Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2306038(TA33-2306038)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de M. A contestant la décision du 31 août 2023 du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à onze infractions commises en 2020. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions relatives à l'infraction du 25 janvier 2020, le point correspondant ayant été restitué avant l'introduction de la requête. S'appuyant sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, le tribunal a jugé que la délivrance de l'information prévue par ces textes constitue une garantie essentielle, mais que pour les infractions constatées par radar et suivies d'un paiement d'amende forfaitaire, cette information est présumée avoir été reçue. En l'espèce, M. A n'ayant pas contesté la réalité des infractions ni démontré l'absence d'information, le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes.
N° TA33-2401962(TA33-2401962)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision "48 SI" du 29 novembre 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur constatait la perte de validité du permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir du ministre, jugeant que la notification de la décision à une ancienne adresse ne faisait pas courir le délai de recours. Il a estimé que M. B n'avait pas bénéficié de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route lors des infractions contestées, ce qui entachait d'illégalité les retraits de points. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de restituer à M. B son permis de conduire avec le nombre de points correspondant.
N° TA33-2401820(TA33-2401820)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A contestant la décision "48 SI" du 4 janvier 2024 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs aux infractions des 19 juin et 12 août 2023. La requérante invoquait notamment le défaut d'information préalable prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a jugé que, pour les infractions constatées par radar automatique, le paiement de l'amende forfaitaire établit la réception de l'avis de contravention et l'information requise. En l'espèce, Mme A n'ayant pas payé l'amende forfaitaire mais seulement l'amende majorée, le tribunal a considéré que l'administration ne démontrait pas avoir satisfait à son obligation d'information. Par conséquent, la solution retenue est l'annulation de la décision "48 SI" et des retraits de points litigieux, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
N° TA33-2304882(TA33-2304882)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du ministre de l’intérieur du 14 août 2023 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les décisions de retrait de points sous-jacentes. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la requête, la Cour d’appel du Lot avait prononcé l’annulation judiciaire du permis de conduire de M. A, rendant sans objet les conclusions dirigées contre la décision « 48SI » et les retraits de points. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus des demandes, notamment l’injonction de restitution du permis et les frais d’instance, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2407731(TA33-2407731)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. D, qui signalait une fraude concernant une demande de titre de séjour. Le juge a rappelé que le recours pour excès de pouvoir ne peut être saisi que de conclusions tendant à l'annulation d'une décision administrative ou à des conclusions indemnitaires. En l'absence d'exposé de conclusions conformes à l'article R. 411-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 (4°) du même code.
N° TA33-2407146(TA33-2407146)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. et Mme A contre un permis de construire délivré par le maire de Coulounieix-Chamiers pour un immeuble de 35 logements. Les requérants se sont désistés de leur action, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance du 19 février 2025. La demande de la société défenderesse tendant à la condamnation des requérants au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2401802(TA33-2401802)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B C contestant le retrait de 3 points de son permis de conduire suite à une infraction du 1er octobre 2020, qu'il estime ne pas lui être imputable. Le tribunal a rappelé que, selon les articles L. 223-1 du code de la route et 529-2, 530 du code de procédure pénale, la réalité d'une infraction est établie par le paiement de l'amende ou l'émission d'un titre exécutoire, sauf réclamation recevable. Il a jugé que l'annulation du titre exécutoire par une réclamation recevable empêche de considérer l'infraction comme établie, obligeant l'administration à restituer les points. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens de M. C n'étaient pas fondés.
N° TA33-2306511(TA33-2306511)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, qui contestait les décisions de retrait de points sur son permis de conduire pour des infractions commises en 2023. La requérante soutenait que ces infractions ne lui étaient pas imputables en raison d’une usurpation d’identité, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant. En application de l’article L. 223-1 du code de la route, il appartient au seul juge pénal de se prononcer sur la régularité de la constatation des infractions. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
N° TA33-2306716(TA33-2306716)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C contestant la décision "48 SI" du 10 novembre 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur avait constaté l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant soutenait avoir effectué un stage de sensibilisation à la sécurité routière les 6 et 7 novembre 2023. En défense, le ministre a produit un relevé d'information attestant du retrait de cette décision et du crédit des quatre points issus du stage. Constatant que la décision contestée avait été retirée et le permis crédité des points, le tribunal a jugé la requête devenue sans objet et prononcé un non-lieu à statuer, en application des dispositions du code de la route et du code de justice administrative.
N° TA33-2305175(TA33-2305175)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. C D d’une requête en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur du 20 juillet 2023 retirant trois points de son permis de conduire pour une infraction du 24 décembre 2022. Le tribunal a rejeté comme portées devant une juridiction incompétente les conclusions tendant au remboursement de l’amende forfaitaire, cette demande relevant de l’autorité judiciaire en raison du caractère pénal de la contravention (articles L. 121-5 du code de la route et 521 et suivants du code de procédure pénale). Sur le fond, le tribunal a appliqué les articles L. 223-1 du code de la route et 529-2, 530 et R. 49-5 du code de procédure pénale pour constater que la réalité de l’infraction était établie par le paiement de l’amende forfaitaire ou l’émission du titre exécutoire, et que le requérant n’avait pas formé de réclamation recevable dans les délais. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA33-2306868(TA33-2306868)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision "48 SI" du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, faute pour M. B d'avoir contesté la décision dans le délai de deux mois suivant sa notification régulière. La notification a été considérée comme valide, le pli recommandé ayant été présenté et un avis de passage déposé, conformément à la réglementation postale.
