Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2305286(TA33-2305286)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la commune de Montignac, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 14 129,72 euros en réparation du préjudice subi suite au paiement d'une facture frauduleuse par le comptable public. Le tribunal a estimé que le comptable public n'avait commis aucune faute de nature à engager la responsabilité de l'État, le préjudice résultant exclusivement des propres carences de la commune, notamment l'absence d'utilisation du logiciel Choruspro et le défaut de vigilance de son ordonnateur face à une tentative d'escroquerie. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de la loi n° 63-156 du 23 février 1963 et du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatifs à la gestion budgétaire et comptable publique.
N° TA33-2404060(TA33-2404060)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux, rendue en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande d'expertise de MM. E et F. Les requérants, propriétaires d'une maison à Bordeaux, souhaitent établir l'origine de désordres (salpêtre, fissures, moisissures) qu'ils attribuent aux canalisations et à la végétation du domaine public de la commune de Bordeaux et de Bordeaux Métropole. Le juge a désigné un expert avec pour mission de décrire les désordres, d'en déterminer les causes, notamment le lien avec les ouvrages publics, et d'évaluer les préjudices. Les dépens sont réservés, leur fixation relevant du juge du fond.
N° TA33-2306716(TA33-2306716)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C contestant la décision "48 SI" du 10 novembre 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur avait constaté l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant soutenait avoir effectué un stage de sensibilisation à la sécurité routière les 6 et 7 novembre 2023. En défense, le ministre a produit un relevé d'information attestant du retrait de cette décision et du crédit des quatre points issus du stage. Constatant que la décision contestée avait été retirée et le permis crédité des points, le tribunal a jugé la requête devenue sans objet et prononcé un non-lieu à statuer, en application des dispositions du code de la route et du code de justice administrative.
N° TA33-2306868(TA33-2306868)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision "48 SI" du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, faute pour M. B d'avoir contesté la décision dans le délai de deux mois suivant sa notification régulière. La notification a été considérée comme valide, le pli recommandé ayant été présenté et un avis de passage déposé, conformément à la réglementation postale.
N° TA33-2401962(TA33-2401962)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision "48 SI" du 29 novembre 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur constatait la perte de validité du permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir du ministre, jugeant que la notification de la décision à une ancienne adresse ne faisait pas courir le délai de recours. Il a estimé que M. B n'avait pas bénéficié de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route lors des infractions contestées, ce qui entachait d'illégalité les retraits de points. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de restituer à M. B son permis de conduire avec le nombre de points correspondant.
N° TA33-2304882(TA33-2304882)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du ministre de l’intérieur du 14 août 2023 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que contre les décisions de retrait de points sous-jacentes. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la requête, la Cour d’appel du Lot avait prononcé l’annulation judiciaire du permis de conduire de M. A, rendant sans objet les conclusions dirigées contre la décision « 48SI » et les retraits de points. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus des demandes, notamment l’injonction de restitution du permis et les frais d’instance, en application des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2305175(TA33-2305175)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. C D d’une requête en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur du 20 juillet 2023 retirant trois points de son permis de conduire pour une infraction du 24 décembre 2022. Le tribunal a rejeté comme portées devant une juridiction incompétente les conclusions tendant au remboursement de l’amende forfaitaire, cette demande relevant de l’autorité judiciaire en raison du caractère pénal de la contravention (articles L. 121-5 du code de la route et 521 et suivants du code de procédure pénale). Sur le fond, le tribunal a appliqué les articles L. 223-1 du code de la route et 529-2, 530 et R. 49-5 du code de procédure pénale pour constater que la réalité de l’infraction était établie par le paiement de l’amende forfaitaire ou l’émission du titre exécutoire, et que le requérant n’avait pas formé de réclamation recevable dans les délais. En conséquence, la requête a été rejetée.
N° TA33-2302909(TA33-2302909)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a donné acte du désistement pur et simple de l'EHPAD Comarque Beaumanoir dans le cadre d'un recours de plein contentieux visant à obtenir des provisions pour des travaux de reprise et une surconsommation d'eau, ainsi que des intérêts, à l'encontre de la société Balcia Insurance. Cette décision fait suite à l'ouverture d'une médiation initiée par le juge. Le désistement a été accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2401976(TA33-2401976)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant a ensuite déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 19 février 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre disposition du code de la route n’a été appliquée au fond.
