Marketing France. Celle-ci contestait la décision du préfet de la Gironde du 9 décembre 2022 liquidant partiellement une astreinte administrative de 300 euros par jour pour la période du 1er juillet 2021 au 4 octobre 2022, pour un montant total de 138 000 euros. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'erreur de fait n'était pas fondé, le dispositif d'alerte n'étant pas présent lors du contrôle. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 171-8 du code de l'environnement et du principe de sécurité juridique.
N° TA33-2300976(TA33-2300976)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient le refus de l'administration fiscale de leur accorder la réduction d'impôt "Pinel" pour un logement acquis en 2016. La juridiction a jugé la requête irrecevable car prématurée, les avis d'imposition pour les périodes concernées (2022-2027 ou 2023-2028) n'ayant pas encore été émis. Les requérants ne pouvaient donc pas saisir le tribunal avant l'établissement de ces impositions. Cette solution est fondée sur les règles de procédure fiscale, notamment l'article R. 196-1 du livre des procédures fiscales.
N° TA33-2301051(TA33-2301051)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A contestant l'affectation de son fils D, un enfant handicapé, au collège Alouette de Pessac. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 24 de la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées et du droit à l'éducation, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision, une subdélégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision d'affectation ne méconnaissait pas les stipulations conventionnelles ni les dispositions du code de l'éducation, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA33-2301238(TA33-2301238)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. et Mme E, qui sollicitaient la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu, de contribution sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux au titre des années 2015 et 2016 pour un montant total de 100 603 euros. Le litige portait sur la qualification de charges relatives à un véhicule Porsche Cayenne comme revenus distribués sur le fondement de l'article 111-c du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'administration avait apporté la preuve de l'existence d'un avantage occulte, M. E n'ayant pas justifié de l'utilisation professionnelle exclusive du véhicule et étant considéré comme le maître de l'affaire pour la période antérieure à la nomination d'un administrateur judiciaire. En conséquence, les impositions et les pénalités de retard ont été maintenues.
N° TA33-2301278(TA33-2301278)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme D, qui contestaient des rehaussements d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2013-2015, suite à une vérification de comptabilité de leur société. Le tribunal a jugé que l'irrégularité alléguée de la vérification de la société était sans incidence sur les impositions personnelles des requérants. Sur le fond, l'administration a apporté la preuve que des dépenses de travaux, non justifiées par la société et réalisées au seul profit du gérant, constituaient des revenus distribués imposables sur le fondement de l'article 109-1-2° du code général des impôts. La demande de substitution de base légale par l'administration a été écartée comme inopérante, et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA33-2301480(TA33-2301480)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'association L214, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 35 000 euros pour des carences fautives des services vétérinaires dans le contrôle d'un élevage bovin (GAEC La Cabanne). L'association invoquait des manquements au bien-être animal, notamment des animaux cachectiques, des conditions d'hygiène dégradées et des pratiques d'écornage non conformes. Le tribunal a estimé que les inspections menées par la direction départementale de la protection des populations (DDPP) étaient régulières et proportionnées aux risques, et qu'aucune carence fautive de l'État n'était établie. La solution s'appuie sur le règlement (UE) 2017/625 et le code rural et de la pêche maritime.
N° TA33-2302062(TA33-2302062)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. C d’une demande d’annulation d’une saisie administrative à tiers détenteur émise pour recouvrer des droits de place impayés dus à la commune de Le Barp. Le requérant soutenait avoir déjà payé la somme réclamée. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, jugeant que le contentieux du recouvrement des créances non fiscales des collectivités territoriales relève du juge judiciaire, en application de l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales.
N° TA33-2500003(TA33-2500003)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait une décision implicite de rejet du préfet de la Gironde portant refus de titre de séjour. La requérante n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la demande de titre de séjour ayant fait naître la décision attaquée, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 421-2 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 4° du même code, l’absence de cette pièce essentielle a conduit au rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d’injonction et de frais irrépétibles.
N° TA33-2500259(TA33-2500259)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 18 décembre 2024 de la commission supérieure de la société d'encouragement à l'élevage du trotteur français (SETF). Cette décision confirmait le retrait des autorisations d'entraîner et de monter de M. B pour un an, son exclusion du pesage et une amende de 15 000 euros. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intérêt général lié à la régularité des courses hippiques primant sur la situation économique fragile du requérant. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance du contradictoire ou la disproportion de la sanction, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA33-2300658(TA33-2300658)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, qui contestait des rectifications fiscales d’un montant total de 1 460 993 euros, portant sur des revenus d’origine indéterminée provenant de Chine (années 2015-2016) et des crédits de comptes courants taxés comme revenus de capitaux mobiliers (années 2014-2016). Le tribunal a jugé que M. C n’apportait pas de preuves suffisantes pour justifier l’origine des fonds chinois, se bornant à invoquer des difficultés liées à la crise sanitaire, et que les pièces produites pour les apports en comptes courants n’étaient pas probantes. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sur le fondement du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA33-2301088(TA33-2301088)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. C, qui sollicitait le remboursement d'un trop-perçu d'impôt sur la plus-value réalisée lors de la cession de 786 bouteilles de vin. Le litige portait sur l'interprétation de l'article 150 UA du code général des impôts, qui exonère de déclaration les cessions de biens meubles dont le prix est inférieur ou égal à 5 000 euros. Le tribunal a jugé que, bien que la vente ait été effectuée en une seule opération à un même acquéreur, le prix unitaire de chaque bouteille (variant de 2 100 à 3 400 euros) devait être considéré individuellement, et non globalement. En conséquence, la solution retenue est que M. C n'était pas redevable de l'impôt sur la plus-value, car chaque bouteille était vendue à un prix inférieur à 5 000 euros, et le tribunal a ordonné le remboursement de la somme de 504 883 euros.