Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2301916(TA33-2301916)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus d'une remise gracieuse totale d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 761,85 euros. Le juge a estimé que, bien que M. A soit de bonne foi, sa situation de précarité ne justifiait qu'une remise partielle de 75 % (571,39 euros), déjà accordée par la CAF de la Dordogne. La décision s'appuie sur l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité, mais le requérant n'a pas démontré que le remboursement du reliquat compromettrait durablement son budget.
N° TA33-2405360(TA33-2405360)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. C et Mme F, ressortissants mongols, contestant un arrêté préfectoral du 31 juillet 2024 refusant leur titre de séjour et ordonnant leur éloignement avec interdiction de retour d'un an. Les requérants invoquaient notamment une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté leurs demandes d'annulation et de suspension, considérant que les décisions étaient légales au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également refusé d'enjoindre au préfet de réexaminer leur situation ou d'effacer leur inscription au système d'information Schengen.
N° TA33-2302757(TA33-2302757)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle d'agent privé de sécurité. Le tribunal a jugé que le CNAPS pouvait légalement se fonder sur des faits de violences conjugales, même si la condamnation pénale correspondante avait été effacée du casier judiciaire, en application de l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Il a estimé que ces faits, commis en 2019 et 2020, étaient incompatibles avec l'exercice des fonctions d'agent de sécurité et que la décision de refus n'était pas disproportionnée.
N° TA33-2500616(TA33-2500616)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre son licenciement pour inaptitude prononcé par le centre hospitalier de Libourne. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a également été jugée irrecevable en raison du défaut d'intérêt à agir de la requérante, le litige s'inscrivant dans le cadre d'une demande de l'agent. Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA33-2300045(TA33-2300045)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A pour contester une décision de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) du 11 mai 2022 portant retrait partiel de la prime "MaPrimRénov". En cours d'instance, l'ANAH a réexaminé favorablement le recours préalable de Mme A et réévalué le montant de la prime, ce qui a conduit la requérante à se désister de sa requête. Par une ordonnance du 18 février 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune question de fond sur l'application des textes relatifs à la prime de transition énergétique n'a donc été tranchée.
N° TA33-2301432(TA33-2301432)
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette l’opposition formée par Mme B contre une contrainte émise par France Travail (ex-Pôle emploi) pour le recouvrement d’un indu d’allocation d’aide au retour à l’emploi de 5 874,85 euros. L’indu résulte de l’omission de déclaration d’activité de Mme B auprès du rectorat de Bordeaux, en méconnaissance de l’article R. 5411-6 du code du travail. Le tribunal estime que l’attestation d’employeur transmise par le rectorat n’est pas erronée et que la contrainte est fondée. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 5426-8-2 et R. 5411-6 du code du travail.
N° TA33-2301407(TA33-2301407)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de Mme A, qui sollicitait la condamnation du centre hospitalier d'Arcachon et de son assureur à l’indemniser des préjudices résultant d’infections nosocomiales contractées après une intervention chirurgicale en 2016. La responsabilité de l’hôpital n’était pas contestée. Le tribunal a rejeté les demandes d’indemnisation pour perte de gains professionnels actuels et futurs, incidence professionnelle et préjudice moral, faute de lien de causalité établi ou de justification suffisante. Seul le préjudice d’agrément a été partiellement reconnu, à hauteur de 3 000 euros. La décision s’appuie sur les principes de responsabilité administrative et les dispositions du code de la santé publique.
N° TA33-2301914(TA33-2301914)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A B d'une opposition à une contrainte émise par Pôle emploi (devenu France Travail) pour le recouvrement d'un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi de 820,85 euros. En défense, France Travail a indiqué avoir accordé une remise gracieuse totale de cette dette le 2 mai 2023. Le juge a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le fond. La décision est fondée sur le code du travail et le code de justice administrative.
N° TA33-2301888(TA33-2301888)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A contestant la décision du 26 octobre 2022 mettant fin à son droit au revenu de solidarité active (RSA). Le juge a constaté que, postérieurement à l’introduction du recours, M. A avait perçu un rappel de RSA pour la période d’octobre à décembre 2022 et bénéficiait de cette allocation depuis janvier 2023. En conséquence, le tribunal a estimé que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le fond du litige. Cette décision s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de justice administrative.