N° TA33-2305533(TA33-2305533)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’une demande d’annulation de la décision « 48 SI » du 19 mai 2020 constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que des retraits de points sous-jacents. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre de l’intérieur, estimant que la notification de la décision n’était pas établie de manière certaine. Sur le fond, le juge a rappelé que les décisions de retrait de points ne sont opposables qu’à compter de leur notification et que, tant qu’elles ne le sont pas, le titulaire peut bénéficier des reconstitutions de points prévues par le code de la route, notamment par un stage de sensibilisation. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitement mentionnée dans l’extrait fourni, mais le raisonnement s’appuie sur les articles L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route.
N° TA33-2305636(TA33-2305636)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C contestant la décision "48SI" du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, en application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. Il a estimé que le ministre apportait la preuve d'une notification régulière de la décision attaquée, via un accusé de réception comportant des mentions précises et concordantes, et que le recours avait été introduit après l'expiration du délai de deux mois.
N° TA33-2305700(TA33-2305700)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision "48SI" du 13 mars 2023 par laquelle le ministre de l'intérieur avait constaté la perte de validité du permis de conduire de M. A B pour solde de points nul, ainsi que les décisions de retrait de points sous-jacentes. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté, estimant que la notification de la décision n'avait pas été régulière car adressée à une ancienne adresse de M. B. Sur le fond, le juge a retenu que le requérant n'avait pas bénéficié des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route lors de la constatation des infractions, ce qui entachait d'illégalité les retraits de points et, par voie de conséquence, la décision d'invalidation.
N° TA33-2306038(TA33-2306038)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de M. A contestant la décision du 31 août 2023 du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à onze infractions commises en 2020. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions relatives à l'infraction du 25 janvier 2020, le point correspondant ayant été restitué avant l'introduction de la requête. S'appuyant sur les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, le tribunal a jugé que la délivrance de l'information prévue par ces textes constitue une garantie essentielle, mais que pour les infractions constatées par radar et suivies d'un paiement d'amende forfaitaire, cette information est présumée avoir été reçue. En l'espèce, M. A n'ayant pas contesté la réalité des infractions ni démontré l'absence d'information, le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes.
N° TA33-2306511(TA33-2306511)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, qui contestait les décisions de retrait de points sur son permis de conduire pour des infractions commises en 2023. La requérante soutenait que ces infractions ne lui étaient pas imputables en raison d’une usurpation d’identité, mais le tribunal a jugé ce moyen inopérant. En application de l’article L. 223-1 du code de la route, il appartient au seul juge pénal de se prononcer sur la régularité de la constatation des infractions. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation.
N° TA33-2407146(TA33-2407146)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. et Mme A contre un permis de construire délivré par le maire de Coulounieix-Chamiers pour un immeuble de 35 logements. Les requérants se sont désistés de leur action, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance du 19 février 2025. La demande de la société défenderesse tendant à la condamnation des requérants au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2500319(TA33-2500319)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait le rejet de sa demande d'indemnité par la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis. La requête ne contenait ni exposé de moyens juridiques ni conclusions formelles, en violation des articles R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 (4°) du même code, le juge a prononcé le rejet sans demande de régularisation.
N° TA33-2500325(TA33-2500325)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par M. B A d’une demande d’annulation d’un avis de paiement de forfait de post-stationnement, se déclare incompétent. Il estime que ce litige relève de la compétence exclusive du tribunal du stationnement payant, en application de l’article L. 2333-87 du code général des collectivités territoriales. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction spécialisée, conformément à l’article R. 351-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2500334(TA33-2500334)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'une lettre du préfet de la Gironde l'informant de l'exécution d'une interdiction temporaire du territoire français. Le juge a considéré que cette lettre constituait un acte préparatoire, ne faisant pas grief, et donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a été déclarée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2500340(TA33-2500340)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, surveillante pénitentiaire stagiaire, qui contestait son exclusion définitive du service. La requête, enregistrée le 17 janvier 2025, était tardive car introduite au-delà du délai de deux mois suivant la notification de la décision du 15 novembre 2024, qui mentionnait les voies et délais de recours. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative pour prononcer cette irrecevabilité.
N° TA33-2401802(TA33-2401802)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B C contestant le retrait de 3 points de son permis de conduire suite à une infraction du 1er octobre 2020, qu'il estime ne pas lui être imputable. Le tribunal a rappelé que, selon les articles L. 223-1 du code de la route et 529-2, 530 du code de procédure pénale, la réalité d'une infraction est établie par le paiement de l'amende ou l'émission d'un titre exécutoire, sauf réclamation recevable. Il a jugé que l'annulation du titre exécutoire par une réclamation recevable empêche de considérer l'infraction comme établie, obligeant l'administration à restituer les points. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens de M. C n'étaient pas fondés.