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Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

20 755 décisions disponibles — page 349/1038

DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2206656(TA33-2206656)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, agent contractuel de l’université Bordeaux Montaigne, qui contestait son arrêté de suspension conservatoire de trois mois pris le 31 mai 2022. La juridiction a jugé que l’absence de poursuites disciplinaires à la date de la suspension n’entachait pas la légalité de la mesure. Elle a estimé que les faits reprochés, notamment des propos insultants envers une collègue, étaient suffisamment établis par des témoignages et un SMS, justifiant la suspension sur le fondement de l’article 43 du décret n°86-83 du 17 janvier 1986. En conséquence, les conclusions en annulation, en indemnisation et en injonction ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2206238(TA33-2206238)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. et Mme C dit B, représentants légaux de leur fils D, qui demandaient la condamnation solidaire de la commune de Saint-Astier, de la communauté de communes Isle Vern Salembre et de l'État pour des préjudices subis par leur enfant après une chute dans la cour de récréation de l'école élémentaire Mounet Sully. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les requérants ne rapportaient pas la preuve d'un lien de causalité direct entre le défaut d'entretien de l'ouvrage public (racine d'arbre et bac à fleurs) et la chute, et que la surveillance par le personnel de l'école était suffisante, écartant ainsi toute faute de l'État. La solution retenue est fondée sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal des ouvrages publics et pour faute de service, sans application de textes spécifiques mentionnés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2206186(TA33-2206186)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, ouvrier de l’État, qui contestait le refus du ministre des armées de liquider sa pension de retraite avec un coefficient de majoration pour travaux insalubres et de lui verser des indemnités pour la période de 1970 à 2006. La juridiction a jugé que la décision de refus était signée par une autorité compétente et que M. D ne remplissait pas les conditions prévues par le décret n° 2005-785 du 12 juillet 2005 pour bénéficier de la majoration, car il avait déjà été admis à une cessation anticipée d’activité au titre de l’amiante. En outre, les conclusions relatives aux indemnités ont été déclarées irrecevables faute de moyens. La solution s’appuie sur les décrets n° 2004-1056 et n° 2005-785, ainsi que sur le code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2302054(TA33-2302054)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de la CAF de la Gironde de lui accorder une remise gracieuse sur un indu de prime d'activité de 3 355,45 euros. Le juge a estimé que, bien que Mme C soit de bonne foi, sa situation financière (salaire mensuel d'environ 2 000 euros, loyer modéré) ne démontrait pas une précarité suffisante pour justifier une remise de dette. La décision s'appuie sur l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui conditionne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2300774(TA33-2300774)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Horis (Thirode) d’un litige relatif à des désordres affectant les cuisines d’un Ehpad, impliquant plusieurs constructeurs. La société requérante a finalement déclaré se désister de l’ensemble de ses conclusions. Par une décision de la 1ère Chambre, le tribunal a pris acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 541-4 du code de justice administrative. En conséquence, il a constaté le non-lieu à statuer sur les demandes principales et subsidiaires de la société Horis, ainsi que sur les conclusions des autres parties. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.

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DécisionPlein contentieuxANNULE

N° TA33-2301591(TA33-2301591)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du directeur de la caisse d'allocations familiales de la Dordogne du 10 mars 2023, qui refusait de prendre en compte les deux enfants de M. C dans le calcul de ses droits à l'allocation de logement familiale. Le juge estime que, conformément aux articles L. 823-1, L. 823-2 et R. 823-4 du code de la construction et de l'habitation, les enfants en résidence alternée doivent être considérés comme vivant habituellement au foyer de chaque parent, justifiant leur prise en compte pour le calcul de l'aide. La solution retenue renvoie M. C devant la CAF pour un nouveau calcul de ses droits à compter de sa demande.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2301407(TA33-2301407)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme A, qui sollicitait la condamnation du centre hospitalier d'Arcachon et de son assureur à l’indemniser des préjudices résultant d’infections nosocomiales contractées après une intervention chirurgicale en 2016. La responsabilité de l’hôpital n’était pas contestée. Le tribunal a rejeté les demandes d’indemnisation pour perte de gains professionnels actuels et futurs, incidence professionnelle et préjudice moral, faute de lien de causalité établi ou de justification suffisante. Seul le préjudice d’agrément a été partiellement reconnu, à hauteur de 3 000 euros. La décision s’appuie sur les principes de responsabilité administrative et les dispositions du code de la santé publique.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2301432(TA33-2301432)

Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette l’opposition formée par Mme B contre une contrainte émise par France Travail (ex-Pôle emploi) pour le recouvrement d’un indu d’allocation d’aide au retour à l’emploi de 5 874,85 euros. L’indu résulte de l’omission de déclaration d’activité de Mme B auprès du rectorat de Bordeaux, en méconnaissance de l’article R. 5411-6 du code du travail. Le tribunal estime que l’attestation d’employeur transmise par le rectorat n’est pas erronée et que la contrainte est fondée. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 5426-8-2 et R. 5411-6 du code du travail.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2500616(TA33-2500616)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre son licenciement pour inaptitude prononcé par le centre hospitalier de Libourne. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a également été jugée irrecevable en raison du défaut d'intérêt à agir de la requérante, le litige s'inscrivant dans le cadre d'une demande de l'agent. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le code des relations entre le public et l'administration.