N° TA33-2301896(TA33-2301896)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté l'opposition formée par M. A contre une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Dordogne pour le recouvrement d'un indu de primes exceptionnelles de fin d'année (2016-2018) et d'allocation de logement sociale. Le requérant contestait cet indu en invoquant un recours préalable contre un indu de revenu de solidarité active, mais la juridiction a estimé qu'il ne démontrait pas remplir les conditions pour bénéficier de cette prestation. En conséquence, la contrainte a été jugée fondée, sur la base des articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2307106(TA33-2307106)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. C et Mme A, ressortissants albanais, contestant le refus du préfet de la Gironde de leur délivrer un titre de séjour et d'abroger une interdiction de retour sur le territoire français. Les requérants invoquaient un vice de procédure pour non-respect du principe du contradictoire et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté leurs demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA33-2301619(TA33-2301619)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A Jaouën, professeur de sport, contestant le refus implicite du recteur de l'académie de Rennes de l'indemniser pour un préjudice lié à sa non-réintégration à l'issue d'une disponibilité. Le requérant soutenait que l'administration avait méconnu l'article 49 du décret du 16 septembre 1985 en ne lui proposant pas de poste vacant ou en ne le plaçant pas en disponibilité d'office. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration avait finalement régularisé la situation en le plaçant rétroactivement en disponibilité d'office puis en le réintégrant, et que le requérant n'établissait pas de préjudice indemnisable. La solution retenue est le rejet des conclusions indemnitaires, sur le fondement du décret n° 85-986 du 16 septembre 1985.
N° TA33-2405528(TA33-2405528)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet du Lot-et-Garonne du 18 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant un retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission au séjour, compte tenu de l'absence de ressources et de lien familial en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2301882(TA33-2301882)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SARL Gesti'home et co d'une opposition à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales de la Gironde pour le recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale. La société requérante s'est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 18 février 2025, rendu par un magistrat désigné en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative. Aucune contestation au fond n'a donc été tranchée.
N° TA33-2400261(TA33-2400261)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B A comme irrecevable. La décision du 8 janvier 2024 par laquelle le préfet de la Gironde a classé sans suite sa demande de naturalisation, en raison du caractère incomplet de son dossier, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. Le tribunal a appliqué l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui prévoit qu'un classement sans suite pour défaut de production de pièces complémentaires n'est pas une décision attaquable.
N° TA33-2305889(TA33-2305889)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A pour obtenir le versement d’une prime de transition énergétique « MaPrimRénov » de 16 200 euros par l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). En cours d’instance, l’ANAH a accordé cette prime par une décision rectificative du 27 décembre 2024, donnant entière satisfaction à la requérante. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance du 18 février 2025, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions indemnitaires, devenues sans objet. Les conclusions accessoires fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA33-2300537(TA33-2300537)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne un litige relatif au retrait de la prime "MaPrimeRénov'" (1 000 €) accordée à M. A et Mme C pour l'installation d'un poêle à bois. Le tribunal a jugé que la décision explicite de rejet du 20 avril 2023 s'était substituée à la décision implicite initiale, et a examiné le bien-fondé du retrait. Il a appliqué l'article 2 du décret n°2020-26 du 14 janvier 2020, qui exige que les travaux soient commencés après l'accusé de réception de la demande de prime. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le retrait de la prime.
N° TA33-2300266(TA33-2300266)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par les consorts B d’une demande d’indemnisation des préjudices subis par leur fille et petite-fille, I B, décédée au CHU de Bordeaux suite à une complication peropératoire liée à une injection de bicarbonate de sodium. Le CHU de Bordeaux ne conteste pas sa responsabilité, reconnue par la commission de conciliation et d’indemnisation. Le tribunal a condamné le CHU à réparer les préjudices de la victime et les préjudices propres de ses parents et grands-parents, en application des articles L. 1142-1 I du code de la santé publique et L. 761-1 du code de justice administrative. Les montants alloués ont été réduits par rapport aux demandes initiales, et les prétentions de la CPAM de Charente-Maritime ont été partiellement admises.
N° TA33-2500741(TA33-2500741)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 22 octobre 2024 par lequel le maire du Pian-Médoc s'est opposé à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'implantation d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, la société n'apportant pas la preuve d'un préjudice grave et immédiat justifiant une suspension, malgré l'intérêt général lié à la couverture mobile. Aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'absence de procédure contradictoire préalable au retrait, ou l'erreur d'appréciation au regard des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
N° TA33-2500494(TA33-2500494)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant roumain, contestant l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne du 21 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de deux ans. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de la présence en France de son enfant gravement malade et placé à l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée, compte tenu de la menace pour l'ordre public que représente M. A, de ses antécédents judiciaires et de l'absence de droit au séjour. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 251-1 et L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.