Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2500333(TA33-2500333)
Recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Saint-Médard-en-Jalles. Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête comme manifestement irrecevable, faute pour les requérants d'avoir produit l'acte attaqué malgré une demande de régularisation. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404289(TA33-2404289)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante kosovare, qui contestait l'arrêté préfectoral du 5 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour pour deux ans ont été confirmées.
N° TA33-2305581(TA33-2305581)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet née le 14 juillet 2022 par laquelle la préfète de la Gironde a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B, ressortissante serbe. La juridiction a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, et qu'elle portait une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme B un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
N° TA33-2407483(TA33-2407483)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde mettant fin à son délai de départ volontaire. Le juge a estimé que les arguments du requérant, relatifs à ses conditions de détention difficiles et à son souhait de retourner au Portugal, étaient manifestement insusceptibles de justifier une erreur d'appréciation. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes ne comportant que des moyens manifestement infondés.
N° TA33-2302546(TA33-2302546)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le refus du préfet de Lot-et-Garonne de délivrer une carte nationale d'identité à l'enfant C D, au motif que la reconnaissance de paternité par son père, M. D, serait frauduleuse. Le tribunal a rappelé que l'administration ne peut refuser un titre d'identité que si elle dispose d'un doute suffisant sur l'identité ou la nationalité du demandeur, et que la reconnaissance de paternité s'impose à elle tant qu'elle n'est pas contestée par une action judiciaire. En l'espèce, le préfet n'a pas apporté la preuve du caractère frauduleux de la reconnaissance, les éléments invoqués (absence de résidence commune, écart d'âge, incohérences) étant insuffisants pour établir une fraude. Par conséquent, le tribunal a annulé la décision du 21 mars 2023 et enjoint au préfet de délivrer la carte nationale d'identité à l'enfant, en application du décret n°55-1397 du 22 octobre 1955 et du code civil.
N° TA33-2302938(TA33-2302938)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. B, hémophile, qui sollicitait l'indemnisation par l'ONIAM de ses préjudices liés à une contamination par le virus de l'hépatite B (VHB) qu'il imputait à des transfusions sanguines reçues en 1985-1986. Le tribunal a rappelé que, contrairement à l'hépatite C, la victime doit établir un lien de causalité direct et certain entre la transfusion et la contamination, sans bénéficier de présomption d'imputabilité. Constatant que l'absence d'autres facteurs de risque et l'âge du requérant lors du diagnostic ne suffisaient pas à établir ce lien avec certitude, le tribunal s'est estimé dans l'impossibilité de se prononcer sur l'imputabilité et l'étendue des préjudices. En conséquence, il a ordonné un supplément d'instruction avant de statuer sur le fond.
N° TA33-2405651(TA33-2405651)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant le refus du préfet de la Gironde de renouveler son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire de l'arrêté, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure d'avis du collège de médecins de l'OFII, sans le développer dans les motifs. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur l'application de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des articles R. 425-11 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2404344(TA33-2404344)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme F, ressortissante tchadienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 11 juin 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des articles L. 422-1, L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions attaquées.
N° TA33-2405723(TA33-2405723)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B D, ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour en tant que travailleur saisonnier, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'erreur de fait, jugeant que le préfet avait correctement examiné la situation du requérant au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral du 24 mai 2024.
N° TA33-2404729(TA33-2404729)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D E, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la décision était régulièrement signée par une autorité délégataire et suffisamment motivée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le tribunal estimant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés.
N° TA33-2405169(TA33-2405169)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C, ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 18 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que la délégation de signature était régulière et que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait. La requête a été rejetée, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2405826(TA33-2405826)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de droit à être entendu, l'erreur d'appréciation au regard de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995 et de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur les stipulations de la convention bilatérale et les dispositions du CESEDA.
N° TA33-2202870(TA33-2202870)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la SARL Capdeville et Fils contestant le refus d'abroger le classement de ses parcelles en zone naturelle inondable par le PLU de Lalinde. La juridiction a relevé que ce PLU avait été abrogé par l'entrée en vigueur d'un nouveau plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi-H), rendant sans objet les conclusions de la société. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction, sans se prononcer sur le fond du classement initial.