Résumé IA
DécisionREJETE

N° TA33-2405528(TA33-2405528)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet du Lot-et-Garonne du 18 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant un retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission au séjour, compte tenu de l'absence de ressources et de lien familial en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2302757(TA33-2302757)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Le tribunal a jugé que le CNAPS pouvait légalement se fonder sur des faits de violences conjugales, même si la condamnation pénale correspondante avait été effacée du casier judiciaire, en application de l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Il a estimé que ces faits, commis en 2019 et 2020, étaient incompatibles avec l'exercice des fonctions d'agent de sécurité et que la décision de refus n'était pas disproportionnée.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2000967(TA33-2000967)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la communauté d'agglomération du bassin d'Arcachon Sud (COBAS) d'une demande de condamnation de la société Nautibas, sur le fondement contractuel d'un marché de partenariat, pour des désordres affectant trois piscines (rouille, fuites, dysfonctionnements de ventilation). La COBAS réclamait 271 617,50 euros HT en réparation des pertes d'exploitation subies lors des fermetures programmées en 2021-2022, ainsi que des frais d'expertise et de conseil. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la COBAS n'établissait pas le lien de causalité entre les désordres imputés à Nautibas et les sur-contributions versées à l'exploitant Equalia, et que les demandes relatives aux frais d'expertise et de conseil étaient irrecevables car exclues par un protocole transactionnel antérieur. La décision applique les principes du code de la commande publique.

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DécisionPlein contentieuxANNULE

N° TA33-2301888(TA33-2301888)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A contestant la décision du 26 octobre 2022 mettant fin à son droit au revenu de solidarité active (RSA). Le juge a constaté que, postérieurement à l’introduction du recours, M. A avait perçu un rappel de RSA pour la période d’octobre à décembre 2022 et bénéficiait de cette allocation depuis janvier 2023. En conséquence, le tribunal a estimé que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le fond du litige. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2306946(TA33-2306946)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, ressortissante nigériane, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 27 juin 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif aux étrangers malades, ainsi que des vices de procédure concernant l'avis du collège de médecins de l'OFII. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision préfectorale était légale au regard des textes applicables, dont le CESEDA et la convention européenne des droits de l'homme.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2301822(TA33-2301822)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. B contestant des indus de prime d'activité (59,66 €), de revenu de solidarité active (4 787,34 €) et de prime exceptionnelle de fin d'année (152,45 €), réclamés pour des périodes incluant un séjour hors de France de plus de trois mois. Le requérant soutenait que les décisions étaient insuffisamment motivées et entachées d’une erreur de droit, car les allocations ne devaient être versées que pour les mois civils complets de présence sur le territoire. La juridiction a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser de solution différente. Les textes appliqués incluent le code de l’action sociale et des familles, le code de la sécurité sociale, et le code des relations entre le public et l’administration.

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DécisionREJETE

N° TA33-2307106(TA33-2307106)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. C et Mme A, ressortissants albanais, contestant le refus du préfet de la Gironde de leur délivrer un titre de séjour et d'abroger une interdiction de retour sur le territoire français. Les requérants invoquaient un vice de procédure pour non-respect du principe du contradictoire et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté leurs demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2305585(TA33-2305585)

Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision du préfet de la Gironde du 17 août 2023 classant sans suite la demande de naturalisation de Mme B. Le préfet avait motivé ce classement par l'absence de production de documents complémentaires, mais Mme B établit, sans être contredite, les avoir adressés par courrier reçu le 8 mars 2023. En application de l'article R. 612-6 du code de justice administrative, le préfet, qui n'a pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé à ces faits. Le tribunal enjoint au préfet d'enregistrer et d'examiner la demande de naturalisation dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2400261(TA33-2400261)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B A comme irrecevable. La décision du 8 janvier 2024 par laquelle le préfet de la Gironde a classé sans suite sa demande de naturalisation, en raison du caractère incomplet de son dossier, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. Le tribunal a appliqué l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui prévoit qu'un classement sans suite pour défaut de production de pièces complémentaires n'est pas une décision attaquable.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA33-2301913(TA33-2301913)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B contestant un indu d'allocation de logement sociale de 996 euros pour la période de septembre 2020 à mai 2021. La décision de rejet du recours administratif préalable obligatoire prise par la CAF de la Dordogne a été jugée suffisamment motivée, car elle précisait la nature de la prestation, le montant, la période et le motif de l'indu (retard de déclaration d'un changement de situation). Le tribunal a ainsi écarté le moyen tiré du défaut de motivation. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'article R. 825-2 du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2402592(TA33-2402592)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante italienne, qui contestait le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer une carte de résident de longue durée. Le tribunal a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que la requérante ne justifiait pas de ressources propres, stables et suffisantes au sens de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation ont également été écartés.

Résumé IA