N° TA33-2305533(TA33-2305533)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’une demande d’annulation de la décision « 48 SI » du 19 mai 2020 constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que des retraits de points sous-jacents. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre de l’intérieur, estimant que la notification de la décision n’était pas établie de manière certaine. Sur le fond, le juge a rappelé que les décisions de retrait de points ne sont opposables qu’à compter de leur notification et que, tant qu’elles ne le sont pas, le titulaire peut bénéficier des reconstitutions de points prévues par le code de la route, notamment par un stage de sensibilisation. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitement mentionnée dans l’extrait fourni, mais le raisonnement s’appuie sur les articles L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route.
N° TA33-2301432(TA33-2301432)
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette l’opposition formée par Mme B contre une contrainte émise par France Travail (ex-Pôle emploi) pour le recouvrement d’un indu d’allocation d’aide au retour à l’emploi de 5 874,85 euros. L’indu résulte de l’omission de déclaration d’activité de Mme B auprès du rectorat de Bordeaux, en méconnaissance de l’article R. 5411-6 du code du travail. Le tribunal estime que l’attestation d’employeur transmise par le rectorat n’est pas erronée et que la contrainte est fondée. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 5426-8-2 et R. 5411-6 du code du travail.
N° TA33-2206186(TA33-2206186)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, ouvrier de l’État, qui contestait le refus du ministre des armées de liquider sa pension de retraite avec un coefficient de majoration pour travaux insalubres et de lui verser des indemnités pour la période de 1970 à 2006. La juridiction a jugé que la décision de refus était signée par une autorité compétente et que M. D ne remplissait pas les conditions prévues par le décret n° 2005-785 du 12 juillet 2005 pour bénéficier de la majoration, car il avait déjà été admis à une cessation anticipée d’activité au titre de l’amiante. En outre, les conclusions relatives aux indemnités ont été déclarées irrecevables faute de moyens. La solution s’appuie sur les décrets n° 2004-1056 et n° 2005-785, ainsi que sur le code de justice administrative.
N° TA33-2301407(TA33-2301407)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme A, qui sollicitait la condamnation du centre hospitalier d'Arcachon et de son assureur à l’indemniser des préjudices résultant d’infections nosocomiales contractées après une intervention chirurgicale en 2016. La responsabilité de l’hôpital n’était pas contestée. Le tribunal a rejeté les demandes d’indemnisation pour perte de gains professionnels actuels et futurs, incidence professionnelle et préjudice moral, faute de lien de causalité établi ou de justification suffisante. Seul le préjudice d’agrément a été partiellement reconnu, à hauteur de 3 000 euros. La décision s’appuie sur les principes de responsabilité administrative et les dispositions du code de la santé publique.
N° TA33-2302017(TA33-2302017)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté l'opposition formée par Mme A contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de Lot-et-Garonne pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 4 865,73 euros pour la période de septembre 2020 à janvier 2022. La requérante contestait le montant, affirmant n'avoir perçu que 2 185,49 euros, mais le tribunal a jugé qu'elle ne contestait pas sérieusement le décompte détaillé produit par la caisse, qui établissait le versement total de la somme réclamée. La décision s'appuie sur les articles L. 845-1 et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale, qui encadrent le contrôle et le recouvrement des indus de prime d'activité.
N° TA33-2301936(TA33-2301936)
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision du 10 novembre 2022 par laquelle la préfète de la Gironde a classé sans suite la demande de naturalisation de M. A, ressortissant gabonais. Le tribunal retient que l'administration a commis une erreur de fait en adressant la demande de pièces complémentaires à une adresse erronée, ce qui a empêché le requérant de produire les documents demandés. En l'absence de mise en demeure valable au sens de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, le classement sans suite est illégal. Le tribunal enjoint au préfet de la Gironde d'enregistrer et d'examiner la demande de naturalisation dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA33-2306946(TA33-2306946)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, ressortissante nigériane, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 27 juin 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatif aux étrangers malades, ainsi que des vices de procédure concernant l'avis du collège de médecins de l'OFII. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision préfectorale était légale au regard des textes applicables, dont le CESEDA et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2305585(TA33-2305585)
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision du préfet de la Gironde du 17 août 2023 classant sans suite la demande de naturalisation de Mme B. Le préfet avait motivé ce classement par l'absence de production de documents complémentaires, mais Mme B établit, sans être contredite, les avoir adressés par courrier reçu le 8 mars 2023. En application de l'article R. 612-6 du code de justice administrative, le préfet, qui n'a pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé à ces faits. Le tribunal enjoint au préfet d'enregistrer et d'examiner la demande de naturalisation dans un délai de deux mois.
N° TA33-2404713(TA33-2404713)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. et Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Bordeaux à la société IP1R pour 20 logements. En cours d’instance, la commune a retiré l’arrêté litigieux par un acte du 4 décembre 2024, devenu définitif. Le juge constate donc un non-lieu à statuer sur les conclusions d’annulation, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées.