Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2300232(TA33-2300232)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société CFN-EFM, qui contestait le retrait définitif de son agrément pour la formation à la conduite de bateaux de plaisance à moteur, décidé par la préfète de la Gironde le 21 novembre 2022. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le vice de procédure lié à un prétendu conflit d'intérêts de l'agent de contrôle, la méconnaissance du principe du contradictoire, et les erreurs de fait ou d'appréciation concernant les locaux, les formations sur bateaux privés et les heures de pilotage. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du décret n° 2007-1167 du 2 août 2007 et de l'arrêté du 28 septembre 2007, qui permettent le retrait d'agrément en cas de non-respect des conditions de délivrance ou de manquements graves.
N° TA33-2405528(TA33-2405528)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet du Lot-et-Garonne du 18 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant un retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission au séjour, compte tenu de l'absence de ressources et de lien familial en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2500494(TA33-2500494)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant roumain, contestant l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 21 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de deux ans. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de la présence en France de son enfant gravement malade et placé à l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, compte tenu de la menace pour l'ordre public que représente M. A, de ses antécédents judiciaires et de l'absence de droit au séjour. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 251-1 et L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2300537(TA33-2300537)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne un litige relatif au retrait de la prime "MaPrimeRénov'" (1 000 €) accordée à M. A et Mme C pour l'installation d'un poêle à bois. Le tribunal a jugé que la décision explicite de rejet du 20 avril 2023 s'était substituée à la décision implicite initiale, et a examiné le bien-fondé du retrait. Il a appliqué l'article 2 du décret n°2020-26 du 14 janvier 2020, qui exige que les travaux soient commencés après l'accusé de réception de la demande de prime. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le retrait de la prime.
N° TA33-2300266(TA33-2300266)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par les consorts B d’une demande d’indemnisation des préjudices subis par leur fille et petite-fille, I B, décédée au CHU de Bordeaux suite à une complication peropératoire liée à une injection de bicarbonate de sodium. Le CHU de Bordeaux ne conteste pas sa responsabilité, reconnue par la commission de conciliation et d’indemnisation. Le tribunal a condamné le CHU à réparer les préjudices de la victime et les préjudices propres de ses parents et grands-parents, en application des articles L. 1142-1 I du code de la santé publique et L. 761-1 du code de justice administrative. Les montants alloués ont été réduits par rapport aux demandes initiales, et les prétentions de la CPAM de Charente-Maritime ont été partiellement admises.
N° TA33-2302670(TA33-2302670)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme C, éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse, qui contestait le refus implicite du ministre de la justice de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) pour la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2020. La requérante soutenait que ses fonctions exercées dans une unité éducative en milieu ouvert située en quartier prioritaire de la politique de la ville ouvraient droit à cette bonification. Le tribunal a rejeté la requête en ce qui concerne la période antérieure au 1er décembre 2018, en application de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription quadriennale des créances sur l'État, considérant que la créance de Mme C pour cette période était prescrite. La solution retenue s'appuie sur les dispositions combinées de la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991 et du décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001, mais la prescription a limité l'indemnisation à la période non prescrite.
N° TA33-2206656(TA33-2206656)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, agent contractuel de l’université Bordeaux Montaigne, qui contestait son arrêté de suspension conservatoire de trois mois pris le 31 mai 2022. La juridiction a jugé que l’absence de poursuites disciplinaires à la date de la suspension n’entachait pas la légalité de la mesure. Elle a estimé que les faits reprochés, notamment des propos insultants envers une collègue, étaient suffisamment établis par des témoignages et un SMS, justifiant la suspension sur le fondement de l’article 43 du décret n°86-83 du 17 janvier 1986. En conséquence, les conclusions en annulation, en indemnisation et en injonction ont été rejetées.
N° TA33-2404731(TA33-2404731)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B D, ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 12 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas méconnu les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré que, malgré l'ancienneté alléguée de son séjour, M. D ne justifiait pas de liens personnels ou familiaux suffisamment intenses en France ni de motifs exceptionnels ou humanitaires justifiant une admission au séjour.
N° TA33-2306602(TA33-2306602)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, ressortissante malienne, contestant le refus du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait l'incompétence du signataire et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 423-23, ainsi que sur le code civil.