N° TA33-2204040(TA33-2204040)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B A C pour obtenir réparation des préjudices résultant d’un accident médical non fautif survenu après une opération chirurgicale du coude droit en septembre 2016. L’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) ne conteste pas le droit à indemnisation au titre de la solidarité nationale. Le tribunal a évalué les préjudices en appliquant les dispositions du code de la santé publique et a fixé l’indemnisation due à M. A C à un montant global, après déduction des provisions déjà versées. La solution retenue consiste à limiter les sommes allouées aux postes de préjudice justifiés, en rejetant les demandes excessives du requérant.
N° TA33-2204095(TA33-2204095)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme E, qui demandaient l'annulation pour excès de pouvoir d'un permis de construire délivré le 1er février 2022 par le maire de Lège-Cap-Ferret à la SARL Sisters, ainsi que du permis modificatif du 30 janvier 2023. Les requérants contestaient notamment la compétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance des règles d'urbanisme (PLU, plan de prévention des risques) et un vice de procédure. Le tribunal a jugé que l'ensemble des moyens soulevés, fondés sur les articles R. 423-50, UB 6, UB 11, UB 13 du code de l'urbanisme et le plan de prévention des risques, n'étaient pas fondés. En conséquence, la requête a été rejetée et les demandes de frais de justice des requérants ont été écartées.
N° TA33-2204564(TA33-2204564)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A qui demandait l'annulation du certificat d'urbanisme pré-opérationnel négatif délivré par le maire de Prigonrieux le 21 juillet 2022. Le tribunal a jugé que le moyen tiré d'un vice de procédure lors de l'élaboration du PLUi était irrecevable en application de l'article L. 600-1 du code de l'urbanisme. Il a également estimé que le classement de la parcelle en zone agricole n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 151-22 du code de l'urbanisme. Enfin, les autres moyens soulevés ont été écartés comme inopérants ou infondés.
N° TA33-2205501(TA33-2205501)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B C, brigadier-chef de police municipale, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 19 avril 2022 retirant son agrément et refusant le renouvellement de sa carte professionnelle. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration n'avait pas été méconnue, car le requérant avait été informé des motifs initiaux et avait pu présenter des observations, et que les faits invoqués, notamment une sanction disciplinaire, étaient établis et portaient atteinte à son honorabilité au sens de l'article L. 511-2 du code de la sécurité intérieure. La solution retenue est que le retrait d'agrément n'était pas disproportionné compte tenu de la nécessité de garantir la confiance et la fiabilité exigées pour l'exercice des fonctions de police municipale.
N° TA33-2205770(TA33-2205770)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B contestant le refus du maire de Tonneins de lui délivrer un certificat d'urbanisme opérationnel pour construire une maison sur sa parcelle classée en zone UPa. Le requérant invoquait notamment l'illégalité de ce classement par le plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le classement de la parcelle en zone UPa n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, car il était cohérent avec les objectifs du PLU visant à limiter l'urbanisation diffuse et à préserver les paysages. La décision s'appuie sur les articles R. 151-18 du code de l'urbanisme et les dispositions du PLU de la commune.
N° TA33-2206050(TA33-2206050)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 26 septembre 2022 par laquelle le maire d’Allemans-du-Dropt a délivré un certificat d’urbanisme opérationnel négatif pour son projet de construction d’un chalet en bois. Le requérant contestait le motif de refus fondé sur le risque d’inondation, soutenant que sa parcelle n’y était pas exposée. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le maire pouvait légalement refuser le projet sur le fondement de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme, dès lors que le terrain était situé en zone inondable et que le projet était de nature à porter atteinte à la sécurité publique, nonobstant l’absence de classement dans un plan de prévention des risques. La solution retenue confirme ainsi la possibilité pour l’autorité compétente d’opposer un refus pour motif de sécurité publique même en l’absence de prescription spécifique du plan local d’urbanisme.
N° TA33-2300397(TA33-2300397)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. B A visant à obtenir l'abrogation du classement de ses parcelles en zone agricole par le plan local d'urbanisme intercommunal de Bergerac. Le tribunal a écarté les fins de non-recevoir soulevées par la Communauté d'Agglomération Bergeracoise, jugeant que la requête, bien que tardive pour contester la délibération initiale, était recevable en tant que demande d'abrogation d'un règlement. Il a notamment considéré que le délai de recours contentieux n'avait pas couru faute d'accusé réception mentionnant les voies et délais, et que la demande d'abrogation était recevable sur le fondement de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est donc que la requête est recevable, sans que le tribunal ne se prononce encore sur le fond du classement contesté.