Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2500525(TA33-2500525)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Nord du 22 novembre 2024 le maintenant en rétention administrative. Postérieurement à l’introduction de la requête, la cour d’appel de Douai a mis fin à cette mesure de rétention par une ordonnance du 25 novembre 2024. En conséquence, le tribunal a constaté que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2500680(TA33-2500680)
Affectation scolaire d'un mineur. Tribunal Administratif de Bordeaux. Rejet de la requête en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) pour défaut d'urgence. Les requérants n'ont pas justifié de circonstances particulières caractérisant une nécessité de statuer à très bref délai, malgré leurs allégations de souffrance scolaire et de risque de décrochage.
N° TA33-2500663(TA33-2500663)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. B, contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise par une communauté de communes pour le recouvrement d'une créance non fiscale. Le juge a constaté que, selon les articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales, le contentieux du recouvrement de telles créances relève de la compétence du juge de l'exécution, et non de la juridiction administrative. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2400774(TA33-2400774)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour « Recherche d’emploi ou création d’entreprise ». En cours d’instance, la requérante a obtenu une autorisation provisoire de séjour et s’est désistée de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, mais a rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA33-2407485(TA33-2407485)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler un titre exécutoire émis par la commune de Réaup-Lisse pour le recouvrement de frais de réparation d’un panneau de signalisation. Par un mémoire, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 7 février 2025.
N° TA33-2500652(TA33-2500652)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contestant des titres exécutoires et actes de poursuite émis pour le recouvrement d’une redevance d’enlèvement des ordures ménagères. Le juge a relevé que cette redevance, instituée sur le fondement des articles L. 2333-76 et suivants du code général des collectivités territoriales, relève d’un service public industriel et commercial. En application des articles L. 1617-5 du même code et L. 281 du livre des procédures fiscales, le contentieux du recouvrement de ces créances non fiscales relève du juge judiciaire, et non de l’ordre administratif. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, par ordonnance prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2500523(TA33-2500523)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C, ressortissante brésilienne, visant à suspendre l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à son encontre par le préfet de la Gironde. Le juge a relevé d'office l'irrecevabilité de la demande de suspension, car le recours au fond déjà introduit par Mme C contre cette même OQTF produit un effet suspensif automatique en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas caractérisée et le recours au fond étant déjà suspensif, les conclusions à fin de suspension ont été rejetées comme irrecevables.
N° TA33-2301480(TA33-2301480)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'association L214, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 35 000 euros pour des carences fautives des services vétérinaires dans le contrôle d'un élevage bovin (GAEC La Cabanne). L'association invoquait des manquements au bien-être animal, notamment des animaux cachectiques, des conditions d'hygiène dégradées et des pratiques d'écornage non conformes. Le tribunal a estimé que les inspections menées par la direction départementale de la protection des populations (DDPP) étaient régulières et proportionnées aux risques, et qu'aucune carence fautive de l'État n'était établie. La solution s'appuie sur le règlement (UE) 2017/625 et le code rural et de la pêche maritime.
N° TA33-2301238(TA33-2301238)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. et Mme E, qui sollicitaient la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu, de contribution sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux au titre des années 2015 et 2016 pour un montant total de 100 603 euros. Le litige portait sur la qualification de charges relatives à un véhicule Porsche Cayenne comme revenus distribués sur le fondement de l'article 111-c du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'administration avait apporté la preuve de l'existence d'un avantage occulte, M. E n'ayant pas justifié de l'utilisation professionnelle exclusive du véhicule et étant considéré comme le maître de l'affaire pour la période antérieure à la nomination d'un administrateur judiciaire. En conséquence, les impositions et les pénalités de retard ont été maintenues.
N° TA33-2301051(TA33-2301051)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A contestant l'affectation de son fils D, un enfant handicapé, au collège Alouette de Pessac. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 24 de la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées et du droit à l'éducation, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision, une subdélégation de signature étant régulière. Il a jugé que la décision d'affectation ne méconnaissait pas les stipulations conventionnelles ni les dispositions du code de l'éducation, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA33-2404228(TA33-2404228)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. et Mme C contestant la sanction d'exclusion définitive de leur fils A, prononcée par le conseil de discipline du collège Kléber Thouelles le 13 février 2024 et confirmée par la rectrice de l'académie de Bordeaux le 6 mai 2024. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre la décision initiale du conseil de discipline, au motif que la décision de la rectrice s'y était substituée après le recours administratif préalable obligatoire. Sur le fond, le tribunal a jugé que les faits de jet de bâton au visage d'une camarade étaient établis et que la sanction d'exclusion définitive n'était pas disproportionnée, rejetant ainsi l'ensemble de la requête. La décision s'appuie sur les articles R. 511-49 et R. 511-53 du code de l'éducation.
N° TA33-2407414(TA33-2407414)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet de la Gironde du 1er août 2023 lui ordonnant le dessaisissement de ses armes. Le juge a constaté que l'arrêté, notifié le 20 août 2023 avec mention des voies et délais de recours, n'avait été attaqué que le 5 décembre 2024, soit après l'expiration du délai de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sans régularisation possible, en application de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA33-2500003(TA33-2500003)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui contestait une décision implicite de rejet du préfet de la Gironde portant refus de titre de séjour. La requérante n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la demande de titre de séjour ayant fait naître la décision attaquée, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 421-2 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 4° du même code, l’absence de cette pièce essentielle a conduit au rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d’injonction et de frais irrépétibles.
N° TA33-2406271(TA33-2406271)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, qui contestait le refus du président de l'université de Bordeaux de l'inscrire en première année de master " Droit notarial ". Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que les vices propres au rejet du recours gracieux étaient inopérants. Il a estimé que la décision initiale était légale et que l'université avait valablement motivé son refus par l'atteinte des capacités d'accueil et la sélection de dossiers académiquement supérieurs. Par conséquent, la requête a été rejetée, sans qu'il soit fait droit aux demandes d'injonction ou de frais de justice.
N° TA33-2302091(TA33-2302091)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. Gravaud, conseiller municipal d'opposition, qui demandait l'annulation de la délibération du 5 avril 2023 par laquelle le conseil municipal d'Arès a approuvé son compte administratif 2022. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant notamment que les dispositions du code général des collectivités territoriales n'imposent pas un ordre de vote spécifique entre le compte de gestion et le compte administratif. Il a également jugé que l'erreur matérielle sur le nombre de voix favorables et la participation du maire au vote via une procuration n'étaient pas de nature à entacher la validité de la délibération. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 1612-12, L. 2121-14, L. 2121-31 et D. 2342-11 du code général des collectivités territoriales.
N° TA33-2302051(TA33-2302051)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SCI Relais du Chemin de Caillou, qui demandait la décharge partielle de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles ses associés, M. et Mme A, avaient été assujettis pour les années 2019 et 2020. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'irrecevabilité, constatant que la SCI, en tant que société de personnes transparente fiscalement, n'était pas la redevable des impositions contestées, celles-ci ayant été mises à la charge personnelle des associés conformément à l'article 8 du code général des impôts. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans examen au fond.
N° TA33-2300491(TA33-2300491)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 5 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet antérieure était remplacée par cet arrêté explicite. Il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la violation des articles L. 435-3, L. 412-5, L. 432-1, L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. A dans son intégralité.
N° TA33-2500259(TA33-2500259)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 18 décembre 2024 de la commission supérieure de la société d'encouragement à l'élevage du trotteur français (SETF). Cette décision confirmait le retrait des autorisations d'entraîner et de monter de M. B pour un an, son exclusion du pesage et une amende de 15 000 euros. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intérêt général lié à la régularité des courses hippiques primant sur la situation économique fragile du requérant. Aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance du contradictoire ou la disproportion de la sanction, n'a été retenu comme propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA33-2500197(TA33-2500197)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant bulgare, contestant un arrêté préfectoral du 6 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, avec interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a rejeté la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, l'avocat commis d'office étant dispensé de cette formalité en vertu des articles 19-1 de la loi du 10 juillet 1991 et 39 du décret du 28 décembre 2020. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la méconnaissance des articles L. 251-1 et L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la légalité de la mesure d'éloignement et de l'interdiction de circulation.
N° TA33-2406584(TA33-2406584)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. D B contestant le refus de la proviseure du lycée François Mauriac de l'autoriser à suivre l'enseignement de spécialité "éducation physique, pratique et culture sportives" en classe de terminale pour l'année 2024/2025. En cours d'instance, l'administration a fait droit à sa demande le 22 novembre 2024. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation étaient devenues sans objet et n'a pas fait droit à la demande de frais de justice.