N° TA33-2407761(TA33-2407761)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Gironde le 8 août 2024 pour un accueil en centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), mais n'ayant reçu aucune offre dans les délais légaux. Le tribunal a enjoint au préfet de la Gironde de proposer une place en CHRS à M. A dans un délai d'un mois, sans assortir cette injonction d'une astreinte. La solution retenue se fonde sur le constat que le délai de six semaines prévu à l'article R. 441-18 du même code était dépassé et que le préfet n'a pas justifié d'une impossibilité d'exécution liée à l'urgence ou au comportement du requérant.
N° TA33-2301789(TA33-2301789)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. A contestant un titre exécutoire émis par le département de la Gironde pour un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 325,01 euros. Le juge rappelle que, selon l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles, tout recours contentieux sur le bien-fondé d'un indu de RSA doit être précédé d'un recours administratif préalable. En l'absence d'un tel recours, M. A ne peut contester le bien-fondé de l'indu devant le juge, même en invoquant une erreur de déclaration fiscale. La requête est donc rejetée, le juge précisant que M. A peut solliciter une remise gracieuse de sa dette s'il remplit les conditions de bonne foi et de précarité.
N° TA33-2500679(TA33-2500679)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B, ressortissant afghan bénéficiaire d'une protection internationale, qui sollicitait la délivrance sous astreinte d'un titre d'identité et de voyage. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la séparation d'avec sa famille et le refus de visa opposé à celle-ci ne constituant pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention du juge des référés. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres conditions de l'article L. 521-3.
N° TA33-2500797(TA33-2500797)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C B, ressortissante centrafricaine, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour sa demande de réexamen d'asile. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que l'information sur les conditions matérielles d'accueil, bien que donnée en français, était valable car la requérante avait déjà attesté comprendre cette langue lors d'un précédent entretien en 2023. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les articles L. 551-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2500661(TA33-2500661)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme A pour obtenir l'exécution de la décision de la CDAPH du 3 octobre 2024 attribuant à leur fils un accompagnement par un AESH à 100% du temps scolaire. Le juge a rejeté la requête comme manifestement mal fondée, considérant que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, l'administration n'ayant pas pris de décision explicite de refus et le silence gardé sur la mise en demeure valant décision implicite de rejet. En conséquence, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative implicite, ce qui interdisait au juge des référés d'y faire droit.
N° TA33-2500677(TA33-2500677)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C, ressortissant géorgien, contestant un arrêté du préfet du Lot-et-Garonne du 31 janvier 2025 portant interdiction de retour sur le territoire français pour deux ans et une assignation à résidence. Le préfet a abrogé ces arrêtés le 7 février 2025, privant d'objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces demandes d'annulation. Il a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire et condamné l'État à verser 1 500 euros au conseil de M. C au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2500578(TA33-2500578)
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête de M. D B E, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 22 janvier 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, de défaut d'examen et de méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, jugeant que la procédure a été régulièrement suivie et que l'état de santé de l'intéressé ne justifie pas l'application de la clause discrétionnaire. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2500501(TA33-2500501)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. H B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 27 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en raison de son mariage avec une Française et de son projet de procréation médicalement assistée. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, et a validé la légalité des arrêtés contestés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA33-2403244(TA33-2403244)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a donné acte du désistement de M. et Mme B de leur requête en plein contentieux, par laquelle ils demandaient l’injonction de travaux sur une canalisation publique et la condamnation de la commune de Saint-Brice à leur verser 30 000 euros de dommages-intérêts. Les frais d’expertise, taxés à 1 530,86 euros, ont été mis à la charge définitive des requérants en application de l’article R. 761-2 du code de justice administrative. En outre, la demande des requérants au titre de l’article L. 761-1 du même code a été rejetée, et ils ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune pour ses frais de justice.
N° TA33-2500720(TA33-2500720)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui demandait une injonction au préfet de la Gironde de lui délivrer un rendez-vous pour obtenir un titre de séjour ou un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A n'avait pas honoré deux convocations antérieures de la préfecture (en juillet 2023 et janvier 2025), ce qui le plaçait dans une situation ne lui permettant pas d'invoquer utilement l'urgence. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le bien-fondé des autres moyens soulevés (défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation). Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2500717(TA33-2500717)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre la décision de la préfète de la Dordogne suspendant son permis de conduire pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de manière probante que la suspension de son permis entraînait une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle. Il a notamment relevé que la nécessité de déplacements professionnels n'était pas établie et que la décision contestée répondait à des exigences de sécurité routière face à une infraction grave (conduite sous stupéfiants). La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner le moyen tiré d'un défaut de notification dans les délais de l'article L. 224-2 du code de la route.